‹ Nouveaux éléments de physiologie humaine (volume 2)Chapitre 129 sur 329 · AzH2.CO.O.AzH2-i-H2=AzH2.CO. AzH2 H · texte numérisé non relu

AzH2.CO.O.AzH2-i-H2=AzH2.CO. AzH2 H

D'après Hofmeister, les réactions employées par Dreschel seraient insuffisantes pour caractériser l'acide carbamique et son hypothèse ne s'appuierait sur aucune base positive. Cependant un fait qui vient à l'appui de l'hypothèse de Drechsel, c'est qu'il se forme une petite quantité d'urée dans l'électrolyse d'une solution de carbamate d'ammoniaque en faisant changer fréquemment les courants de sens.

Enfin, d'après une troisième hypothèse, qui se confond sur certains points avec les précédentes, l'urée se formerait aux dépens des combinaisons ammoniacales, hypothèse qui théoriquement n'a rien de contraire aux faits chimiques, puisque d'une part l'ammoniaque se produit dans la décomposition des substances albuminoïdes et que sa présence a été constatée dans le sang et dans diverses excrétions, et que d'autre part le carbonate d'ammoniaque peut se transformer en urée en perdant de l'eau. Un certain nombre de recherches dans ce sens ont été entreprises dans ces derniers temps, V, Kniriem a vu qu'après l'ingeslion de chlorhydrate d'ammoniaque, la plus grande quantité de l'azote de cette substance se retrouve à l'élat d'urée dans l'urine, el il en est de même avec le nitrate d'ammoniaque. Salkowski, en répétant les expériences de V. Kniriem, est arrivé aux mômes résultats chez le lapin; mais chez le chien il n'en était plus de même; chez lui, en effet, il n'y avait pas transformation du chlorhydrate d'ammoniaque en urée. Ce fait, qui avait donné lieu à Voit et Feder de nier les résultats constatés par V, Kniriem et Salkowski, a été expliqué par Schmiedeberg et ses élèves, par la façon différente dont les organismes dn chien et du lapin se comportent vis-à-vis des acides. Schmiedeberg et Walter ont montré en effet que, chez le chien, l'ingeslion d'acide chlorhv-

AzH2

CO

OH

Ac. carbamique.

driqiie augmente notablement l'élimination de l'ammoniaque par l'urine ; celte ammoniaque nécessaire à l'élimination de l'acide chlorhydrique, celui-ci laprendà l'organisme ; mais si, au lieu d'être ingéré à l'état de liberté, il est ingéré à l'état de chlorhydrate d'ammoniaque, il n'y a pas formation d'urée, parce que cette ammoniaque est retenue par l'acide chlorhydrique (|ui, au lieu d'emprunter l'ammoniaque h l'organisme même, emploie celle de la substance ingérée. Cela est si vrai que si, au lieu de chlorhydrate, on donne au chien du car])onate d'ammoniaque, une partie de ce carbonate se retrouve dansl'urine à l'état d'urée. Du reste si, à l'exemple de I. Munk, on place l'organisme d'un chien dans les mêmes conditions que celui d'un lapin en rendant son urine alcaline par une alimentation végétale, le chlorhydrate d'ammoniaque ne reparait que partiellement dans l'urine; une moitié au moins du sel ingéré se retrouve à l'état d'urée. Si chez le lapin l'acide chlorhydrique ingéré n'a pas besoin d'ammoniaque pour son élimination, c'est qu'il trouve des bases fixes avec lesquelles il entre en combinaison. Voir aussi plus loin les expériences de Schroder (p. 272).

