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APPAREIL ÉLÉVATEUR DE HASE-BECK

toile aux points nécessaires. Deux cordes, assujetties par leurs extrémités aux pitons des coins du cadre, et dont les milieux se réunissent, complètent l’appareil. Une moufle à deux poulies sert à soulever le tout : une des poulies se fixe au plafond, l’autre reçoit le plein des cordes; elles peuvent servir aussi à soulever un des membres isolément.

Ce lit est fort simple, facile à construire et à manier.

3° Appareil élévateur de P. Hase-Beck (de Berne). — Cet appareil (Kranken-Heber) n'est pas un lit mécanique ;

Fig. 68. — Pince.

Fig. 69. — Pelvi-suppoi‘1.

il est destiné à soulever le malade à une hauteur convenable pour procéder au pansement des plaies ou pour le transporter d’un lit dans un autre (fig. 67, 68 et 69).

La figure 68 représente la pince destinée aux membres inférieurs; les branches sont munies d’un arc avec vis de pression permettant de donner aux jambes l’écartement nécessaire. La figure 69 montre le pelvi-support adapté à l’appareil par Niehans et dont il n’est pas besoin de faire ressortir les avantages.

Là partie essentielle de l’élévateur de Hase, modifié par Beck, consiste dans femploi de pinces d’acier, à bras inégaux, rembourrées et légèrement recourbées en forme de cuillers, qui saisissent le tronc, les fesses, les

PANSEMENTS

cuisses et les jambes du malade. Ces pinces, dont la figure 68 fait facilement saisir le fonctionnement, sont au nombre de quatre, et, de même qu’une sangle supplémentaire rembourrée destinée à la nuque, elles sont suspendues à un levier horizontal sur lequel elles peuvent glisser à volonté. Ce levier métallique est muni à chacune de ses extrémités d’une poulie servant à le suspendre à la potence de l’appareil roulant. La potence, solide, est formée de deux tiges de soutien verticales qui reposent sur le sol par des roulettes et dont les extrémités supérieures sont réunies par un tube en fer creux; ce dernier est disposé de telle sorte que l’écartement des supports verticaux puisse varier à volonté suivant la longueur du

Fig. 70. — Malelaç hydrostatique.

lit. Les roulettes dont sont munies les tiges de soutien permettent de rouler l’appareil d’un lit à l’aulre, soit pour transporter le blessé, soit pour opérer sur un autre malade. Une de ces tiges verticales supporte un cabestan avec vis sans fin, une roue dentée et un tambour pour enrouler la corde qui élève l’appareil.

11 est inutile d’insister sur les avantages d’un semblable appareil dans une salle d’hôpital ; nous avons pu apprécier sa valeur à l’hôpital du Yal-de-Grâce, où il a été mis à l’essai.

4*^ Matelas hydrostatiques. — Les matelas hydrostatiques, inventés par W. Hooper, ont pour but de prévenir chez les malades atteints d’affections graves la formation des escarres de décubitus ou bien d’atténuer leurs conséquences. Ils peuvent s’adapter à tous les lits. Un des plus employés est celui de Galante (fig. 70) : il se compose de

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