PHYSIOLOGIE DES SEXES
coDlnctililé des fibres lisses des différents appareils organiques lepenlpeaè peu; la miction est difficile, les digestions laboneues, la défécation pénible. La sensibilité s'émousse ; rœil derient presbyte, hypermétrope; la latitude d'accommodation se réduit peu i peu ft zéro ; les milieux transpstrents se troublent {ne sénile); ToreiUe est dure; le toucher moins délicat; les teoltés intellectnelles s'affaiblissent; la mémoire se perd, etc., et ce déclin, s*acceataant tom'ours déplus en plus, amène la caducité elU décrépitade, si quelque affection intercurrente ne vient pas, ce qui arrire ordinairement, terminer l'existence. Les conditions kistologiques de cette rétrogradation fonctionnelle de la vieilr lease paraissent être la diminution de la quantité d'eau et la I dégénérescence graisseuse de la plupart des éléments anatoniiqoes, rinfiltration calcaire de certains tissus et en résumé une itrophie générale.
■Mto^rapUc. — QuAtblbt : PKjf§iqHû »0ciale. Voir «iiMi les traités d'iijglène.
a. — DES SEXES.
1* Influence de la sexualité sur Vorganisme.
La sexualité influence toutes les fonctions de l'organisme , comme le prouvent les modifications profondes qui se produisent à h puberté et à Tàge de retour, et comme le démontrent aussi ks résultats de la castration. Chez l'enfant, ces modifications sont pea prononcées, quoiqu'on en trouve déjà des traces, mais ce n'est qn*à la puberté que s'accusent les différences sexuelles. Nous allons passer rapidement en revue les principaux caractèr(>s qui distinguent, au point de vue physiologique, l'organisme féminin de celui de Thomme.
La taille de la femme est moins élevée (de 7 à 8 centimètres) pe celle de l'homme. Jusqu'à douze ans, l'accroissement de la taille suit à peu près la même marche dans les deux sexes; à partir de cette époque, la taille s'accroît plus vite chez la femme, mais elle atteint aussi plus tôt son point culminant ; il en est de même, du reste, pour la plupart des fonctions de la femme ; elles 86 développent plus vite, mais leur rétro^^radation est plus précoce. Le poids de la femme est moins considérable (de 0 kilogr. environ), elle arrive aussi plus tard (50 ans) au maximum de son
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poids. Le sang coDCiendrait moios de globules et de principes fixes et Eerail plus riche en eau^ mais ces faite méritent confirmation. L'appareil digestif est moins développé, la quantité d'aliments ingériis, et surtout d'aliments d'origine animale, moins considérable. La capacité vllale est plus faible (3, 500 centimètres cubes); la proportion du carbone brûle est moindre, et celle différence est plus acceuluée encore après lapuberté ; la perspiration cutanée est moins intense que chez l'homme; la respiration est plus fréquente ; il en est de mdme des ballcmeots du cœur, comme le montre le tableau suivant emprunté ùGuy :
2ï Tans. 97 SS 42 ï 4» ans. Tn 77
I4Ï2I— TG S2 set 63— Q8 77
2liï8— 73 80 63i70— 70 78
La respiration se fait surtout d'après le type costal ou cosloclaviculaire. La voi;c est plus haute, moins intense, d'un timbre plus doux. Le squelette est moins développé ; celui de l'homnie forme 10 pour 100 du poids du corps, celui de la femme 8 pour 100 seulemunt; les oh sont plus greics, les saillies d'iuserlion, les crêtes et les dépressions moins marquées ; certains os en pa> llculier et certaines régions (cr&Qc, bassiu, etc.) présentent des caraclères dislinctifs décrits dans les traités d'anatomie; les arlicutations sont plus fines, les ligaments et les tendons plus grêles, les muscles moins volumineux ; la force musculaire, mesurée an dynamomëlre, est d'un tiers à peu près au-dessous de celle de l'homme. La forme générale du corps, l'altitude, la marche, etc., sont diflércoles; la graisse accumulée dans le tissu cellulaire Bons-cutané masque les saillies musculaires, déjà peu prononcées par elles-mêmes, et arrondit les formes ; la ligne serpentine domine chez la femme, ce qui constitue une des conditions de sa beauté (Hogarth) ; la petitesse de la léte, la délicatesse des traits du visage dont la barbe ne masque aucun détail, la rondeur et la longueur du col, le développement des seins, la déclivité des épaules, la largeur du bassin, la conicité des cuisses, la finesse des extrémités, contrastent avec l'aspect phj-sique de l'homme.