‹ Nouveaux éléments de physiologie humaine (volume 3)Chapitre 44 sur 126 · DE LÀ LYMPHE CONSIDÉBÉE DANS SON ENSEMBLE · texte numérisé non relu

DE LÀ LYMPHE CONSIDÉBÉE DANS SON ENSEMBLE

Caractères organoleptiques. — La lymphe a une odeur faible, un peu animalisée, caractéristique pour certaines espèces; sa saveur est fade, salée, avec un arrière-goût alcalin.

Coagulation de la lymphe. — La coagulation de la lymphe est un peu plus tardive que celle du sang; elle n'a pas lieu dans les vaisseaux, mais se fait quand la lymphe est exposée à l'air. Le caillot est très-pelit par rapport au sérum; son poids représente 40 millièmes de celui de la lymphe; il est blanchâtre, mou, peu rétractile et se colore quelquefois en rouge au bout d'un certain temps, fait nié par Golin pour la lymphe pure et dû probablement à la présence de quelques globules rouges emprisonnés dans le caillot et peut-être aussi à une transformation chimique produite sous l'influence de l'oxygène. (Gubler et Ouévenne.)

Quantité de lymphe. — Procédés d'évaluation. Fistule du canal -thoracique et évaluation de la quantité de lymphe qui s'écoule en un temps donné (procédé très-incertain). On a évalué, sans données bien précises, la quantité de lymphe à Vu environ du poids du corps; ce qu'il y a de certain, c'est que la quantité de lymphe fournie en vingt-quatre heures peut atteindre un chiffre considérable; Colin, siir le cheval, a obtenu jusqu'à

LIQUIDES Di: GORPS^HUMAIN. m

kihgnmme» en Tingt-quatrc heures, c'est-A-dire 1 05 grammes VDO par kilognauDe de poids de ranimai

^ÊÛjËë ÛB la Ijmphe. — Les procédés d'analyse de la |he sont les mêmes que pour le sang. Le tableau suivant, |MMé à C Schmidt, représente Fanalyse de la lymphe du tf eeUe du chyle dn canal thoracique d'un poulain nourri de

Dms 1,000 partfM. 8<ro» (1,000 pQ. CaUlot (1,000 p.). LjMplM. G^ie. LTMpbe. Cbyl«. Lymphe. Cbyle.

aSiUics. . 44,64 48,81 42,S9 41,50 92.68 112,41

r. ée Méîm . 5,67 5,84 5,65 * 5,95 6,07 2,80

le. 1,27 1,17 1,30 1,17 0,60 1,32

ne. . . . . 0J6 0,13 0,11 0,11 1,07 0,70

poltoriiiae. . 0,09 0,05 0,08 0,05 0,18 0,01

tciraul 0,26 0,25 0,20 0,25 1,59 0,28

e aiUot était, pour la lymphe, de 44,83 parties pour 1,000; r k chyle, de 32,56. .

e tableau suîrant donne les analyses comparatiTos, faites par II, de la lymphe et du chyle d*un taureau vivant en pleine srfloii et d*nne vache vivante :

taobbau. • TACn.

Lymphe. Chyl*. Lympht. Chyle.

di 7,63 6,12 7,41 6,86

M cunparaîaon de la lymphe et dn sang donne des résultats ndifc; comme l'indique le tableau suivant, en passant à

, — Sérosités et Transsudations.

tranmudalions sirevies praviennent du ! i travers les parois des vaisseaux et plua traversée des membranes cooneclives et s siîrositës doirenC donc être rapprochées

et ont en effet une composition à peu près porlioas relatives de certains principes et albomiDOIdes gui, comme toutes tes subs-

très-pen diffusibles. Ce sont des liquides

flooreBcents, na pea visqueux, alcalins [nia. La coagulation spontanée se montre aasBudatiODS séreuses (ainsi dans la séro- 9 elle est toujours plus lente que pour U «Dvretô de ces liquides en paraglobuline; lant toujôara si on ajoute un peu de parais contiennent toujours quelques globules u de la lymphe.

niooldes des sérosilés coQSÏBteiit en albuliite du sérum et aibnminate de potasse),

et des traces de paraglobuHne. On y Ktractives (urée, créatine, créatiniue, acide lej la graisse, la cholestérine, les sels mi- :(s dags le plasma sanguin. On y trouve en lutiob, surtout de l'acide carbonique, liquides o&ent ded caractères particuliers, (e contient le plus de fibrine etee coagule le juide cérébro-spinal, au contraire, est in- ÛDC est très-analogue à la caséine; on y ressemblanl à l'alcaptone, de la glycose ises forte proportion de phosphates et de lide allantoidien renferme de l'allantolnc, re spéciale, des lactates alcalins, du chlo- , losphates et de la glycose fcbei les lierbi- Wli). Le Kfw'da amniotique contient de l'albumine, de l'urée

du sucre de lail, de l'acide lacUquc (?), de la glycoae, qui disparaît quand le sucre apparaît dans le foie (Cl. Bernard), et des sels (chlorure de sodium, carbonates alcalins et traces Je phosphates et de sulfates).

