IV. Mouvements de turgescence
ulre les mouvements opérés par le resserrel de parties contractiles , il y en a d'autres endans lesquels les humeurs paraissent jouer un important. Ce sont ceux de turgescence. Ils istent, d'après les observations de Hebenstreit ! G.-R. Treviranus, en une expansion et une noescence de parties molles, accompagnées d'nn oissement de l'afflux du sang , à l'occasion citations qui agissent sur les parties. Il n'y a - ainsi dire pas de partie animale pourvue de >eaux , qui ne soit susceptible' de se gonfler id on vient à la stimuler. Les mouvements de escence sont plus que partout ailleurs pronon- Jans les organes génitaux , mâles et femelles, ; surtout de la copulation, la verge, les clitoris vagin, pendant les désirs vénériens. Cependant arlies génitales internes, les testicules, les oyailes oviducteset la matrice, entrent aussi en turence. Les vaisseaux sont toujours gorgés de sang .ant l'expansion. Les mamelons se redressent id on y touche ou qu'on les frotte. Chez les lUX gallinacés et quelques autres , on voit les ;s, les caroncules et les fanons se gonfler lorsles animaux s'accouplent ou qu'ils entrent en re. Les papilles de la langue sont égalet susceptibles d'un certain degré de turgese.
3 peau et les membranes internes , séreuses , ueuseset synoviales, se gonflent aussi quand îs irrite, et une plus grande quantité de sang inche alors dans leurs réseaux vasculaires. Si frotte la peau , ou qu'on y applique une subce irritante , le sang afflue vers elle en abon- :e, et elle devient rouge, tuméfiée , tendue. La eur et le froid, surtout quand la transition de à l'autre se fait d'une manière rapide , déter- 3nt toujours un changement dans l'affluence ang. Il se porte aussi davantage do sang aux ibranes muqueuses irritées. Ce phénomène lien sensible dans la membrane muqueuse du alimentaire , qui rougit et se tuméfie après citation que produisent en elle les aliments ins. 8i l'on met une membrane séreuse ou syno-
viale à découvert, et qu'on l'expose à l'air, ou qu'on l'irrited'unemanièresoilmécanique, soit chimique, une plus grande quantité de sang se précipite dans ses réseaux vasculaires ; elle rougit fortement et se gonfle. On observe des phénomènes semblables dans les glandes qui viennent à être stimulées. Les muscles , les nerfs et les autres parties pourvues de nerfs se tuméfient de même , par suite de l'abord d'une plus grande quantité de sang dans leurs vaisseaux , quand on les met à uu et qu'on les irrite.
Toutes les parties qui , dans les circonstances ordinaires , sont susceptibles de turgescence manifeste, comme la verge, le clitoris, les parties génitales internes, les mamelons , etc. , ont cela de commun, qu'il entre dans leur texture des vaisseaux sanguins nombreux , entrelacés en manière de réseau, et au milieu desquels marchent des nerfs considérables. Rien ne justifie l'admission d'un tissu érectile spécial. Une stimulation partant des nerfs paraît être toujours la cause déterminante de l'intumescence. Ce sont tantôt des excitations externes, des attouchements, des frottements, de la chaleur, tantôt des excitations internes , des idées voluptueuses, ou des émotions morales, la colère , la honte , qui produisent cephé' nomène. Aucun mouvement de ce genre n'est provoqué par la volonté, comme l'estla contraction d'un muscle soumis à l'empire de cette dernière. Lorsqu'un organe susceptible d'entrer en turgescence vient à être stimulé par une des influences dont j'ai fait l'énumératiou, une plus grande quantité de sang arrive dans ses vaisseaux ; il s'étend , se gonfle, et entre dans un état de redressement et de tension. Peu à peu la turgescence disparait , le sang s'écoule la partie s'affaisse, se flétrit et reprend ses dimensions précédentes.
Les physiologistes sont partagés d'opinion sur la cause des phénomènes de la turgescence. Cependant ils s'accordent à penser qu'elle ne peut point être un effet de l'impulsion donnée au sang par la contraction du cœur, attendu que cet organe ne fait que pousser la totalité du sang à toutes les parlies , d'une manière uniforme , avec plus ou moins de rapidité , avec plus ou moins de force , mais ne saurait le faire affluer en plus grande abondance vers telle ou telle partie que vers les autres. Quelques physiologistes font dériver la turgescence d'un redoublement de mouvement et de contraction dans les vaisseaux , par suite d'excitations portant sur les organes , ce qui fait qu'il arrive davantage de sang à ceux-ci. Telle n'en peut point être la cause , puisqu'une contraction plus énergique de$ vaisseaux , qui aurait pour résultat de les rétrécir » devrait bien plutôt mettre obstacle à l'affluence du sang. D'autres attribuent aux vaisseaux la propriété de se distendre à l'occasion des excitations nerveu-. ses, de telle sorte que le sang s'y épanche en plus grande quantité. A une semblable hypothèse on peut objecter qu'on n'a point observé cette expansion active des vaisseaux, et qu'il n'existe d'aillcura pas de phénomènes qui autorisent à penser que les parois contractiles des espaces s'étendent à l'occasion d'une excitation , puisque , bien loin de là, nous voyons précisément le contraire avoir lieu partout.
TRAITÉ DE PHYSIOLOGIE
Il c$t donc vraisemblable que les excitations qui agissent par l'intermédiaire des nerfs exercent, sur lo mouvement du sang lui-même, une inllucnce qui le détermine à se mouvoir vers .les parties, ou que les excitations nerveuses produisent, dans les vaisseaux dos organes stimiilds-, un étal quia pour suilo raccroissement de l'attraction vitale que ceux-ci
exercent sur le sang.