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CHAPITRE VIL

DE LA NUTIIITION.

C. Toutes les fonctions qui ont jusqu'ici lait M'objet de notre étude , la digestion, par laquelle les Bobstances alimentaires introduites dans le corps ciont dépouillées de leur partie nutritive ; l'absorp- «don , qui porte cet extrait récrémentitiel dans la imasse des humeurs; la circulation, par laquelle il (>îsl conduit vers les parties qui doivent lui l'aire suibir divers degrés de dépuration ; la digestion, l'abesorption, la circulation, larespiration et les sécrétions , ne sont que des actes préliminaires et préparatoires à la fonction plus essentielle qui fait l'objet ide ce chapitre , et dont l'exposé termine l'histoire des phénomènes assimilateurs.

La nutrition peut être regardée comme le comliplémentdes fonctions assimilatrices. L'aliment, al- Btéré par une série de décompositions, animalisé et nrendu semblable à la substance de l'être qu'il va «nourrir , s'applique aux organes dont il doit réparer tles pertes ; et c'est dans cette identification de la wnatière nutritive à nos organes, qui s'en emparent let se l'approprient, que consiste la nutrition. Par lelle s'accomplit une véritable Iranssubstaulialion tùe l'aliment en notre propre substance.

Le corps vivant perd continuellement ses parties rintégrantes qu'une multitude de causes entraîne «ans cesse hors de lui ; plusieurs de ses organes sont «ncessaniment occupés à en séparer des liqueurs iqui sortent chargées des débris de sa substance, wsée pas l'action réunie de l'air et du calorique , le»

TRITION. 1 ''^

frottements intérieurs, agitée par un mouvement pulsatoirequi en détache les molécules. C'est en ayant égard à cette composition et décomposition perpétuelles, que M. Cuvier a été conduit à émettre cette judicieuse proposition , que dans les êtres organisés la forme était plus importante que la composition.

Ainsi donc , semblable au navire de Thésée , si souvent réparé qu'il ne conservait aucune pièce de sa construction première, la machine animale se détruit sans cesse, et, considérée à deux époques différentes de sa durée , elle ne contient pas une seule des mêmes molécules. L'expérience faite avec la racine de garance (rubia tinctorum) , qui teint en rouge les os des animaux aux aliments desquels on la mêle, prouve jusqu'à un certain point cette perpétuelle décomposition de la matière animée et vivante. Il suffit , en effet , de mettre une assez longue interruption dans l'usage de cette plante , pour que la couleur uniformément rouge que présente la substance des os s'efface totalement. Or , si les parties les pUis dures , les plus solides , les plus faites pour résister long-temps à la destruction , sont dans un mouvement continuel de décomposition et de recomposition, n'est-il pas probable que ce mouvement ne doive être bien plus rapide dans celles dont les molécules ont entre elles un moindre degré de cohérence ; les fluides , par exemple?

L'indestruclibilité de certaines marques etdessins colorés que l'on trace à la surface du corps en introduisant, avec la pointe d'une aiguille , de la poudre à canon ou de vermillon au-dessous del'épiderme , n'offre point une exception , et ne peut être objectée contre ce mouvement perpétuel de composition et de décomposition, qui travaille sans cesse et tourmente , pour ainsi dire , la matière organisée et vivante. Les substances insolubles , telles que le charbon , le soufre , le sulfure de mercure , que l'on dépose et que l'on incruste dans la peau , ne peuvent être absorbées , et , quoique très-divisécs , restent étrangères au mouvement nutritif, comme une balle ou tout autre corps analogue qui séjourne sans altération dans le sein de nos parties. Les taches organiques subsistent, parce que la nutrition des parties altérées continue à s'accomplir suivant la direction vicieuse imprimée par la maladie. Cependant quelques physiologistes ont mis en doute ce phénomène delà rénovation des parties élémentaires du corps des animaux. Il est certain que si le développement successif du fœtus , de l'enfant, de l'adulte , l'accroissement de volume des parties que l'on exerce davantage , décèlent le mouvement de composition; si celui de décomposition est mis en évidence par la disparition de la membrane pupillaire, du thymus, l'atrophie de certains organes dans la vieillesse, la résorption du cal , il est impossible de démontrer le renouvellement, molécule à molécule, des élémentsde nos tissus, lîlumenbach pense que les solides , qui sont susceptibles de se renouveler intégralement, sont ceux qui jouissent d'une grande force de reproduction , et qui sont à peine sensibles et irritables : tels sont les os, le tissu cellulaire , le tissu fibreux , les productions cpidermiques et cornées. Quant au système nerveux et musculaire , ils conservent , selon lui , Icuri»

