‹ Nouveaux éléments de physiologie humaine (volume 3)Chapitre 40 sur 126 · FLASHA · texte numérisé non relu

FLASHA

Le plasma sanguin, obtenu comme on l'a indiqué plus hau en ralentissant la coagulation du sang, est un liquide incoloi ou ambré, alcalin, d'une densité de 1,027; au bout de peu d temps, il se prend en une gelée transparente qui se rétracte pe îi peu en expulsant le sérum dans lequel nage le caillot de fibrim

1" Fibrine,

Prép. — Pour obtenir la fibrine, on bat le sang, immédialemcnt 2 sortir de la veine, avec un petit balai de brins de baleine; la fibrine i

LIQUIDES Di: COUPS HUMAIN. 91

sépare sons forme de filaments qui restent adhérents aux baleines et qu'on Uto dans Tcau distillée.

La fibrine ainsi obtenue par le battage du sang, est blanche, opaque, filamenteuse, Irès-élastique, insoluble diinsTeau; elle décompose l'eau oxygénée. Les recherches de Denis et d'A. Schmidt ont prouvé que la fibrine ne préexiste pas toute formée dans le sang. D après Denis, il existerait dans le sang une substance, la plasmine, qui peut en être précipitée par un excès de sel marin: ce précipité, redissous dans l'eau, se coagule spontanément au bout de quelque temps en se dédoublant en une substance concrète qui forme le caillot, c'est la librine ordinaire, et en une gobstancc albuminoïde qui reste en solution dans le plasma, grâce au sel marin, c'est la fibrine soluble.

PonrA. Schmidt, la fibrine résulterait de l'action de la paraglobuline (qui provient dos globules rouges) sur la substance frbrinogène du sérum; seulement, d'après de nouvelles recherches, cette atlion de la paraglobuline sur la fibrinogène ne se produiraitqn'en présence d'un ferment qu'il aurait isolé du sang. L'exislence de ce ferment n'est rien moins que certaine.

En se coagulant, le plasma devient plus alcalin (voir: Coagulaim du sang).

2" Sérum,

Le sérum est chez l'homme un liquide transparent, jaune verdîllre, plus alcalin que le plasma. Après une riche alimentalion, il présente un aspect laiteux dû à des globules de graisse. Sa densité varie de 1,026 à 1,029.

Le sérum contient environ 90 p. 1 00 d'eau, 8 p. 1 00 d'albuminoïdes et près de I p. 100 de sehs; les substances albuminoïdes consistent enialbuminc du sérum (qui en forme la plus grande partie), une petite quantité d'albuminatc de soude (caséine du sérum), et un excès de paraglobuline qui reste après la coagulation du plasma. Les graisses, sauf dans le sérum laiteux, sont en très-petite proportion (0,2 p. 1 00; 0,4 ù 0,6 pendant la digestion) et consistent en stéarine, palmiline et oléine. Les substances azotées comprennent lacréaline, la créatinine, l'urée (0e',l'i2 à 0^177 p. 1,000), l'acide urique, l'acide hippurique (?), et quelques principes encore peu certains et dont on n'a trouvé que des traces, xanthine, hy-

poxanllline, lécilhine, triméihylarainê, ammoniaque. Le sucre, à l'état de glycose, s'y trouve partout en petite quantité, sauf dans les racines et le tronc de la veine porte (voir: Glycogénie). On y a signalé la présence d'acides gras volatils et non volatils, acétique, lactique, formique, butyrique, caproïque, acide sulfocyanliydrique (Leared); d'après H. Ford, il contiendrait des traces d'alcool provenant de la fermentation de la glycose.

Les sels du sérum sont constitués par la soude, la potasse, la chaux, la, magnésie, comme bases, et par des chlorures, des sulfates, des phosphates et des carbonates; il y a prédominance de la soude et des chlorures.

La réaction alcaline du sang provient du bicarbonate de soude et du phosphate tribasique de soude dissous dans le plasma.

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