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3lî PlIVsrOLOOIE DE L'I.NDIYIDU.
3° Les inouvcmcnis réflexes, iroisiëme phase de l'action rc>. ilcxe, ont ponr caractère essentiel d'être nécessaires et de soiTm
n§. «T. — Lsi dn lianib (Vgrr paft IIS.)
immëOiatemcni l'excitation initiale ; étant nécessaires, ils dotTOI être et sont par cela même tout à fait involontaires.
Ces mouvements peuvent se passer dans tons les muscles, ansti bien dans les muscles lisses que dans les muscles strias, dani Ih muscles viscéraux que dans les muscles da squelette.
Quand ces mouvements portent non pins sar on seul miucle ou groupe de muscles, mais sur plusieurs muscles ou groujm de muscles, on a des mouvements réfiexes compoiit, qni eoni ainsi constitués par l'ensemble de pinaieurs réflexes timaiieim
(lire pour tous les mouvements réflexes composés, quelque com.
plexes qu'ils soient, et il sullira d'une excitation initiale partant
Hl. M. — SuperpaiilHiii d<i «ilm rtlnn. (Tolr pif* IIS.)
Ue la pCTipbéric et agissant sur le centre supérieur unique pour que tout l'ensemble correspondant des mouvements réOexcaie produise, sans que la volonté intervienne, comme Ions tes rom^ (l'une horloge qu'on vient de monter se mettent immédiatemoit en mouvement.
Il n'est pas toujours facile de déterminer l'excitation initiale qui a été le point de départ du mouvement réflexe compoEû- Dans certains cas, l'étemument, la toux, par exemple, le point <1{^ départ CGC parfaitement net, mais dans d'autres il estphu Uiflîcile d'en préciser le siège.
Il y a, sous ce rapport, une certaine différence entre les réflexes simples et les réflexes composés; taudis que dans les
Toutes OU presque toutes les sécrétions soot sous l'inOuence de l'iDDerVation, et le mécanisme ressemble tout à Ail à ud acte
(Voir p.,, lis.)
réflexe dans lequel l'acte terminai serait une sécrétion auQen ilélre un mouvement. Ainsi, le contact du vinaigre sur la muqueuse linguale détermine un écoulement de salive.
L'excitation initiale qui détermine les sécrétions réflexes peut élie, tantât périphérique, comme dans l'exemple cité plus bant, tantôt centrale, comme lorsque l'idée d'un repas fait venir, smvant l'expression vulgaire, l'eau à la bouche ; et si l'on juge d'après les sécrétions dont on peut facilement constater les canctëres, les deux modes d'excitation initiale se montreraient dans toutes les sécrétions.
c. — iCTES mSTincTiFS.
Les actes instinctifs ne sont en réalité ({ue des actes aulomttiques un peu plus compliqués, ou plutdt un ensemble d'ads automatiques coordonnés pour un but déterminé. II n'f a d<»c pas, et il ne peut y avoir de limite précise entre les actes antomaliques et les actes instinctifs ; il n'y a qu'une différence de degré. L'instinct n'est qu'un phénomène réflexe d'un ordre {rioi complexe que les réflexes ordinaires, mais celte complexité est telle quelquefois, la coordination des actes est si prononcée qoe l'instinct touche presque aux actes psychiques; telles sontlaaidification des oiseaux et la plupart des phénomènes de la Tie de certains insectes, abeilles, fourmis, etc.
L'excitation initiale qui détermine les actes i[iBtiHcti& est son-
Chaque tissu choisit ce qui lui convient dans la lymphe qui l'entoure. Malheureusement nous connaissons fort peu le mécanisme intime de cet acte; nous ignorons presque complètement quelles substances prend un tissu donné, sous quelle forme, on quelle quanlilf^, sous quelles conditions; et nous n'avons de données un peu positives que pour l'oxygène; ainsi on sait qu'un muscle en état d'activité emploie plus d'oxygène qu a l'élal de repos; mais pour tous les autres principes, nous sommes dans une ignorance absolue.
On a beaucoup discuté la question de savoir si l'oxygène traversait les parois des capillaires pour arriver jusqu'au conlact dey I issus, ou si les substances réductrices des tissus allaient trouver l'oxygène dans le sang pour se combiner avec lui. Il est probable que des oxydations se font dans l'intérieur même des vaisseaux, mais il paraît à peu près certain que la plus grande partie se fait en dehors des capillaires et dans l'intimité des tissus. On a vn déjà que le sang sorti des vaisseaux perd très-peu d'oxygène; il en est de même si on ajoute au sang des substances très-oxydables, comme de la glycose ou de l'urate de soude. (F. Hoppe.) D'un autre côté, le sang perd, au contraire, très-vite son oxygène si on l'injecte à travers les 'capillaires d'un organe pris sur un animal qu'on vient de tuer (reins, poumons; Ludwig), ou si on le met en contact avec de la levure de bière par l'intermédiaire d'une membrane animale (P. Schutzenberger). Sous quelle influence maintenant l'oxygène est-il ainsi enlevé à l'hémoglo^ bine, lorsque dans nos laboratoires il faut, pour le dégager de sa combinaison d'oxyhémoglobine, une diminution de pression assez considérable? (Voir : Extraction des gaz du sang,) 11 y a là une action qui n'est pas encore expliquée. .