nîèmcs molécules, et n'épiouvenl de modifications que dans la proportion des éléments cciluleux qui entrent dans leur composition.

On a \oulu déterminer la période de la rénovation totale du corps; on a dit qu'il fallait un intervalle de sept années pour que les mêmes molécules aient entièrement disparu, et soient remplacées par d'autres ; mais ce changement doit être plus rapide dans l'enfance et dans lajeunesse; ildoitse ralentir dans l'âge mùr, et ne s'effectuer qu'au bout d'un temps très-long dans la vieillesse , âge auquel toutes nos parties contractent un degré remarquable de consistance et de fixité , en même temps que les actions vitales deviennent plus languissantes. Nul doute que le sexe , le tempérament, le climat sous lequel on habite, la profession que l'on exerce, le régime de vie que l'on observe , et une multitude d'autres circonstances ne l'accélèrent et ne la relardent , de manière qu'il est impossible de rien énoncer de positif sur sa durée absolue.

CI. îsos parties, à mesure qu'elles se détruisent , ne se réparent qu'au moyen de particules homogènes ou exactement semblables à elles ; faute de quoi leur nature, qui est toujours la même , à quelques légères différences près, changerait à chaque instant.

Lorsque, parles altérations successives que lui ont fait éprouver les organes digestifs , absorbants , circulatoires, respiratoires et sécréteurs , la matière nutritive est animalisée ou assimilée au corps qu'elle doit nourrir, les parties qu'elle baigne , qu'elle arrose, la retiennent et l'incorporent à leur propre substance. Celle identification nutritive s'exerce diversement dans le cerveau, dans les muscles , dans les os , etc. Chacun d'eux s'approprie , par une sécrétion véritable , ce qui , dans les humeurs que lui apportent les artères , se trouve analogue à sa nature, et laisse passer les molécules hétérogènes. Un os est un organe sécréteur qui s'encroûte de phosphate calcaire ; les vaisseaux lymphatiques , qui , dans le travail nutritif, font l'office de canaux excrétoires , le débarrassent de ce sel lorsqu'il a séjourné pendant un certain temps dans les aréoles de son tissu. Il en est de même des muscles >par rapport à la fibrine , de l'albumine à l'égard du cerveau ; chaque partie s'imbibe et solidifie dans son tissu les sucs qui sont de même nature qu'elle , en vertu d'une force dont l'affinité d'agrégation des chimistes donne l'idée, et fournit peut-être l'image.

Le mouvement de composition s'opère aux dépens du sang artériel. Le foie elle poumon nefont point exception à cette règle; car s'ils reçoivent du sang veineux , le but de celle distribution parait étranger à leur nutrition. Identique partout tant qu'il est renfermé dans les artères , ce liquide éprouve sans doute un commencement d'altération dans les capillaires , et la variété prodigieuse de disposition de ces vaisseaux dans les différents tissus (1) prépare peut-être la variété qui s'observe dans leur nutrition.

(1) L'illustre Snemmering a démonlrô l'arrangemciit des -vaisseaux capillaire!! dans les organes : ainsi , à la langue, ce sont des huuppcs , dans les intestins des arbo-

Les organes étant composés de parties élémentaires qui, parleur combinaison, donnent lieu à des principes imiuédials , lesquels , à leur tour, par leur arrangement particulier, constituent la texture > propre de l'organe, on peut recherclier quelle analogie existe entre ces différentes parties et le Iluide sur lequel la nutrition s'exerce.

