COK
(1) Chien soumis à uno alimontatiou animale.
(2) Chien soumis à une alimentation végétale.
Ces analyses sont enipnintées à Malliieu et Urbain (albumine, pus), E. Pfliigcr (lait, bile, salive, urine), Hammarslen (lymphe). Planer (sérosité). Tous les chiffres, pour les rendre comparables, ont été réduits à 0° et à 0,76 de pression. Pour les chiiïres des f^az du sang, voir : Sonr/. Ces tableaux ne sont donnés que sous toutes réserves ; les analyses de ces différents liquides sont encore trop peu nombreuses pour (ju'on puisse en lirer des conclusions positives.
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Soufre S.
Le soufre se présente sous divers états dans l'organisme. 1° // entre dons la constitution des substances albuminoïdes et de leurs dérivés hislogénétiques. Au.ssi ces substances donnent-elles toujours, par l'incinération, de l'acide sulfurique qui s'unit aux bases des carbonates et des autres sels alcalins ; la présence des sulfates dans les cendres d'un tissu ou d'un liquide ne suffit donc pas pour affirmer la préexistence de l'acide sulfurique dans ce tissu ou dans ce liquide.
L'état dans lequel la molécule de soufre est associée aux quatre corps simples précédents dans les albuminoïdes est inconnu. Schutzenberger a constaté la présence d'un principe sulfuré dans l'huile volatile essentielle {albuminol), qu'il a obtenue par l'action de l'hydrate de baryte en vases clos sur les albuminoïdes (voir Albuminoïdes). Le rapport du soufre à l'azote dans l'albumine est :: 1 : 10.
2° Jl entre dans la constitution de quelques produits azotés dérivés des albuminoïdes, taurine et acide tauro-cholique (bile), cystine (urine), produits qui seront étudiés plus loin.
3° A Vétal de combinaison, il entre dans la constitution d'un certain nombre de sels qui vont être passés successivement en revue.
a. Sulfates. — L'acide sulfurique, à l'état de sulfates alcalins, paraît se rencontrer normalement dans le sang et dans la plupart des tissus et des liquides de. l'organisme, à l'exception du lait, de la bile et du suc gastrique. Cet acide sulfurique provient en partie de l'alimentation, qui contient toujours une certaine quantité de sulfates. Il s'en forme en outre dans l'organisme même par l'oxydation du soufre des substances albuminoïdes. D'après Parkes même, les deux tiers des sulfates éliminés par l'urine proviendraient de cette dernière source. La possibilité de l'oxydation du soufre dans l'organisme est aujourd'hui démontrée; A. Krause et Etzinger ont trouvé une augmentation des sulfates de l'urine après l'ingestion de soufre, et M. Regensburger a conQrmé ces observations. Du reste Vogel, Clave, Beaums. — Physiologie, 3c édition. I, 5
B. Jone? ont constaté qu'une alimentation de viande riche en albuminoïdes fait hausser la proportion de sulfates dans l'urine, tandis que cette proportion baisse par une alimentation végétale, et, quoique ces faits aient été niés par Pettenkofer et Voit, il paraît difficile de les mettre en doute ; d'après les recherches de Kiinkel, GO à 70 p. 100 du soufre ingéré comme partie constituante des albuminoïdes de l'alimentation se retrouveraient à l'état de sulfates dans l'urine. 11 est difficile de dire si l'albumine des tissus, comme l'albumine de l'alimentation, fournit aussi des sulfates par sa désassimilation et quelle part revient dans celte formation à chacun des deux processus; mais un fait intéressant, observé par Beneke et Beale, c'est que l'élimination de l'urée et celle des sulfates se suivent parallèlement, et, d'après Engelmann, les sulfates mieux encore que l'urée et que les phosphates donneraient la mesure et traduiraient exactement l'intensité de la désassimilalion des all)uminoïdes.
La taurine, d'après les expériences de E. Salkowski, ne paraît fournir qu'une très faible partie de l'acide sulfurique existant dans l'urine à l'état de sulfate. Chez- le lapin, une petite partie est décomposée et donne des sulfates, mais chez l'homme, chez le chien, elle ne fournit qu'un acide particulier qui se retrouve dans l'urine, Vacide tauro-carbamique [\o\v : Taurine).
