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CATAPLASMES

Les cataplasmes sont parfois employés froids contre les contusions, les arthrites traumatiques, etc. : ils se réchauffent rapidement au contact des tissus et doivent être souvent renouvelés.

En général, le cataplasme est appliqué chaud, à la température de 30 à 3o" centigrades. Comme il agit surtout par l’eau qu’il renferme, il est nécessaire d’empêcher celle-ci de s’évaporer, afin d'éviter la dessiccation rapide et le refroidissement de la masse ; pour cela, on le recouvre d’une feuille de taffetas imperméable.

On renouvelle les cataplasmes deux fois par jour, quelquefois trois, suivant les indications.

B. Cataplasme d’amidon. — On le préférera au précédent pour les régions à peau fine, telles que la face.

Il se prépare de la manière suivante :

Amidon ou fécule 100 grammes.

Eau • 1000 —

Délayer la fécule dans un peu d’eau froide, puis ])rojeter la pâte dans le restant de l’eau et faire bouillir pendant quelques minutes.

Ce cataplasme a l’inconvénient de se dessécher rapidement, et il ne faut pas omettre de le recouvrir d’un imperméable.

C. Cataplasmes préparés secs. — On trouve actuellement dans le commerce tout une série de préparations sèches de cataplasmes qui offrent, sur les précédents, l’avantage d’être propres et de ne pas fermenter au contact de la peau : tels sont le cataplasme Lelièvre, composé de Fucus crispus ; le cataplasme Hamilton, sorte de tissu duveteux ; la spongiopiline anglaise, composée d’éponge feutrée sous forme dè coussin plat dont une face est perméable et l’autre imperméable, etc. Avant de les appliquer, on les laisse tremper dans l’eau chaude, pure ou médicamenteuse, pendant deux à trois minutes, jusqu’à imbibition complète ; sauf pour la spongiopiline, on Jes recouvre ensuite extérieurement d'une feuille de gutta-percha. Les cataplasmes Lelièvre conservés longtemps en approvisionnement finissent par s’altérer*.

2» Cataplasmes composés. — Ils se préparent en mêlant aux cataplasmes ordinaires des principes médicamenteux : huile, sels divers, camphre, jusquiame, etc. ; il vaut mieux étaler ces substances à la surface du cataplasme.

Le cataplasme rubéfiant ou sinapisme sera décrit ultérieurement. (V. Rubéfaction.)

II. Fomentations. — La fomentation, en principe, est l’application locale de la chaleur sèche ou humide; on a

PANSEMENTS

étendu cette désignation à l’application de linges mouillés froids.

1° Fomentations sèches. — Elles ont pour but de réchauffer une partie ayant subi l’influence du froid ou présentant une tendance à la gangrène; leur emploi est fréquent dans les douleurs, arthralgies ou myodynies rhumatismales. On les pratique en appliquant sur les régions malades des linges très chauds, des briques chauffées et entourées d’un linge, des sachets de sable fin, des cruchons ou des sacs en caoutchouc remplis d’eau chaude.

2® Fomentations humides. — Elles sont froides ou chaudes.

a. Les fomentations froides sont aussi désignées sous le nom d’irrigation ou d’arrosion intermittente. On recouvre la partie malade de linges imbibés d’eau froide, à la température de 12 à 20“ centigrades, renouvelés dès qu’ils s'échauffent ou arrosés de temps à autre ; l’eau dont on se sert est pure ou mélangée de liquides résolutifs ; alcool camphré, eau végéto-minérale, etc. On les emploie particulièrement dans les contusions, les entorses ; elles offrent l’inconvénient, malgré les soins pris, de faire passer la région malade par des alternatives de chaud et de froid qui peuvent être nuisibles. On applique parfois des fomentations alcooliques froides en imbibant des linges avec de l'alcool concentré.

b. Les fomentations humides, chaudes, peuvent remplacer avantageusement les cataplasmes. On emploie comme liquide soit l’eau pure, soit l’eau chargée de principes médicamenteux (eau phéniquée, boriquée, eau de sureau, eau de mauve, etc.), soit encore des alcoolés aromatiques ; dans ce dernier cas, les fomentations sont dites alcooliques et elles ont une action excitante, j

On imbibe avec le liquide choisi un linge un peu épais, tomenteux, de la flanelle par exemple, qu’on recouvre, après application sur la peau, d’une étoffe ou d’un taffetas imperméable, afin d'empêcher le refroidissement et l’évaporation. L’imbibition doit être renouvelée de temps à autre, soin dont on peut charger le malade.

III. — En\'eloppement caoutclionté. — L’enveloppement immédiat des régions malades par des tissus imperméa- | bles constitue une véritable fomentation émolliente. Il est surtout utilisé contre les affections cutanées et a été préconisé en 1886 par Colson (de Beauvais); ce moyen est ici bien supérieur aux cataplasmes.

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