lo Le sang renferme-t-il tous les éléments qu'on retrouve dans nos tissus? Quelque étrange que paraisse une pareille question, elle a cependant été résolue d'une manière différente par les auteurs, et plusieurs physiologistes en ont donné une solution négative. D'après eux , la force vitale , bien supérieure à toutes celles que les chimistes ont employées jusqu'ici , suffirait pour créer dans l'acte de la nutrition des substances nouvelles, ou pour opérer la décomposition de parties que l'on a jusqu'ici considérées comme des corps simples. L'abondance de l'azote chez les herbivores, la présence de sels dans des plantes qui n'ont pu les puiser dans le soUv où elles ont germé , l'accroissement observé parii Rondelet sur un poisson qu'il a conservé plusieurs|| années dans l'eau pure , enfin l'excès de phosphate^ de chaux que les excréments d'une poule nourrieK pendant dix jours avec de l'avoine seule , offrirent!, à l'analyse de Vauquelin , sur la quantité du même^ sel que les aliments contenaient, sont les argumen faciles à réfuter , par lesquels ils appuient leurs ai sériions. Je me bornerai à rappeler ici qu'il a é démontré, à propos des aliments, que la préseno de l'azole est indispensable pour entretenir la vie;jjî que la poussière atmosphérique peut fournir aux^ plantes les matériaux étrangers au terreau danstk lequel elles ont pris leur croissance ; que les pois sons , placés dans l'eau distillée , ne tardent pas ai y succomber; qu'enfin le phosphate de chaux rendu en excès par la poule dont parle Vauquelin i|ï pouvait provenir de l'absorption de ce sel dans leM tissus qui le renferment naturellement, et de soi^f^ excrétion par les voies intestinales. L'on peut doncj établir , comme démontrée jusqu'à nouvel ordre 4 la proposition suivante : Le sang renferme totià les éléments matériels qui entrent dans la comt position des organes.

2" Trouverons-nous la même analogie entre la composition du sang et celle des principes immé-» diats des animaux ? Ici le rapport n'est plus aussi parfait; cependantun assez bon nombre de ces principes existent tout formés dans le sang : tels sonllîl fibrine , l'albumine , les globules , etc. Mais déjà i^ n'esl plus possible de démontrer que dans l'aclc àèi la nutrition ce soient ces mêmes principes qui pas- i sent du sang dans les tissus sans éprouver aucune» altération; il est probable, au contraire, queces parlies, plus composées, de nos organes, sont fabriquées^ aux dépens, il est vrai , des principes du sang, alori que s'accomplit le travail nutritif; de telle sorte qui l'albuminedu sang, par exemple, serait transformé en fibrine dans le muscle, par un léger changeraen que celui-ci ,cn se nourrissant , aurait fait subir aux

risalions , dans le foie des étoiles , dans la rate des goupillons , dans la piluilairc des treillages , dans l'iris des anses, dans le cristallin des aigrettes , dans les Icsticulcs de» ^ tire-bouchons, dans le placenta des Trilles, etc.

DE LA NBTRITION.

!t<mcn<s premiers de celte substance, etc. En outre , ilusieurs principes inoniédials de nos tissus n'ont ;is encore été rencontrés dans le liquide nourriicr. La présence de la gélatine , si abondante dans élites les parties qui constituent le système fibreux, l dont il n'existe aucune trace dans le sang , déiiontre dans nos organes la faculté de fabriquer de outes pièces des principes secondaires. ^

Pour qu'une partie se nourrisse , il faut qu elle misse de la sensibilité et du mouvement : la ligaiire de ses artères et de ses nerfs , en abolissant une et l'autre de ces facultés , l'empêche de se lonrrir et de vivre. Quand à la part pour laquelle es nerfs entrent dans le travail de la nutrition, elle , est point encore rigoureusement déterminée. Un iiembre devenu paralytique par la section , par la iu'ature ou par toute autre affection des nerfs qui y distribuent, conserve quelquefois son volume l son embonpoint primitifs ; le plus souvent néan- Qoins , mais peut-être par défaut de mouvement , l se dessèche , s'atrophie , et diminue d'une maière remarquable.