D'après les faits précédents, il paraît difficile de mettre en doute l'augmentation de production d'urée par l'ingestion de sels ammoniacaux. Mais à quoi est due cette •augmentation? Feder croit qu'elle est due simplement à ce que la désassimilation de l'albumine est activée après l'ingestion de chlorhydrate d'ammoniaque comme après l'ingestion de sel marin. Mais les recherches de Salkoswski et d'autres physiologistes prouvent qu'il n'en est pas ainsi et que l'azote du chlorhydrate d'ammoniaque introduit dans l'organisme passe en grande partie à l'état d'urée. Comment se fait cette transformation? D'après Salkowski, qui là encore admet la production cyanique de l'urée, l'ammoniaque introduite trouve dans le corps de l'acide cyanique et donne avec lui de l'urée. Seulement, tandis que, dans les conditions normales de production de l'urée, 2 molécules d'acide cyanique donnent, en prenant de l'eau, 1 molécule d'urée et de l'acide carbonique,

CO.AzH 4- CO.AzII -f- H20 CO<^^j^, = CO^

après l'ingestion d'ammoniaque, les 2 molécules d'acide cyanique donnent 2 molécules d'urée :

2C0.AzH -f 2AzIP = ^^^<AzU^

Cependant on pourrait aussi admettre comme possible un autre mode de production de l'urée, c'est la transformation du carbonate d'ammoniaque en urée avec perte d'un équivalent d'eau. Cependant, d'après Salkowski, ce second mode de production de l'urée est peu probable et les faits seraient plutôt en faveur de son hypothèse. Je rappellerai à ce sujet l'expérience de Mixter qui a obtenu un peu d'urée en faisant passer dans un tube de verre chauffé au rouge de l'acide carbonique et de l'ammoniaque.

On voit par cet exposé que l'urée est incontestablement le principal produit de désassimilation des substances albumino'ides, mais que nous ne savons pas encore d'une façon certaine quels sont les corps intermédiaires (acide urique, amidesacides, acide carbamique, acide cyanique, ammoniaque) qui lui donnent directement naissance, mais ce qui parait certain, c'est que dans sa formation il intervient à la fois des processus d'oxydation et des processus de synthèse.

Lieu de formation de l'urée. — Une autre question se présente maintenant qui se relie étroitement à celle de l'origine de l'urée. Où se forme-

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t-elle? Dans quels tissus, dans quels organes? Il est évident, a priori, que tous les tissus azotés subissent sur une plus ou moins grande échelle, suivant leur activité vitale, une désassimilation, qui, directement ou indirectement, aboutit finalement à la production d'urée. Mais cette urée se forme-t-elle sur place, dans chaque tissu, dans chaque organe, pour être au fur et à mesure entraînée par le sang et éliminée par le rein ? ou bien les produits de désassimilation des tissus azotés varient-ils suivant les tissus et les organes et la production d'urée se fait-elle dans un seul ou dans plusieurs organes déterminés, soit directement aux dépens des albuminoïdes de ces organes, soit indirectement aux dépens de produits de désassimilation intermédiaires formés soit dans ces organes mêmes, soit ailleurs? Autant de questions auxquelles il est à peu près impossible de donner une réponse précise. Cependant, il paraît peu probable que l'urée se forme indistinctement dans tous les tissus et dans tous les organes, car si sa présence a été constatée partout dans les cas d'urémie, à l'état normal elle paraît manquer dans certains organes, par exemple dans les muscles. 11 semble donc, et c'est là ce qu'admettent aujourd'hui la plupart des physiologistes, que l'urée se produise, sinon exclusivement, du moins en plus grande quantité dans certains organes de préférence à d'autres, et en particulier dans le foie et la rate. Je vais examiner à ce point de vue les principaux organes.

Reins. — Ou a longtemps discuté la question de savoir si l'urée était formée dans le rein ; mais il est démontré aujourd'hui que l'urée ou au moins la plus grande partie de l'urée ne se forme pas dans le rein; le sang de la veine rénale contient moins d'urée que celui de l'artère (Picard, Gréhant) ; après l'extirpation des reins, l'urée s'accumule dans le sang et dans les organes (t), d'après les expériences de Voit, Meissner, Gréhant, etc., et quoique les recherches de Zalesky et de quelques autres auteurs aient donné des résultats contraires, le fait n'en paraît pas moins constaté aujourd'hui. Du reste Schroder a montré que l'extirpation des reins (chien) n'empêche pas la transformation en urée du sel ammoniacal ingéré. La même accumulation s'observe après la ligature des uretères. Cependant Hoppe-Seyler semble admettre encoi'e la production d'urée dans le rein. Rosenstein a cherché à résoudre la question en extirpant un seul rein pour voir si la diminution d'étendue de la surface glandulaire diminuerait la (Quantité d'urée; or la quantité d'urée est restée la même qu'avant l'extirpation.

