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Élastine

Caractères. — L'élastine est à peu près insoluble dans tous les réactifs et très diffilement attaquable. Cependant elle finit par se dissoudre par la coction prolongée dans ne marmite de Papin et dans les solutions concentrées de potasse et de soude.

Traitée par l'acide sulfurique étendu bouillant, elle donne beaucoup de leucine (35 à .

PRINCIPES CONSTITUANTS DE L'ORGANISME

45 p. 100) et très peu de tyropino. Par la putréfaction avec le pancréas, elle fournit de l'ammoniaque, de l'acide valérique, de la leucine, du glycocolle, et une substance analogue à la peptone, mais ni indol, ni phénol. Elle ne fournit non plus ni acide glutamif[ue, ni acide aspartique, ce qui la différencie de l'albumine.

Par la digestion avec la pepsine, elle se dédouble en peptone d'élastine et hémiélastme. L'hémiélastine est soluble dans l'eau froide dont elle se précipite par l'ébullition sous forme de flocons qui se redissolveut par le refroidissement. Elle précipite de ses solutions par l'alcool, les acides minérau.N. concentrés, l'acide phospliotungstique, les sels métalliques, etc. Elle donne la réaction de Millon, la réaction xanthoprotéique et la réaction du biuret. La peptone d'élastine a les mômes caractères que les peptones des albuminoïdes; elle se distingue de l'hémiélastine parce qu'elle ne précipite pas par les sels neutres et le cyanure jaune de potassium et de fer additionné d'acide acétique. L'élastine est dépourvue de soufre. Voici le résultat de son analyse d'après Horbaczewski : C 54,32 p. 100; H 0,99; Az 16,75; Cendres 0,51.

Existence dans l'organisme. — L'élastine forme la substance du tissu élastique proprement dit ou tissu jaune, tel qu'on le rencontre dans les tendons, les ligaments; les aponévroses, etc., et spécialement dans les ligaments jaunes de la colonne vertébrale.

C'est évidemment un dérivé des matières albuminoïdes ; mais dans cette transformation les matières albuminoïdes doivent subir une modification assez profonde ; car le noyau sulfuré disparaît ainsi que très probablement le groupement de la tyrosine ; la petite quantité de tyrosine qu'on peut extraire de l'élastine, comme on l'a vu plus haut, provient probablement de l'albumine (gélatine) mélangée à l'élastine.

Bibliog^rapliie. — J. Hokbaczewski : Elastin (Wien. Akad. Sitzungsber, 1885).

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