OO
PHYSIOLOGIE DE L'n'DïVIDU.
rotation du yitcllus et. s'accompagne de phénomènes de contraction.
Une fois nées, les cellules éprouvent des changements de
CRJl
Fig. 38. — Génération par bourgeonnement.
forme, de Téritables métamorphoses. Ces métamorphoses se font de deux façons différentes : 1° la cellule conserve le type cellulaire, tout en changeant de forme; 2° elle perd son caractère de
fig^ 38. Forraation du premier globule polaire de l'œuf de la Limnœa stagnalit
(Ch.Robin).
cellule et subit une complète transformation : c'est ainsi qu'il serait dillicile, si l'on n'en avait suivi pas à. pas l'évolution, de reconnaître des cellules dans une fibre musculaire de l'utérus en état de gestation, dans une fibre connective, dans un capillaire sanguin. En même temps qu'elle change de forme, la cellule s'accroît, contenu et contenant; elle augmente de volume et les diverses parties de la cellule prennent part à cet accroissement, le noyau dans une proportion beaucoup moindre que le reste.
La durée de la vie des cellules est très-variable. Quelques éléments, par exemple certains éléments épitliéliaux , paraissent avoir à peine une existence de 1 2 à 24 heures ; les cellules glandulaires de certaines glandes (mamelle) ont une existence encore plus rapide; d'autres éléments au contraire (cellules cartilagineuses) durent probablement autant que la vie de l'organisme auquel ils appartiennent.
La mort des cellules peut se faire de diverses façons. La mort mécanique ne se produit que pour les cellules superficielles, comme les cellules épidermiques; quand leurs propriétés vitales sont à peu près abolies, elles tombent sous l'influence de causes mécaniques extérieures,- frottements, chocs, lavages, etc. La transformation chimique est un des modes les plus communs de mort des cellules ; le plus fréquent est la transformation graisseuse ou granulo-graisseuse, si importante en pathologie, mais on en rencontre d'autres, tels que l'infiltration calcaire, la dégénérescence colloïde, amyloïde, etc. Enfin la cellule peut disparaître, molécule par molécule, par résorption ; les particules qui la composaient disparaissent peu à peu et sont entraînées par le sang; c'est une sorte de liquéfaction cellulaire. On ne peut considérer comme mort des cellules leur transformation morphologique et la génération par scission, quoique dans ces deux* cas la cellule disparaisse en tant qu'individualité organique.
Si on se reporte à la figure schématique de la page 32 {fig. 1) et à l'explication qui la précède, on voit qu'on peut distinguer six catégories d'éléments ayant chacun leurs caractères , leurs propriétés et leur physiologie particuhère. Ce sont: 1° l'élément connectif; 2° l'élément épithélial : 3° l'élément contractile; 4° l'élément nerveux: 5° le globule sanguin; G" l'élément reproducteur mâle (spermatozoïde) ou femelle (ovule). Le globule sanguin a été vu avec le sang; l'élément reproducteur sera étudié cà propos de la reproduction. Quant aux autres éléments, leur
224 PHYSIOLOGIE DE LMM)IVIDU.
physiologie se confond avec celle des tissus auxquels ils se rattachent.
L'exposé des- différentes théories émises sur l'origine, la constitution et la signification de la cellule, et ce qu'on appelle en un mot théorie cellulaire, ne rentre pas dans le cadre de cet ouvrage.
Bibliographie. — Schleiden : Bei^ra'gre zur Phytogenesis (Archiv. flir Anat., 1838). — SCHWAXx : Mikr. Vntersuchnngen, etc., 1838. — M. Schultze : Das Protoplasma, 1863. — W. Kuhne : Untersuch. ûher das Protoplasma, 1864. — W. HoFMEiSTER ; Die Lehre von der Pflanzenzelle, 1867. — Ch. Robix : Anatomie et Physiologie cellulaires, 1873. — R. Virchow : la Pathologie cellulaire ; trad. par P. Picard; rev. par Strads, 1874. — Consulter en outre les Traites d'histologie.