Muscles. — Voit place dans les muscles le lieu déformation de l'urée et il s'appuie entre autres sur ce fait que, dans le choléra, les muscles contiennent plus d'urée que le sang, le foie et le cerveau, surtout au moment de la digestion, et ces deux derniers organes en contiennent plus que le sang; il y aurait, d'après lui, pendant la digestion, production d'urée dans les muscles, le cerveau et le foie, tandis que,

(1) Voici les chiffres de Gréhant : expéi'ience : quantité d'urée dans le sang artériel normal du chien = 0,026 o/o ; quantité 3 h. après l'extirpation des reins = 0,045 o/o; quantité 27 h. après - 0.206 o/q. — 2" expérience : quantité avant l'extirpation = 0,088 o/f, ; 4 h. après l'extirpation = 0,09-3 o/^; 27 h. après =^ 0,270 o/q. — 3e e.vpérieîice : avant l'extirpation = 0,074 o/^ 5 h. après = 0,016; 21 h. après = 0,167 0/". — inexpérience (ligature des uretères) : avant la ligature = 0,063 «/q: 19 heures après la ligature = 0,171 0/0.

pendant l'inanition, elle ne se formerait que dans les muscles et le cerveau. Mais les lecherclies de Demant, qui n'a pu trouver d'urée dans 5 kilogrammes de muscles de cheval, celle de Scbroeder et Salomon qu'on trouvera plus loin sont contraires à celte opinion.

Rate. — Gscheidien, se basant sur la proportion d'urée dans la raie, proportion qu'il a trouvée supérieure à celle du sang, incline à voir dans cet organe un des lieux de production de l'urée. Gréhant et Quinquaud ont aussi trouvé plus d'urée dans le sang de la veine splénique que dans le sang de l'artère. Ces deux auteurs ont trouvé les mêmes relations pour le sang de Vintestin.

Sang. — Addison, Fiihrer, Ludwig, etc., la font provenir de la destruction des globules rouges, et d'après Landois, ce serait là une des causes de l'augmentalion de l'urée après la transfusion. Cette opinion se rattache du reste à celle qui place dans le foie le lieu de la formation de l'urée, opinion qui sera exposée ci-dessous. On pourrait aussi chercher l'origine de l'urée, soit dans les peptones introduits dans le sang par l'alimentation, soit dans Valbumine circulante. Gréhant et Quinquaud ont toujours trouvé plus d'urée dans la lymphe et dans le chyle que dans le sang.

