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V. — Accidents de l’extraction

Nous signalerons la fracture delà dent, la luxation et la fracture des dents voisines, la fracture partielle ou complète des maxillaires, la luxation de la mâchoire inférieure, la lésion des parties molles de la bouche, la pénétration de la dent dans les voies aériennes ou digestives, accidents presque toujours imputables à l’opérateur ayant agi avec trop de brutalité et sans précaution ; l’ouverture du sinus maxillaire lors de l’extraction des molaires supérieures, dans le cas où leurs racines font saillie dans cette cavité ; la production d’attaques d’épilepsie chez les sujets atteints de cette affection, etc., etc. L’extraction est parfois suivie de fluxion, d’abcès, de névralgies, etc.

Un des accidents les plus graves est VhémorraQie'qiù, par sa persistance, chez des sujets hémophiliques ou diathésiques, peut entraîner la mort ; on a observé aussi deux fois cet accident à la suite de la déchirure d’anévrismes de l'artère dentaire. Généralement l’hémorragie est peu sérieuse, et quelques lavages de la bouche et de l’alvéole, avec de l’eau alcoolisée ou chloroformée ou avec de l’eau très chaude, suffisent à l’arrêter. Mais quand elle persiste abondante, il faut recourir au tamponneynent de la cavité alvéolaire. Cette cavité étant débarrassée de ses caillots et esquilles, on y introduit un morceau de gutta-percha ramollie dans l’eau chaude et mélangée intimement à parties égâles de coton ou d’étoupe, etc., et on l’y maintient jusqu’à durcissement en exerçant une forte pression ; on place ensuite sur la partie saillante une plaque de plomb ou de liège suffisamment élevée pour que, dans l’occlusion des mâchoires, les dents similaires de la mâchoire opposée excercent une compression permanente, et on complète le pansement par l’application d’une fronde. Cette pratique est due à Magitot. qui l’a préconisée à la Société de chirurgie comme infaillible. A défaut de gutta-percha, on se servira de ouate imprégnée d’une teinture résineuse, de cire vierge ou de cire à cacheter ramollie à l’eau chaude ; on a aussi proposé d’obturer la cavité avec du plâtre gâché, avec un alliage, un cône d’éponge préparée, etc., etc. Che? les hémophitiques, on prescrira une potion avec chlorure de calcium I à 2 grammes. Le tamponnement alvéolaire fait avec des tampons d’ouate imbibés d’extrait de capsules surrénales pourra rendre des services.

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