OLFACTION
4** Des sensations olfactives.
L'intensité des sensations olfactives dépend, d'une part, de la quantité des particules odorantes, de l'autre, du nombre d'éléments nerveux impressionnés, ou, ce t[m revient au même, de l'étendue de la région olfactive. Celte sensation est, en général, Irès-fugace et, pour quelle se maintienne, il faut que de nouvelliJs particules odorantes soient continuellement apportées aux extrémités nerveuses.
La finesse de l'odorat présente dos différences individuelles considérables et p«'ut, du reste, étn^ accnie d'une façon remar- (|uable par l'exercice, (liiez certains animaux, le cliien, par exemple, ce sens i^t excessivement développé et a autant d'importance que la vue.
Quand on fait arriver h cbaque narine une odeur différente, il n'y a pas mélange des deux sensations: elles se succèdent alternativement, mais il n'y m a toujours qu'une seule à la fois.
Dans l'ignorance où nous sommes de la nature des odeurs, nous ne pouvons les classer que d'après le caraclèn» même de la sensation olfactive, sans pouvoir rattacher ce caractère à une condition physique, comme on le fait, par exemple, pour le son, pour la hauteur ou le timbre. A ce point de vue. la meilleure classification est pt>ut-6tre encore celle de Linné qui classe les odeurs en : aromati(ïues «laurier), fnigrantes (lisi, ambrosiaques (ambre), alliacées (ail), fétides ivalériane\ vireuses isolanées), nauséeuses (conrgeK
Les sensations olfactives consécutives ont été peu étudiées et sont mises en doute par beaucoup de physiolo^ristes : elles seraient dues à des partiirules odorantes restées dans les sinus et reprises par le courant d'air. Elles paraissent plus fréquentes pour les odeurs désagréables (odeur cailavéreuse).
Des sensations subjectives existent souvent chez les aliénés.
La distinction des sensations d'odeur et des sensations tactiles de la pituitaire (ammoniaque, acide acétique) est souvent diflicile à faire, et dans le langage usui'l on les confond sous la dénomination générale dotleurs; cependant ce sont là de véritables sensations tactiles analogues à celles que ces substances déter-
2G IMlYSIOLOCilK FONCTIONNELLE.
s'ol, il iniKTvorait aussi les aulrcs muscles du voile du palais, sauf le i»tTisla[)hylin externe; mais il est douteux qu'il fournisse aux muscles des piliers.
L'action du facial sur le voile du palais a été trùs-controverséc. Son excitation intra-crânicnne n'a donné que des résultats négatifs à Gliauveau, Longet, Volkmaon cl Hein ; Debrou n*a obtenu qu'une fois sur cinq des résultats positifs ; cependant Nuhn a tu, sur un décapité, Texcitation galvanique du tronc du facial amener des mouvements dans le voile du palais, et Davalne a constaté le même fait chez les animaux. Les paralysies du facial témoignent en faveur de cette opinion ; la luette est alors fréquemment déviée du côté non paralysé 'Montaut, Diday, Longet, etc.i et conjointement on observe une chute du voile du palais avec courbure de la luette iRomberg),d*où gène de la déglutition et uasonnement dû à ce que le voile du palais ne ferme plus hermétiquement rorillce postérieur des fosses nasales. Cette déviation de la luette n'existe pas quand le siège de la paralysie se trouve au-dessous du ganglion géniculé.
5° Le muscle de fétrier et les muscles du pavillon: Tincertitude dans laquelle on est encore sur raction du muscle de rélricr ne permet guère d'expliquer les altérations de l'ouïe observées dans quelques cas de paralysie faciale (sensibilité plus grande de rouïe, surdité, etc.).
H. Action sensitive. — Le facial est insensible à son origine; Magendie et Cl. Dernard l'ont constaté d'une façon indubitable. Certains auteurs, Wrisbcrf^f, IJiscliolT, etc., se basant sur la présence du ganglion géniculé, ont considéré le facial comme un nerf mixte dont le nerf de \N'risbcrg constituerait la racine sensitive ; mais, d'une part, (11 Bernard a constaté l'insensibilité du nerf de \Vrisberg, et dans les paralysies centrales du facial il n'y a aucune perte de sensibilité dans les régions innervées par le facial.
Le facial est cependant sensible après sa sortie du trou stylomastoïdien : mais cette sensibilité est une sensibilité acquise dans son trajet à travers le canal de Fallope. Elle lui vient probablement de deux sources : l'du trijumeau par le grand nerf pétreux superficiel ; Longet a constaté l'insensibilité du facial audessous du trou stylo-mastoïdien après la section intra-(îrànienne du trijumeau; 2° du pneumo-gastrique par le rameau auriculaire, comme l'indique une remarquable expérience de Cl. Bernard ; il sectionne le facial au-dessous de son anastomose avec
K. Action vaso-motrick. — Cl. Bernard a vu la section intracrûiiionne du facial Ode suivii^ d'un abaissement de température (ahaissenieni dû pi*ut*(Hre aux désordres mêmes de* l'opération); sa section dans le canal de Tallope était au contraire suivie d'une élévation de température. (Voir : Corde du tympan.)
F. Ganglion génicilé et nehf de Wrisberg — La nature et les fonctions du nerf de Wrisberg sont encore peu connues. Wrisber^r, BiscliolT, Cusco, le considéraient comme la racine sensitivc du nerf facial dont le ganglion géniculé constituerait le ganglion. On a vu plus liant les raisons qui s'opposent à cette opinion. Longet, qui l'appelle nerf moteur tympanique, le croit destiné à fournir le nerf du muscle de Tétrier et le muscle interne du marteau (par le petit nerf pétreux superficiel); mais ce dernier nerf est fouriîi par le trijumeau, (il. Bernard le regarde comme une racine d'origine du grand sympathique qui fournirait aux nerfs pétreux et à la corde du tympan; il agirait sur les muqueuses et les glandes; il serait le nerf des mouvements organiques, le facial étant le nerf des mouvements de relation. Il est probable, en elTct, que ce nerf fournit les filets glandulaires du petit pétreux superficiel et de la corde, et peut-être, comme le croit Lussana, les filets gustatifs du lingual.
G. Anastomoses. — T .1. du facial et de racoustique. Celte anastomose a lieu principalement par le nerf de Wrisberg. Son usage est inconnu.
2" Grand pétreux superficiel. l\ fournit au ganglion de Meckel les filets moteurs qui, après avoir traversé ce ganglion, vont inn(»rver les muscles palato-staphylin et péristaphylin interne. C'est probablement aussi par cette voie qu'arrive au facial une partie des filets venant du trijumeau qui donnent au facial sa sensibilité acquise.
3° Petit pétreux superficiel. Il porte au ganglion otique les filets glandulaires qui vont de ce ganglion à rauriculo-temporal et de h\ à la parotide.
i"" Corde du tympan. La corde serait sensible d'après quelques auteurs (Bonnafont, Duclienne), très-peu sensible au contraire d'après Yulpian. Ce nerf, très-complexe et très-curieux, contient plusieurs espèces de fibres : r des fibres glandulaires qui se rendent aux glandes sous-maxillaires et sublinguales ; T de? fibres gustatives qui vont avec le lingual à la pointe de 1«' langue ; O"" des fibres motrices qui accompagnent le lingual et qu