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II. Sécrétion chez les animaux

Les sécrétions des animaux sont plus nombrew el plus diversifiées que celles des végétaux. NonJ en voyons le nombre cl la diversité croître , defWHj le bas jusqu'au sommet de l'échelle animale, la complication de la structure . avec la mullipHrf^j cl l'intensité des manifeslalions de la vie. P**"! appuyer celle assertion, parcourons les sécrëtioii animales.

Les fluides secrètes se partagent , sous le '"■F

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GÉNÉRALE ET COMPARÉE

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l de leur forme cl do leur consistance , en vapo- X, ou aérilormes , et liquides. Parmi les prers se rangent les matières de la transpiration téguments communs et des organes respiratoi- , ainsi que l'air de la vessie natatoire des poiss. Les liquides , à des degrés très-divers de couince, composent le reste , très-nombreux, des étions. La sérosité du tissu cellulaire, des memues séreuses, des chambres de l'œil et du labyhe de l'oreille, est fort coulante, quoique sa uiteur spécilique surpasse celle de l'eau; vien-

i ensuite les larmes , l'urine et la sueur. La sa- , le suc pancréatique, la bile , le mucus, la

Mie , le sperme, le lait , etc. , ont davantage de sistance , et sont souvent ûlants. Les substangraisseoses , le suif et la graisse du tissu ceilue , la moelle des os , le cérumen des oreilles, et diverses malières sécrétées dans les cryptes de •eau , sont encore plus consistants , et n'ont de Jilé qu'à un certain degré de chaleur, es fluides sécrétés sous forme liquide peuvent rapportés à six classes , d'après les principaux ériaux qui entrent dans leur composition. ° Liquides séreux, qui ressemblent au sérum sang, et sont composés d'une grande quantité u, d'un peu d'albumine dissoute, et des sels lanls dans celte dernière. A celte classe apparnenl la sérosité du tissu cellulaire , les liquides membranes séreuses et arliculaires , celui des mbres de l'œil , de la capsule cristalline et du. riuthe de l'oreille.

o Liquides albumineux, qui se distinguent par grande quantité d'albumine. Ce sonlle suc panilique , le sperme, le liquide des œufs de Deif, le suc de la thyro'ide et du ihymus, enfin le , qui contient en outre de la matière séreuse, a graisse el plusieurs sels.

° Liquides muqueux , dans lesquels le mucus nal esl le principe prédominant , tels que le mude la bouche , de l'arrière-gorge , de l'estomac u canal intestinal, du nez el des voies respiraes, des organes urinaires et génitaux, enfin le ide sécrété à la surface de la peau chez la pludcs animaux qui vivent dans l'eau.

" Liquides gras ou huileux , comme le suif el la ssc du tissu cellulaire , la moelle des os , les li- Jes sécrétés dans les cryptes de la peau , le céru- ) des oreilles , le liquide des glandes de Meibois , le fluide gras du prépuce el de l'entrée des lies génitales de la femme , le casloréura , la Ute, le musc, le fluide des glandes anales , l'huile a glande coccygienne des oiseaux , la cire des illes, etc.

" La salive, la bile, l'urine , les larmes , etc. , t des matières contenant beaucoup de sels et )lupart du temps dus substances animales parlières.

>" Liquides dans lesquels des acides prédomit , comme la sueur , le venin des abeilles , les lidcs que lancent les fourmis et plusieurs autres .'des , etc.

ii nous considérons les sécrétions d'après l'objet illes remplissent dans l'économie animale , nous voyons importantes à plusieurs égards pour la servalionde la vie et l'accomplissemenlde diver-

ses fonctions. D'abord on peut les partager en deux grandes classes, celles qui sont nécessaires pour la conservation de l'individu , el celles qui sont nécessaires pour le maintien de l'espèce. Les premières continuent pendant l'existence entière de chaque individu; les autres au contraire ne s'exécutent que durant une certaine période de la vie , et là , même encore, se rattachent, la plupart du temps , à certaines époques de l'année.

Les sécrétions qui ont traita la conservation de l'individu, comprennentelles-mèmes deux sections; celles qui éliminent des liquides de la masse des humeurs, pour les rejeter dans le monde extérieur, et celles qui versent des liqueurs dans des cavités , ou après avoir soit rempli divers offices , soit concouru à des fonctions, elles sont reprises par l'absorption et ramenées dans la masse des humeurs. On donne aux produits des premières le nom de liquides excrétoires , et aux autres celui de liquides sécréloires.

Entre les liquides excrétoires et sécréloires paraît exister celle différence , que les derniers contiennent des parties constituantes organiques simples de la forme , ou des globules , qu'on a en effet trouvés dans la salive, le suc pancréatique, le sperme et le lait, tandis qu'il n'y en a point dans l'urine , la bile , les larmes , etc.

A la classe des liquides excrétoires , par l'élimination desquels sont éloignés d'un côté certaines matières non assimilables qui avaient passé des aliments dans la masse des humeurs , de l'autre les matériaux usés et déformés repris par l'absorption dans les organes , et au moyen desquels le suc nourricier se trouve par conséquent maintenu dans un état qui permet à la nutrition de continuer à se faire , appartiennent :

1" La matière exhalaloire des organes de la respiration , dont les principes constiluants ont déjà été indiqués plus haut;

2" La transpiration cutanée , la sueur et les matières grasses, huileuses ou muqueuses, des téguments généraux ;

S" L'urine ;

4" Plusieurs éléments de la bile , comme la résine , la graisse, le principe colorant et les sels ;

5'^ Plusieurs humeurs à l'aide desquelles des animaux se garantissent des atteintes de leurs ennemis , comme l'encre des sèches, la pourpre , les liqueurs de plusieurs insectes , et le venin de différentes armes , particulièrement de l'aiguillon des abeilles, des scorpions, etc.;

6" Enfin l'humeur avec laquelle les araignées et quelques mollusques forment des tissus.

On peut distribuer les liquides sécréloires en plusieurs groupes, d'après leur destination elle rôle qu'ils jouent dans l'économie animale.

r Liquides qui sont ajoutés aux aliments reçus dans le sac alimentaire , et qui en opèrent la dissolution et l'assimilation, comme les liquides digestifs cités précédemment, le suc gastrique et intestinal, la salive , le suc pancréatique , et en partie aussi la bile.

2» Liquides qui ont trait à l'assimilation du chyle et de la lymphe dans le système lymphatique. Je range parmi ceux-là les humeurs sécrétées dans

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TRAITÉ DB PUYSIOtOUIE

les glandes lymphaliques et dans les glandes sans conduit excréteur, la ralo , la thyroïde et les capsules surrénales, liquides dont les lymphatiques s'emparent, et qui se mêlent aux humeurs contenues dans ces vaisseaux.

3" Liquides versés dans des cavités , où ils facilitent des mouvements automatiques ou volontaires, comme les sécrétions des membranes séreuses et articulaires. On peut encore placer ici la sérosité déposée dans le tissu cellulaire, en tant qu'elle favorise les contractions et les expansions des muscles au dedans des gaines celluleuses.

4o Liquides qui servent de milieux dans les organes des sens , et au moyen desquels les objets extérieurs sont portés jusqu'aux nerfs, pour faire naître en ceux-ci des excitations. Tels sont les liquides de l'œil et du labyrinthe de l'oreille, le mucus du nez, et en partie aussi la salive.

5>' Liquides qui sont déposés sur divers points dansle tissu cellulaire, où ils sont ensuite résorbés, soit quand les animaux manquent d'aliments, soit lorsque , les manifestations de la vie étant exaltées chez eux, ils ont besoin d'une plus grande quantité de substances alimentaires. La graisse est de ce nombre. Sa quantité diminue pendant la faim , le sommeil d'hiver , la sécrétion du sperme, la gestation et la sécrétion du lait.

A la seconde classe de liquides sécrétoires appartiennent ceux qui sont nécessaires pour la conservation de l'espèce.

l<' La matière génitale femelle contenue dans la vésicule de l'œuf ou du germe , ainsi que les liquides que beaucoup d'animaux émettent avec le germe, pour servir à sa nutrition, comme le blanc et le jaune d'œuf ;

2" Le sperme ;

3° Les liquides sécrétés par la prostate et les glandes de Cowper , et qui se mêlent au sperme ;

4" Les liquides contenus dans les enveloppes du fœtus ;

5° Le lait sécrété dans les mamelles des mammifères;

6" Enfin les divers liquides dont les insectes font des enveloppes et des réservoirs pour leurs œufs, atin de les garantir des influences nuisibles du dehors. Ici se peuvent ranger également ceux dont les chenilles et les autres larves des insectes forment leurs toiles , de même que la cire.

Si nous avons égard aux organes qui sécrètent ces humeurs très-différentes, et aux conditions dans lesquelles s'opère la sécrétion, nous devons d'abord distinguer les animaux privés de vaisseaux de ceux qui ont un système vasculairc. Chez les premiers , certains infusoires, les polypes, les méduses et la plupart des enlozoaires , la sécrétion consiste simplement en une transsudalion ou exhalation, aux deux surfaces du corps, de matériaux du suc nourricier contenu dans leur masse homogène , sans qu'il soit possible d'assigner aucun organe sécrétoire spécial. La surface extérieure, qui accomplit aussi la respiration , parait n'éliminer que des matières excrétoires, sous forme, soit de \apeur, soit du mucus qui rend ces animaux glissants. A la face inlcrno de la cavité alimentaire , qui se trouve en contact avec les aliments introduite

dans le corps , s'opère , au contraire , la sécrétion du suc digestif dissolvant et assimilateur, en vertu de l'excitation produite par ces substances.

