‹ Nouveaux éléments de physiologie humaine (volume 3)Chapitre 113 sur 126 · PHYSIOLOGIE DES SEXES · texte numérisé non relu

PHYSIOLOGIE DES SEXES

Le cerveau est plus petit et moins pesant que celui de Thomme, et ses parties postérieures sont plus développées; le système nerveux est plus excitable, la sensibilité pbysique plus vive, les actions réflexes plus intenses.

A ces différences physiques correspondent dos diff'érences dans rintelligence, la sensibilité, le caractère. L'intelligence a plus de vivacité et moins de profondeur, les associations d'idées se font plutôt dans Tespace que dans le temps, par contiguïté que par causalité ; la femme est plus apte aux idées particulières et individuelles, rhomme à la généralisation et à l'abstraction ; le côté objectif domine chez la femme, le cOté subjectif chez l'homme ; elle est plus passive, l'homme plus actif; Tiniluence de l'éducation première persiste plus longtemps chez elle; elle aime le merveilleux et le surnaturel et tombe facilement dans le sentimentalisme, la religiosité et la superstition ; le doute l'elTrayo, quelque scientifique qu'il soit, et elle préfère croire sans vouloir approfondir ni raisonner sa croyance. L'amour, la maternité, la famille rempUssent son existence, et son dévouement, susceptible de s'exalter jusqu'à l'héroïsme, a plutôt en vue les personnes que les idées. Son caractère est faible ; elle ne connaît ni l'inflexibilité des principes, ni la puissance de la raison; elle se guide d'après ses sentiments, ses passions, ses émotions de chatjue jour; mais elle est naturellement si bien douée que la raison seule ne serait pas pour elle un meilleur guide, et que l'homme avec toute sa logique est bien souvent obligé de s'incliner devant ce merveilleux instinct de la femme.

2^ Causes de la différence des sexes.

11 naît en moyenne 106 enfants mâles pour 100 enfants du sexe féminin. Les conditions qui déterminent le sexe du produit ne sont pas encore connues. On ne sait ni pourquoi, ni à quel moment la sexualité apparaît. Existe-t-elle déjà dans l'ovule avant la fécondation, quoique le microscope ne révèle aucune différence, ou est-elle due aux spermatozoïdes, ou bien est-elle postérieure à la fécondation et tient-elle à la mère elle-même? 11 est impossible de répondre à ces questions.

L'alimentation paraît avoir de l'influence sur le sexe. Une nourriture insuffisante produirait des mâles; dans les deux tiers

BsAUins, Phvs. <;;*

1062 l'HÏSIOLOOlE'DE L'ORGASISSIE.

SQrrace du globe, il meurt 80,000 hommea par Jour el 55 enilrOD par minule, et II cd naît a peu près aulaot. Sgr 22 aaissances, on comple un eufani morl-në ; dans la première MDëe, il meurt un dixième des nouveaii-iiës; de b ans â la puberté, la mortaliié dimloue; elle augmente Jusqu'à 2S ans ; de 30 à 3b ans. clic allcint non miuimum, puU elle augmente de nouveau en s'aggratinit au fur el à mesure des progrés de l'âge. La table suivante donne, pour Ja France, la morlalilé par sexe ei par âge (De Uontrerrand] :

La durée de la vie moyenne est. en France, de 37 ans 7 {I852i. Dans le premier quart du siècle, elle u'ètail que de 32 ans I. On compte un dËcès sur 41,18 babitauls. Le iable^u suivant, emprunté i V Annuaire die Bureau dei tongitiides, donne la population , les naissances cl la mortalité en France de 1861 à ISGD :

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