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CAOUTCHOUTÉ

I. Cataplasmes. — Ce sont des préparations de consistance molle, gélatineuse, qu’on applique froides ou chaudes, suivant les indications fournies par la région malade. Les cataplasmes sont le plus souvent préparés avec des substances émollientes [cataplasme simple) ; parfois on y incorpore des principes médicamenteux (calaplasme composé).

1» Cataplasmes simples ou émollients. — Les substances le plus généralement employées sont la farine de lin, la fécule de pommes de terre sous forme d'amidon, des feuilles d’espèces émollientes et de Fucus crispus, etc.

A. Farine de lin. — Elle doit être fraîchement moulue, car son huile essentielle fermente rapidement et pourrait déterminer des accidents d’irritation locale.

On prépare le cataplasme en mélangeant la farine à l’eau de manière à obtenir une pâte moyennement épaisse, et on chauffe â la température bouillante en ayant soin d'agiter continuellement la pâte avec une spatule ou une cuiller en bois. Si lecata- ])lasme est destiné à être mis sur une plaie, on peut le préparer avec de l'eau boriquée ou phéniquée à 2 p. 100 ; on étendra, en outre, sur la plaie une gaze imbibée de vaseline lioriquée ou un fragment de silk protective.

Le cataplasme s’applique soit à nu, soit entre deux linges. Dans le premier cas, on étale une couche de pâte, épaisse d’un travers de doigt environ, sur le milieu d’une compresse de grandeur appropriée, puis, en repliant successivement les côtés de la compresse sur la pâte, on aplanit celle-ci convenablement avec la main en une couche uniforme ; ceci fait, on étale bien la compresse et on relève chacun de ses bords dans l’étendue de 8 à 4 centimètres, de manière à former un encadrement à la pâte. Pour appliquer le cataplasme, on saisit entre les mains la compresse par deux côtés opposés ou bien l’on glisse les mains au-dessous si le cataplasme est grand, et on l’étend ensuite sur la région, du côté de la pâte, avec soin et sans le traîner; on ne doit pas, en le transportant, le replier sur lui-même pour éviter la répartition inégale de la pâte.

Il est ])lus propre d’appliquer le cataplasme entre deux linges : on l’étale d’abord sur une compresse, puis on étend sur la pâte une gaze ou un linge fin qu'on fixe en relevant en encadrement les bords de la compresse ; on l’applique comme ci-dessus.

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