Chez les animaux pourvus de vaisseaux sanguins le sang est toujours la source de la sécrétion et c'est lui qui contient les matériaux des différenii humeurs. Des vaisseaux le conduisent aux ofam sécréteurs. Tantôt certains de ces matériaux" sont mis à part immTîdiatementpar les ramiticationg i,.^ plus déliées des vaisseaux qui pénètrent dans Its organes sécréteurs ; tantôt il existe encore des or. ganes particuliers, ayant une structure trés-dilierente , qu'on appelle glandes , et qui opèrent la m . parationdes liquides d'avec le sang que la circulation leur amène. La sécrétion au moyen de vaisseaux déliés s'appelle exhalation, et celle au moyen de glandes, sécrétion glandulaire. La première parai: consister en une séparation et une élimination de certaines parties du sang ; car les liquides prodoilg par l'exhalation sont ceux qui se rapprochent le plus de ce fluide par leur composition. Dans sécrétion au moyen de glandes, le sang fournil Liti, les matériaux des liquides à produire; mais ces liquides subissent , par les manifestations vitales du parenchyme des glandes , des changemenis tels, dans leur composition , qu'on ne peut pas les con- Eidérer comme de simples extraits, mais comme de véritables produits du sang.

L'exhalation accomplie par les ramiûcationslesiii t-' plus déliées des vaisseaux sanguins s'opère , la plu- 't 'i part du temps, à la surface libre de membranes, !. ji soit à l'extérieur, soit à l'intérieur, et dans desca- f si vités du corps. La transpiration cutanée, qui a lieu i «t me chez le plus grand nombre des animaux, est ouetiii - en exhalation externe , comme aussi celle d'acide car- |rt i.,: bonique qui se fait sur les appendices de la peau.i ii

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les branchies. Au nombre des exhalations internes se rangent la matière prespiratoire des poumons et des trachées, la sécrétion d'un liquide aqueux, non muqueux, qui s'effectue à la face interne de|ii« [:|o toutes les membranes muqueuses, et celles deslii^d liquides produits par les membranes séreuses elM»^ j , synoviales. La sécrétion des liquides de l'œil etdu(; i labyrinthe se fait également par exhalation. Enfla|il( , ce mode de sécrétion a lieu encore dans le tissuti cellulaire, où il détermine en effet la formation de| i,* la sérosité et de la graisse.

Les glandes présentent des différences noiB-{ breuses dans leur structure. On peut les parts] en simples cryptes , follicules ou cavités lermi» par un cul-de-sac, en vaisseaux creux, cylindriqm ou ramiCés , et en glandes proprement dites, glandes dans l'acception la plus restreinte du inol.lii'»

Les cryptes représentent des fossettes ou de pclites excavations, de diverses forme et grandeur, dans les parois desquelles se ramifient des rése«u serrés de vaisseaux sanguins très-tins, qui présideni à la nutrition. Le liquide sécrété séjourne quelqo temps dans leur intérieur, et il en sort par de liles ouvertures, à l'occasion de stimulations <iu| agissent sur ces organes. On trouve de ces crypl' dans toutes les membranes muqueuses. Elles portent le nom de glandes raucipares ou de follicule muqueux, parce que ce sont elles qui sécrétenH' mucosité de ces membranes. Elles sont tantôt isO"

GÉIÎ1ÉRALE ET COMPARÉE.

les unes des autres , et lanlôl rapprochées , aculées. Les premières , ou les cryptes simples, ouveut, sous la forme de petites cavités obronaplalies et pourvues d'un seul orifice, au pa* à la langue , dans la trachée-arlère , l œsoe , l'estomac et le canal intestinal de la plupart uiimaux. On en rencontre aussi dans la meme muqueuse des conduits biliaires et de la vée du fiel , dans les uretères et la vessie , dans embrane muqueuse du vagin. Les cryptes aglérées sont les amygdales , les glandes stoma- ; du pangolin et du castor , celles de l'estomac luleux des oiseaux, et les glandes de Peyer ;,es dans le canal intestinal. Il faut ranger aussi celle catégorie la prostate et les glandes de per.

«s petites cavités ou petits sacs sont en grand bre dans les téguments communs. Ils y sécrèune matière grasse ou huileuse, qu'ils versent îhors, et y portent le nom de cryptes ou glandes cées. Telles sont les cryptes sébacées des pau- ;s, lesglandes cérumineuses, les cryptes anales, :avités sécrétant des matières grasses qu'on ve dans les parties génitales, la bourse du musc, ; du castoréum, et les cryptes qui sécrètent la le, etc.

•s sacs plus ou moins longs et étroits ou des ux rameux président à la sécrétion des liquides les insectes. Les vaisseaux sécrétoires de la e et de la bile ne sont que de simples appen- ; du canal alimentaire. Les vaisseaux sémini- I » les ovaires et les vaisseaux des filières ont forme analogue. Cuviera tenté d'établir que natériaux des liquides sécrétés par ces sacs ;nt , à leurs terminaisons , du suc nourricier s'épanche dans l'intérieur du corps à travers >arois du canal intestinal ; mais cette opinion nvraisemblable depuis qu'on a découvert une 'lalion complète chez ces animaux. Nous dei plutôt admettre que les ramifications les plus ■es des vaisseaux sanguins sont en connexion ces canaux excrétoires , ainsi que J. Mueller bservé sur les conduits ovariens des manies, vaisseaux séminifères et les conduits ovariens ertains vers sont analogues aux sacs sécréteurs insectes. On peut également ranger ici les indices pyloriques creux des poissons osseux. is glandes proprement dites, ou agglomérées , me les salivaires, les reins, etc., qui , chez les laux vertébrés et les mollusques , président à écrétion des humeurs, offrent de nombreuses •rences dans leur forme , leur couleur, leur istance et leur texture. En général , ce sont organes creux , plus ou moins arrondis et loux , auxquels une membrane muqueuse ramiscrt de base , et dans lesquels se distribuent ramifications nombreuses d'artères, de veines, ymphatiques et de nerfs , unis par du tissu celre. Là où les artères se résolvent en leurs ranchements les plus déliés , et se convertisen veines, elles forment la plupart du temps , renlorlilleracnt de leurs réseaux , des espèces lodosilés , et de petites masses d'une figure parlière , qu'on nomme grains glanduleux {acini). ces grains naisseut des vaisseaux très-fins ,

racines des conduils sécréleurs , qai sànl en connexion immédiate avec les ramifications les plus ténues des artères , si du moins on en juge d'après ce qui est prouvé pour le foie et les reins. Ces vaisseaux émanés des grains glanduleux , et qui entraînent le liquide séparé du sang, se réunissent en rameaux, branches et troncs , et se joignent a une membrane muqueuse ou aux téguments communs , avec lesquels ils contractent une liaison tellement intime qu'on peut les en considérer comme des appendices rameux. Les glandes salivaires, le pancréas et le foie sont des glandes dont les conduils excréteurs versent les liquides sécrétés à la surface de la membrane muqueuse du sac intestinal, dont elles représentent autant d'appendices ramifiés. Les conduils excréteurs des reinâ ont pour base une membrane muqueuse parK'ciflière, qui s'unit avec la portion terminale du canal intestinal , ou avec la membrane muqueuse des organes génitaux. Le sperme sécrélé dans les testicules, et les vésicules germinatrices formées dans les ovaires , sont versés dans une membrane muqueuse spéciale, qui, chez plusieurs animaux, communique également avec le sac alimentaire. Les mamelles et les glandes salivaires , liées à la conjonctive oculaire , sont des glandes dont les conduits excréteurs s'ouvrent à la peau extérieure, et dont la membrane muqueuse se continue , à l'orifice, avec les téguments communs. Dans quelques appareils sécrétoires, les conduils excréteurs forment encore des dilatations ou des réservoirs particuliers , où les liquides sécrétés s'amassent et séjournent pendant quelque temps. La vésicule biliaire , la vessie , les vésicules séminales et les sacs laclifères sont des réservoirs de cette sorte. Les conduils excréteurs et leurs renflements ont toujours pour base une membrane muqueuse arrosée par les liquides sécrétés , et sur la face externe de laquelle se trouve, soit une véritable membrane rousculeuse, soit un tissu analogue à la membrane fibreuse des vaisseaux sanguins, qui, par son irritabilité et sa contractililé, préside à la progression des liqueurs sécrétées.

On peut encore établir une classe de glandes sans conduits excréteurs, les glandes lymphatiques, qui résultent d'un entrelacement de vaisseaux lymphatiques afférents etefférents, entre lesquels des vaisseaux sanguins se divisent en ramifications extrêmement déliées. Il est vraisemblable que , pendant le passage du chyle et de la lymphe à trayers ces plexus , il s'y raéle des matériaux du sang artériel, qui contribuent à leur assimilation. Je comprends parmi les glandes du système lymphatique , la rate, qui esl fort riche en lymphatiques, en vaisseaux sanguins et en nerfs, et dans laquelle se prépare , aux dépens du sang artériel , un liquide coagulable, dont les lymphatiques s'emparent pour le verser dans le canal thoracique. Peut-être faut-il ranger aussi dans cette série les capsules surrénales, la thyroïde elle thymus.

