Hémochromomètre Malassez
de
1 qo
PRINCIPES CONSTITUANTS DE L'ORGANISME, carminée et au lieu de faire varier j-épaisseur de 1-étalon picro-carininé com^e dans le premier appareil, c'est le sang à examiner qui est contenu dans une c"ve pnj|'iA"M épaisseur variable. La figure 31 représente le nouvel hémochromometrc de î^l'^'^^^^^^' est supporté par un pied. La plaque métallique qui sert d écran est percte cieu orifices; derrière celui de gauche se trouve la cuve étalon Picro-carmmee de iiére celui de droite la cuve prismatique qui contient la solution sangume et qu une ^rc manière peut déplacer verticalement. On cherche par tâtonnement le ponit auquH le. dtux teintes sont égales, point indiqué par l'index d'une échelle graduée visible pai un petit orifice carré ^itué à droite et en haut de l'écran. Le ch.ilre corr.'spondant a l u d x indique d'emblée la quantité d'hémoglobine pour 100 parties de sang, si ; o" f;"guine est au lOQe. Pour plus de détails, voir le mémoire original - /'/^/"^^^^^^ Mantegazza. Cet appareil a pour principe la mesure du degré de tvan.p^^. des solutions sanguines; il se compose d'un tube horizontal terme a ses deux extitmitts par
deux glaci's dont i'écartement peut varier par un mécanisme analogue à celui des lorgnettes ; on introduit dans le récipient un mélange de 1 centimètre cube de sang et de 96 centimètres cubes d'une solution de carbonate de soude à 50 p. 100; on regarde alors à travers la couche sanguine la flamme d'une bougie, en interi)osant une série de verres bleus entre l'œil et la solution jusqu'au moment où la ilamme de la bougie n'est plus visible; l'appareil doit être gradué une fois pour toutes, en déterminant pour chaque verre bleu surajouté le nombre des globules à retrancher p;ir millimètre cube de sang et en déterminant la quantité correspondante d'hémoglobine par un dosage préalable de cette substance. — {/. Hémomètre de Fleischl. Cet appareil est formé par un coin de verre rouge dont on compare la couleur à celle du sang dilué en excluant les rayons violets.
C. Procédés spectro-photométriques de dosage de l'hémoglobine. —
lo Procédé de Vierordt. — Vierordt a, dans ces derniers temps, appliqué au dosage de l'hémoglobine son procédé de photométrie du spectre d'absorption du sang. Ce procédé est basé sur le principe suivant : Si on laisse tomber de la lumière blanrh(> sur un point a
Beaunis. — Physiologie, 3^ édition. I. — 13
d'une ?urface colorée, par exemple d'une région du spectre solaire, le point n paraîtra blanc quand la lumière blanche sera assez furte. Si maintenant ou alfaiblit de plus en plus cette lumière blanche à l'aide de verres enfumés dont le pouvoir absorbant est exactement connu, le point a prend de phis en plus le ton de la couleur primitive, et pour un certain degré d'afl'aiblissement de la lumière blanche, la couleur de a ne peut plus se distinguer de la couleur de la région qui lui sert de fond. Plus il faut affaiblir la lumière blanche pour arriver à ce résultat, plus la couleur correspondante a une faible intensité.
Mais dans le spectre ordinaire, la région du rouge jusqu'au milieu du vert est trop rétrécie, et à partir de là le spectre s'étend jusqu'au violet ; il en résulte que les couleurs rouge, orange, jaune et jaune verdàtre paraissent trop claires, et les couleurs verte, bleue et violette trop peu lumineuses. Pour avoir la véritable intensité lumineuse des diverses couleurs du spectre, il faut par conséquent placer les ligues de Frauenhofer non comme elles le sont daus le spectre prismatique, mais les rapprocher dans la région du violet, les écarter daus la région du rouge, autrement dit les placer à des distances correspondantes aux longueurs d'ondulations des différents rayons ; on a ainsi le spectre typique.
C'est d'après ces principes que Vierordt a construit le tableau suivant, qui donne l'intensité des différentes couleurs du spectre solaire :