‹ Nouveaux éléments de physiologie humaine (volume 3)Chapitre 69 sur 126 · C. — CONTBACTIOn KUSCULinK · texte numérisé non relu

C. — CONTBACTIOn KUSCULinK

HjOSTaphia. — On appelle myographie l'élude de la e musculaire à l'aide des appareils enreglslrenra; le mnicle, eniaca^ traclanl, roaroit lui-même le graphique de son mouvemeoL Leiappudi OQt reçu le nom de mgographe*. Le monvement d'an muscle sedteo» posant en deux mouTemenls secondaires, un nccourcissei&CDl «lu gonflemcat, les appareils se diTiserout eu deux clusea suivul qBlli enregisIreroDl le premier ou le secoad mouvement.

A. Appareils ENnEaisTnELiis du nACcomicissBiiBHT Ncsccuni.— t° Mfograpbe d'Belmholts (fig. 48, page 263). Ce myographe, h) pccnier en daie, cousisle en un cadre métallique mobile autonr d'an pM horizool«l et équilibra par un conire-poids. Au milieu de ce tkn s'allacbent par un crocbet le tendon du muscleen expérience tlut balance qu'on peut charger de poids variables. A rexlrëmlté oppMts à son axe de rolation, le cadre supporte une pointe écrivante doit h disposition se voit sur la Qgure et qui trace les DiouvemeoU j|'aiceDiln et de descenle du muscle sur un cylindre enreglEtreur vertloL Le défaut principal de cet instrument était sa trop grande muM- ~ 3" Myographe de Mareg (fig. 49, page 264). La pièce principale de ' l'appareil est consliluëe par une plaquç mètalliqne borizonisie mobile le long d'une lige verticale. Cette plaque aupporle l'axe d'un leTiet enregistreur tréa-léger, qui se meut dans un plan horiuntal; inr ce

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recevoir le pouce. Ce ressort communique aycc un système de levien F, F, auxquels se transmet chaque traction exercée sur lui, mouTement qui Ta s'écrire sur le cylindre enregistreur. Le bras est placé dans un moule en plâtre qui le fixe et ne permet que les mouTements de Fadducteur du pouce. La contraction de ce dernier muscle se fait par l'excitation du nerf cubital.

B. Appabeils enregistreurs du gonflement husculairb. — l°Le gonflement musculaire peut être enregistré, comme dans la flguij^e 51, page 267, par un levier qui repose sur le muscle près de son axe de rotation ; le gonflement du muscle, au moment de la contracHon, soulève le levier dont l'extrémité va tracer, sur le cylindre enregistreor, le graphique très-ampHQé du gonflement musculaire < Aeby, Harey). -. 2° Piîice myographique de Marey. Cet appareil a Favantage de pouvoir s'appliquer sans avoir besoin de mettre le muscle à na. Dans sa di^ position primitive, il se composait de deux branches articulées entre elles par leur partie médiane; une de ces branches pouTait baseoler sur Fautrc comme un fléau de balance. \ une extrémité, ces ftrandies se terminaient chacune par un disque métallique en commuDicilion avec les pôles d'une pile, et le muscle (adducteurs du poucei était placé entre ces deux disques. A Fextrémité opposée, la branche Qie supportait un tambour du polygraphe de Marey, la branche mobile une petite vis verticale. Quand le muscle se contractait, il écartait les deux branches; celles-ci se rapprochaient à Fextrémité opposée, et la vis venait presser sur le tambonr du polygraphe; la pression se traosnfettait alors par un tube à un second tambour muni d*an levier enregistreur. Dans la disposition nouTelle, la pince myographique peut s'appliquera diflérents muscles et non plus seulement aux muscles da pouce. Les deux disques métalliques entre lesquels se place le muide sont supportés par deux branches qui peuvent se rapprocher oq s'ècarter par un simple glissement, comme dans le compas de oordonoier. Un des disques est supporté par un ressort d'acier et sapporte une vis qui, lorsque le muscle se contracte, presse sur le tambour da polygraphe comme dans Finstrument précédenL La pince myographique enregistre très-fldèlement les mouvements qui ne sont pas trop rapides.

Les recherches des physiologistes, et principalement de Marey, ont montré que la contraction musculaire peut se décomposer en une série de petites contractions partielles ou secousses fusionnées par l'élasticité noiusculairc. Pour étudier le phénomène de la contraction, il est donc nécessaire de l'analyser, c'est-à-dire d'étudier à part ces petites contractions partielles.

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11(1»? li;:ne tremblée assez régulière doiil chacun des soulèvements n-rrespond à une secousse musculaire. Quand le bras est tenu horizontalement étendu, la courbe offre de place en place des soulëvements plus considérables dus à la pulsation artérielle; mais » on tient le coude appuyé de façon à annihiler cette influence du pools, ces soulèvements disparaissent, les graphiques des secousses DDKDlaires persistent seuls et donnent une ligne finement dentelée très-pure. Tai trouvé ainsi pour les muscles de Tavant-bras (fléchisseurs des doigts) 10,5 secousses musculaires par seconde. Il est probable que le nombre des secousses varie suivant les muscles et la force de la contraction, car avec 10,5 vibrations par seconde le son musculaire serait trop grave pour être perceptible à Toreille. Ces secousses sont bien plus prononcées dans le tremblement sénile et dans le tremblement alcoolique, qui ne sont que des exagérations de l'état physiologique.

1* Phinominea anatomiques de la conti'action

musculaire.

Quand le muscle est libre par ses deux extrémités, il se ramasse, au moment de sa contraction, en une masse globuleuse, DoUe, fluctuante, qui occupe à peine le tiers de sa longueur prinithre. Mais, sur le vivant, les deux extrémités étant tendues par h force élastique des antagonistes et la résistance des points dlaiertion, le raccourcissement n*atteint jamais ce degré et ne dépasse guère le tiers de la longueur primitive.

L'étendue du raccourcissement dépend, pour chaque muscle, de la longueur des fibres qui le constituent ('). Pour un muscle dooné, ce raccourcissement augmente avec l'intensité de l'excitadoo et diminue avec la fatigue du muscle.

L'augmentation d'épaisseur ne compense pas exactement le laccoorcissement musculaire; il y a en effet une légère diminution à TOlume du muscle au moment de la contraction. Cette dimiaation de volume peut se constater en plaçant dans un vase nmpli d'eau, et terminé à sa partie supérieure par un tube capilliin vertical un muscle de grenouille ou un tronron d'anguille;

C) Voir : BeAunis et Bouchard, Nouveaux ÈlémenU d*Anatomie; 8« édition,

W sia.

Bbausiis, Pliys. 18

plus loin. — 2° Théorie du dédoublement. Partant de ce fait que la contraction musculaire peut se faire à Pabri de Tozygène et que le muscle continue malgré cela à produire de Tacide lactique et de Tacide carbonique, Ilcrmann atlmet non une oxydation, mais un dédouble* ment. Le muscle contiendrait une provision d*une substance inagèht (non encore isolée), azotée, susceptible de se dédoubler en dégageant des forces vives en myosine, acide lactique et acide carbonique; le sang enlève au muscle Tacide lactique et lacide carbonique, lui laisse la myosine et lui apporte de l'oxygène et une substance non aaotée (encore inconnue) qui, avec la myosine, reforme la substance inogéne. Cette théorie ne pourra être admise que le jour où on isolera cette substance inogène et son facteur non azoté.

En résumé, le muscle est le siège de phénomènes chimiques, de production de chaleur et de production de mouvement, et il y a certainement entre ces trois phénomènes une liaison intime, mais dont les lois nous sont encore inconnues.

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