La disposition des artères dans les glandes offre un très-grand nombre de différences. Les vaisseaux, sont à peu près droits dans quelques-unes , tandis que dans d'autres ils serpentent beaucoup. Là ils représentent des espèces de pctils arbres, ici des

AU

TRAITÉ DE PHYSIOLOGIE

pinceaâx , ot ailleurs encore des expansions étoilées ou rayotinécs. Leur diaraètre varie aussi extrùmerocut. Coramc la dislribulion des vaisseaux dans les diverses glandes parail être en rapport avec la nature des liquides que celles-ci sécrètent, il n'est point hors de vraisemblance qu'elle influe sur l'aclo même de la sécrétion, quoiqu'on no sache encore rien de posilil' à cet égard. Les veines des glandes présentent également des différences. Dans certaines , elles sont presque droites, et dans d'autres, Irès-flexueuses , divisées en réseaux. Dans quelques glandes , la communication des veines avec les artères se démontre au moyen d'injections flnes, la masse de celles-ci passant aisément des unes dans les autres, tandis qu'ailleurs la démonstration présente de grandes difficultés. Cette disposition mécanique n'est peut-être pas sans importance pour la sécrétion, attendu qu'elle influe sur la promptitude ou^la lenteur avec laquelle le sang arrive aux glandes ou les abandonne. La quantité diverse de lymphatiques qui entrent dans la texture des glandes, et l'absorption abondante de principes aqueux ou autresdes liquides sécrétés, peuvent fort bien avoir aussi de l'influence sur la constitution de ces derniers. Enfin , quant à ce qui concerne les nerfs qui se distribuent dans les glandes , et qui, la plupart du temps , tirent leur origine des ganglions nerveux , on doit également leur attribuer une influence puissante , quoique non encore connue , sur le travail de la sécrétion. iPcut-étre se produit-il dans les nerfs un agent impondérable qui, semblable à l'électricité galvanique, détermine des changements dans le sang, parcourt les réseaux vasculaires déliés des glandes, et les rend aptes à la sécrétion , ainsi que l'ont admis Wollaston, Berzélius , Brodie, Wilson Philipp et autres. Du moins est-il prouvé que les irritations nerveuses et l'état du système nerveux dans les affections morales et les maladies changent considérablement l'activité des glandes et leurs produits. Nous reviendrons sur ce point en traitant de la sécrétion des liquides chez l'homme.

Après ces remarques générales sur la sécrétion des liquides et les organes qui y président, jetons un coup d'œil sur les liquides excrétoires, qui offrent tant de particularités, que chaque espèce animale peut être considérée comme un atelier de changements , de combinaisons , accompagnant ses manifestations dévie. lia déjà été parlé de la sécrétion ;des sucs digestifs , ainsi que de la part qu'ils pren* Dent à l'acte de l'assimilation , et il sera question plus loin des liquides générateurs. Indépendamment de l'exhalation des organes respiratoires et de la J)ile, la classe des excrétions comprend encore les liquides versés sur les téguments communs , l'urine, l'encre des sèches et la pourpre , la matière dont divers insectes et mollusques se servent pour fabriquer des tissus , enfin plusieurs poisons. Ces liquides sont éliminés ou du sang veineux ou du sang arlériel. Le premier fournit principalement l'exhalation des organes respiratoires et la bile des mammifères. Le sang arlériel donne l'urine et les autres liquides excrétoires. Chez les animaux aériens il se fait une excrétion abondante , au moyen de l'exhalallon , dans les organes respiratoires et à la sur-

face de la pean , tandis qoe , chez les animaux aqnatiques, il s'évacue proporlioniielieiricnt davaiitaee de matières excrétoires par le foie et les reing.

La peau de tous les mammifères , oiseaux el repi les qui vivent dans l'air, celle des mollusques ler restres , et probablement aussi celle des insectes quand elle est molle, exhale de l'eau, avec de l'a! cide carbonique. D'après les expériences d'Edwardç l'exhalation est surtout abondante chez les repi; à peau nue, les grenouilles, crapauds et salainau- i dres , de manière que , quand ces animaux refilent long-temps exposés a un air très-sec , leur vie tarde pas à s'épuiser , par suite de la grande dcj dition de liquides qu'ils éprouvent. Eu général , transpiration cutanée des animaux augmente pary sécheresse et la chaleur de l'air, comme aussi part'* le renouvellement de ce dernier, et, en pareille'''^ circonstance , ils perdent plus de leur poids qu'au n lieu d'un air frais, humide et tranquille. Ladimin tiondelapressionatmospbériqueentraiue l'augu.. ., tationde la transpiration cutanée, aiiisiqueEdwardé^^' a pu s'en convaincreen metlantdes grenouilles soDsii' le récipient de la machine pneumatique. >

En outre, des matières liquides sécrètent a à la peau des animaux vivants dans l'air. Telle t chez les mammifères, plusieurs singes, Icsn;:. nants, les pachydermes et les solipèdcs , la sueur^

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ment de longs poils , en ont encore qui sont cou i fins et semblables à du duvet , comme les carn^v siers , les rongeurs, etc. , ne suent point, llnes'exl'* Crète pas non plus de sueur chez les oiseaai ■ chez les reptiles couverts d'écaillés et de boiici;

Enfin des liquides gras ou huileux s'épancht la surface de la peau , chez les mammifères, lej|> ^ oiseaux et les reptiles. ;

Desexcrétions grasses, exhalant des matières d'oi w< deur plus ou moins forle , qui répandent une alm(H ' sphère particulière autour des animaux , s'opèrenij l-i à la peau de tous les mammifères aériens, etfOn|»* produites par des cryptes simples ou compofrf" ainsi que Tyson l'a démontré le premier. Oii que le sang parait être entretenu , par ces tions, dans l'élat de composition qui lui permcl eu . servir à la nutrition, elles contribuent encore à conservation des téguments , et les garanlissen' l'humidité qui pourrait y pénétrer. D'ailleurs le^ balalions volaliles odorantes, qui se répaudcnl' venlau loin dans l'air, mettent les animaux à po: de se sentir à distance et de se trouver. Leurexi'i^' tion est surtout abondante à l'époque de raccoupleU v ment, etil n'est pas sans vraisemblance, d'après celMt que les animaux sont excités à l'accomplissemenia l'acte générateur par l'influence que les matièr'" volatiles exercent sur le système nerveux, au moye de l'organe olfactif. Les matières transpiraloires d'odeur extrêmement variée, paraissent, en oui suivant qu'elles affectent agréablement ou des^ gréablcment les animaux , déterminer thies el antipathies qui existent entre eux- »^ beaucoup d'animaux sont protégés par l«ur

«ÉHÉBALE ET COMPARÉE.

tion des ennemis acharnés à les poursuivre, j ryples glanduleuses , sécrétant des malières

lie espèce, se renconlrenl sur diverses régions peau ; nous allons les examiner un peu en i I, à cause des produits remarquables de leur

•lion.

isieurs mammifères ont des cryptes glandu- , s à la tète. Chez les éléphans , taut mâles que i lies, il existe à la région temporale , sous la , . une grosse glande , plate et arrondie , qui se

ose d'une masse spongieuse , parsemée d'un

i nombre de vaisseaux sanguins. On trouve

celte masse quelques cavités en cul-de-sac,

réunissent en un conduit excréteur commun, , l'orifice s'aperçoit à la tempe , entre l'oreille , <il. Ces glandes sécrètent un liquide visqueux,

t de mauvaise odeur, qui , comme le disaient , îliabon, Arien et autres, coule abondamment a loque du rut , mais en plus grande quantité ( fois chez le mâle que chez la femelle.

peau delà face des chéiroptères, notamment > esperlilio murinus et noctula , offre de chaque < près du nez, au-dessous de l'orbite, un sac j: lulaire aplati, d'un jaune brunâtre , qui est int jrement partagé en petites cellules par plu- 6 s lamelles. A l'extérieur, on aperçoit une ou- \ re obronde , de laquelle sort , quand on com- I ! le sac, une liqueur grasse, d'un brun jau- I , qui répand une forte odeur de musc. C'est

lie liqueur que provient l'odeur particulière ; hauves-souris. J'ai rencontré une glande ana- 1 , au même endroit , chez le fourmilier à (i doigts. J'ai vu, chez la marmotte, dans la I de la face, plusieurs petits follicules onctueux, () îcrètent un liquide gras, exhalant une odeur a ée très-forte. L'animal répand la même odeur q i on l'irrite , âinsi que je l'ai observé sur des E' loties apprivoisées.

C'Z beaucoup de ruminants, particulièrement c du genre des cerfs , et beaucoup d'antilopes , i iste de chatiuecôlé, sous l'angle inlerne de l une fossette , conduisant à une fente , et dont 1 au est garnie de follicules qui sécrètent un I e très-consislaut , visqueux et gras. On a

i à ces fossettes le nom fort impropre de j ers.

5 dicotyles torquatus el iabî'afwi portent sur le n sac ovale, à parois glanduleuses , dont l'oure arrondie aboutit au dehors , enlre les soies, que Tyson l'a fait voir le premier. Le liquide iécrété dans ces sacs exhale , d'après Azara , I ir de l'œillet.

elques mammifères ont des follicules glanes situés sur les côtés du tronc ou sur la poi-

• On aperçoit chez les musaraignes , aux paritérales du corps , dans la peau , et caché sous lils , un organe sécréloire dont Pallas a parlé

' îmier, el que Geoffroy SaiulHilaire a depuis

* iné avec plus d'attention. Cet organe forme ' rosse masse ovalaire cl aplatie , qui est comt d'un grand nombre de grains glanduleux. A

rieur, il est parsemé de poils courts et rai- -e liquide qu'il sécrète répand une odeur trosranle , voisine de celle du musc , et parait lier par plusieurs porcs. Des glandes analo-

gues existent dans la peau de la taupe . qui sent aussi le musc. Le didelphis marsupialis a sur la poitrine une tache jaune , de laquelle transsude un liquide rougeâtre et gras, qui est sécrété dans des follicules cutanés.

Chez la plupart des animaux appartenant aux ordres des carnassiers , des rongeurs et des marsupiaux , il existe , à l'extrémité du rectum , sous la peau et les muscles sphincters de l'anus, des follicules arrondis ou ovalaires , qu'on appelle glandes anales. Grew a décrit et figuré ceux qui se rencontrent chez plusieurs carnassiers. Ils sécrètent une matière plus ou moins consistante, grasse ou sébacée, blanchâtre, jaunâtre, qui en sort par une petite ouverture,au bord des replis cutanés de l'anus. L'évacuation de ce liquide a lieu principalement pendant la sortie des excréments ; cependant plusieurs animaux peuvent aussi le faire sortir à volonté, quand on les irrite. Il répand ordinairement une odeur forte, qui varie suivantles espèces. La plupart des animaux des genres chat (1), chien, (2), martre (3), civette , ichneumon (4) , coati (5) , urson (6) , loutre (7), ont deux de ces glandes. Chez les rongeurs, on trouve des glandes anales dans le porc-épic (8), le cavia (9), la marmolto (lO) , etc. Enfin on en a observé également chez divers marsupiaux. Cow-

(1) Ces glandes sécrètent une liqueur jaunâtre, trèsfétide , dans le lion (Daubenton , dans Buffon , Hist.

t. IX, p. 32, pl. 4, fig. 1). Elles ont été vues dans letigre (Perrault , Mém., t. III , P. III, p. 10, pl. 2), la panllière (Daubenton , loc. cit., p. 83 , pl. 16] et le couguar (lùid., p. 225).

