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Procédés pour mesurer la pression sanguine. — Dansja plupart de ces procédés, on emploie des vaisseaux, artères on veines, dont le calibre permette rintroduction d*une canule ; le mode de réunion de ia canule au vaisseau peut se fuire de deux façons : ou bien le raissean est coupé transversalement; un des bouts lié, et Tautre bout, par lequel arrive le sang, mis eu communication avec la canule ; ou bien, ce qui est préférable, mais moins facile, Tincision ^st simplement latérale et la canule ajustée sur la paroi du vaisseau de façon à mesurer la pression latérale sans interrompre la circulation du sang dans le vaisseau. Les appareils destinés à mesurer la pression sanguine peuvent se rattacher à quatre types : Thémautographie, les manomètres a mercure, les manomètres métalliques, les manomètres à transmission par Tair.
V Hémautographib. — Lorsqu'on igcise un vaisseau, le sang s'écoule de ce vaisseau et forme, si la pression sanguine est suffisante, un Jet qui monte plus ou moins haut suivant la force de cette pression. Dans les artères où la pression est très-forte et 8*accroU à chaque systole ventriculairc, le jet est très-élevè et saccadé ; dans les petites artères, il est d'autant moins élevé qu'on s'éloigne plus du cœur et il est uniforme; enfln, dans les veines où la pression est très-faible, le sang sort en nappe, en bavant, à moins que, comme dans la saignée, on n'augmente la pression dans ia veine par la compression de cette veine entre la piqûre et le cœur. On pourra donc mesurer la pression du sang en adaptant au vaisseau^ comme le faisait Haies, un long tube vertical fjtç.tbl, p. 681) et en notant la hauteur à laquelle s'élève le sang dans son intérieur. Landois a proposé récemment, sous le nom d'k^iunUoçraphief
UliCANlQUE DE LÀ CIRCULATION. £81
de diriger sor le papier i'aa appareil enreglalrcDr le Jel de sang qui Mrt d'une arlère; on obtient ainsi des graphiques, traces pu le Jet
Ft§. IST. — Tiibt d* Blln. Fit- ISB. — HtaudruniBèln d* Pciugitlo.
(Voie fëlt «M.] (Vlir )«(• e§i.)
sanguin Ini-mËme en dehors de toute complication inatmmenlile, graphiques qai ont par conséquent l'aTintsge de reproduire fldètement tous les caractères de pression, de Tliesie, de quantité qne le courant
tandis que dans la branche ED le nîTcau monte ]usqu*en I; la diffërenee des deux niveaux I K représente la hauteur de la pression san^'oe. déduction faite de la petite colonne de mercure qui fait équilibre à la colonne sanguine BK.
Hémomètre de Magendie ou Cardiomètre de Claude Bernard. — Dans cet instrument, la partie inférieure du manomètre est remplacée par une large cuvette remplie de mercure qui communique d'une part avec un tube rempli d'une solution alcaline et qui s'engage dans l'artère, et d'autre part avec un tube vertical dans lequel oscille !e mercure. Les variations de la colonne mercurielle sont beaucoup plus sensibles que dans Tappareil précédent.
Manomètre compensateur de Marey {fig. 1 59, p. 682). — Marey a cherché à remédier aux inconvénients des manomètres ordinaires. Ces inconténients sont de deux sortes : i^ les oscillations de la colonne mercorielle ont trop d'amplitude à cause de la vitesse acquise par la masse du liquide; 2° Fascension de la colonne mercurielle est plus rapide que sa descente, de façon que la moyenne numérique entre le maximum et le minimum de hauteur d'une oscillation ne représente pas en réalité la pression moyenne (tension dynamique de*Marey). Marey interpose alors entre la cuvette sur laquelle s'exerce la pression sanguine et le tube vertical un tube capillaire qui, par sa résistance, diminue FampUtudc des oscillations et donne exactement la pression moyenne. Setschenow remplace le tube capillaire par un robinet qu'on ouvre plus ou moins.
Manomètre différentiel de Claude Bernard (fig. 160, p. 683). — Cet instrument se compose d'un tube recourberont les branches parallèles communiquent chacune avec un ajutage et une canule ; les deux canules s'introduisent dans deux artères différeutes, ou dans les deux bouts d'une artère, ou dans une artère et une veine, et les différences de niveau des deux colonnes mercuriclles indiquent les différences de pression des deux vaisseaux.
