LE LABORATOIRE DE PHYSIOLOGIE. XIII
tolre de physiologie doit posséder un certaiD nombre d*appareils et d*instrumeots fondamentaux. Je vais les passer brièvement en revue.
A, Instruments de mesure. — l'* Mesure de la température, — Thei^momètres. — Les thermomètres usités en physiologie sont de plusieurs espèces. Les uns ne servent qu'à donner la température des milieux ambiants, air, eau, etc., et ne présentent rien de particulier. Les autres sont destinés à prendre la température des animaux {aisselle, rectum, bouche, intérieur des cavités él des organes, etc.) et sont par conséquent analogues aux thermomètres à échelle fractionnée, usités en médecine; mais ils doivent être encore plus précis et plus sensibles. Du reste, les règles d*application sont les mêmes que dans l'emploi des thermomètres médicaux, mais elles doivent (^ire observées avec bien plus de rigueur encore. Tous les laboratoires doivent posséder aussi on thermomètre étalon, vérifié, et dont on doit être sûr, avec lequel on puisse de temps en temps comparer les thermomètres ordmaires. Pour remploi des aiguilles thermo-électriques, voir page 703.
2* Mesure de la pression atmosphérique. — Baromètre de Fortin.
Z^ Mesure du temps. — Métronome. — Horloge chronométrique. — Diapasons.
4* Mesure des poids. — Balance de précision. — Trébucliet. — Balances Roberval (pour peser les lapins, les chats, les cabiais. etc. — Bascule (pour peser les chiens).
5* Mesure des doisités. — Densimètres. — Alcoolomètres. — Pèse-urines, etc.
6* Mesure des longueurs, — Cafhitomrtrc. — Compas d'épaisseur, — Pied à coulisse avec vernier, elc.
B. .Vppareils enregistreurs. — {''Représentation graphique des phénomènes physiologiqttes. — Los phénomènes physiologiques peuvent toujours élre représentés graphiquement. Supposons, par exemple, qu'on veuille représenter ainsi la température d*un animal pendant une journée; on prend un papier quadrillé offrant une série de lignes verticales, parallèles et équidistantes (ordonnées)^ coupées par une série de lignes horizontales, parallèles (abscisses). On choisit, au bas de|la feuille, une ligne, ligne des abscisses^ sur laquelle on marque successivement, en allant de gauche à droite, les heures de la journée ; chacune des heures,
Orr'^li. ' .:r.-?:'.r:i « \^ :\.^, iL'-r 'iri^raêe. L'ordonnée 01». cvrr'-;::.'J fj z-r: •:-:.*i.r :i . . .^ «i^^ •.•''io.'înrfjf: on v ;:.:;: ;»-f: !•- . -:::• -•- ■.v^ri'. rrtrc *-i «iiisî de l«a5 ea haul. c'- U .:* :*.•: ..*. - :-'- >-r-r . .::—: : '. : ;>. ; -rciT-iî où les lignes li.r./::.*>. -? ;•::. '.::•:.* .: . ,;:- :r- :rj iirr?. (iq inscrit alors. jour •vîii'iL- .■-•r..vr c- i-/.-^::. r. .r r-i-rTç ie température fjhyrUh '::. j:^.--'-' ^- î."'*' '- - .:.: >r.:. i ^ d* 1 al»?ci.s?e cl dc J" ' .ro '. '. : *:': f: '.- rz'" :.:..,.'.■ ** . :. r *.'.:. r» : : .rj > ainsi obtenus j/iT- fJ^- !..•'.'.-. ••'. - i.'.-: ..'.:: ■ . :.: '. •> : .. rejrtsc'nîe graphirju • :;iv rj : \ --^ ::. ô : . îj - ■: •: . i ". • '-'. , -. : -. * u : •- : a :, • i e- 2 i futures. Eo L'-.-r.' ri". -•-- !'•::.[- it .-r i.:-- -.r.-ir.Trr.î fiîr la ligne des cL- i-*-v >:• i /-r.^i'r- -l: :':; i.j r :rf ir-ioant^. Mais tout \\\*:W}Z\v:\iK 'IJ t'ure i : -J • '. .* j-vcî i ou jours «e repré- &f'ri?er *:•.- î^i :ji-Tje f;:;.'j. '-■»"'*: t:: -. ;u' a a drf'îSi- les courbes de la j oj ul.'iîiori d'u'i jaj» d Gj.'i- - eri auiîce. de la mortalité
Avr-c r;»*» L'r;«[ li! ,'ii.-r '.a j -h:! av:> faciivment le» iiioyennei jiîir i::i jT^'c-'ii- v\^"-\'\'r.\\'i, ••!']! dv V...km:i:in. Le papier sur k'rjij.'rj .-rt jii-'.t': I»- l'^îJ .:. ]'j-.- d .■.: • *r- •! u:ie t.-piti^^eu^ très-égale et !r*;*-u:jilorir]- d- t-x'iirr-. 0 j d-. ■■»;!'•.• \r pajûvr en ïuivant ]a courli'î du ::r.f] h; ;i;f. .^î ..j .-.• dt* ::!'- .:■=*•;« et les deux ordonii»:KS •.■\!r''*:ji'-*: î<- foi i* d.'Mi.* ;»• j- -id* t.'i'.al du graphique, et >'\\ >':'jiV. j'.'jr '•X"rnf.l-. ! i::ï- i;:i):rî'»? ik îornpi.- rature, le poids corn'-jiO!!'! a i^i ! •??:];■•• lî».-- d -iTt* 'ili-Hrrvi's: ce poids total divisé \ûïT Vt nomhrL' d».- . ur*. donnera !»• poids moyen ou autrera^rfit dit la t^m;»» naup/ iii:iy..':.:it' jiir jour.