(2) Le liqtiide est hlanchâtre et d'odeur désagréable. 11 communique aux chiens un arôme particulier.

(3) Dans les mustela foina et martes , c'est un liquide épais et jaunâtre , répandant une odeur analogue à celle du musc, qu'exhalent aussi les excréments de l'animal (Daubenton, t. VU , p. 170, pl. 19, fig. 1). Dans les muslela putorius , furo et erininea , il est d'un jaune cilrin pâle et Irès-i'étide.

(4; CuvjBR, Ànat. comp., X. V, p. 258. Ici c'est une grosse poche entourant l'anus, dans laquelle s'ouvrent un grand nombre de follicules qui sécrètent un liquide eu partie jaune el en partie blanchâtre.

(5) J'ai trotivé le liquide gras et blanchâtre trés-fétide dans le coati brun.

(6) Le liquide et jaunâtre et extrêmement fétide.

(7j Daubenton , t. VI , p. 278, pl. 42, 43. J'ai trouvé , dans les deux grosses glandes anales de la loutre commune, un liquide d'un blanc sale, dont l'odeur se rapprochait de celle de l'huile de poisson.

(8) Dans le porc-épic commun il y a près d'une douzaine de petites glandes à l'anus (PEiinAOLT, Mém., t. lU , V, II , p. 41). Le liquide qu'elles contiennent est blanchâtre , très-consistant , et, d'après mes observations , son odeur ressemble parfaitement à celle du buis.

(9) L'agouti commun a deux follicules très -gros , qui s'ouvrent à l'anus , et qui sécrètent un liquide vert-jaunâtre, d'odeur alliacée extrêmement désagréable. Un de ces animaux, qui m'appartenait, lançait le liquide par jets , dès qu'il avait peur. J'ai trouvé des sacs semblables dans les cavia capyhui-a , cohaya , et autres.

(10) J'ai vu dans la marmotte deux glandes anales qui sécrétaient une humeur blanchâtre, de très-mauvaise odeur. J'ai remarqué plusieurs fois que quand cet animal élait tourmenté cl inquiet, il répandait une odeur répugnante , en faisant saillir son anus «u dehors, de manière ù rendreles glandes anales apparentes.

TRAITÉ DE PHYSIOLOGIE

pcr on a vu dans le sarigue de Virginie, où elles ont clé rencontrées aussi parDaubenlon et Vicq d'Azyr. JLcs deux glandes anales conlenaienl un liquide vort-jauuâtre , d'odeur exlrèuienienl désagréable , que l'animal laissait échapper quand on le tourmentait. Le cayopollin possède aussi do ces glandes.

Chez les hyènes, tant màles que femelles, il existe, entre l'anus et la queue , une fente transversale qui mène dans une poche. Celle-ci est entourée d'une membrane musculeuse , qui renferme en même temps quatre grosses glandes disposées en grappe. Les glandes antérieures communiquent avec la poche par deux conduits excréteurs , d'après les recherches deDaubenton, tandis que les postérieures s'y ouvrent par de nombreux orifices. Le liquide contenu dans la poche est gris, unguentacé , et d'une odeur semblable à celle du fromage gâté. Le blaireau a une poche analogue, seulement plus petite, dans laquelle s'ouvrent plusieurs glandulcs lenticulaires, qui, d'après mes observations, y versent une humeur grasse et jaunâtre, dont l'odeur rappelle celle du miel frais. A la queue du renard , à quelques travers de doigt audessus de sa hase, on remarque, ainsi que l'avait déjà vu G. Bartholin , Un endroit où les poils sentent la violette ; là se secrète, dans plusieurs petits follicules, un liquide gras, auquel est due cette odeur. Dans le desman de Russie , qui répand une forte odeur de civette, Pallas a trouvé au commencement de la queue , entre les écailles , deux rangées de quatorze à seize glandes , qui sécrètent une graisse consistante, source de cette odeur.

Quelques mammifères ont des bourses glanduleuses entre l'anus et les parties génitales. Les civettes mâles et femelles présentent , à cette région du corps , une fente conduisant dans une poche ; de celle-ci partent deux sacs , dans lesquels s'ouvrent un grand nombre de follicules, qui sont composés de petites glandules creuses , ainsi que l'ont reconnu Perrault , Th. Bartholin , Morand , Daubenton et autres. La liqueur sécrétée dans cet organe, et qu'on nomme civette, se compose, d'après les recherches de Bontron-Charlard, d'ammoniaque libre, d'une substance grasse (élaïne et stéarine), de mucus , de résine , d'huile volatile , d'une matière colorante jaune et de quelques sels. On doit ranger également ici le sac qui existe au même endroit chez les mouffettes, auquel aboutissent, suivant Mutis , les conduits excréteurs de deux grosses glandes résultant d'un assemblage de nombreux et petits follicules. A l'extérieur , ces glandes sont revêtues d'une membrane musculaire épaisse, en sorle que l'animal a la faculté de darder la liqueur au loin quand on l'irrite : cette liqueur est d'un jaune foncé , et elle exhale une odeur alliacée extrêmement désagréable. Lassaigno l'a trouvée composée d'une huile volatile et grasse d'odeur très-forte, d'une matière colorante , d'un peu de soufre et d'une petite quantité d'hydrosulfate d'ammoniaque.

Chez tons les mammifères , nne matière grasse ou sébacée , répandant la plupart du temps une odeur particulière , est sécrétée à la surface du gland de la verge et du clitoris, sons le prépuce. Cette humeur, dont la préparation a lieu dans do

petits follicules simples . s'épanche aussi cnirp u, lèvres do la vulve , chez les femelles. Mais certain mammifères ont encore de gros follicules , à paroi glanduleuses , qui sécrètent des substances erasgo ou huileuses , et les versent dans cette région di corps, par des conduits excréteurs. Ces folliculei appartiennent exclusivement aux mâles, ou exister dans les deux sexes.

Parmi les follicules qui ne se rencontrent chez les màles , on compte la bourse du nu, donlPallas a donné une description exacte. C'est m grand sac ovalaire, situe sous la peau du venlr< derrière l'ombilic. Sa face inférieure loge, dans m gouttière, l'extrémité antérieure de la verge. Il composé de trois membranes superposées, une il terne, celluleuse , dans laquelle se répandent qn ques faisceaux charnus, une moyenne , parstn d'un grand nombre de vaisseaux sanguins , et i,.,, interne , molle, qui forme beaucoup de plis etd( rides. L'ouverture de la bourse , qui est petite, ar Tondie , et entourée de poils raides , se trouve im médiatement au devant de l'orifice du prépuce Autour d'elle sont situés quelques follicules sébi cés. Chez les animaux adultes, le sac contient on matière brune, très-consistante , sèche et grenue qu'on appelle musc , et qui , d'après les recherche de Blondeau et Guibourt, mais surtout de Geigei est principalement composée d'une substance pai ticulière, volatile, fort odorante, qui paraît êtrenn huile essentielle , et qu'accompagnent de la choie térine , un peu de résine , de la stéarine , et difli rents sels.

Quant aux follicules appartenant aux deux sexei les castors , tant mâles que femelles , portent, aini que Rondelet l'avait déjà vu , quatre gros sacs glai duleux , dont deux sont situés de chaque côté, pi du cloaque, où s'ouvrent les parties génitales l'anus, au-dessous de la couche musculeuse de peau , comme l'ont démontré Perrault , Gotlwald Kulmus, Sarrasin, Mortimer , Daubenlon, et to récemment A.-C. Bonn. Les deux follicules ant rieurs, qui sont plus gros et de forme ovalai s'ouvrent , chacun par un large orifice , dans le p puce , qui enveloppe le gland du mâle et le clito de la femelle , en manière de gaine. Ses paroisse fort épaisses , et composées de trois membrane une celluleuse , une vasculeuse , et une intem épaisse, qui forme beaucoup de plis. Le liquidâ crété dans cette cavité , est consistant , d'un brunâtre foncé , et doué d'une odeur très-forl C'est le castoréum proprement dit , qui , d'aprèsl analyses de Bonn , Bouillon-Lagrange et autre contient de la graisse, une matière analogue àlar sine , et une huile volatile. Cette liqueur par: être versée pendant l'acte de l'accouplement. L follicules postérieurs sont plus petits; ils ont forme de poire, et se composent chacun de trois p tits sacs, qui s'ouvrent , par des orifices fortétroi dans le cloaque, près de l'anus. Ceux-là sont ao formés de trois membranes, et ils contiennent grand nombre de petits grains glanduleux creo qui s'abouchent à la surface de la membrane intern Dans ces follicules , qui ressemblent aux gi^oà anales d'autres animaux, se sécrète une liqncurb leuse , d'un jaune blanchâtre, qui est l'huile de

GÉNÉRALE 1

iiini , eldonl une partie semble s'épancher dans loaque , chaque fois que l'animal se débarrasse :$cs excréments.

.e rat musqué du Canada porte, d'après les obyations de Sarrasin, deux sacs pyriformes, sis sous la peau, au devant du pubis, dont la nabrane interne, qui forme un grand nombre plis et de petits tubes , sécrète une liqueur semble au lait par la couleur et la consistance , mais lée d'une forte odeur de musc. Les deux conduils réteurs se dirigent vers la verge , et se termiit auprès du gland , sous la forme de petites paes. Chez la femelle, ils marchent le long de être , et s'ouvrent eu dedans des lèvres de la ve.