¥oie. — D'après Meissner, qui soutient une opinion déjà émise par Heynsius et Kiithe, l'urée se formerait principalement dans le foie; le foie contient toujours en effet une assez forte proportion d'urée; si, à l'exemple de Cyon, on fait passer un courant de sang à travers le foie, ce sang contient plus d'urée, tandis que la quantité d'urée du foie diminue, et Gscheidien a répété avec le même résultat l'expérience de Cyon, tout en obtenant des chiffres plus faibles. Meissner insiste aussi sur ce fait que dans l'atrophie aiguë du foie, l'urée disparait de l'urine. Mais, d'après Huppert, Beneke et Meissner lui-même, cette urée ne se produii-ait pas aux dépens du tissu même du foie, mais aux dépens des globules rouges ; sa formation serait liée à la destruction de ces globules et il y aurait alors un lien intime entre la formation de la bilirubine, de la substance glycogène et de l'urée. Cependant cette production d'urée dans le foie est contredite par un certain nombre d'expériences. C'est ainsi que I. Munk, dans quatre expériences, a trouvé plus d'urée dans le sang que dans le foie; de même, d'après Gscheidien, le sang des veines sus-hépatiques ne contient pas plus d'urée que le sang veineux général et il n'a pas vu non plus d'accumulation d'urée dans le foie abandonné à lui-même après son extirpation. P. Picard, sur ce dernier point, est pourtant arrivé à des résultats opposés. Le même auteur admet que le foie ne produit de l'urée qu'au moment de la digestion, tandis qu'il ne s'en forme pas pendant l'inanition. Les expériences récentes de Stolnikow, Salomon et Schrôder, parlent aussi en faveur d'une production d'urée danslefoie; Stolnikow, en électrisant cet organe chez l'homme et le chien, a constaté une augmentation d'urée dans l'urine et en électrisant un mélange de foie frais haché et de sang défibriné, a trouvé dans le mélange une forte proportion d'urée qui ne se rencontrait pas quand on ne pratiquait pas l'électrisation. Schrôder et Salomon ont démontré, en employant les procédés des circulations artificielles, que le foie fabrique de l'urée aux dépens des sels ammoniacaux. En faisant passer à travers Je foie, par la veine porte, du sang contenant du carbonate d'ammoniaque, ils ont vu que le sang qui sortait du foie contenait une plus forte proportion d'urée. En pratiquant l'isolement physiologique du foie sur l'animal vivant, Schrôder a vu au contraire que la formation d'urée aux dépens de sels ammoniacaux n'avait plus lieu. En employant le même procédé de circulation artificielle avec les muscles, ces deux auteurs n'ont pu constater dans ces organes la transformation des sels ammoniacaux en urée. Toutes ces expériences conduisent donc à cette conclusion que le foie est un des organes où la production d'urée se fait avec le plus d'activité.

PRODUITS DE DESASSIMILATION.

Élimination de Tarée. — Une fois formée dans l'organisme, quel que soit du reste le mécanisme de cette formation, l'urée passe dans le sang et est éliminée par les reins. Cette élimination est-elle totale, autrement dit toute l'urée qui prend naissance dans le corps est-elle éliminée à l'état d'urée, ou bien une partie de cette urée est-elle décomposée (en acide carbonique et ammoniaque) avant son élimination? On a vu (page 204) que l'urée se transforme facilement en carbonate d'ammoniaque; cette transformation, qui se produit dans l'urine abandonnée à elle-même après son émissi(Mi, sous l'influence d'un ferment spécial, peut se montrer aussi sous certaines conditions dans l'urine contenue dans la vessie, ainsi dans les catarrhes de cet organe et dans les maladies de la moelle épinièj-e. On a même admis (pie cette transformation pouvait se faire dans le sang dans quelques cas pathologiques (urémie, choléra).

Urémie. — Après l'exlirpalion des reins ou la ligature des uretères, on observe ime série de phénomènes désignés sous le nom d'accidents uréini(|nes ou urémie el consislant en abaltemenl, coma, délire, crampes, vomissements, etc. La cause de ces accidents a été très controversée. On les a attribués d'abord à la rétention de l'urée, et Gallois, Hummond et beaucoup d'autres expérimentaleurs ont vu des accidents analogues aux accidents urémiques se produire après Finjection d'urée dans les veines; mais les expériences d'autres physiologistes ont donné des résultats contraires, et Feltzet Ritter ont prouvé que les accidents tenaient dans ces cas à la présence d'ammoniaque dans l'urine et qu'ils n'étaient jamais déterminés par l'urée pure. Cepeutlanl P. Picard dans ces derniers temps, ainsi qu'Elers et Gœmann et plus récemment Gréhant et Qainquaud, ont vu les accidents se produire avec l'urée pure, mais seulement par des doses très fortes. D'après Gréhant et Qniuquaud, la dose toxique serait, chez le chien, de 3 grammes par kilogramme d'animal. Du reste chez les oiseaux qui présentent aussi les accidents urémiques, la réionlion de l'urée ne peut être invoquée pour expUquer ces accidents. L'intoxication urémique a été aussi attribuée au carbonate d'ammoniaque qui se produirait dans le sang par la décomposition de l'urée {am.moniéinie);maïs cette transformation, admise par Frerichs, n'a pas lieu (Feltz et Ritter) ; elle n'a lieu que dans le tube intestinal, et en effet le carbonate d'ammoniaque ainsi formé se retrouve dans les vomissements et dans les selles; il est vrai qu'une petite partie de ce carbonate d'ammoniaque peu! être résorbée, passer dans le sang et on peut même en constater des ti-aces dans l'air expiré: mais il ne s'y trouve Jamais (ju'enlrès faible quantité et d'ailleurs, comme l'ont montré Oppler et Munk, les accidents déterminés par l'ammoniémie sont difîérenls de ceux de l'urémie; ce sont des phénomènes d'excitation et on n'observe jamais de coma. L'acide urique, la créatinine, le succinale de soude, les matières extractives, les produits d'oxydation de l'urohiline, les ptomaïnes, etc., ont été invoqués sans que l'expérience ait confirmé ces diverses hypothèses. D'après les recherches de Feltz et Ritter, la plus grande part reviendrait aux sels dépotasse. Trauhe voit dans l'urémie un œdème aigu du cerveau. 11 parait assez probable que plusieurs factein-s, encore à déterminer, entrent en jeu dans la production des accidents urémiques.