Voici, comme spécimen de composition des sérosités, la moyenne de deux analyses de Gortip-Besauez de la sérosité péricardique de doux suppliciés;

Eiu 9âS,98

Albumine 23,15

Fibrine 0,81

UatièrGsextriictiveii. . . . 10,45

Sels 7,00

Article troisième. — Sécrétions salines et extractives.

L'urine est sécrétée par les reins; i l'état normal, c'est ua liquide clair, transparent, de couleur jaune p&le ou jaune ambrt, d'une odeur caractéristique, d'une saveur amére et un pea salée. Sa densité est de 1,005 à 1,030; sa réaction est acide. Sa qnwtité, trës-variable du reste, est d'environ 1,375 centimètrte cubes par jour en moyenne, soit 0,40 centimëtres cubes par kilogramme de poids du corps. Elle ne contient pas d'éléments antomiques, sauf accidentellement quelques lamelles ëpithélldes provenant des voies urioaires.

CaracUres cliiinii{ae8 de l'orine. — L'urine possède ea moyenne, pour 1,000 parties, 960 parties d'eau et 40 parliea de principes solides en dissolution dans l'eau. Ces principes solides peuvent être divisés en quatre groupes; ce sont : l* des principes aïolés qui proviennent de la désassimilation des substances albuminoTdes ou de leurs dérivés; 3* des principes non azotés; 3° des matières colorantes; 4* des sels minéraux. Elle ne contient pas d'albumine. Enfin, des gaz sont tenus en dissolution dans l'urine.

1° Les principes azotés, qui constituent la partie la plus importante de l'urine tant au point de vue chimique qu'au point de

118 CHIMIE PHYSIOLOfilOUE.

gaz pour 100; ces gaz sont surtout de l'acide carbonique (13 p. 100), une petite quantité d'azote (t p. 100) et des traces d oxygène. Le coeflicient d'absorption de l'urine pour ces gaz est à peu près le même que celui de l'eau.

La réaction acide de l'urine est due principalement à l'acide urique et au phosphate de soude; elle correspond à l^^S de soude.

Les dépôts qui se forment dans l'urine ou sédiments urinaires sont plutôt du ressort de la pathologie; ils consistent principalement en acide urique, urates de soude et d'ammoniaque, oxalale de chaux et phosphate ammoniaco-magnésien.

Analyse de rurine. — L'analyse de TuriDC comprend les opérations suivantes :

\° On essaye la réaction de Turine; on détermine le degré d'acidité à l'aide d'une liqueur titrée de soude.

2» On dose les matières inorganiques en évaporant une quantité donnée d'urine et en incinérant le résidu avec précaution.

3° Les matières organiques sont dosées par la différence de poids du résidu de révaporalion simple et du résidu de l'incinération.

4o On dose les divers principes minéraux par les méthodes ordinaires.

b^ Dosage de Curée, — a) Procédé de Liebig, On emploie une liqoeur titrée d'azotate mercurique; on reconnaît que toute l'urée est prëcipttée quand l'addition du réactif indicateur, carbonate de sodium, produit une coloration jaune. — b) Pr.de LeconUe. On décompose l'urée par Thypochlorite de sodium en acide carbonique et azote, et on mesure l'azote produit. — c) Pr. d'il von. Le principe est le même, mais oa emploie l'Iiypobromite de sodium. Esbach a simplifié ce procédé et Fft. rendu plus pratique. {BuU, de thérapeutique, 1874.) — d) Pr, deMiUo9U Oa décompose l'urée par l'acide azoteux en acide carbonique et axote, et on mesure l'acide carbonique; Gréhant se sert de la pompe à mercure pour recueillir les gaz. — e) Pr. de Bunsen. On transforme l'orée en carbonate d'ammonium- en la chaufTant dans un tube scelléi et on dose le carbonate à l'étal de carbonate de baryum.

6'» Dosage dé Vacide urique. — On précipite l'acide urique par Tacide chlorhydriquc et on pèse le précipité obtenu.

7*^ La créatinine est dosée par la précipitation parle chlorure de sine.