3ans le hamster , le rat , la souris et autres ronirs, il y a, sous le prépuce, deux follicules uduleux , qui sécrètent un fluide gras , blancbà- , et le versent sur le gland par d'étroits conduits fréteurs.

Le lièvre a une glande ovale de chaque côté des ties génitales externes , dans une région dégarde poils. Cette glande est munie d'un oritlce. rrière elle, entre la verge et l'anus, ou entre lus et le vagin , se trouve une fossette, qui con- Qt un liquide jaunâtre , gras et très-fétide , séilé dans la glande.

Quelques antilopes ont de grands follicules onc- :ux au voisinage des mamelles. Perrault a trouvé, ns le mâle et la femelle de l'oryx , deux foUiles situés sous les mamelles, à la région inguile, et garnis de glandes, qui s'ouvrent dans leur érieur par de petits oriûces. Daubenton a reimu , dans la gazelle ,^des follicules semblables, atenant une matière grasse et blanchâtre. La arse de l'opossum est garnie , suivant les obsertions de Tyson et de Vicq-d'Azyr, de petits foUitles sébacés , qui sécrètent une humeur jaunâtre, ant une odeur extrêmement désagréable dans i.at frais, mais voisine de celle du musc après la ssiccalion.

Enfin , les pieds de plusieurs ruminants offrent itroits follicules onctueux, situés sous la peau , dont la face interne est garnie de poils ûns. Les rois de ces follicules renferment un grand nome de petites glandes, qui sécrètent un liquide as et visqueux. Celui-ci s'épanche , par une ou- Tture couverte de poils , entre les doigts , dans la 'au intermédiaire desquels se trouvent encore la upart du temps de petites glandules. Ces organes il été aperçus pour la première fois par Oaubenn , dans les pattes de derrière d'une gazelle. . Camper les a trouvés chez le renne, où la liicur qu'ils contenaient était jaunâtre , huileuse et lide. Smith les a observés dans les membres posrieurs de l'élan : il a remarqué que le liquide séété par eux était oléagineux et très-fétide , et u'il augmentait à l'époque du rut. Livingstone, -F. Meckel etNiemann ont vu aussi ces glandes 1118 la brebis. La liqueur huileuse coule prubableicnt pendant la course, contribue à la conservaon des sabots , et communique aux traces de l'anilal une odeur particulière , qui lui permet de trou- ' r ceux de son espèce.

On peut comparer aux follicules existant dans

la peau des mammifères, la glande située au coccyx des oiseaux , et dont les conduits excréteurs s'ouvrent au sommet de deux petits tubercules. Sa liqueur oléagineuse entretient la souplesse des plumes , et les rend impénétrables à l'humidité. C'est principalement à elle qu'est duo l'odeur particulière qu'exhalent les oiseaux. Outre cette glande , qui est plus volumineuse chez les oiseaux aquatiques que chez les autres, plusieurs de ces animaux, tels que les hérons, les poules d'eau, les plongeons, les guillcmots, les pingouins , ont encore un grand nombre de petits follicules analogues disséminés dans la peau. Une petite poche à parois glanduleuses, qui s'ouvre dans le cloaque, et qui porte le nom de Fabrice d'Aquapendente, paraît être , chez les oiseaux, l'analogue des glandes anales. La liqueur qu'elle sécrète est onctueuse, et répand , chez plusieurs , le héron par exemple , une odeur trèsforte.

Les animaux de la classe des reptiles offrent , en diverses parties de leur corps , des glandes qui sécrètent des liquides gras ou huileux. Les crocodiles de l'ancien et du nouveau monde exhalent à l'air, surtout quand ils sont exposés au soleil, une forte odeur de musc , que les arabes Addamir et Abdallatif avaient déjà observée sur le crocodile du Nil , et qui l'a été également par Pierre Martyr d'Angleria, sur le caïman des îles d'Amérique. Vesling, Perraul , Hasselqnist, Sonnini , Geoftroy et autres , l'ont remarquée aussi sur le crocodile du Nil ; Dampier, Sloane, Plumier , et autres , sur le crocodile à museau effilé; Ximenez, Azara et autres, sur le jacaré ; les Jésuites , sur le crocodile à casque , et Fra Paolino sur le mudela ou gavial. Cette odeur provient d'une matière grasse que deux follicules. glanduleux situés dans la peau , au côté interne de la mâchoire inférieure , versent à l'extérieur par une ouverture. Ces follicules ont été décrits depuis peu par Th. BeU. On en trouve aussi de semblables à l'anus. Les observations du prince Maximilien de Neuw^ied ont établi que l'odeur du jacaré est plus forte à l'époque de l'accouplement qu'en tout autre temps.

Plusieurs sauriens, entre autres les iguanes, ont, au côté interne de la cuisse, une ligne de petits follicules, munis d'ouvertures arrondies , qui sécrètent , surtout à l'époque de l'accouplement , une liqueur grasse , dont l'odeur n'est point désagréable, et ressemble presque à celle du foin sec. Daudin a découvert, dans le tachydrome à quatre raies, deux petites vésicules placées entre l'anus et la partie supérieure de la cuisse.

Les serpents portent à la queue, derrière le cloaque , deux longs sacs utriculaircs et terminés en pointe, qui, couverts par la peau, sont situés entre les muscles. Chacun de ces sacs s'ouvre sur un tubercule placé au bord de la lèvre postérieure du cloaque. Tyson les a observés pour la première fois dans les serpents à sonnettes. Rcdi et Morgagni les ont vus dans la vipère. Je ne les ai pas trouvés chez ces ophidiens seulement, mais encore dans les couleuvres , les boas et pythons , et même dans l'orvet. Il s'y secrète une liqueur grasse , jaunâtre ou verdâtre , d'odeur extrêmement péuétrante et désagréable , qui est surtout abondante au temps

TRAITÉ ne PHYSIOLOGIE

<le l'accouplement , si l'on en juge dn moins parce que c'est alors que l'odeur se fait sentir avec le plus do force. La liqueur des cryptes anales des couleuvresel orvets indigènes a une odeur alliacée, presque semblable à celle de l'assa fetida. Les émanations extrêmement désagréables des serpents avaient déjà été signalées par Martial , Aelien , Aldrovande , Gessner , Caslelli et autres. Kalm a observé également l'odeur en question sur des serpents vivants , qui l'exhalaient surtout avec force lorsqu'ils se trouvaient au soleil et qu'on les irritait. ■Jl sufût souvent , pour indiquer la présence de ces ophidiens, de leur seule odeur, qui fait fuir les chevaux et les bœufs. R. PovaU(l)et Garden (2) ont observé aussi l'odeur fétide et même stupéfiante des crotales; ils lui attribuent le prétendu pouvoir de charmer que ces animaux exercent, dit-on , sur les petits mammifères et oiseaux , opinion contre laquelle Barton a cependant élevé des doutes péremptoires. Plusieurs serpents yenimeux ont encore à la face des fossettes particulières, dont la description a été donnée par P. Russell et Home. On ignore si un liquide y est sécrété.

Les reptiles à peau nue , principalement les crapauds et les salamandres , ont un grand nombre de follicules glanduliformes, qui s'ouvrent à la peau. Des glandes de cette nature, réunies en deux amas, se trouvent à la partie postérieure de la tête. Elles sécrètent abondamment, lorsque l'animal est excité , un liquide qui répand l'odeur de l'ail chez le crapaud brun. La liqueur des salamandres est laiteuse , et j'ai reconnu qu'elle répand une odeur de •jasmin, fortement prononcée surtout pendant l'engourdissement hivernal. L'animal peut la lancera une distance de quelques pouces , ainsi que l'ont observé Wurfbain , Maupertuis et Laureuti.

Enfin plusieurs chéloniens exhalent une odeur musquée , suivant les observations de Daudin. Telles sont principalement les testudo odorata et pensylvanîca. Les sources de cette odeur ne sont point connues. Peut-être provient-elle de follicules qui ont des connexions avec le cloaque, et dont il a été parlé par Galdesi , Perrault et autres.

Beaucoup d'insectes sécrètent des fluides vaporeux ou liquides, la plupart du temps doués d'une forte odeur, et qu'ils versent en diverses circonstances , principalement quand ils sont inquiétés , à la surface de leurs téguments communs , pour se garantir des agressions de leurs ennemis. Parmi les émanations odorantes de ces animaux qui affectent agréablemenU'organe olfactif de l'homme, je citerai l'odeur de rose du callichroma moschatum, et celle du staphylinus suaveolens , qai se rapproche de celle d'une poire à maturité. L'odeur de Voxytalus morsitans ressemble à celle des fleurs du nénuphar ; Voxytalus rugosus exhale

(1) London med. repositorij, janvier 1819. II cite plusieurs cas dans lesquels des hommes même ont été aficctés vivement par les émanation:* des serpents à sonnettes.

(2) Chai-man, Philadolphia Journal, mai 1824. — Lui-môme ayant trouvé nn amas de serpents à sonnettes sous des pierres, fut frappé de stupeur parles émanations extrêmement fi tides de ces animaux, et sut le point de tomber en syncope.

celle du cresson de fontaine; le dytiscut marainn hs , celle de la réglisse; le lygaeus hyoscyami, celU du thym ; la inusca cynipsea , celle du baume L* crabroflavus répand une odeur élhéréc pénélrantT Le trichius eremitaa l'odeur du maroquin , cl quel ques espèces d'andrénes ont celles de l'ail. Heaucou de carabes exhalenluneodeur fort désagréable.se^ blable à celle du beurre rance , qui dépend d'un matière grasse transsudant de leur abdomen, espèces de blaps , de tenebrio , d'omaliuui, blalta , de gyrinus , de cimex , etc. , affectent àusi, noire odorat d'une manière désagréable. Les ./br! mica fuliginosa , fœtens , analis , et autres , répi dent une odeur fétide. Les émanations de Vht robia perla et de la formica fœtida ressemb loul-à-faità celles des excréments humains.