CIT. Le mécanisme de la nutrition serait expliiué , si , après avoir exactement déterminé les lilTérences de composition qui existent entre les iliments dont nous vivons et la substance même de los organes , nouspouvions voir comment chaque onction leur fait perdre leur caractère pour les evêtir de nos propriétés ; pour quelle part chacune oopère à la transmutation de leur partie nutritive n noire propre substance. Supposons , pour ré-

udre ce problème , un homme qui vive uniqueiient de végétaux, qui sont en effet, pour lapluparl es hommes , la base de leur subsistance , quelle que oit la partie delà plante dont il fasse usage , que e soit la tige , les féuilles , les fleurs , les graines u la racine : du carbone , de l'hydrogène et de oxigène entrent dans la composition de ces subtances végétales. A ces trois principes constituants c joignent une petite quantité d'azote , des sels , l quelques autres matériaux plus ou moins abonanls. Si l'on examine ensuite la nature des organes .e cet homme qui fait des végétaux sa nourriture xclusive , ou trouve qu'ils sont d'une composition lien autre et bien plus avancée que cette espèce l'aliment; que l'azote y prédomine , quoique la ubstance végétale en contienne seulement en très- ' tite quantité; que de nouveaux produits qu'on

a pas pu apercevoir dans les aliments , se trouvent lOndanlsdanslecorps qui s'en nourrit, et pai^iissent Toduils par l'acte même de la nutrition.

L'essence de celte fonction est donc de faire lasser la matière nutritive à un élat de composition ilus avancée, de la priver d'une portion de son arbone et de son hydrogène, d'y faire prédominer

azote, et d'y développer plusieurs substances com- 'osées qui n'y étaient point auparavant. Tous les orps vivants paraissent jouir de la faculté de comloser, de décomposer les substances à l'aide des- (uelles ils s'entrelicnncnt, et de donner naissance

de nouveaux produits ; mais elle est chez eux 'lus ou moins énergique. Lalgue marine , dont les ondres fournissent la soude, semée dans une

lisse pleine d'un terreau qui ne contient pas un • ul atome de cet alcali, arrosée avec l'eau distil-

lée, ne le fournit plus, comme si elle avait pris sa croissance sur les rivages des mers, au milieu des marais toujours inondés par leurs eaux saumàtres et mui iatiques.

Nous pouvons rapprocher du mouvement de composition la faculté de reproduction dont sont doués plusieurs de nos tissus. L'Académie de chirurgie , après cinq années de discussions an sujet de la régénération des chairs, finit par adopter l'opinion de Fabre , qui s'était prononcé contre celle régénération. Mais en répudiant des faits dont l'absurdité était évidente, tels que la reproduction du gland dont parle Jamieson , ce corps savant tomba dans une erreur opposée, et admit une opinion trop exclusive. Il est certain , en effet, que dans toute plaie il y a production d'une substance nouvelle qui en réunit les lèvres maintenues en contact, ou qui forme la matière de la cicatrice, si la solution de continuité reste étendue en surface. Dans cette substance apparaissent des vaisseaux de nouvelle formation, d'après un mécanisme que M. Home, le premier, a bien fait connaître. Mais des organes, plus composés que les vaisseaux, sont susceptibles de reproduction ; la substance nerveuse elle-même peut, d'après les expériences de Béclard , consignées dans la thèse de M. Descot, se rétablir à tel point, qu'un nerf divisé en travers , et dont les bouts seront maintenus en contact, pourra accomplir ses usages comme à l'ordinaire , grâce à la déposition de matière nerveuse dans le tissu de la cicatrice : le système musculaire luimêoie est peut-être susceptible de reproduction. Cette force de régénération est bien plus développée encore dans les animaux invertébrés ; ils peuvent réparer la perte d'un membre tout entier ; et même , au dire d'Elliottson , Blumenbach aurait vu un limaçon reproduire sa tête ornée de ses quatre cornes et de ses yeux.

