LITS MÉCANIQUES
Cet appareil permet d’enlever et de transporter les malades sans secousses.
On peut se servir de l’appareil élévateur décrit page 175.
I III. — Lits mécaniques; appareils élévateurs de malades;
MATELAS hydrostatiques.
Lits mécaniques. — Pour éviter les changements de lit, toujours fâcheux, et pour faciliter raccomplissement des besoins naturels et l’application des pansements, on a inventé toute une série de lits mécaniques. Gomme le fait remarquer avec raison Gaujot, la plupart de ces lits spéciaux, tels que ceux de Knoll, Braun, Earle, etc., sont à peu près actuellement délaissés dans les cas de fracture depuis l’adoption des appareils inamovibles. Cependant, pour ces blessés et pour les malades dont l’affection entraîne un long décubitus dorsal avec immobilité forcée, on se sert avec grand avantage des lits dits de soulagement. Les modèles de ces derniers sont assez nombreux (lits de Lesdig, Daujon. Gros, nosophore Rabiot et Gellé, lit de Thomas, etc., etc.), et nous renvoyons à l’excellent ouvrage de Gaujot, dans lequel se trouve leur description détaillée. Nous nous bornerons à signaler ici deux modèles fort commodes et des plus pratiques.
Lit de Dupont. — C’est un perfectionnement du lit ou nosophore de Rabiot-Gellé.
Il se compose essentiellement de deux montants doubles avec pieds à roulettes : chaque paire de montants supporte un treuil qui se meut au moyen d’une manivelle ; l’adaptation d’une vis d’Archimède permet d’arrêter la manivelle à volonté et de la faire fonctionner sans bruit. Les montants correspondent à la tête et au pied du lit ordinaire ; ils sont reliés par deux barres longitudinales, qui forment les longs côtés du cadre et peuvent, en raison de leur mode de fixation, être placées à différentes hauteurs sur les montant verticaux, auxquels elles sont encore reliées à volonté par deux tringles assurant leur solidité. Cette mobilité de ces barres longitudinales, permet l’abord facile du malade pendant les pansements; il suffit de faire descendre vers le bas des montants celles du côté où l’on veut approcher. Il est cependant nécessaire, lorsqu’on soulève le patient avec les sangles, de les placer toujours en haut (fig. 65).
PANSEMENTS
Sur les treuils se fixent les cordes qui soutiennent soit le cadre en fer, soit le hamac à sangles.
Le cadre en fer se compose de deux barres transver-
sales et de deux latérales se vissant ensemble par des écrous de cuivre. Il est garni de sangles au nombre de 8, qui se fixent par leurs extrémités au moyen de pattes et de boucles sur les barres latérales. Ce cadre a pour but j