B. — CIRCULATION CAPILLAIRE
Procédés. — La circulation capillaire peut être étadlée au microscope très-facilement, surtout chez les animaux à sang froid. Sur la grenouille, on peut l'examiner sur la membrane iuterdigitale, le mésentère, la langue et le poumon. Pour éviter les mouvements de ranimai, on le curarise; la circulation continue et on pent aiflsi pro-
branches; en général, ils ne touchent les bords que quand les capillaires se rétrécissent ou quand Tespace leur manque par Taccumulation des globules ; dans ce cas, ils s'elTiient en prenant toutes les formes pour reprendre leur forme primitive dès que la compression a cessé. Les globules blancs, au contraire, cheminent plus lentement contre la paroi du vaisseau, s'arrétant souvent contre cette paroi; leur vitesse est 10 à 15 fois plus faible que celle des globules rouges.
La disposition des capillaires varie beaucoup suivant les organes, mais ce qui varie surtout c*est la richesse des différents organes en capillaires, ou autrement dit le rapport du calibre total des capillaires au calibre des artères afférentes. C'est là, en effet, ce qui règle la quantité de sang reçue par Torgane. On pourrait donc représenter la circulation de chaque organe par un double cOue vasculaire analogue à celui qui représente la circulation générale (voir page 665). On verrait ainsi quelles différences présentent les divers organes; il n'y a qu'à comparera ce point de vue le testicule au foie, par exemple.
Les capillaires sont, du reste, sujets à des variations notables de calibre, et ces variations sont de deux espèces. Les unes sont passives et ducs à la quantité plus ou moins forte de l'afilux da sang, réglé lui-môme par le calibre des artères afférentes, et à la quantité de l'écoulement par les veines efférentes. Les autres sont actives et consistent en des alternatives de rétrécissement et de dilatation ; ces rétrécissements paraissent dus & des éléments contractiles fusiformes (cellules endothéliales?) et peuvent diminuer la lumière du capillaire de façon à empêcher le passage des globules rouges (de Tarchanow).
e. — CIRCULATION VEHIBCSE.
Les tissus élastique et musculaire entrent dans la constitution des veines comme dans celle des artères, mais pas dans les mômes proportions ; leurs parois sont plus minces, moins parfaitement élastiques, plus dilatables, ce qui est en rapport avec la pression sanguine plus faible qui existe dans le système veineux. La contractilité veineuse est hors de doute. On a constaté sur les veines, comme sur les artères, des contractions quelquefois rhylhmiques; ainsi dans les veines splénique,mé8entériques(Fre-
On peut faire au sujet des veines les mêmes remarques que celles qui ont été faites à propos des artères. Toute diminutioD de calibre dans une partie du système veineux amène une augmentation de pression dans les vaisseaux. De même, si on fait ia ligature de la veine principale d'un organe ou si cette veine est simplement rétrécic, la pression augmentera dans les capillaires de cet organe et dans les artères afférentes.
Quant aux bruits vasculaires qui peuvent se produire dans les artères et dans les veines pendant la circulation, leur étude est plutôt du ressort de la pathologie que de la physiologie, et je renvoie aux traités de séméiologie et de pathologie générale.
Vinnervation des vaisseaux sera traitée dans le chapitre de l'innervation.