Les organes sécréteurs de liquides odorants, qoi Kirby et Spenee appeUent osmateria, ont été d couverts chez plusieurs insectes. Ils consistent t, des vésicules creuses situées dans l'intérieur dl corps, et dont ces animaux peuvent faire saillir am parti* au dehors , lorsqu'ils en évacuent le contai Le staphylinus brunnipes a dans l'abdomen des seaux rameux , qui sortent de son corps sous forme de vésicules et qui versent un liqn d'odeur aromatique, quand on presse l'animal. 1 cigales sont pourvues , d'après les observations Léon Dufour, de deux organes sécréteurs situés rectum , et qui sont composés d'un grand nombi de petits sacs oblongs. Les meloe exhalent, des gf ments de leur abdomen et de leurs pattes, n liqueur jaune , qui est sécrétée dans des folliculeg On observe la même chose chez \a pimelia collari et la coccinella bipunctata. Plusieurs chenilles e larves ont des organes sécréteurs pareils. La nille du papilio machaon porte sur le dos , à quelqn distance delà tête, un follicule qui fait saillie ei manière de corne, par l'effet de la compression, et laisse échapper une liquide exhalant l'odeur di fenouil. Des saillies analogues s'observent dans le chenilles des papilio apollo et aru;hyses. La laryi de la chrysomela populi est pourvue , sur le dos , de tubercules noirs et creux , d'où suinte, quand on y touche , un liquide blanc , lactescent et iow d'une forte odeur. C'est aussi le cas dans lequel trouvent les larves de quelques mouches à scie, larve d'une espèce de ce genre porte , entre les cinq paires antérieures de pattes , de grands saw dont les extrémités sont percées de trous , comm un arrosoir; lorsqu'on tourmente l'animal, ce sacs font saiUiean dehors , et répandent une odeoi extrêmement désagréable.

Les sécrétions qui se font à la peau des animaux aquatiques sont infiniment moins diversifiées qoe celles qui ont lieu chez les animaux vivants dansi l'air. Elles se bornent presque exclusivement à l'excrétion d'un mucus. La peau des poissons sécrète, en plus ou moins grande abondance, one mucosilé gluante , qui est préparée dans des val»seaux ou canaux particuliers , et que des ouvertures laissent couler sur la peau nue ou sur les éc»il* les. Sténon est le premier qui ait aperçu les V>1H seaux muciparcs dans la tête des raies , des squale* et de l'anguille. Lorcnzini lesdécrivitd'une manière plus exacle , d'après la raie électrique. Dn anonymo

GÉMÉRAIE ET COMPARÉE.

it connaître cenx qui existent dans la tête du clielel descarpes. Perrault a monlréque des cons muqueux, partant d'une glande à la tête, desdeut le long des !ij;iics latérales des poissons, nvoyent de petites branches entre les écailles, ils ont des ouvertures, que Petit a vues aussi z la carpe. Ces conduits muqueux ont été décrits lemeut par Lamorier, Al. Monro, Koelreuter, iner, Forster et autres.

.a peau des mollusques, desannélides , desmées, etc. , sécrète aussi un mucus ^ qui est àcro L les derniers de ces animaux, ousles animaux vertébrés sécrètent de l'urine, ido d'une composition très-complexe et fort lable , qui consiste en eau dans laquelle sont outes plusieurs matières diverses. L'élément icipal de l'urine des mammifères est une subice animale particulière , l'urée , que l'on peut aire de l'urine à l'aide de l'osprit-de-vin, après oir concentré par l'évaporation. Cette substance lallise en prismes à quatre pans et en feuilles flores, d'une transparence parfaite, qui ne fissent ni à la manière des acides, ni à celle des liis. C'est de toutes les matières animales celle contient le plus d'azote. J. Davy , Prévost et nas l'ont rencontrée aussi dans l'urine de Iques espèces de grenouilles. L'urine des mamères carnivores contient en outre un acide partiier, l'acide urique, qui s'y dépose , par le refroi- .ement, sous 1? forme d'une poudre grisâtre, et duit de petits crista^ """nt l'éclat de la perle, acide sort avec les excr&i^ '^•«eaux, sous

'parence d'une matière blanche,^^ - ■ ^

; convertit rapidement en une poudre très-friable. )llaston et Chevreul l'ont trouvé fort abondant tout cbeziesoiseaux quisenourrissentde viande, st expulsé du corps sous la même forme par le ird commun , le caméléon , l'iguane , le crocO' j, le boa et les tortues.

.es sels existants dans l'urine sont fort nomux; ils consistent en chaux, magnésie, ammo» que, potasse et soude, combinées avec les les urique, carbonique, phosphorique , et même lurique et hydrochlorique. Les phosphates se contrent principalement dans l'urine desaniux carnivores. Avec l'urine sortent du corps taines substances colorantes et résineuses, non imitables, qui ont été prises en même temps ) les aliments , et reçues dans la masse du sang , si que différents sels et acides. Parmi ces derrs se range l'acide benzoïque existant dans l'ue des animaux herbivores.

Les organes de la sécrétion urinaire représentent appareil situé dans la cavité abdominale, qui se upose des reins, organes glandulaires, chargés la sécrétion , et de leurs conduits excréteurs , les itères. Beaucoup d'animaux ont en outre un révoir, la vessie, dans lequel l'urine s'accumule, d'où elle sort par un canal appelé urètre. Los lis, qui sont doubles chez les mammifères , les eaux et les reptiles , et presque toujours confon- ' en une seule masse chez les poissons , se trouai appliqués sur la colonne vertébrale , en dehors péritoine. En général, ils sont plus volumineux ez les animaux aquatiques que chez les aériens.

Ces derniers se débarrassent d'un grand nombre de matières excrémentielles par les poumons et la peau. Les oiseaux ont aussi daplus gros reins que les mammifères.

Les reins des mammifères , qui , chez qnelquesuns, ont la forme de grappes , ou résultent de plusieurs masses , sont composés de deux substances ayant une couleur et une texture différentes. La substance extérieure, qu'on nomme corticale, est rouge et plus molle : de très-grosses artères provenant de l'aorte s'y ramifient à un point extrême , et elle contient, en outre, de petits canaux Irésflexucux, appelés conduits urinaires. Ces canaux forment des plexus en s'entortillant avec les ramuscules sanguins, et reçoivent l'urine. La substance interne, qu'on nomme tubuleuse ou mamelonnée ^ représente des masses coniques, en nombre variable , dont la base est tournée en dehors et couverte par la substance corticale. Les sommets des cônes, qui regardent en dedans, forment des espèces de mamelons saillants et percés, comme des cribles , d'un grand nombre de trous. Les conduits urinaires flexueux de la substance corticale se prolongent dans la substance mamelonnée , et y prennent de suite une direction droite. En continuant leur marche , ils se réunissent à angle aigu pour produire des tubes d'un plus grand calibre, et s'ouvrent à la surface des mamelons. Ces derniers sont entourés par les calices des reins , espèces de sacs destinés à recevoir l'urine. Tous les calices se réunissent pour former le bassinet en entonnoir des reins, qui se continue avec l'uretère.

Les reins des oiseaux , des reptiles et des pois- -^nt formés que d'une seule substance , analogue a la corticale de mammifères, sans mamelons ni calices , comme l'ont déjà démontré Ferrein et Galvani. Les couduils urinaires flexueux se réunissent en rameaux et branches , et donnent ainsi naissance à l'uretère. Suivant Jacobson , l'urine do ces animaux provient principalement du sang des troncs veineux de la moitié postérieure du corps , qui se ramiGent dans les reins à la manière de la veine porte ; mais cette assertion n'est nullement prouvée.

Chez tous les mammifères , les uretères versent l'urine dans la vessie , réservoir placé dans la cavité abdominale , qui se compose d'une membrane muqueuse , d'une autre celluleuse ou vasculeuse, et d'une troisième , musculcuse , fort épaisse. Cette dernière , en se contractant , chasse le liquide au dehors , par l'urètre. Chez les oiseaux , au contraire, les uretères s'ouvrent dans le cloaque, et y mêlent l'urine avec les excréments. Cependant, chez l'autruche et le casoar , le cloaque qui reçoit l'urine est séparé du rectum par une valvule circulaire , déjà indiquée par Perrault , et dont Geoffroy Saint-Hilaire a depuis peu donné la description détaillée. Les uretères s'abouchent également dans le cloaque chez les reptiles. Néanmoins, beaucoup de ces animaux ont une vessie , située à la face inférieure du cloaque , et communiquantavec lui par un large oriûce, dans laquelle l'urine s'accumule. Cette vessie existe chez les grenouilles, les crapauds, les salamandres, le prêtée et les tortnes , de même que, parmi les

Tn.VITÉ DE PHYSIOLOGIE

sauriens, chez les iguanes, les caméléons, les tlragons , plusieurs agaœes et geckos , le lézard commun, et, parmi les ophidiens, chez les orvets el les araphisbénes. Au contraire, elle manque aux crocodiles, à plusieurs sauriens et à la plupart des ophidiens. Townson a prétendu que celte poche u'était point uoe vessie urinaire , mais un réservoir pour l'eau qui s'introduit par le cloaque ou la peau ; mais ce qui réfute cette opinion , c'est que Lassaigne et Boissel , ont découvert de l'acide urique dans le liquide que contenait la vessie d'une tortue des Indes , et que Yauquelin a trouvé un véritable calcul urinaire dans celte vessie.

Chez les poissons , les uretères s'abouchent dans un canal situé derrière l'anus, où s'ouvrent aussi les conduits du sperme el les oviductes. Chez quelques-uns de ces animaux , la raie pécheresse , le lièvre de mer ( cyclopterus ) , les gades , les carpes , les brochets , les saumons , etc., les deux uretères forment par leur réunion une dilatation qui ressemble à une vessie.