S'* Les autres matières non dosées (sels amofoniacaux, acide libre, matières colorantes, etc.) sont dosées par diflTérence.

9" On dose Tazote des matières azotées en calcinant Vurine avec de la chaux sodée; Tazole se dégage à l'état d'ammoniaque, qu'on dose par le procédé Yolumétrique avec l'acide solfurique titré. Ce procédé parait peu exact; le chiffre d'azote obtenu est trop faible.

Gompofitiim de rmine. — Le tableau suivant donne, d'après J. Vogcl.Ia composition de Turine en vingt-quatre heures (première eoloune), et pour 1,000 parties en poids d'urine (deuxième colonne) :

Kn Poar 1,000 parties

24 beares. d'urine.

Qusnlité d'urine 1^500,00 1,000,00

Eau 1^440,00 9G0,00

Parties solides GO,00 40,00

Crée 35,00 28,30

Acide arique 0,75 0,50

Cblorure de sodium 16,50 11,00

Xc\^. phosphorique 3,50 2,30

Acide suinirique 2,00 1,30

rhospbates terreux 1,20 0,80

Ammoniaque 0,G5 0,40

.Veide libre 3,00 2,00

Variations de composition de V urine.

!• Yariations spontanées. — a) Variations de Vurine dans la Cfijic — Quoique rabsorptioii par la muqueuse vésicule ait été niée par quelques auteurs (Kuss, Susini), l'urine parait se concentrer par son séjour dans la vessie; mais la résorption ne porte passeolement sur Teau; d'après Kaupp, elle porterait aussi sur ' les différents principes fixes (urée, sels), quoique en plus faible proportion. — b) Altérations spontanccs à l'air. — L'urine se fonce après son émission; ce changement de coloration paraît dû aune absorption d'oxygène (Pasteur) et à une oxydation de la nntiérc colorante. Puis l'urine se recouvre peu ùpeu d'une pellicnle blanchâtre et acquiert une réaction acide plus prononcée ifirmmtation urinairc acide\ en même temps que se déposent des cristaux jaune rougeâtrc d'acide urique et d'urates; d'après Schérer, il y aurait formation d'acide lactique par dédoublement de la matière colorante sous l'influence d'un ferment mycodcrmiqoe analogue au M. cerevisix (levure de bière). Plus lard la fimentation ammoniacale s'établit sous l'influence d'un ferment spécial, constitué par une torulacée dont les globules ont 0»",0015 de diamètre (Van Tieghem); l'urée se transforme en carbonate d'ammoniaque; l'urine devient alcaline, plus paie, prend une odeur ammoniacale, et il se dépose en même lempsdes

120 ■ CHIMIE PHÏSIOLOOIOIE.

phosphîitcE et o<(alales lerreux, de lurale d'ammoniaque el

pbospliate ammoDiaco-magnOsicn (fig. 19).

Flf. it. — Pboipbiit imniiiniico-mafiiiiifa.

2" Variations des divers principes de l'vrine. — a) Urée. quantité d'urée excrétée diminue de l'enfance à la vieillef ainsi, pour 1 kilogramme de poids du corps, on trouve en vit quatoe heures les chiffres euivanls (Uhle) :

Earant de 3 b G aos f.OO

— de 8 i 1 1 ans. 0",8

~ de 13 a IG ua. 0'',4 à 0«',6

AdoKe 0".5

L'homme en sécrélerait plus que la femme. L'urée augmi par un régime azoté, diminue par une alimentation végét mais elle ne tombe jamais A 0, et on en retrouve encore dans urines après vingt jours d'inanition. C'est probablement à fluence de l'alimentation qu'il faut rapporter les variations jt nalières de l'urée; le minimum se rencontre pendant la nui maximum cinq heures après le repas. L'exercice musculain travail cérébral augmentent la proportion d'urée; le même i est produit par l'ingestion d'eau, de chlorure de sodium, substances azotées (urée, acide urique,glycocolle, guauine, c Elle diminuerait au contraire par l'usage de l'essence de térét tliine, de l'élber, de la digitale, de l'acide arsénieux, du tabac llié et le café seraient sans action (Hammond) ('). — b) A: urique. L'âge et le sexe paraissent avoir peu d'influence su

e augmenlBtion Ù'

d'urine, surtout d'urée et de sels, que l'adulte. Le tableau suivant donne, en grammes, les quantités d'urine et principes constituants chez l'enfant et chez l'adulte (Mosler) :

En Pour 1 kilogramme

24 heores. de poids du corpt.

Enfant. Adulte. Enfant. Adulte.

