‹ Nouveaux éléments de physiologie humaine (volume 2)Chapitre 204 sur 329 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

PHYSIOLOGIE DES TISSUS

Au point de vue physiologique comme au point de vue anatomique, les éléments et les tissus peuvent être divisés en deux grandes classes : les éléments (et les tissus) superficiels ou épithéliaux et les éléments (et les tissus) profonds qui comprennent tous les autres. La diflerence des rapports des deux classes avec le miUeu extérieur a pour conséquence une différence essentielle dans leur mode de nutrition. Situés dans l'intimité de l'organisme et n'ayant avec le milieu extérieur que des rapports indirects par l'intermédiaire du sang et des tissus épithéliaux superficiels, les tissus profonds ne peuvent éliminer leurs déchets et les produits de leur usure que sous une forme qui leur permette de traverser les membranes des vaisseaux et les membranes épithéliales : liquides ou particules d'une ténuité extrême; leur destruction est donc partielle, moléculaire, et il en est de même de leur renouvellement ; les matériaux constituants d'une fibre musculaire, par exemple, sont incessamment usés et éliminés au dehors et remplacés par des matériaux nouveaux sans que la fibre musculaire elle-même paraisse éprouver des changements appréciables; la substance change, la forme reste. Pour les éléments épithéliaux il n'en est plus de même ; placés à la limite de l'organisme, ils n'ont plus besoin de verser dans un milieu intermédiaire, le sang, leurs produits de déchet; ils les éliminent directement sans être obligés de leur faire subir une liquéfaction préalable; ils tombent et s'éliminent in toto (mue ou desquamation épithéliale) et leur renouvellement est total aussi; les jeunes cellules récemment formées remplacent et poussent devant elles les cellules anciennes qui tombent entraînées mécaniquement hors de forganisme.

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