SEI.S
Le lableau suivant donne les quantités de gaz contenues dans quelques sérosités pour 100 volumes de liquide (à 0° et 0",760 de pression).
NOMS
DES ODSKRVATKUHS.
OÈdème des extrémités
0,68 0. 1 39 0,16 Traces
0,33 3,107 2,05 Traces
Ewald.
Planer.
Strassburg.
Ewald.
Du pus et de la suppuration. Diapédèse. — Quoique l'étude de la suppuration soit essentiellement du ressort de la pathologie, elle touche cependant à la physiologie par certains points sur lesquels il peut être utile d'insister.
Le pus est un liquide blanc jaunâtre ou gris verdâtre, faiblement alcalin, constitué, comme le sang et la lymphe, par un liquide, sdrum dupus, el des globales, globules du pus {Vig.lOS), identiques aux globules blancs du sang. La composition chimique du sérum du pus a été donnée plus haut; celle des globules du pus est identique à celle des globules blancs.
Il n'entre pas dans le plan de ce livre de traiter toutes les questions qui concernent la suppuration. La seule qui présente de l'intérêt au point de vue physiologique est celle de l'origine des globules de pus et spécialement ce qu'on a appelé la diapédèse des globules blancs.
L'ori"ine des globules de pus présente encore bien des points obscurs et nous retrouvons Ih les mêmes dissidences qui se sont déjà montrées à propos de l'origine et de la formation des cellules. Pour Robin et son école, Legros, Onimus, Picot, Ber^eret, etc., les globules purulents naîtraient sur place, par formation libre, aux dépens d'un blastème préexistant. La plupart des histologistes, au contraire, admet-
(•) a h globules de pus normaux. — c, globules traités par l'aci le acétique dilué. — d, globules de pus d une fistule osseuse. - e.. globules purulents migrateurs.
Fig. 108. — Globules du pus^
CllYLE,
tent que les globules de pus peuvent se former aux dépens, soit des cellules connectives (Virchow, Morel, etc.), soit des cellules épitliéliales (Buhl,Uemak, Moral, etc.), soit peut-être encore aux dépens de quelques autres éléments (cellules cartilagineuses, noyaux musculaires, etc.). Mais c'étaient là les seuls modes admis jusqu'ici, quand Cohnheim vint décrire, après Waller, mais avec beaucoup plus do détails, un nouveau mécanisme de production des globules purulents; ces globules, d'après lesrecliercbes de Cohnheim,ne seraient autre cbosequeles globules blancs du sang, sortis par diapédèse on émigration des vaisseaux sanguins.
En étudiant au microscope la circulation dans le mésentère, sur une grenouille vivante curarisée, Cobnheim remarqua les phénomènes suivants : les artères se dilatent dabord, les veines ensuite, mais plus lentement, et au bout d'un certain temps la vitesse du courant sanguin se ralentit notablement et permet de bien distinguer les globules; peu à peu la zone péripliérique du vaisseau (veinule) examiné se remplit de globules blancs qui forment une couche immobile dans l'axe de laquelle coule la colonne mobile des globules rouges. Bientôt sur le contour extérieur de la paroi veineuse se montrent de petites saillies incolores qui augmentent peu à peu et finissent par dépasser la grosseur d'un demi globule blanc; cette demi-sphère devient pyriforme, son extrémité amincie étant alors engagée dans la paroi du vaisseau; alors de la surface de la saillie rayonnent de fines dentelures et des prolongements; la masse s'écarte de plus en plus de la paroi et n'y tient plus que par un fin pédicule qui se détache; la masse devient alors tout à fait libre et ne se distingue plus en rien d'un globule blanc ordinaire. Le processus entier Jure environ deux heures. Au bout d'un certain temps, la veine se trouve ainsi entourée de globules blancs et ses parois sont traversées par des globules blancs à