Il y a, chez les insectes et les mollusques, excrétion d'un liquide analogue à l'urine. Brugnalelli a trouvé , daus les excrémeuts du papillon du mûrier , peu de lemps après sa sortie de la chrysalide , de l'urale d'ammoniaque , des carbonate et phosphate de chaux , et du phosphate de magnésie, lïerold el Rengger regardaient, comme étant les sources de ce liquide, les conduits qui sont en connexion avec le canal intestinal, el auxquels la plupart des zoolomistes attribuent la sécrétion delà bile. En effet, Wurzer a remarqué de l'urale d'ammoniaque dans le liquide de ces vaisseaux. Il est vraisemblable qu'ainsi que l'a fait voir J.-F. Meckcl , ces derniers président à la préparation des deux liqueurs excrémentielles, l'urine ella bile.

Jacobson a reconnu de l'acide urique dans le liquide de la bourse ou de la glande calcaire des limaçons , que Swammerdam , Poli et autres regardaient comme l'organe destiné à la formation des matériaux terreux de la coquille. Ce liquide abonde surtout dans la bourse pendant le sommeil d'hiver des animaux. G.-R. Treviranus a également trouvé de l'acide urique dans la bourse calcaire des limaçons et des moules. Blainville présume que la bourse à encre des sèches et les organes préparateurs de la pourpre sont également des organes qui sécrètent de l'urine.

Plusieurs mollusques sécrètent des liqueurs colorées , qui paraissent avoir de l'affinité avec l'urine. Telles sont l'encre des sèches el la pourpre de quelques gastéropodes. La première est une humeur noire , ou d'un brun foncé, divisible à l'infini dans l'eau ,qui , d'après Kemp, se coagule par l'ébullition , ainsi que par l'action des acides minéraux, de l'alcool, de l'éthcr et delà teinture de noix de galle. Proutel L. Gmelin y ont trouvé une matière colorante riche en carbone, une autre substance animale , voisine du mucus , quelques sels calcaires et autres , et presque toujours un peu de fer. Suivant les observations de Swammerdam , Laraorier , Cuvier et autres, cette liqueur est préparée dans une bourse appliquée contre le foie, dont l'intérieur forme beaucoup de plis , el dont les parois renferment des grains glanduleux qui

sont parcourus par un grand nombre des vaisseaux sanguins. Le canal excréteur de celte poche s'ouvre dans l'anus. Au moyen des contractions de ses tégumenls rausculeux, l'animal peut lancer à volonié son encre par le même tube qui livre passage am excréments. Comme cette humeur trouble promplement l'eau tout autour du céphalopode , ce parati être un moyen destiné , ainsi que Plularque l'a détt dit(l) , à garantir ce dernier des poursuites deiea ennemis. Meckel a constaté l'existence , chez doris f d'un organe glanduleux semblable, i le conduit excréteur s'ouvre dans le rectum.

La pourpre, sur laquelle Fabius Columna, Cole Normann, Réaumur, Duhamel, Vring, Pejssonei Stroem , Olivi , Bossi, Cortinovis et autres, fait des recherches, est sécrétée , chez plusie espèces des genres murex ( m. brandaris , t lus), buccinum (b. echinophorum , lapiUus) , thina, aplisia, dans une cavité glanduleuse si sous le manteau, au voisinage du rectum el d sécréteur de l'urine ou de la bourse calcaire, laquelle elle a probablement des connexions médiates. Le liquide, qui n'a point encore été mis à une analyse exacte , prend , d'après Lesson une teinte verte quand on y verse des alcalis. Il divise à l'infini dans l'eau, comme l'encre des ches, et met vraisemblablement les animaux le possèdent à l'abri des agressions de leurs nemls.

Parmi les sécrétions des insectes , il est en une humeur qui mérited'élre citée; c'est cellea laquelle ces animaux lissent des toiles et des seaux. Les chenilles des papillons crépusculairese nocturnes , celles aussi de plusieurs papillons nés, se préparent une enveloppe dans laquelleell se changent en chrysalides. La matière de ces ques est sécrétée, sous la forme d'un liquide queux, dans deux très-longs tubes flexueux, sit le long du canal inleslinal , qu'on appelle les va seaux soyeux, el qui ont été examinés par Malp' dans le ver à soie , par Lyonnet dans la chenille laquelle le bois du saule est rongé. La liqueur , se dessèche en fils à l'air , est composée , dans ver à soie , d'après les recherches de Board , d'à matière voisine de la gélatine , d'un peu de d'une petite quantité d'huile. Les larves des ph ganes, qui se tiennent dans l'eau entourées d' fourreau formé de petites pierres, ferment l'ouver lure de ce tube avec des fils soyeux , qu'elles séi lent par l'anus. Dans la larve du fourmilion,! matière soyeuse se rencontre dans le rectum , d'' près Ramdohr. Chez les araignées, le suc colUn avec lequel elles préparent leurs toiles, si dive ment configurées, sort par quatre tubercules si à la partie postérieure du corps. De chaque to cule ou filière part un canal , qui se divise en très-grand nombre de tubes extrêmement délié» ainsi quele démontrent les recherchesde LeeaiW> hoek , Réaumur, Degeer, et G.-R. Treviranus. Soi vaut les observations de Halle, Kirby et Spenctf Teed el Murray , les araignées peuvent lancer 1

(I) Il dit que comme les dipux d'Homère cacli«icnl l« favoris dans des nuages, pour le» dérober à ceux qi"' 'c* laquaient, la sèche iieut faire de môme avec sa liqueur.

aide, sous forme de fil , vers des corps éloignés, qui leur permet de construire des espèces de its , à l'aide desquels elles passent d'un lieu dans autre.

Vu nombre des produits sécrétoires particuliers L insectes se range encore la cire avec laquelle abeilles fabriquent les cellules destinées à leur igéniture. Il résulte des observations de Hornitel , Thorley, J. Hunter , F. Huber et G.-R. Treanus , que celle substance est sécrétée dans de lies cavités membraneuses situées à la partie ineure de l'abdomen, au-dessous des écailles, s la forme de plaques blanches très-minces, < l'animal élabore ensuite en y mêlant sa salive, 'armi les mollusques , les espèces des genres tilus , pinna et autres, préparent, ainsi que ucoup d'insectes, une matière soyeuse. Celle lière est sécrétée dans une glande que Guvier écouverte , et qui est située sous la base du d ; les mouvements de ce dernier font sortir le jide et l'attachent aux rochers.

Inûn nous allons dire encore quelques mots diverses liqueurs excrétoires venimeuses, mi les mammifères, on ne connaît qu'un seul mal qui soit armé d'un organe sécrétoire pour liquide 'venimeux. C'est l'ornilhorhynque. Les les ont aux pattes de derrière un éperon corné ni d'une petite ouverture par laquelle ils peuit faire sortir une liqueur qui agit à la manière poisons (1). Cette ouverture nîène, d'après les herches de Blainville , Rudolphi et J.-F. Mec- , dans nn petit canal qui parcourt l'éperon , et iduit lui-même à une petite vessie, avec laquelle amunique une grosse glande située à la sse (l) , qui sécrète le venin. La femelle n'a une petite fossette , dans laquelle se trouve un timent d'éperon. L'échidué a aussi unéperou, )roblablement une glande analogue^ )n ne connaît aucun exemple, chez les oiseaux, rgane préparateur d'un venin. Jn grand nombre de reptiles sécrètent du \e- . Les glandes qui remplissent cet ofGce chez serpents , et dont les conduits excréteurs s'ouut dans des dents pointues , recourbées en crot, peuvent être comptées au nombre des glandes ivaires , à l'occasion desquelles il en a déjà été lé. Les crapauds sécrètent dans des follicules

1) En mars 1817, il fut lu à la société linnéennc de idre», une lettre de Jean Jame8on,de Macleay, qui tenait les premières notices sur l'éperon venimeux de nithorhjnque. Jameson blessa un de ces animaux d'un le coup de fusil ; un homme qui l'accompagnait s'en •ara , et fut blessé au bras par l'éperon } le membre enfla le-champ, et l'on vit survenir tous les phénonfvnes qui lieu quand des hommes ont été mordus par des ser-

'« : néanmoins les accidents cédèrent à l'emploi externe ' huile et à l'usage interne de l'ammoniaque. Le blessé luva long-temps des douleurs dans le bras, et ce fut '«-ment au bout d'un mois qu'il recouvra l'usage de son "bre. Hill {Linnean Trans., 1822 , t. XIII , p. 2) a une goutte d'un liquide ténu suinter par l'orifice de l'é- ; il fait remarquer qu'on ne connaît point de cas s lequel le venin ait exercé une action mortelle sur des "mes.

2) Cette glande paraît avoir été découverte presque en np temps par Meckel , Rudolphi , GlilFt et Knox.

glandulaires do la peau une liqueur âcre qu'ils lancent pour se défendre, lorsqu'ils sont poursuivis par quelque ennemi. Plusieurs de ces glandes sont réunies en deux amas à la partie postérieure de la tête, et d'autres sont disséminées sur le dos. D'après les recherches de Pelletier (l)elJ. Davy(2), le liquide est jaunâtre , huileux , et d'une saveur fortamère. Il agit comme substance âcre et corrosive sur les portions délicates de la peau , et y excite de la douleur (3). Un liquide analogue parait être sécrété par les glandules cutanées des geckos.

