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LE LABORATOIRE DE PHYSIOLOGIE. XIX

c. Enregistrement* du mouvement. Cet enregistrement exige un appareil écrivant et un appareil de réception. U appareil écrivant consiste tantôt en une pointe, une plume, un pinceau, un ressort mince, eftiié, etc., qu'on trempe dans Tencre ou dans une matière colorante et qui trace le graphique sur un papicT blanc, tantôt en une pointe sèche qui trace des traits blancs sur un papier enfumé. L'essentiel est que le frottement ne soit pas trop considérable entre le papier et la pointe écrivante. L'appareil de réception est toujours constitué par une surface animée d une certaine vitesse. On a donné différentes formes à ces appareils. Ainsi on a employé des disques tournauts comparables au disque rotatif de Newton, des plaques supportées par un pendule oscillant, des plaques mues par un mouvement d'horlogerie, comme dans le sphygmographe de Marey, ou des bandes de papier sans fin se déroulant comme dans les télégraphes do Morse; c'est ce système qui est employé dans le polygraphc deMarey. Un mouvement d'horlogerie fait tourner un cylindre vertical devant lequel passe en le contournant une bande de papier glacé. Cette bande est pressée contre le cyhndre au moyen de deux galets d'ivoire qui sont entraînés par la rotation du cylindre; la feuille de papier est alors conduite comme dans un laminoir et se dévide indéfiniment d'une grosse bobine sur laquelle elle était enroulée (voir : Marey, Du Mouvement dans les fondions de la vie, page loO). Mais le plus usité des appareils de réception est le cylindre enregistreur (fig. 111). 11 secomposedun cylindre dont la rotation est déterminée par un mécanisme d'horlogerie. Ce cylindre peut acquérir, en le plaçant sur des axes différents, des vitesses variables, et en général, dans les appareils perfectionnés, on peut avoir ainsi trois vitesses différentes (cenl tours par minute, un tour eu dix secondes, un tour en une seconde et demie). Mais ces vitesses sont rendues uniformes et régulières, grdce à l'adjonction à l'appareil d'un régulateur de Foucault qui est représenté dans la figure. Le cylindre peut du reste être placé dans la position verticale ou dans la position horizontale. On fixe sur le cylindre une feuille de papier blanc enfumé sur laquelle s'écrivent les graphiques. Marey a disposé les appareils de iaron à pouvoir recueillir sur la même feuille un grand nombre de graphiques ; ainsi la figure IV représente plusieurs courbes de la contraction musculaire disposées les unes à côté des autres ou en imbrication latérale. Il suffit

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