Ce qui prouve la rapidité de ces phénomènes de transsudation nutritive, c'est que les molécules sanguines ne mettent guère qu'une seconde pour traverser les capillaires d'un organe, c'està-dire pour passer des artérioles dans les petites veines, et que les actes précédents doivent s'accomplir pendant ce court espace de temps.
D. — RÉSORPTION INTERSTITIELLE.
La résorption interstitielle marche de pair avec là transsudation interstitielle. A mesure que le sang fournit aux tissus de
avec les capillaires sous-jacents qu'une fibre musculaire ou une cellule nerveuse avec les capillaires qui Tentourent En outre, ces cellules épitliéliales ont une aclivité vitale très-énergique, et si elles opposent une barrière ou un relard au passage des substances indifférentes ou nuisibles, elles s'emparent avec une trèsgrande rapidité des substances qui peuvent servir à leur nutrition, à leur accroissement et à leur multiplication.
On a vu plus haut que les déchets des épithéliums étaient éliminés à l'extérieur sans être versés dans le sang; il faudra donc ajouter aux dix actes intimes de la nutrition énumérés plus haut, un onzième acte qui, lui, ne se fait plus par L'intermédiaire du sang, c'est ïélimination ou la mue épithéliale.
b. — Phénomènes généraux de la nutrition.
Les phénomènes généraux de la nutrition sont au nombre de deux, l'assimilation et la désassimiiation, auxquels se rattachent l'accroissement et la régénéraliou des tissus.
A. — ASSLMILATION.
L'assimilation est destinée, soit à réparer les pertes des tissus, soit à l'accroissement de ces tissus ou à leur régénération. Elle a pour condition l'apport de malériaux de nutrition venant de l'extérieur et qui, après avoir passé, dans le sang (absorptioa digestive), arrivent aux tissus (traussudation interstitielle) qui les emploient et les mettent en œuvre.
Ces matériaux de nutrition ])euvent se diviser en deux classes, et cette division présente la plus grande importance au point de vue physiologique : 1° Les uns, ce sont les plus importants et les plus nombreux, entrent dans la constitution même du tissu etfoot partie intégrante de sa substance, de telle façon que saijs eux le tissu ne pourrait exister; tels sont les albuminoïdes, certaines substances minérales, etc.; ou peut les appeler principes constituants. 2° Les autres, principes auxiliaires, ne font qu'imprégner le suc intra- ou extra-cellulaire sans entrer dans la constitution même de la cellule; telle est probablement une partie de laglycose et peut-être delà graisse introduite par l'alimentation; ces principes traversent, sans s'y fixer, les éléments et les tissus, et y
3C8 l'UVSlOLOGIE FONCTiONiNELLE.
dose, ni qui, dans ce cas, peuvent être toxiques, commeoo l'a démontré pour l'essence d'absinthe, par exemple. (Hagnan.)
On peut ranger, à cûtë de ces essences, des produite résioeu encore cnal conouK, poivre, piment, gingembre, qui parajss«Di .■"urt^iut agir comme irritants locaux des muqucusett bucco-pbaryngienne et slomacale.
Alcaloïdes. — Certains alcaloïdes, caféine [théine), tbéobromine, entrent dans l'alimentation; mais leur aciion est encore controversée (voir; Toxicologie physiologique).
b. — Des substances alûuentaires.
Les substances alimentaires contiennent en général plo^ienn aljmenis simples, et quelques-unes même, comme le lait jw exemple, les contiennent tous et peuvent par conséquent suffire à elles seules pour l'alimentation. Mais il est rare quelesalimeab simples y soient contenus dans les proportions convenablfs qii ont été indiquées plus baut (page 353); habituellement teloattl principe prédomine; de là dérive la nécessité de faire inteVreDir dans l'alimentation un certain nombre de substances diTene(^ de façon à retrouver finalement les proportions voulnes de substances minérales, d'hydrocarhonés, de graisse et d'à Ibumia aida. Ainsi nous avons vu qu'il faut en moyenne i un adulte, en vingtquatre heures, 120 grammes d'albuminoldes et 330+90 = 4M grammes de graisse et d'bydrocarbonés; le tableau eàmi indique combien il faut des principales substances alimenUim pour retrouver la quantité voulue d'aMments simples:
Pour IK tr»am«i d'albn- Ponr 410 ^nminM d'bydnauWik
traouge 3S0i' Hi^ W
Lentilles 4S3 Uils ': i«
Haricots 531 l'ain de rromept .... Ut
l'ois &37 Lentilles m
Fèves 1^44 l'ois 7«
Viande de b«uf me Fèves :ot
(Eut de poule 803 Haricots Ijt
l'ain de froment .... ),:132 Œuf de poule 776
Mais i,hih l'iin de seigle Ht
Riz î,36t Fromage 1,»"
l'aln de seigle 2,653 l'ommes de terre . . . . 1,^1
i'ommcsde terre. . . . 0,230 Vi^inde de bceat .... 1|W