Les scorpions, les araignées et beaucoup d'insectes engeudrent des liqueurs agissant comme venin. Presque toujours la natureamis les organes préparateurs de ces liquides en connexion avec des armes , comme on le voit dans les scorpions, les apiaires , les fourmis , etc. L'organe venimeux des scorpions se trouve dans le renflement du dernier anneau de la queue, qui se termine par un aiguillon pointu elrecourbé. Âu-dessus de la pointe on aperçoit, de chaque côté, une ouverture eu forme de fente, par laquelle s'écoule le venin, ainsi que l'ont démontré Redi, Leeuwenhoek, Maupertuis, Mead et J. Mueller. Le venin lui -même est sécrété, d'après les recherches de J.-F. Meckel, Treviranus et Mueller, dans deux glandes enveloppées d'une membrane musculeuse. Chacune de ces glandes contient une petite vésicule, d'où part un conduit excréteur très-délié, qui pénètre dans l'aiguillon. Parmi les abeilles, les femelles et les travailleuses sont pourvues d'armes venimeuses, qui ont été décrites par Hooke, Swammerdam, et tout récemment Kunzmann. L'aiguillon, qui est situé à la face supérieure du rectum , et garni de petits crochets dirigés en devant , se trouve renfermé dans une gaîue cornée. Il est composé de deux portions can nelées qui s'unissent dans le sens de leur longueur , produisent ainsi un canal, et se terminent par une pointe acérée. Deux paires de muscles insérés à la gaîne opèrent la sortie et la rentrée du dard. Le venin est contenu dans une petite poche, probablement pourvue d'une membrane musculeuse, et il est sécrété dans deux canaux longs et étroits. Un conduit excréteur le mène de la vésicule dans la gaîne d'où il estversédans le tube du dard. C'est un liquide clairet limpide, qui, suivant Fontana, a beaucoup d'analogie avec le venin des serpents.

Les fourmis portent dans leur abdomen une poche à venin , dans laquelle se sécrète un acido qui leur est particulier. Elles blessent avec leurs, mâchoires , et dardent le venin de la bourse dans la plaie , en se redressant sur leurs pattes de derrière. D'après les observations deGould, elles ren.-

(1) Joiirn. de méd., t. XL, p. 75.— -Xe venin des crapauds rougit la teinture du tournesol , et forme une émulsion avec l'eau. Il contient un acide en partie combiné,, ainsi qu'une matière grasse fort amère.

(2) Phil. Trans. 182() , P. H, p, 127. Davy a trouvé que le venin n'était ni acide ni alcalin, et qu'il se dissolvait dans l'eau.

(3) C'est ce que j'ai eu occasion d'observer avec le liquide de la rana homhina, qui, porté sur la conjonctive, occasiona des douleurs vives cl de l'inilummation.

TRAITÉ DB rnYSlOLOCIE

vorsonl quelquefois en dehors le réservoir de celle liqueur. Dans les espèces du genre myrmica , la poche du venin est en rapport avec un véritable dard.

Les carabes dardent , ainsi que l'avait déjà remarqué Degeer , une liqueur acre , qui est sécrétée dans des vaisseaux situés le long du rectum. Les brachinus crepitans et di.ïpio50/', qui sont si remarquables, de même que le harpalus bras/eus , font sortir avec bruit une vapeur bleuâtre par l'extré- Biilé de leur abdomen , quand on les irrite. Léon Dufour a remarqué que celte vapeur répandait , dans les deux premières espèces , une odeur piquante , ayant une analogie frappante avec celle de l'eau-forle. Elle est caustique , rougit le papier blanc , et cause des cuissons à la peau.

Plusieurs chenilles sécrètent des liqueurs acres dans des poches qui sont situées sous la peau , et Itjs lancent contre ceux qui les poursuivent. C'est ce qui arrive, suivant les observations de Rœsel(i à la chenille du grand paon, et, d'après Uegeer, à plusieurs autres.

Uegeer et Latreille ont observé que les espèces de iules répandent une odeur fort désagréable. Savi a reconnu que , quand ils se roulent ou qu'on les touche, il suinte de leur corps un liquide d'une odeur acre , d'un jaune i,ougcàlre , caustique , soluble dans l'eau et l'alcool , qui réagit à la manière des acides , et imprime à la peau une couleur rouge durable , comme font le nitrate de mercure et le chlorure d'or. Les sources de cette humeur sont des vésicules , dont il existe une de chaque côté à chaque anneau , et qui s'ouvrent à l'extérieur par uu point semblable à uu stigmate.

Dans beaucoup d'insectes, tels que les tipules, les oestres, les punaises, surtout le rhynchoprionpersi- - cum et autres, la salivea des qualités acres ou même "venimeuses. Lesscolopendresontdans leursmàchoires un organe sécréteur, d'où s'écoule par une petite fente un liquide venimeux, d'après les observations de Leeuwenhoek et de Mead. La même chose a lieu dans les araignées et les tarentules.

Parmi les mollusques , les aplysies sécrètent un suc caustique , au moyen d'une glande dont le canal excréteur s'ouvre auprès de l'orifice de l'oviducte.

CARACTÈBES DB LA SÉCnÉTION.

Il résulte des faits rapportés précédemment que la sécrétion de liquides est un phénomène vital -appartenant à tous les corps organisés , végétaux comme animaux , qui se rattache immédiatement aux actes de la nutrition et de la génération , et qui par cela même est également nécessaire à la conservation ùes individus et au maintien des espèces. Les animaux sécrètent des liquides plus variés , eu plus grande quantité, et d'uue manière plus continue que les végétaux , et cela à un degré d'autant plus marqué que leurorganisation est plus complexe , que les manifestations de la vie offrent chez eux plus de diversité et d'intensité. Cette parti»

(1) Insektenbelustigungen , t. IV, p. 162. Quand on touche aux épines dont elle» sont couTcrlos, elles dardent un liquide clairet Acre , par de petits trous de la peau.

cularilé lient sans doule à ce qnMls ne sont b» bornés, comme les végétaux, aux actes de forma' lion , de développement et d'accroissement à c que la composidon de tous leurs organes et tissu* varie continuellement , par le (ait même des manî festalions d'aclivité , à ce qu'une portion du maié! riel de leur organisme se déforme, se décompose* et se reforme de nouveau. Les matériaux déformé» et changés que l'absorption enlève aux organes passent dans le système vasculaire sanguin, d'i ' ils sont éliiniués sous diverses formes et par (] organes nombreux. D'un autre côté , les alimei. qui servent à réparer les pertes, et qui arrivent grande quantilé dans l'appareil digestif , sontli liés et assimilés au sang par plusieurs liqueurt'té^ crélées d'espèces différentes. Chez les végé au contraire, la sécrétion paraît élre bornée préparation du suc formateur, au moyen de l'él nation de certains matériaux , et à la production de liquides générateurs , sans qu'il s'évacue de matières excrétoires tirant leur source d'un changement de matériaux appartenant aux organes une fois formés. Dans ces êtres , les actes de la sécrétioo, comme ceux de l'absorption , de la respiralion el de l'accroissement , sont plus sous la dépendai des influences extérieures , de la lumière, de{ chaleur, de l'air , et des vicissitudes journalière annuelles , tandis que, chez les animaux, ilgi pendent davantage de stimulations internes qui produisent d'une manière automatique danslesys-f tème nerveux.

Les sécrétions, en leur qualité d'opérations par-ii ticulières aux corps organiques , n'admettent aucune explication basée sur les principes de la mécanique et de la chimie , ainsi que l'ont sviùsamment prouvé les théories imaginées par les i les ialromathémalique el ialrochimique. Ce souL des actes de la vie , qu'on ne peut considérer quel comme des effets de forces organiques. Quelques! physiologistes ont admis une force spéciale, patj laquelle ils font accomplir les sécrétions, il n'esl pas besoin de cette hypothèse. Les sécrétions , quand elles ne consistent pas en une simple éva ration de liquides , cas cependant où elles dépendeal encore de l'activité vitale des conduits daiislesqo sont contenus les liquides, doivent, suivant l'excel lente remarque de G.-R. Treviranus , être regardées comme des effets de la même force quip duit les corps organisés et les maintient en poss< sion de leurs propriétés, c'est-à-dire de la forceii formation , sous l'empire de laquelle sont toutes l conditions de composition qui accompagnent la tu Les actes par lesquels les parties solides sont f<i mées et, nourries , el les sécrétions de liquides sont, quant à l'essence, des effets de même espèce Dans la nutrition el la sécrétion , les organes e* cent une attraction sur les matériaux du suc ni ricier qui leur arrive , el qu'ils changent d'une nière particulière d'après leurs propriétés viUl' La seule différence qui existe entre ces deux ton* tions , c'est que , dans l'une , les matériaux ' question deviennent partie intégrante de la for»' organique, tandis que , dans l'autre , ils sont con' verlis en combinaisons organiques spéciales , et e' minés des organes. Cependant un liquide sécrew

GÉNÉRALE ET COMPARÉE

natière génératrice femelle , peut , en certaines onstances , admettre «ne forme organique so- , de manière qu'à son égard cette différence ne n'a point lieu.

.es actes de la sécrétion tendent , comme ceux la formation et de la nutrition, à la conserva- 1 de l'individu et au maintien de l'espèce. De ne que l'activité formative se manifeste d'une lière spéciale dans chaque espèce de corps orisé, au moment de la production d'individus veaux, et de même que chaque organe se atienl par la nutrition dans son organisation )re et dans ses propriétés vitales , de même i les sécrétions ont leur caractère particulier i chaque espèce de corps vivants , et chaque ine sécréteur prépare un liquide distinct, d'ai la différence qui existe dans sa structure et mode de vie. Chaque organe sécréteur est mis activité par des stimulations particulières, qui lient en partie à la nature du suc nutritif, et varient suivant la qualité des aliments. Les stiations externes qui agissent sur les organes éteurs, ont aussi le pouvoir de modifier les étions. Enfin diverses circonstances qui chant le mode d'action de ces organes, dans l'état de é et de maladie, déterminent des changements s les qualités de leurs produits. Je reviendrai . amplement sur ces assertions en traitant de îcrétion chez l'homme , et je rapporterai alors faits nécessaires pour les appuyer.

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