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ROBERT

Fig. 497. — Ampoule disposée pour l’injecliou.

INJECTIONS HYPODERMIQUES

des troncs vasculo-nerveux doit être évité. On a recommandé d’introduire isolément l’aiguille, afin de s’assurer qu’elle n’est pas engagée dans une veine.

La seringue étant chargée du liquide médicamenteux, puis armée de l’aiguille, l’opérateur, suivant la solution employée et le but cherché, enfonce son aiguille, jusqu’à la garde, dans l’épaisseur des tissus, ou bien il fait un pli à la peau en la pinçant dans toute son épaisseur entre le pouce et l’index de la main gauche, et, tenant l’instrument de la main droite, enfonce l’aiguille sans trop de promptitude, perpendiculairement à la base du pli, jusqu’à l’hypoderme ; après la pénétration, il relâche le pli, maintient l’aiguille en place par une légère pression des doigts, et pousse le piston lentement, avec arrêts successifs si la capacité d’une demi-seringue est dépassée. L’instrument est ensuite retiré doucement, en fixant la peau avec la pulpe de l’index gauche, qui est ensuite appliqué sur la piqûre pour empêcher une partie du liquide de ressortir ; presque toujours la piqûre laisse suinter une ou deux gouttelettes de sang.

Si l’on doit pratiquer plusieurs injections successives, on retire la seringue en maintenant l’aiguille en place, on la recharge et on la réintroduit dans le pavillon de l’aiguille. Lorsque le liquide employé est irritant, il vaut mieux changer de place.

Après chaque injection, la seringue et l’aiguille sont nettoyées et un fil de soie de sanglier ou un fil d’argent est introduit dans l’aiguille pour empêcher son oblitération.

Les injections bien faites, c’est-à-dire pénétrant jusqu’au-dessous du derme à travers une peau bien nettoyée, et pratiquées avec des instruments propres et des. liquides nets de champignons et de poussières, ne déterminent pas d’abcès.

2° Injections hypodermiques abondantes. — Les plus employées sont les injections de sérums anti toxiques (s. antidiphtérique, s. antistreptococcique, etc.), de sérum artificiel (solution de chlorure de sodium à 7 p. 1000) et d’huiles médicinales.

a. Injections de sérums antitoxiques. — La sérumthérapie de la diphtérie par les injections sous-cutanées est due

OPÉRATIONS DE PETITE CHIRURGIE

aux travaux de Roux et de Behring. Pour pratiquer les injections de sérum antidiphtérique, aussi bien que celles de sérum antistreptococcique de Marmoreck, on emploie des seringues stérilisables par la chaleur, en particulier par l’eau bouillante.

Le modèle de Collin (flg. 498^)', fabriqué sur les indications de Roux, a une contenance de 20 centimètres cubes de liquide. Elle se compose ; 1“ d’un corps de pompe en verre avec deux ajutages métalliques ; 2® d’un piston en caoutchouc, allié à double contact; 3" d'un tube en caoutchouc de 10 centimètres de long qui se fixe d’un côté sur l'embout inférieur de la seringue et porte à son autre extrémité une aiguille de 4 à 5 centimètres de longueur. Pour stériliser cet instrument, on aspire de l’eau dans la seringue jusqu’à ce que le piston arrive an milieu de sa course, on dévisse le couvercle, on plonge l’instrument dans un récipient rempli d’eau qu’on porte à l’ébullition pendant 10 minutes environ. Après l’ébullition, on revisse le couvercle et on vide la seringue après y avoir fixé le tube et l’aiguille.

Pour pratiquer l’injection, on nettoie antiseptiquement (avec de l’éther au sublimé à 1 p. iOG, p«ar exemple), la peau de la région sur laquelle on va opérer, le flanc en général, on charge la seringue de la dose de sérum nécessaire, et l’on enfonce l’aiguille à la base d’un pli cutané formé en pinçant la peau entre le pouce et l’index de la main gauche. L’aiguille ne doit pas dépasser le tissu cellulaire sous-cutané. L’injection est poussée très lentement. On injecte 40- cc.

Fig. 408. — Seringue de Roux pour la sérothérapie.

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