PHYSIOLOGIE DES NERFS
que celle da tr^umeau et du pneumogastrique ; Waller et Pré- T08t ont ya ces mouvements se produire par l'excitation de son
Pi§, 140. •- Nerf f loMO-pharyngien. (Figure ichématiqae.)
Fi§. 140. — YII, ftcU. — IX, gloMo-pharyogien et ganglion d'Andertb. — X, pnaamogailriqve. — 8, ganglion ocrrical topénear. — C, carotide et plexoi caroiidien. — N, ganfliOB de Meekel. — 0, ganglion otique. — 1, nerf de Jacobson. — 2, ranean de la fenêtre rond». — 3, ramaan da la fenêtre ovale. — 4, rameaux carotidient. — 5, rameau de la trompe d*Baalaehe. -» 0, aaaalomoae avec le grand pétreas saperficiel. — 7, grand pétreox auperfleiel.
— 8, aaaaiwoaa dn nerf de Jaeobàon avec le petit pétreux «upeiÎBciel ,9. — 10, rameau pkarynglea. -—11, ranean lingual. — 12, rameaux tooiiUalrei. — 13, rameaux terminaux.
— 14, aoeatoiMMa da faeial avec le ganglion d'Andereb. — 15, rameau du ttylopbaryngien. — 16, anaatoaoaa avec le pncmnogaatriqne. — 17, rameau pharyngien du pneumogastrique. — 18, rtawanjacnlaireda ganglion cenrical supérieur. — 19, rameau fourni au ganglion d'Andertb par k gaefliaii earrieal aapériaar. — 20, ramean pbarjngien du ganglion cervical supérieur.
3<> E. simultanée des deux pneumogcpsiriques. Chaque électrode se bifurque et chacune de ses bifurcatioDS va à un des pneumogastriques, de sorte qu'à chaque excitation électrique, chaque nerf est parcouru par un courant d'égale durée et d'égale intensité. (Eckhard, Nervensystem, p. 194.)
B. Section ou pneumogastrique. — \^ S, au cou. (Procédé qui sert aussi pour la section du sympathique au cou, du rameau cardiaque du pneumogastrique, de l'anse descendante de Thypoglosse, pour la ligature de la carotide primitiTC et de la jugtilaire interne.) La tète étant fixée, on fait une incision sur la ligne médiane du cou, au-devant de la trachée; on la met à découvert; en dehors d'elle on trouve le sternomastoïdien recouvert par la veine jugulaire interne; on récline ces deux organes en dehors, et on met à na le paquet vasculo-nerveox recouvert parle fascia qu'on incise; l'artère est en dedans, la veine en dehors, le nerf entre les deux. On trouve dans la même gaine le sympathique et le rameau cardiaque du pneumogastrique; Tanse de Thypoglosse se trouve en avant Chez le chien, le pneumogastrique est accolé au grand sympathique et se trouve dans la même gaine. — 2^ S. du nerf laryngé supérieur. La section de la peau doit être portée un peu plus haut. — ^^ 5. cfu nfr/r^curren/. Il est situé le long du bord externe de la trachée, où il est facile de le trouver entre la trachée et rœsophage. 11 accompagne ordinairement la veine thyroïdienne. — 4^ S. du pneumogastrique au niveau du diaphragme. Ouverture de la cavité abdominale ; on va ensuite à la recherche du nerf à la partie inférieure de l'oesophage.
A. Action sensitive du pneumogastrique. — La sensibilité dans rintérieur du crâne a été constatée par Cl. Bernard. Quand il a fourni le laryngé supérieur, branche très-sensible, sa sensibilité devient très-obtuse et quelquefois nulle (chien et lapin); le nerf récurrent est à peu près insensible. Le pneumogastrique fournit la sensibilité :
r A toute la muqueuse des voies aériennes, depuis Tépiglotte et les replis ary-épiglottiques jusqu'aux dernières ramifications bronchiques. La sensibilité de cette muqueuse n'est pas la même ni comme quantité, ni comme qualité, dans les diverses partie deTarbre aérien. Au-dessus de la glotte, la sensibilité du laryu est exquise, mais d'un caractère particulier; tout ce qui entre > contact avec cette muqueuse, à l'exception de Tair et de qu ques corps volatils , détermine une sensation particulièrem pénible et des efforts de toux. Au-dessous de la glotte, au c traire, la sensibilité est très-obtuse ; ainsi on peut remplir d'
Le cervelet ne peut ôtre considéré non plus comme un centre de sensibilité ^^énérale, une sorte de sensorium commune (l'ourfour du Petit, FoYilIei, ni comme un centre intellectuel ou instinctif. Lliypothése de (lall, qui fait du cervelet l'organe de l'instinct gcnésique ou du sens génital, ne peut être non plus adoptée, quoiqu'on puisse invoquer en sa faveur quelques faits de physiologie et d'anatomie comparée et quoiqu'elle ait été reprise dans ces derniers temps par Lussana qui y place à la fois le sens musculaire et le sens erotique,
Herbert Spencer a fait à priori une hypothèse ingénieuse sur les fonctions comparées du cervelet et des hémisphères. Les actions nerveuses peuvent être rattachées entre elles par des relations de coexistence ou de succession; elles peuvent être simultanées ou successives, coordonnées dans Pespace ou dans le temps. Le cervelet serait l'organe des coordinations dans l'espace, les hémisphères cérébraux, les organes des coordinations dans le temps. Cette hypothèse, qui se rattache par quelques points à Pliypothèse admise plus haut sur les fouctious du cervelet, ne peut être discutée ici.
