‹ Nouveaux éléments de physiologie humaine (volume 2)Chapitre 19 sur 329 · CARACTÈRES DISTINCTIFS DES VÉGÉTAUX ET DES ANIMAUX · texte numérisé non relu

CARACTÈRES DISTINCTIFS DES VÉGÉTAUX ET DES ANIMAUX

individuelles. Les végétaux et les animaux inférieurs ne peuvent évidemment trouver place dans cette théorie et rentrent alors soit dans la théorie vitahste, soit dans la théorie mécanique. Pour les animaux supérieurs, la plupart des animistes regardent la question comme trop embarrassante, car ils évitent de se prononcer catégoriquement.

2° Théorie vitaliste. — Entre lame et le corps se trouve une force vitale qui sert d'intermédiaire et dirige les actes vitaux (définition de Lordat). Cette force vitale existe seule chez les animaux et les végétaux. Les vitaHstes ne se prononcent pas sur l'essence et la nature de cette force vitale. Le vitalisme de Barthez est un vitalisme mitigé ; Barthez admet des forces vitales, mais provisoirement. Le prétendu vitalisme de Bichat n'est qu'une forme de mécanisme.

3» Théorie mécanique. — D'après cette théorie, les actes vitaux se font d'après les mêmes lois que les actes physico-chimiques ; ce ne sont aussi que des modes de mouvement, plus complexes seulement et plus difficiles à interpréter. Dans la théorie mécanique, on peut distinguer deux opinions bien différentes : 1° le mécanisme préétabli {harmonie préétablie de Leibnitz), dans lequel l'organisme est considéré comme un mécanisme créé et agencé par une intelligence suprême et marchant en vertu d'une impulsion première ; 2° le mécanisme accidentel ou évolutionnel, dans lequel les actes vitaux sont sous la dépendance immédiate ou éloignée des mdieux et des actions extérieures ; c'est la vraie théorie moderne ; la vie n'est qu'un mode de mouvement, toujours provoqué, jamais spontané, et la science de la vie n'est qu'un chapitre de la dynamique générale.

Page 1