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PANSEMENT AU BICHLORURE DE MERCURE

restante de sublimé est suffisante pour l’antisepsie, lorsque la proportion primitive était de 3 à 4 p. 1000.

M, Guillot a décrit, dans les Archives de médecine militaire, en 1890, un procédé pour faire ces recherches.

Des expériences, faites pour s’assurer si des microorganismes existaient, après un an, dans les divers matériaux de pansements antiseptiques, ont montré la réalité du fait d’une manière presque constante pour les substances phéniquées, iodoformées, exceptionnellement pour les matériaux au sublimé, etc.

Les examens bactériologiques pratiqués, en 1895, par MM. Ghavigny et Battle sur des paquets de pansement portés pendant la campagne de Madagascar ont démontré que les paquets étaient restés stériles, que leur gaze et leur ouate avaient perdu une partie de leur sublimé qu’on retrouvait sur l’enveloppe imperméable et qu’il était nécessaire (ce que nous avons écrit depuis longtemps) d’augmenter la dose de sublimé.

2» Solutions. — a. La solution de bichlonire à 1 p. 1000 sert pour le nettoyage du champ opératoire et des mains.

Bichlonire de mercure 1 gramme.

Alcool 10 —

Eau. 1000 —

Il est bon d’ajouter acide tartrique ... 5 —

Si l’eau n’est pas filtrée, au lieu d’acide tartrique, ajouterlgr.de chlorure de sodium. Colorer avec la fuchsine ou avec le carmin.

b. Les solutions à 1 p. 5000, et plus souvent à 1 p. 2000, sont employées, pendant l’opération, pour laver la plaie, y tremper les éponges, tampons et compresses-éponges, et y baigner les mains.

Les solutions de sublimé exigent l’emploi de récipients en verre, porcelaine ou tôle émaillée. Leur coloration jiermettra de ne pas les confondre avec les solutions phéniquées.

On trouve, dans le commerce, des pastilles et des feuilles de papier renfermant 0 gr. 25 de sublimé pour la préparation extemporanée des solutions.

11. Application du pansement au sublimé. — La technique ne diffère pas de celle décrite pour les pansements en général. La solution de sublimé àl p. 1000 sert à tous les usages sauf pour les instruments pour lesquels on emploie la solution phéniquée à 3 ou à 5 p. 100, mais qu’il est préférable de stériliser par la chaleur.

PANSEMENTS

Appliquer immédiatement sur les sutures ou sur la plaie deux couches de gaze purifiée, plongée dans la solution à 1 p. 2 000 et exprimée, puis recouvrir ensuite avec des matériaux absorbants, secs, contenant 3 à 5 p. 1 000 de sublimé et constituant une couche qui doit largement déborder la plaie. Employer, pour cela, soit 7 à 8 doubles de gaze, soit du coton hydrophile ou de l’étoupe, soit de larges gâteaux de ouate de tourbe, de sphaigne ou de charpie de bois. Fixer le pansement par des tours serrés d’une bande de gaze sèche au sublimé ou trempée extemporanément dans une solution à 1 p. 1 000.

On ne met pas d’imperméable pour obtenir la dessiccation des sécrétions, et en outre parce que le sublimé est peu volatil.

Renouvellement du pansement. — Le premier pansement pour les plaies réunies reste en place au moins une semaine, souvent deux. Dans les cas de grande plaie, au bout de 2 ou 3 jours, les sécrétions le pénètrent, mais cela n’indique pas qu’il y ait lieu de le changer; si l’imprégnation est considérable, on ajoute une couche d’étoupe, de ouate au sublimé, ou un coussin de ouate de bois ou de tourbe. Les drains sont retirés au premier ou au deuxième pansement suivant les circonstances.

Lors du renouvellement du pansement, on doit toujours se conformer aux prescriptions de la méthode : les environp de la plaie sont lavés avec la solution à 1 p. 1000; pas d’injections ni de lavages sous la ligne de réunion. Si la suppuration s’est produite, il faut préférer pour le lavage la solution phéniquée à 5 p. 100.

Ce pansement n’est pas applicable aux plaies cavitaires, pour lesquelles l’iodoforme est l’antiseptique de choix. Il convient mal pour désinfecter les plaies enflammées, suppurées, septiques, qu’on aseptisera mieux par les lavages phéniqués ou les attouchements de chlorure de zinc à 8 p. 100.

Paiiseiiieut humide. — Ce pansement, employé au début par Bergmann, a été mis en pratique avec de bons résultats par Richet et Gosselin. On trempe 5 à 6 couches de gaze dans une solution à 1 p. 1000 et on les place sur la plaie ; l’étoupe, le .coton hydrophile conviennent égale-

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