Pour les conditions qui influencent la quantité d'urée éliminée, voir : Urine.

Rôle physiologique. — Le rôle physiologique de l'urée est celui d'un principe de déchet, et à ce point de vue elle a une très grande importance, puisque c'est à l'état d'urée {jue s'élimine presque tout l'azote des matières Beaunis. — Physiologie, .3° édition. I. —

albuminoïdes introduites dans l'organisme ou faisant partie des tissus azotés. La proportion d'urée contenue dans l'urine peut donc servir à mesurer, jusqu'à un certain point, l'intensité de la nutrition, el ses variations suivent en général les variations d'activité des oxydations intraorganiques.

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Article VI. — Acides amidés.

GLYCOCOLLE C^H^AzO^.

Syn. — Sucre de gélatine, glycoUamine, glycine, acide acétamique, acide ainido-acétiqup.

Prép. — On le prépare en traitant la gélatine à chaud par l'acide sulfurique et neutralisant la liqueur par du carbonate de sodium: il se dépose des cristaux de glyciicoUe.

Caractères. — Cristaux prismatiques ou rhomboédriques (fig. 54) durs, incolores, de saveur sucrée, solubles dans l'eau, à peine solubles dans l'alcool et dans l'éther. 11 fond à 170". Ses solutions ont une réaction acide.

• Propriétés chimiques. — Formation. — Le glycocolle se produit dans diverses circonstances; je mentionnerai celles qui ont un intérêt physiologique : 1" dans la décomposition de la gélatine; —2" en traitant l'acide urique par l'acide iodhydrique : Ciir»AzV03+3IH-f-5H^O = C2H3AzO^-f 3Azli>l4-3C02; il est possible que cette transformation d'acide urique en glycocolle ne soit pas directe, mais que, connue le croit Ennnerling, le glycocolle se forme aux dépens du radical cyanique de l'acide urifiue et qui serait mis en liberté dans la décomposition de ce dernier; — H" dans le dédoublement des acides glycocholique et hippurique (voir ces acides) ; — 4" dans le dédoublement de l'acide amido-inalique dérivé de l'acide violurique, provenant lui-même de l'allanloine; — 5° aux dépens des composés cyanés, ainsi dans la réaction du cyanogène sur l'acide iodhydrique : 2CAz-+-2III-l-2lI2() 3H = AzII'-l -f- 21 -|- C^H^AzO^ ; par l'action de la baryte sur l'acide tricyauhydrique, etc. ; — 6° il a été obtenu par synthèse eu faisant réagir