Les sulfates sont éliminés principalement par l'urine. Un homme adulte en excrète ainsi par jour l^^SO à 2''''',50; cependant tout le soufre éliminé par les urines n'existe pas à l'état de sulfates comme on le verra plus loin.
b. Acides sulfocoyijugués . — Ces acides sulfoconjugués , dont le plus important est ï a.cide phénolsulfurù/ue, seront étudiés plus loin.
c. Hyposul fîtes. — Les hyposulfites alcalins ont été rencontrés dans l'urine du chat et du chien et dans celle du lapin après l'ingestion de taurine. On les a trouvés une seule fois chez l'homme dans un cas de fièvre typhoïde.
d. Soufre difficilement oxydable de l'urine {soufre inoxydé de Bischoff", soufre neutre de Salkowski). Quand on a débarrassé l'urine des acides sulfurés précédents, il reste encore du soufre sous un état non encore déterminé (Lépine et Guérin). Ce soufre, plus abondant pour une alimentation de viande, forme environ 23 à 30 p. 100, du soufre total.
e. Sulfocyanure de potassium et de sodium. — Ce sulfocyanure se rencontre dans la salive et en très petite quantité dans l'urine, dans le sang et dans le lait (?).
f. Sulfure de fer. — On trouve dans les excréments une petite quantité de soufre à l'état très probablement de sulfure de fer.
4° Combiné à Vhydrogène, il donne l'hydrogène sulfuré, H^S, qu'on rencontre à l'état gazeux dans l'intestin.
Rôle physiologique du soufre. — La présence du soufre dans la molécule de l'albumine indique a priori son importance. Quant aux autres combinaisons dans lesquelles il entre (cystine, sulfates, etc.), elles ne paraissent pas avoir d'autre rôle que ceux de produits de désassimilation (voir aussi : Cystine, Taurine, Acide tauroc/ilique, Salive, Albuminoïdes).
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lliblio^raphie. — K. Lkpixk, Ki.AVARD^ct Guérin : Sur un nouveau symptôme de trouble de ta foiicdon biliaire (Revue de niétl., t. I, 1881). — Lépine et Gukrin : Note sur le soufre difficilement o.rijdahle de l'urine (id.). — I.kpine et firnaiN : Sur la provenance du soufre difficilement oxydable de f urine (G. rendus, t. XGVll, 1883). — 0. H.uimabsten .• Ueber den Gehalt des Caseïns an SchwefeL etc. (Zeitscli. f. phys. ch., t. IX, 1885). — G. ÏAMMAN : Ueber die Schicksale des Schwefels bcim Keimen der Erbsen (id.). — StadtiiAOEX : I.st anzunehmen, das der normale mensctdiche Ilarn Cystin oder na/iestehende Verbindunyen entlialtc? (id.) — L. Goldmann : Ueber das Schicksal des Cysteïns und liber die Entstehung der Schwefelsaiire im TliierkÔrper (id.). — A. Hekteh : Die Ausscheidunrj des Sdiwefels im Ihirn (.\. de Plluger, t. XXXVIII, 1886). — E. Salkowski : Ueber dus Verhaltcn der huthionsaure im Organismus, etc. (id., t. XXXIX, 1886).
Phosphore Ph.
Le phosphore se trouve dans l'organisme sous les états suivants :
1° Il entre dans la constitution de trois substances organiques qui présentent une très grande importance physiologique, la lécitkine, la nucléine et Vacide phosphogli/cértquc, substances qui seront étudiées plus loin. 11 paraît se trouver dans ces trois substances à l'état d'acide phosphorique, PhO''. D'après Hoppe-Seyler, les principes albuminoïdes ne contiennent pas de phosphore, et le phosphore qui leur est attribué provient simplement de la lécilhine ou de la nucléine dont il est difficile de les débarrasser.
