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SOINS A DONNER AUX BLESSES

tiquera, clans ce cas, des injections sous-cutanées de sérum artificiel (voir IV® partie).

Lorsque le malade est dans un état de choc dépressif intense, on doit avant toutes choses le ranimer. On le couche, la tète, basse, dans un lit chaud et dans une chambre chauffée ;on le réchauffe en fentourantcle linges chauds, en pratiquant des frictions sèches ou aromatiques sur tout le corps et en lui administrant par petites gorgées du café, du thé, une boisson alcoolisée ou contenant 8 à 10 gr. d’acétate d’ammoniaque. La révulsion sera faite par l’application de rubéfiants (sinapismes, marteau de Mayor) sur le creux épigastrique et les extrémités inférieures. On cherchera à obtenir l’excitation générale par une ou deux injections sous-cutanées d’éther ; parfois, il sera nécessaire de recourir aussi à la respiration artificielle, à l’électrisation des nerfs phréniques par les courants continus et faradiques. L’injection de sérum artificiel donne les meilleurs résultats.

Certains chirurgiens ont recommandé, dans les cas de prolongation du choc, les injections sous-cutanées de sulfate de strychnine ; d’autres, l’administration de 1 à 2 gr. de teinture de digitale ou les injections sous-cutanées de digitaline et d’atropine à doses élevées (la dose maxima tout d’abord), répétées toutes les deux heures, pour agir sur les nerfs vaso-moteurs et la pression sanguine; on a aussi employé l’injection intraveineuse de chlorhydrate d’ammoniaque. Si le choc est dû à l’hémorragie, l’injection de sérum artificiel dans les veines est indiquée. Si l’urgence n’est pas absolue, on se bornera à faire l’injection de sérum dans le tissu cellulaire sous-cutané (voir IV® partie).

Dès que la réaction se produit, on cesse les stimulants tout en continuant de veiller sur le pouls ; on administre alors du bouillon concentré, du thé de bœuf, un peu d’opium s’il y a des douleurs intenses et persistantes.

Dans les cas de choc éréthique, avec excitation considérable, tremblements nerveux tétaniformes, les injections sous-cutanées de morphine sont indiquées.

On ne doit jamais oublier de veiller à l’état de la vessie et de l’intestin ; le cathétérisme est assez souvent nécessaire dans les traumatismes graves.

PANSEMENTS

Soins après une opération. — On se conforme aux principales indications données ci-dessus ; lit chaud, repos absolu, bonne position du membre, parfois un peu d’opium à l’intérieur ou injections sous-cutanées de morphine. Lorsque le chloroforme détermine des nausées ou des vomissements, on attend au moins 5 à 6 heures après l’opération avant d’administrer une nourriture quelconque, qui consistera alors en bouillon ou lait froid, boissons froides, etc. ; en tout cas, le malade pourra sucer de petits fragments de glace.

Les patients qui ont perdu beaucoup de sang se trouvent souvent bien d’un vin cordial pris par petites gorgées peu après l’opération.

Lorsque l’acte opératoire est suivi d’un état de dépression considérable, choc opératoire ou chloroformique, on procédera comme il a été indiqué pour le choc traumatique dépressif. Les injections sous-cutanées de sérum artificiel sont un des meilleurs moyens de ranimer l’opéré.

On doit également s’enquérir dans la journée de l’opération, du fonctionnement de la vessie et pratfquer le cathétérisme en cas de besoin.

I II. — Couchage des malades

Le lit destiné à un malade doit être modérément dur, accessible de tous côtés et peu élevé ; les matelas de laine et de crin sont les meilleurs ; s’il y a fracture, on supprime le sommier ou l’on glisse une planche entre lui et le matelas. On veille à ce que les draps ne fassent pas de plis et on dispose des alèzes ou une toile cirée. Si l’affection dont est atteint le patient, blessure ou maladie, parait nécessiter un décubitus horizontal de longue durée, ■ il faut se préoccuper de la formation possible d’escarres, : particulièrement au sacrum ; les coussins à air ou à eau, i les matelas à eau, les lits mécaniques rendront dans ces i cas d’excellents services, on pourra toujours, à défaut de i ces systèmes, rembourrer les saillies d’une couche de ' ouate. Des soins d’une extrême propreté seront journel- i lement donnés au malade.

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