Uuanlité d'urine 1,526,0 1,875,0 78,00 40,00

Urée . 18,8 36,2 0,95 0,75

Chlorure de sodium. .... 8,6 15,6 0,44 0,33

Acide sulfurique 1,0 2,6 0,06 0,05

Acide phosphorique 3,0 4,9 0,16 0,08

Chez le vieillard, la quantité d'urine et surtout de printipes solides diminue; d'après V. Bibra, les matières extractives augmenteraient notablement. — b) Sexe, Chez la femme, la quantité d'acide, ainsi que la proportion des matières solides (urée et sels), est plus faible que chez l'homme.

4" Variations fonctionnelles, — a) Alimentation. Les boissons augmentent non-seulement la quantité d'eau de Turine, mais aussi la quantité des sels, sans augmenter dans la même proportion le chiffre de l'urée et de Tacide urique, d'où diminution relative de ces deux principes. Une alimentation animale rend Turine acide, et augmente la quantité d'urée, d'acide urique, de sulfates, de phosphates et de chlorures; l'alimentation végétale rend Turine alcahne (urine des herbivores); sous son influence, on constate un accroissement de Tacide hippurique, de l'acide oxalique, des carbonates, de la potasse, de la soude et de la glycose (alimentation féculente). L'inanition rend l'urine des herbivores acide, et l'acide hippurique y est remplacé par l'acide urique. — b) Digestion. L'urine émise trois heures environ après le repas (urine de la digestion ou du chyle) est dense, colorée, moins abondante, et elle présente déjà les variations de quantité des divers principes, suivant la nature de l'alimentation, variations qui ont été étudiées plus haut. — c) Sueur, Il y a une sorte de balancement entre la sécrétion de la sueur et la sécrétion urinaire : quand Tune augmente, l'autre diminue; mais ce balancement ne s'exerce que dans des limites rfssez restreintes et porte surtout sur la quantité d'eau. — d) h^ exercice musculaire accroît la proportion d'urée dans l'urine, et, ce qui est plus douteux, diminuerait la proportion d'acide urique; le chlorure de sodium, les sulfates, les phosphates, éprouveraient aussi une augmentation. — e) L'influence

124 CHIMIE PHYSIOLOGIQl'E.

L'acide unique présenterait deux maxima, l'un de sept à huit heures du matin, l'autre de une à cinq heures de l'après-midi (Schweig). Les sulfates atteindraient leur maximum six heures après le repas; les phosphates font une exception remarquable : leur maximum tombe vers le soir, entre sept et onze heures (Mos- 1er). — b) Température. L'élévation de la température extérieure diminue la quantité d'urine, qui devient plus concentrée; les quantités durée, de chlorure de sodium et des autres principes subissent aussi une diminution, à l'exception des phosphates et des sulfates. — c) Passage de substances dans furine. La plupart des substances minérales se retrouvent dans l'urine dans le môme état; cependant il n'en est pas toujours ainsi; l'iode libre s'y retrouve à l'état d'iodure; le sulfate de potassium à l'étal de sulfate de potasse; le cyanure rouge à l'état de ferrocyanure jaune de potassium. Parmi les matières organiques, celles qui sont facilement oxydables ne passent dans lurine qu'après avoir été décomposées; ainsi les sels neutres organiques à base alcaline apparaissent dans l'urine sous forme de carbonates alcalins; Tacide tannique donne de l'acide gallique; l'acide benzoîque, l'essence d'amandes amères, donnent de l'acide hippurique, etc. (Wœhler). La plupart des matières colorantes et odorantes passent dans les urines, sauf le tournesol, le carmin et la chlorophylle; le musc et le camphre n'y passent pas non plus. (Voir, pour plus de détails, les traités de thérapeutique et de toxicologie.)

6° Physiologie comparée. — a) L'urine des herbivores est trouble, jaunâtre, très-alcaline; elle contient de lacide hippurique, des carbonates alcalins et terreux, très-peu de phosphates et pas d'acide urique ordinairement. L'inanition la rend acide; il en est de môme pendant la période de l'allaitement. — b) L'urine des carnivores est acide et ressemble à l'urine humaine. — c) L'urine du chien est très-fortement acide et contient un acide particulier, acide cyanurénique qui précipite avec l'acide urique par l'acide chlorhydrique. L'acide azotique y produit souvent une coloration analogue à la réaction de GmeUn; cependant elle n'est pas due à la présence de la bile. — d) L'urine du lapin a les caractères de l'urine des herbivores; elle se trouble par l'ébullition et contient quelquefois une substance qui réduit la liqueur de Barreswill. — c) L'urine du cheval est trouble, trèsalcaline et se fonce rapidement ù l'air; par la concentration, elle abandonne des cristaux d'hippurate de chaux. — f) L'urine des