2° L'acide phosphorique se trouve en outre dans l'organisme à l'état de combinaison avec la soude, la potasse, la chaux et la magnésie. Les phosphates prédominent dans le sang des carnivores, tandis que ce sont les carbonates dans le sang des herbivores; de même que la potasse, l'acide phosphorique se rencontre de préférence dans les globules, les muscles, le cerveau, etc. Enfin c'est qui lui, uni à la chaux, constitue la majeure partie de la matière inorganique des os et des dents. On rencontre en outre des phosphates dans tous ou presque tous les liquides de l'organisme, mais spécialement dans l'urine qui est la voie principale d'élimination de l'acide phosphorique chez les carnivores. Chez les herbivores, on les trouve surtout dans les excréments qui contiennent toujours du reste, même chez les carnivores, de notables quantités d'acide phosphorique.
Les phosphates qu'on trouve dans l'organisme sont principalement les suivants :
Phosphate de soude PhO'^ Na^' ; PhO» NaSII ; pii(»v NaH«.
— de potassium PhO* ; IMiO ' K^ll ; PhO'^ K112.
— de calcium 2(Ph()V) Ca^; 2(PhOi) Call'*.
— de magnésium 2 (Ph()'*) Mg^.
— anunoniaco-magnésien. . PhO* iMg2(Azll'*) + 6H-0.
3° On trouve en outre dans l'urine du phosphore incomplètement oxydé et engagé dans une combinaison encore mal déterminée; ce phosphore forme environ i p. 100 du phosphore total de l'urine (Lépine).
On peut évaluer à 12 grammes environ la quantité totale d'acide phosphorique contenue dans le système nerveux, à 130 grammes celle des muscles, à 1400 grammes celle du squelette. Ces données sont importantes à connaître au point de vue de la désassimilalion des tissus phosphorés du corps.
L'acide pho?phorique de l'organisme provient de l'alimentation : en outre une certaine quantité d'acide phosphoriquf peut se former dans l'organisme par la décomposition de la lécithine et des autres substances phosphorées, acide phosphoglycérique et nucléine.
Vélitnmation des phosphates se fait principalement par deux voies, l'urine et les excréments. L'homme élimine en une journée par l'urine environ 2s',5 à 3s'",5 d'acide phopphori(|ue. Chez les carnivores, le chien, par exemple , un treizième seulement de l'acide phosphorique excrété s'en va par les excréments à l'état de phosphate de calcium, de magnésium et de fer (Biscliofî) ; le reste s'élimine par les urines à l'état de phosphate acide, PhO'NaH-, à la faveur duquel les phosphates terreux éliminés par cette voie sont tenus en dissolution. Chez les herbivores, au contraire, les phosphates sont remplacés dans l'urine par les carbonates, et c'est l'intestin qui est leur voie principale d'élimination. Le rapport du phosphore à l'azote total dans l'urine est d'environ 1 à 6 ou 7. Ce rapport change du reste suivant la nature de l'alimentation.
Le rôle physiologique des phosphates est très important, comme l'indique leur présence dans tous les tissus et leur prédominance dans les globules sanguins, les muscles, les nerfs et les éléments en voie de formation. Il semble en effet que les éléments organiques aient une sorte d'affinité pour l'acide phosphorique; ainsi les muscles des herbivores en contiennent autant que ceux des carnivores, quoique, chez les premiers, le sang et les aliments ingérés renferment beaucoup moins de phosphates que chez les carnivores.
En outre, les tissus, ou du moins un grand nombre d'entre eux produisent par leur fonctionnement même des acides organiques qui décomposent les phosphates neutres ou basiques fournis par le sang et les transforment en phosphates acides.
Dans le sang les phosphates alcalins, et en particulier le phosphate de soude, contribuent à en maintenir l'alcalinité et favorisent, comme l'ont montré Liebig et Frreisch, la dissolution des albuminoïdes et les phénomènes de diffusion; ils tiennent en dissolution les urates et les oxalates qui peuvent exister dans ce liquide et, comme on le verra plus loin, exercent une influence sur l'absorption de l'acide carbonique par le sang. Associé à la chaux et à la magnésie, l'acide phosphorique maintient aussi la soHdité et la résistance des os et des dents, et une partie des résultats qui seront mentionnés à propos des sels de chaux peut s'appliquer aux phosphates, quoiqu'il y ait encore des divergences entre les expérimentateurs au sujet (le l'alimentation phosphatée et de l'influence qu'elle exerce sur la nutrition (voir aussi : Lécithine, Acide phosphoglycérique, Tissu osseux, Urine, Tissu nerveux. Centres nerveux).