La lésion des pédoncules cérébelleux détermine des phénomènes particuliers suivant le pédoncule lésé et l'étendue de la lésion, phénomènes qui se confondent en partie avec ceux qui se produisent par la lésion du cervelet proprement dit. La section d'un pédoncule cérébelleux moyen détermine la rotation autour de l'axe; si la lésion atteint la partie postérieure, la rotation se fait du côté opéré (Magendie); elle a lieu du cOté opposé à la lésion (Longel) si ce sont les parties antérieures qui sont atteintes (SchifT, Cl. Bernard). Après la lésion des pédoncules cérébelleux inférieurs , le corps s'incurve en arc du côté li'Sé (Rolando, Magendie). Celle des pédoncules cérébelleux supérieurs se confond avec la lésion des pédoncules cérébraux.
Moavements de rotation. — Certaines lésions cérébrales donnent lieu à des mouvements de rotation particuliers dont l'interprétation est très-difficile. Ces mouvements de rotation se présentent sous quatre formes principales.
1° Mouvement de man^^e.— Dans ce c^^ifig» 253, p. 1009), l'animal décrit un cercle de plus ou moins grand rayon; la rotation se fait tantôt dans le même sens que les aiguillesd'une montre, tantôt en sens inverse comme dans la figure; elle s'observe principalement après la lésion des pédoncules cérébraux;
T* Mouvement de rotation en rayon de roue (^^.254, p. 1009). Dans ce cas, ranimai tourne autour du train postérieur qui sert d'axe, la tète se trouvant à la circonférence du cercle. Ce mode de rotation, assex rare
PSTCHOLOGIE FEI>!' LO'.I'jlS: l^-
raitè èlèmeMiire. le me cootecteni ce r«cTorr:r lux oa^n^rfs >ie Marvin et de DucheAne et de nrp^^er scL.^decS les pr;r.cipi'$ qui. faprès Darwin. rêgiraieBt Sa micifestiLou de Ccs c::<t^Tt*zceat:^.
Darwin ratinclie feipiesMOc drs emoiîoas at:x irv\s principes sreLe- «nx SQÎTanls :
1* Cn grand nombre de mouTemects tmoîlocnels ont i!c? prciuiremect les mouTcmenb Tolonfaîres accomplis dans un but uliLe à riûdîTiJu: ^u À peOr par rbabitnde. ces mouvemcuts Toloaîaires se socc assoo es lU sentimenîs qoi leur aTaicot doccè naissance ce sont Jctodus mich!* aaiix et instinctifs: enfin ces mouTcments associes so sont transmis par bèrëdilè. Ain» Facle de serrer les poings a été primittTemeni Tolontaire an moment de combattre on ennemi; cet acte s\'st associé peu à pou au sentiment de la colère et est derenu machinal: il sVst transmis ainsi par hérédité et anjoord'hui encore nous serrons les poings quand Boas sommes en colère comme pour combattre un cnnomi absent.
V Dans certains cas. les mouvements d'expression sont ^oppo;^é des moaTemenis que produit le sentiment contraire à celui que rinJi- Tldn éprouTe. Ainsi, pour témoigner sa joie, un chien emploie des aonTements contraires à ceux qui expriment la colère. Ost ce que Darwin appelle le principe de Tantilhèse: cependant la plupart des cas cités par Darwin paraissent susceptibles d*unc autre interprétation.
3** Enfin, certains mouvements qui ne rentrent dans aucun des cas précédents ne peuvent s^cxpliquer que par Tinterveution d'une action nerveuse in volontaire (diffusion nerTe use de Bain>; telles sont les larmes, faction des émotions sur le cœur, etc.
Bain fait appel aussi, pour certains mouvements d'expression, au principe de la spontanéité des mouTcments et à Texubérancc de vie musctûaire fgambades d*un poulain, d*uD chien. d*un enfant.)
2^ Du langage.
Le langage peut se diviser en langage émotionnel et langage rationnel. Le langage émotionnel n'est qu'une forme de l'expression des émotions et rentre par conséquent dans le paragraphe précédent ; ce lan^uge émotionnel est trés-déTcloppé chez Tenfant, le sauvage, et, d'après Max Vllller, existerait seul chez ranimai et constituerait ainsi une liuiito tranchée entre Tanimal et Thommc.
Le langage rationnel, au contraire, est le pouvoir de construire et de manier des concepts généraux ; il serait spécial à l'homme et, suivant M. MQller, • le point où finit ranimai et où Thomme commence est déter- « minable arec la précision la plus rigoureuse, parce qu'il a dû coïncider ■ avec le commencement de la période du langage à radicaux •. Mais est-il Trai qu'il soit impossible de passer du langage émotionnel au langafre
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de nutrition sont absorbés dans l'intestin et lui arrivent par la veine porte. Chez le fœtus, ils sont absorbés dans le placenta et lui arrivent par la veine ombilicale.
La circulation placentaire se distingue donc de la circulation ordinaire par Tabsencc de petite circulation et par la communication des cœurs droit et gauche. Les quatre cavités du cœur sont utilisées pour la circulation générale; aussi la tension doitelle être la môme dans le cœur droit et dans le cœur gauche, et ne trouve-t-on pas, pendant la vie fœtale, l'inégalité d'épaisseur des parois des deux ventricules, inégalité qui s'accentue rapidement dès que la circulation pulmonaire s'établiL Chez le fœtus à terme, le cœur fait en moyenne liO pulsations par minute."