‹ Nouveaux éléments de physiologie humaine (volume 2)Chapitre 310 sur 329 · Génération asexuelle · texte numérisé non relu

Génération asexuelle

La génération asexuelle [Monogonie de Hàckel) n'est en réalité qu'un mode même de l'accroissement et peut, par conséquent, se rattacher eux phénomènes généraux de nutrition des organismes. La régénération et la transplantation forment le lien entre l'accroissement proprement dit et la génération. Nous avons vu en effet, à propos de la transplantation, que des parties détachées de l'organisme peuvent vivre encore un certain temps d'une existence indépendante et présenter même des phénomènes de multiplication cellulaire et de développement.

Le mode le plus simple de génération asexuelle est la génération par bourgeonnement ou gemmiparité ; il est très répandu dans la série animale et se rencontre chez les polypes, les bryozoaires, les tuniciers, les vers plats, etc. Dans ce cas, sur un point (latéral ou terminal) de la surface de l'organisme générateur, se produit une sorte de renflement organisé ou bourgeon qui s'accroît peu à peu et se développe de façon à constituer un nouvel organisme semblable au premier. Le bourgeon, une fois développé, peut rester uni au générateur; c'est ainsi que se forment les colonies de coralliaires, ou bien il peut s'en détacher et avoir une vie tout à fait indépendante, comme dans les hydres.

Tandis que, dans dans la gemmiparité, une partie restreinte du corps suffit pour donner naissance à un nouvel organisme, dans la fissiparité, l'organisme générateur doit se diviser en deux moitiés (soit longitudinalement, soit en travers) et disparaît en donnant naissance à deux organismes nouveaux. C'est ce qu'on observe chez un certain nombre d'infusoires et exceptionnellement chez les polypes et les vers.

Le troisième mode de génération asexuelle, la génération par germes ou par spores {sporogonie de Hiickel) n'est qu'une gemmiparité interne. Il se pro duit dans l'organisme une cellule germinative par une sorte de bourgeonnement interne, puis cette cellule est mise en liberté et en se développant finit

(1) A consulter : Pouchet : Comptes rendus et Annales des sciences naturelles, pasaim et dans les mômes recueils les travaux contradictoires de Pasteur et spécialement le Mém] sur les corpuscules organisés qui existent dans l'atmosphère (Anu. d. se. nat., 18G2)

par donner un organisme parfait; ce mode, qui existe surtout chez les végétaux cryptogames, se rencontre aussi chez certains infusoires et chez les trémalodes.

(les trois modes de génération peuvent en somme se réduire à cette loi physiologique : que, chez les animaux inférieurs, une portion de l'organisme, détachée du tout, a la faculté de vivre d'une façon indépendante et de se reproduire. Un fait qui indique aussi quelle est la généralité de cette loi, c'est que les mêmes procédés se retrouvent dans la génération cellulaire. (Voir : Cel/ule.)

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