Les élémentsconslitutifsquientrenldansla composition de nos organes , soit qu'ils viennent du dehors ou qu'ils se soient formés par l'action même de la vie , sortent de notre corps par divers émonctoires , et cessent d'en faire partie lorsqu'ils y ont séjourné durant un temps limité. L'urine entraîne une énorme quantité d'azote ; les poumons et le foie nous débarrassent du carbone et de l'hydrogène; l'oxigène , qui entre pour 0,85 dans la composition de l'eau , est évacué au moyeu des sécrétions aqueuses , qui entraînent dans un élat de dissolution les substances salines et les autres principes dissolubles.

Parmi ces sels, il en est un peu dissoluble , et qui lient cependant le premier rang parmi les principes constituants de l'économie. Le phosphate de chaux forme en effet la base de plusieurs organes ; le système osseux en est presque entièrement formé dans les derniers temps de la vie; tous les organes blancs , toutes nos humeurs , renferment une notable quantité de celle substance, dont l'économie se débarrasse par une sorte de sécrétion sèche. L'enveloppe extérieure est , chez tous les animaux , l'émonctoire destiné à cet usage. La mue annuelle des oiseaux , la chute des poils des quadrupèdes, le renouvellement des écailles des poissons et des reptiles, entraînent chaque année une grande portion de phosphate calcaire. L'homme est sujet aux mêmes lois.

avec cette diffo'rcnco, que la desquamation annuelle de répiilonno n'est point ligouroiisemont assujettie à l'influence des saisons, comme on le voit chez les espèces animales. Chaque année, l'dpidenne humain se renouvelle; les poilj et les cheveux tombent et sont remplacés. Ce changement s'opère successivement; il ne s'achève point dans l'espace d'une saison , n'arrive pas au printemps , comme chez la plupart des animaux , ne s'effectue point en automne , au moment de la chute des feuilles , quoiquà ces deux époques les cheveux tombent en plus grande quantité , et que la desquamation de l'épiderme soit plus active. Ces deux phénomènes se continuent durant tout le cours de l'année , comme dans les contrées méridionales la chute des feuilles et le renouvellement de la végétation sont des phénomènes de tous les instants. Comme nous le dirons en traitant de l'examen des fonctions génitales , l'homme en société , jouissant de tous les avantages de la civilisation, n'est point soumis aussi complètement que les animaux aux influences des saisons. Toutefois , on ne peut méconnaître que la chute et le renouvellement successif des parties épidermoïques , comme l'épiderme , les ongles , les cheveux et les poils , ne soient une des grandes voies par lesquelles s'évacue le phosphate de chaux , si abondant chez tous les animaux, et cependant si peu dissoluble , et par conséquent si peu propre à être entraîne par les humeurs excrémcutitielles. L'effet

dont nous parlons esttrès-remarquable â l'issue d'uni grand nombre de maladies, dans ce renouvellemeiiU salutaire des solides et des humeurs, qui s'accom-l piit durant la convalescence. Les cheveux ne rc poussent |)lu8 sur la tête chauve du vieillard , s;,, transpiration diminue: ne serait-ce point la raisoui i de l'exubérance des sels calcaires, de l'ossifiiaiioui | des vaisseaux , du durcissement des membraneg? L'épiderme étant le produit d'une véritable excré- 1 tion qui n'est jamais interrompue, on conçoit la facilité avec laquelle cette substance se renouvelle ou se forme à la surface des cicatrices.

cm. Que nous offre, en dernier résultat , cette série de fonctions qui s'enchaînent, se succèdent et s'appliquent à la matière nutritive, depuis l'instaDt : où elle est introduite dans le corps jusqu'à celui où elle sert à l'accroissement et à la réparation des or- '■ ganes? L'homme vivant en lui-même, incessam- i ment occupé à transformer en sa propre substance i des substances hétérogènes , réduit à une cxistencd purement végétative , est inférieur à la plupart de» êtres organisés , sous le rapport de son énergie assi|' milatrice ; mais combien ne leur est-il pas supérieur! dans l'exercice des fonctions qui vont faire l'objelh de notre étude 1 fonctions au moyen desquelles il s'élance au-dehors de lui-même, agrandit le chamii de son existence , pourvoit à tous ses besoins, eten-i tretient avec toute la nature ces rapports multipliés qui la soumettent à son empire.

PPvEMiÈRE CLASSE.

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