trouvée dans la sueur parait provenir de la décomposition des matières azotées. Quant à Tacide sudorique admis par Favre, son existence est encore douteuse. Les principes non azotes consistent en acides gras volatils (formique, acétique, butyrique, propionique, caproïque, etc.) qui donnent à la sueur, surtout dans certaines régions, une odeur caractéristique; on y trouve en outre de l'acide lactique (?), de la cholestérine et des graisses neutres qui proviennent en partie des glandes sébacées. On y a signalé la présence de matières colorantes indéterminées. Les substances minérales sontj en première ligne, le chlorure de sodium, puis le chlorure de potassium, des phosphates et des sulfates alcalins, des phosphates terreux et des traces de fer. La sueur contient en outre de l'acide carbonique libre.

Le tableau suivant donne les analyses de la sueur par Favre, Schotlin et Funke :

Pour 1,000 parties. fayrr. sciiottix. rniKE.

Eau 995,573 977,40 988,40

Matières solides 4,427 22,60 11,60 -

Épithélium . : . — 4,20 2,49

Graisse *. 0,013 — —

Lactates 0,317 — —

Sudorates 1,562 — —

.Matières extractives 0,005 11,30 —

Crée 0,044 — 1,55

Gblorure de sodium 2,230 3,60 —

Chlorure de potassium 0,024 — — '

Phosphate de soude. Traces.) . ^. —

Sulfates alcalins 0,011 j ' —

Phosphates terreux Traces. 0,39 —

Sels en général — 7,00 4,36

On voit, en comparant ces analyses à celle de lurine, qu*il y a une assez grande différence de composition, quantitativement surtout, entre la sueur et l'urine.

Variations de la sueur. — a) Variations locales. La sueur de certaines régions a une odeur spéciale, caractéristique (aisselle, pieds); elle devient aussi plus facilement alcaline, mais fraîche, elle est toujours acide. La sueur des pieds contient plus de principes fixes et de potasse spécialement que celle des bras. —

LlOriDES Dr COUPS lirMALX. 127

b) Lviduièe de la sccrvtion a de rinfluence sur la composition de la sueur. Les premières parties sont plus riches en acides gras, les dernières en sels minéraux et môme, au bout d'un certain temps, d'après Favre, la sueur deviendrait alcaline. La quantité d'uréu augmente, mais pas proportionnellement, avec la quantité de sueur. La sueur est, du reste, d'autant plus concentrée que la ([uantitô de la sécrétion est moins considérable. — c) Variations ((maionnelles. L'alimentation et surtout une nourriture animale augmentent la sécrétion sudoralc ; les boissons, principalement les boissons chaudes et alcooliques, ont un effet encore plus marqué. On a signalé plus haut les rapports de la sueur avec la •sécrétion orinaire. Tout ce qui active la circulation, spécialement la circulation cutanée, tout ce qui détermine un appel de sang à la peau ibains chauds, vêtements épais et mauvais conducteurs du calorique, frictions, etc.) provoque une abondante transpiration. 11 en estdcméme de Texercice musculaire. Les affections psychiques, craiDle, honte, douleur, etc., ont aussi une influence bien connue sur la production de la sueur et surtout des sueurs locales. — d] Variations par causes extérieures. Une température élevée defair atmosphérique, son. état d'agitation qui renouvelle les couches en contact avec la peau, sa sécheresse, favorisent la sécrétion de la sueur en amenant une évaporation plus rapide. — e) Passage de substances dans la sueur. L'iode, l'iodure de |K)ta£sium, les acides arsénieux et arséniquc, l'alcool, le sulfate de quinine, les acides benzoï(|UC (en partie transformé en acide hippurique), succiniqne, tartrique, se retrouvent dans la sueur; certaines matières odorantes, 1 ail, par exemple, s'éliminent en partie par la sueur.

RAle physiologique de la sueur. — La sueur est en promière ligne un liquide d'excrétion, et quoique la quantité de ses principes solides soit trùs-faible, ce rôle de sécrétion éliminatrice parait cependant avoir une certaine importance, sans qu'on puisse en déterminer la signification d'une façon précise. Eu outre, la sueur a, par son évaporation, une influence trèsgrande sur la régularisation de la température du corps (voir : Chaleur animale).

MUto^raphle. — Favre : Recherche» tur In composition de la mteur chez l'homme. (Areh. gén. de m^d., 1803.)

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