(1) A consulter : Picard : De la présence de l'urée dans le sang. Strasbourg, 1856. — Réchamp : Essai sur les substa'ices albuminoïdes rt sur leur transformation en urée. Strasbourg, 1856. — G. Meissner ; Der Vrsprung des UarnsLoffs (Zeitsch. f. ration. Medicin, t. XXXI). — A. Gréhant : Bechei'ches physiologiques sur l'excrétion de V urée par les reins. Paris, IS70. — E. Ritter : Sur la transformation des matières albuminoïdes en urée, etc. (Comptes rendus, 1»7I). — 0. Schuitzon et M. Neucki : Ueber die Vorstufen des Harnsloffs im thierischen Organismus (Zeitschr. fur Biologie, t. VIII). — J. Munk : Ueber die llarnsto/fbildung in der Lcber (Arch. de Pfluger, t. il). — Drechsel : Beitriige zur Kenntniss des Cyanamids. Leipzig, 1875. — Id. : Ueber die Oxydation von Glycocoll, Leucin und Tyrosin, sowie ulm- dus Vorkommen der Carb iminsilure in Blute (Rcr. d. k. sachs. Gesells. d. Wiss. 1875). — E. Salkowski : Ueber die Bildung des llarnstoffes in Thierkorper (Centralblatt, 1875). — P. Picard : Recherches sur l'urée (Gaz. médicale, 1877). — L. Feder : Ueher die Ausscheidung des Salmiaks im //«m (Zeitsch. fin- Riolo'ne, t. XIII). — E. Salkowski : Ueber den Vorgang der llarnstoff bildung im Thierkôrper, etc! (Zeitsch. fur phys. Ghemie, t. I).

riunmoiiiaque sur l'acide inonobromacétique : C2H3Br02-+-2AzFP==: AzH*Br + C21I»Az02 — Drcompositions. Chautfô, il se charbouue eu donnant des vapeurs auiniouiacalcs et de la méthylaniine. — Les agents oxydants le transforment en acide oxaniique : C-'iLiAzO^+02 = C2H3.\zO^ + H20. Avecle peroxyde de manganèse et l'acide sulfurique,

il donne de l'acide cyanhydrique, de l'acid-e carbonique et de l'eau. — L'acide uitreux le transforme en acide ç/li/cholique : G^tP^AzO^ + AzH02 = C2HH)^-|-H2"0 + 2Az. Chaulîé avec la baryte, il se décompose en mûthylamine et acide carbonique : G^H^^AzO^ + BaHaO^ = CIl^AzH^ + HaCO^ + H^O. — Combinaisons et dérivés. Chaufië avec de l'eau de baryte et (le l'urée, il donne de l'acide hydantoïque : (>'ILiAz02 + CH'>Az20 = C"fI16Az20^ + AzH^. — Mêlé à une solution de cyanamido, il forme de laglycocyanamine : C^IPAz^'O-, homologue de la créatinine. — 11 forme des sels avec les bases et les oxydes métalliques. — 11 se combine avec les acides. — Il donne un grand nombre de dérivés dont les plus importants sont l'acide glycocholiquc, l'acide hippurique, qui seront étudiés plus loin, et la sarcosinc Sarcosine ou méthy Igly cocolle C^H''Az02. — La sarcosine est un nuHliylglycocolle dans lequel le radical mélliylc, OU", remplace un hydrogène du radical AzH^. On peut l'obtenir par synthèse en traitant la méthylaniine, CII^.AzHS, par l'acide chloracétique, Cir^Cl.CO.OIl. — Elle cristallise en colonnes rhomhoédriques, incolores, de, saveur douceâtre, vui peu métalliques, solubles dans l'eau, moins solubles dans l'alcool, insolubles dans l'éther. — Si on chauffe à lOO" luie solution alcaline de sarcosine et de cyanamide, il se dépose par le refroidissement lies cristaux de créatinine. — La sarcosine est isoujère avec le lactamide, Turéthane et l'alanine. — Elle n'a pas encore été trouvée dans l'organisme.

Réactions caractéristiques (Engcl). — 1° Le glycocolle réduit, même à froid, l'azotate uiercureux. — 1° Il donne avec le perchlorure de fer une coloration rouge intense qui disparaît par l'addition d'un acide et reparaît par la neutralisation par l'ammoniaqut^. — 3" Traité par une solution de sulfate de cuivre, puis par la potasse, il donne une coloration bleue. — 4" Traiié par le phénol, en présence d'un excès d'hypochlorite de sodium, il donne nue coloration bleue.

Constitution. — II peut èlre considéré comme un acide amido-uedtique

CH^ CH2.AzH2

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