Kgmographion de Ludwig (fig. 161, p. 685). — Le kymographion de Ludwig n'est pas antre chose qu'un hémodynamomèlre auquel 8*ajoute un appareil enregistreur. La branche 3 du manomètre se recourbe et est mise en communication avec l'artère en 9. Dans Tautre branche, 4. flotte sur le mercure un petit cylindre en ivoire qui monte et descend aiec le niveau du liquide. A la partie supérieure, ce cylindre est surmonté d'une tige, 5, à laquelle s'attache un pinceau, 7 8, qui trace sur un cylindre enregistreur les mouvements de va et vient du cylindre d'ivoire et du mercure.
d^'KYMOGRAPHiox UE FicK (fig. 162, p. 686). — Fickantilisépourmesnrerla pression sanguine un manomètre construit sur le principe du baromètre de Bourdon. Ce manomètre se compose d'un ressort métallique creux dont l'extrémité fixe communique par un ajutage et une canule avec le vaisseau dont on recherche la pression; Fantre extrémité du
PHYSIOLOGIE r0>CTI0N5ELLE.
la fi^re et sort par ceiol de gaocbe; mais vnni de sortir, le courant iiabguio déplace un petit peodule termiDè par noe boule d^argeDt maijie de deux poiotes qui toucbeot sans frottemeot les deui glaces et permettent malgré Fopacjté du szng, de toît les mouTements du p'rodule. La déTîation do pendule, ludiquée sur UD cercle gradoé, mesare la Titesse du sang. Vierordt a complété son appareil en le transformant en appareil enregistrear.
Hémodromographe de Chauveau ei Lortei Fi§.iU. — Eémntatk9mkin ifirj, 1C9, page 695). — La figure représente Thé- émrunrdu
inodromograpbc combiné au sphygmoscope de Ifarey. Un tube en cuivre, 1, s'adapte par ses deux bouts au raisseau sur lequel on Teot expérimenter ; vers le milieu de ce tube se trouTe nue fenêtre exactement fermée par une membrane en caoutcbouc; cette membrane est trarersée. comme le montre la figure 1 bis, par une aiguille qui fait saillie à rinlérieur du tube et dont Tautre extrémité se termine par une pointe écriTante qu*on met en conununication sTec le papier d*un appareil enregistreur, 8. Le courant sanguin, passant par le tube, dévie l'aiguille et la déviation s'inscrit sur le papier qui se déroule dans Tappareil enregistreur. Le spbygmoscope 2 conununique d*autre part avec le tambour du polygrapbe 5, et le levier du polfgrapbe 6 inscrit simultanément les variations de pression dans Tartère. Cet appareil donne des indications trés-précises et a été employé arec succà par Cbanveau, Laroyenne, Lortet, etc.
Les figures 170 et 171, page 696, donnent, diaprés Lortet, les graphiques de la vitesse (V) et de la pression (P) dans la carotide do cheval.
Mesure de la Titesse dn sang dans les capiUairet. — Cette Titesse 8*apprécie facilement au microscope; il suffit de compter le temps qu'un globule sanguin met à parcourir un espace donné mesuré aa micromètre. Vierordt a employé pour la mesurer la Tision entoptique des mouvements des globules dans les capillaires de la rétine (Toir : Vùion),
Procédés ponr mesorer^la Titesse do la circulatioii. — Procédé truéring, — On ipjecte dans une veine Jugulaire dn ferro-cyanure de potassium et on recueille le sang de la Jugulaire, du côté opposé, de 5 secondes en 5 secondes, puis on examine chaque portion du sang recueilli avec le perchlonire de fer ; un précipité de bleu de Prusse mdique à quel moment le sang recueilli contenait le ferro-cyanure et par conséquent combien il a fallu de temps à la substance injectée pour parcourir le circuit vasculaire. Vierordt a perfectionné le procédé en adaptant les vases destinés à recueillir le sang au disque tournant d'un appareil enregistreur ; il recueille ainsi le sang de demi-seconde en demi-seconde.
circuit vasculaire intermédiaire entre ces deux extrêmes. D'après les expériences d'Héring, répétées par Vierordt, cette vitesse pour la circulation des veines jugulaires est de 16 secondes chez le chien, de 23 secondes approximativement chez Thomme, c*e8t-à- (lire qu'en 23 secondes une molécule partie de la veine jugulaire revient à son point de départ. Pour les veines crurales on obtient 2 secondes de plus. Cette vitesse de la circulation explique la rapidité avec laquelle les substances introduites dans le sang, les poisons par exemple, se répandent dans l'organisme.
Chez un individu donné, la fréquence du pouls diminue avec la vitesse de la circulation, à moins que la fréquence ne soit extrême, auquel cas, cette vitesse, au lieu de diminuer, augmente.
11 y a donc un rapport entre la fréquence des battements da cœur et la vitesse de la circulation, et Vierordt a trouvé que chei la plupart des espèces animales la vitesse de la circulatioQ est égale au temps pendant lequel le cœur fait 27 pulsations. Cest ce que montre le tableau suivant emprunté à Vierordt :
Poidi da corps Fréquence da pools Nombre de pnlnlioiu en par pendant la durée
grammes. minate. de la eircolUloii.
Câblai 222»' 320 23,7
Chat 1,312 240 26,8
Hérisson. ... 911 189 23,8
Lapin 1,434 220 28,5
Chien 9,200 96 26,7
Cheval 380,000 55 28,8
Poule ..... 1,332 354 30,5
Buse 693 282 31,6
Canard 1,324 163 28,9
Oie 2,822 144 26,0