lj(ji'p'*:<. — ïîif» j.TririJi/ prîiii" d'-s jih'iiomi'ne? iiliy.-iologiquos n** >oril autf f li'i-f ipj»* ilt-s |di-*iiM.iif :]«.•> de mon veulent mécajiiqiifr \\n\ [«.MjYi'jt loijJMurs. {nir co:i-i.Miue:il, se transuiellrc a un levier. ^o;t imiiRdi:it«.-iij»:n', soèt. - 1!* s«':ii m ip faibles, après avoir été amjdi(i-'S. Si on jiifi'.f à IVxîrriiiilt- oscillaiilt' de ce levier un yuuj'-'iw e! -ju''!!! ni»'!t" c»* piii«;»';jii e;i «.■u!itacl avec une feuille df' jia|iiiT. !••> •iSiill;i'i.i:i'S du l'-vi-T >'iiiS'Tiri»nl sur cette feuille et y tracfîoiil !•• iTipliique du inouvi-nieut. Si la feuille est iranioSil". V'i^ f/raidi!<jiJ"S se >U[»' ij» --er-.':!!. et si le mouvement se f.iit dan* !<• >«mis vi-rlii m1. ie jûihimu traixTa une simple ligne droite vfrlirale; iiiai< si la f«.-mlle sr li.'pîaee il'un centimètre, par ex'-iiiph-. ji;ir s?' onde, li'S niMiiv»[n»'iiJs du Irvirr donneront non plus une li^'ue verticale, mais une ii^Mie courbe et on aura un
XVI LE LADOBATOIBE DB PHÏSlOLOaiE.
sente plus de lUmcultÉS', cependnnl ces diflicnllés ont été sur- i montées cl on enrcgislre des mouvements aussi împerceplibla que ccuii du pouls et aussi élendus que coux de la course. 1
b. Transinissioii du moiwentenl. — La transmission dumonveraenl jusqu'au levier (écrivant poul ee faire de plusieurs façons et, dans un appareil donné, il pourra y avoir siiccessiveinent plut^ieurs modes de transmission.
Cette transmission petit se faire par iair, comme dans Ips sonnettes à nir. Il' est co qui se fait, par exemple, dans un des appareils les plus utiles on physiologie, le Inmliour du potygraphe de Marey {fuj. W). Il consiste en une petite capsule mëlallique sur l'ouverture de laquelle se trouve tendue une membrane i.
de caoutchouc qui h ferme complètement. |
Sur la membrane de caoutchouc est collée .S
une petite plaque d'aluminium rattachée par 1,
une petite fourchette à un levier écrivant, de |
façon que tous les mouvements de soulève- X
menlet d'abaissement du la membrum- se tra- f
duisenl par des ascensions el des descentes J
correspondantes du levier agissant comme un |
levier du troisième genre. L'mtérieur du tam- l
hour contient de l'air et communique avec -.
l'extûrieur par un tube sur lequel on peut 5
adapter un tube de caoutchouc. Toutes les fois que l'air du tambour subit une augmcutaliou de pression, la membriine de caoutchouc s'élève, et avec elle le levier écrivant; c'est l'inverse quand la pression diminue. Ainsi, si on met en rapport cet appareil avec la trachée d'un animal, ou chez l'homme avec une narine (voir page l:ti). les varialions de pression de l'air des voies aériennes réagissent sur la membrane du tambour et le levier baisse dans l'inspiration et monte daDS l'expiratioii (voir, pages i'M el 13.ï, les graphiques recueillis par ce procédé). Si on met l'air du tambour eu rapport avec la branche libre d'un manomètre, d'un manomètre à merciu^, par exemple, les