Bibliog^raphie. — L. Jolly : Sur La distribution des phosphates dans les difjférents éléments du sang (C. rendus, t. LXXXVIII, 1879). — 1d. : Du mode de distribution des phosphates dans les muscles et les tendons (id.. t. LXXXIX, 1879). — Id. : liech. sur les différents modes de combinaison de l'acide phosphorique dans la substance nerveuse (id.). — II. BKAiMri : Recherches sur l'influence de l'activité cérébrale sur la sécrétion ur inaire
ÉLÉMENTS DU CORPS HUMAIN
et spécialement sur l'éliminatioti de L'acide phosphorique (dans : Rechcrchos cxpcri mentales sur les conditions de l'activité cérébrale, 1884; et dans : Revue médicale de l'Est, 1882\ — R. Lépine, Ey.monnkt et Aubekt : Sur la proporiion de phosphore incomplèleme/it oxi/dé, contenue dans l'urine, etc. (C. rendus, t. XCVllI, 1884, et : Soc. de hiologie). — A. Mairet : Rech. sur l'élimination de l'acide phosphorique, 1884. — (Voir aussi la bibliographie de l'urine, du tissu nerveux et des divers composés phosphores.
Chlore Cl.
Le chlore existe dans l'organisme sous deux états, à l'état d'acide chlorhydrique et à l'état de chlorure.
1° Vacif/e chlorhydrique e.xiste à l'état libre dans le suc gastrique (voir Suc gastrique), et provient du chlorure de sodium des glandes stomacales décomposé dans l'acte de la sécrétion. Après avoir servi, comme on le verra plus tard, à la digestion des albuminoïdes, il se combine dans l'intestin grêle avec la soude de la bile ou du carbonate de soude introduit par l'alimentation et se retrouve ainsi à l'état de chlorure de sodium qui est en grande partie résorbé dans l'intestin et repasse dans le sang (1).
2" Les chlorures de sodium et de potassium se rencontrent dans tous les hquides et dans tous les organes. La quantité de chlorure de sodium qui existe ainsi dans le corps humain peut être évaluée à 200 grammes environ; celle du chlorure de potassium est moins considérable. Enfin on trouve aussi dans le suc gastrique, l'urine, et quelquefois la salive, une petite quantité de chlorure d'ammonium. Dans tous ces liquides, les chlorures existent à l'état de simple dissolution ; et c'est probablement aussi dans le même état qu'ils se trouvent dans les organes, c'est-à-dire dissous dans leur eau d'imbibition. L'étude de ces chlorures sera faite à propos du sodimn et du potassium.
Fluor Fl.
Le fluor existe à l'état de fluorure de calcium dans les os, les dents, le sang, l'urine (traces). Son rôle physiologique est inconnu.
Silicium Si.
Le silicium se rencontre à l'état d'acide siliciquc, SiO-, dans les produits épidermiques, les cheveux, les os, la sahve, la bile, l'urine (traces). Son rôle physiologique est inconnu.
Sodium Na.
Le sodium existe dans tous les tissus et dans tous les liquides, combiné à tous les acides inorganiques ou organiques. Sa principale combinaison et la plus importante est le chlorure de sodium.
Chlorure de sodium. — Le chlorure de sodium, NaCl, se rencontre dans tous les tissus et dans tous les liquides de l'organisme, mais spécialement
(1) La question de l'existence ou de la non existence de l'acide chlorhydrique libre dans le suc gastrique sera examinée à propos de re liquide.
dans le plasma sanguin, la lymphe, la bile, la sueur, le suc pancréatique, l'urine. La quantité de chlorure de sodium qui existe ainsi dans le corps humain peut être évaluée à 200 grammes environ.
Le tableau suivant donne les quantités de chlorure de sodium et de chlorure de potassium contenus dans les principaux liquides de l'organisme (pour 1000 parties).
Na Cl
K Cl
^ang
Globules. . . .
Plasma
Lyinpho. . . .
Chyle
Suc gastriqu
Suc pancréatique (fistules permanentes)...
Suc pancréatique (fistules temporaires) . . .
