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II I CO.OH CO.OH CO.OH

Ac. propionique. Alariiue. Tyrosine.

C'est donc l acide parahydroxyphénylalphaamido-propionique des chimistes.

Existence dans l'organisme. — La tyrosine accompagne partout la leucine; on Ja rencontre spécialement dans le pancréas, le foie, la rate, les glandes lymphatiques, les glandes salivaires, le thymus, la glande thyroïde, etc. Mais si on prend les organes tout à fait frais, en les mettant à l'abri de la décomposition, par exemple en plongeant les organes dans l'alcool absolu, elle ne s'y rencontre pas. Elle se formerait donc dans ces organes par la décomposition des albuminoïdes. Par contre, on la trouve

dang beaucoup de cas pathologiques, ainsi dans le foie et la rate, dans l'atrophie aiguë, la variole, la fièvre typhoïde, dans l'urine, dans ces mêmes maladies, dans les crachats, etc. Elle existe en grande quantité dans les matières albuminoïdes en putréfaction, dans les préparations conservées dans l'esprit-de-vin. 11 s'en forme beaucoup dans la digestion pancréatique des albuminoïdes.

Origine dans l'organisme. — La (yrosine provient évidemment des matières albuminoïdes; on a vu en elfet qu'il s'en forme toujours dans la décomposition et la putréfaction de ces matières. Mais d'après ce qui a été dit ci-dessu?^, on peut se demander, si, à Vétat noi'mal, il s'en forme dans l'organisme. En tout cas, s'il s'en forme, c'est en quantité très faible et il est probable qu'elle est immédiatement transformée pour donner naissance à d'autres produits.

Danilewski a constaté l'existence d'un produit de décomposition intermédiaire entre les albuminoïdes et la tyrosine et dont la formule serait G-'H-'^Az'O* et il admet que ce corps donne naissance à la tyrosine, rino>ite et une substance aromatique comme l'amido-phénol ; il représente la réaction par l'équation suivante : C^'H^^Az^o» + 2H-0 = CU^AzO^ + CH'-O'' (iuosite) + C«H^\zO (amido-phénol).

Transformations dans l'organisme. — La tyrosine, formée soit dans l'intestin, soit dans les tissus, ne se rencontrant dans les excrétions qu'exceptionnellement et à l'état pathologique, doit être décomposée. Son principal produit de décomposition est le phénol qui s'élimine par l'urine, mais elle ne donne pas naissance d'emblée au phénol; entre ces deux substances existent un certain nombre de substances intermédiaires et spécialement des oxacides aromatiques.

Les formules suivantes représentent d'après Bauniaiin les corps inlermédiaires, (le la tyrosine au phénol :

H0.C';H'^CII^.CH(AzH2).C0.0H.. Tyrosine.

HO . C«Hi . GH^ . CH2 . GO .OH Ac. hydroparacoumariquo.

HO.CfiHK GIP. CH^ Paruélhylphéiiol.

H0.CGH'^.GH2.C0.0H Ac. paroxyphénylacétique.

HO.CeH'-.GIl^ Paraciésoi.

H0.C*5H'».G0.0H Vc. paiaoxybenzoïque.

H0.C«H3 Phénol.

L'inspection seule de ces formules montre que dans ces réactions successives, il y a tantôt réduction, tantôt dédoublement simple, tantôt oxydation. De ces produits intermédiaires, la plupart se trouvent dans Turiiie, et si le paraéthylpliénol n'y a pas encore été rencontré, c'est que probablement sou oxydation se fait trop rapidement.

Chez rUomme, l'ingestion de tyrosine ne la fuit pas apparaître dans l'urine; mais il y a augmentation du phénol, des acides sulfo-conjiigués et des oxacides.

Chez le chien, au contraire, une partie de la tyrosine ingérée se retrouve dans l'urine. Après l'ingestion prolongée de tyrosine chez le lapin, Blcnderniaim a trouvé dans ruriiie deux substances, la tyrosinhydautoïne, C'H'^Az^O-', et l'acide oxyliydroparacoumarique, C^H^'O*.

PRODUITS DE DÉSASSIMILATION.

Le rôle physiologique de la lyrosine est celui d'un simple produit de désassimilatioii.

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PHÉNOL C'IPO.

Syn. — .Vcide phénique, acide carbolique.

Caractères. — Aiguilles cristallines incolores, d'odeur caractéristique, de saveur brûlante, solublos dans l'eau, l'alcool, l'éther, la glycérine, l'acide acétique. — Fusible à 42», bout à 182 ". — La lumière le colore eu brun rouge. — 11 coagule l'albumine et cautérise la peau eu produisant une tache blanche.

Propriétés chimiques. — Formation. Le phénol peut être formé par synthèse <\v diiïércutes façons, et en particulier aux dépens de la benzine, C'II'^, par substitution du radical hydroxyle OH à un atome d'hydrogène, parla déshydratation de la glycérine au moyen du (Chlorure de calcium, etc. — De:compositio7is. Chaull'é à 280", avec l'acide iodhy drique, il régénère la benzine. — Par les oxydants énergiques, il dounc de l'acide oxalique, de l'acide fonnique et de l'acide carbonique. Avec la potasse fondante il perd de l'hydrogène et forme deux dip/iénols isomères, C'^H'OO^, avec production d'acides salicylique et oxybenzoïque. — Combinaisons. Avec le chlore, le brome, l'iode, il donne des dérivés de substitution, lïiono-, di-, tribromphénol, etc. — Avec les métaux et les bases, il se comporte conmie un acide faible, quoiqu'il soit sans actiou sur le tournesol, ot donne des sels ou phénales. — Il se combine avec les acides avec élimination d'eau pour former des éthers. L'acide sullo-conjugué phénolsuUurique sera étudié plus loin. — Le ()liénol est uu aiiliseptique puissant.

Réactions caractéristiques. — 1" Un copeau de sapin imprégné d'acide clilorhydriqu(î deviimt bli'u foucé quand ou l'expose aux raytms solaires. L'addition d'une trace de ehlorate de potasse à l'acide chlorhydi'ique rend la réaction plus sensible (Tommasi). — 2" 11 prend, par le perchlorure de fer, une teinte bleue, même en solution très étendue. — 3° Ses solutions donnent avec l'eau bromée un précipité blanc laiteux qui se transforme en cristaux soyeux de tribromphénol.

Dosage. — Le liquide (urine) est distillé avec l/.'i d'acide chlorhydrique étendu, jus- (ju'à ce que le liquide distillé ne soit plus troublé par l'eau broruéc: le liquide distillé est alors filtré et traité par l'eau bromée jusqu'à persistance de la coloration jaune. Le précipité est recueilli sur un filtre, lavé, desséché et pesé ; 331 parties du précipité (tribromphénol; correspondent à 9i parties du phénol.

Constitution. — Comnfie on l'a vu plus haut le phénol dérive de la benzine, C*H® par substitution d'un oxyhydrile OH à un atome d'hydrogène et on peut lui assigner la formule de constitution suivante :

Beaunis. — Physiologie, 3c édition.

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