BHe
Lait
L'riue
Na Cl
K Cl
Le chlorure de sodium provient en totalité de l'alimentation, et c'est l'alimentation qui introduit dans l'organisme une quantité de sel marin équivalente à celle qui est perdue journellement par les excrétions. Chez l'homme, cette perte peut être évaluée à 13 à 20 grammes, et se fait pour la plus grande partie par l'urine, pour le reste par les excréments, la sueur, la salive, le mucus nasal. Il doit même y avoir dans l'alimentation un excès de sel marin ; en effet, une partie du chlorure de sodium ingéré subit des transformations dans l'organisme ; ainsi il fournit son chlore au chlorure de potassium des globules rouges et de la fibre musculaire, à l'acide chlorhydrique du suc gastrique, sa soude à la bile, sans qu'on puisse préciser exactement le surplus de chlorure de sodium décomposé. Chez les carnivores la quantité de sel contenue dans les aliments suffit pour faire face aux besoins de l'organisme. Mais chez l'homme et surtout chez les herbivores, cette quantité ne suffît plus et il est presque indispensable d'ajouter une certaine quantité de sel à l'alimentation.
Ce fait a été expliqué par Bunge de la façon sui\ante : des sels de potasse (carbonates, phospliates et sulfates) se trouvent en très grande proportion dans la nourriture des herbivores; ces sels, arrivés dans le sang, se décomposent et donnent, avec le chlorure de sodium du plasma, du chlorure de potassium et des phosphate, carbonates, etc., de soude, sels qui se trouvent alors en excès dans le san^' et sont éliminés par les urines; du chlorure du sodium se trouve ainsi enlevé au plasma sanguin et il doit en être introduit une quantité égale par l'alimentation. Chez les carnivores, au contraire, la quantité de sels de potasse dans l'alimentation est beaucoup plus faible et la quantité du chlorure de sodium contenue naturellement dans leurs aliments suffit pour maintenir, sous ce rapport, la composition normale du sang. Quant on supprime le sel dans l'alimentation ou qu'on le remplace par
ÉLÉMENTS ULl CORPS HUMAIN.
du chlorure de potassium, il survient des troubles analogues à ceux qui ont été décrits plus haut à propos de la déminéralisation de l'organisme. Ce qui semble indiquer l'importance du sel marin, c'est la ténacité avec laquelle le retiennent le sang et les tissus, quand on donne h un animal des aliments dépourvus de sel; le chlorure de sodium, d'après les recherches de Voit, disparaît peu à peu des uiines.
Le chlorure de sodium parait surtout jouer un rôle dans les phénomènes de diffusion qui se passent dans l'organisme. Si on injecte dans le rectum d'un animal de l'albumine, cette albumine n'est pas absorbée; elle l'est au contraire si l'on y ajoute un peu de sel marin. Si on plonge dans l'eau un tube fermé par une membrane et contenant une solution concentrée de sel, cette solution aspire l'eau avec une grande rapidité; tel paraît être le mode d'action des purgatifs salins; ils contiennent plus de sels que le plasma sanguin, et attirent par conséquent l'eau du sang qui passe dans les intestins. Quand l'eau ingérée au contraire contient moins de sels que le plasma sanguin, celte eau est absorbée par le sang, f/influence du clilorure de sodium sur la nutrition paraît aussi incontestable, son ingestion augmente la désassimilation de l'albumine et la quantité d'urée éliminée par les urines. 11 est vrai qu'elle augmente en même temps la quantité totale d'urine et qu'on pourrait rattacher l'excès d'urée, au moins pour une certaine part, à cette dernière cause ; on sait, en effet, que toutes choses égales d'ailleurs, la proportion d'urée augmente avec les proportions d'eau éliminée par les urines. Du reste cette augmentation dans la quantité d'urine après l'ingestion du sel marin n'est pas due seulement aux boissons prises en plus grande quantité sous l'influence de la soif, car, d'après les recherches de Falk, elle se montre aussi après l'injection de chlorure de sodium dans le sang.
D'après les recherches de Bunge, les proportions de soude et de potasse des organismes varient aux différents âges. Pendant l'état embryonnaire et chez le nouveau-né, les organes sont plus riches en soude qu'à une époque plus avancée de la vie. Ainsi, pour 1 kilogramme d'animal, il a trouvé les chiffres suivants pour la soudo et la potasse :
Na 0
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FÙJihi vi»!! (Il- la|)'m