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PHYSIOLOGIE DES TISSUS CONNECTIFS

Quelle que soit, au point de vue histologique, l'idée qu'on se fasse des différents groupes de tissus connectifs, au point de vue physiologique, leurs analogies sont incontestables et leur parenté ne peut être méconnue. Ils constituent la trame et la charpente de l'organisme dans laquelle sont plongés les tissus profonds et que recouvrent les tissus épithéliaux, et sous ce rapport le nom de substance de soutien .. qui leur a été donné par quelques anatomistes, se trouve parfaitement justifié. 11 me semble, en s'appuyant sur les données de l'histologie et de la physiologie comparées, que la disposition générale des tissus connectifs de l'organisme peut être envisagée de la façon suivante. Cette masse connective est creusée de deux sortes de cavités : les unes logent les éléments profonds, fibres musculaires, cellules nerveuses, etc., c'est la trame connective des organes et des tissus ; les autres ne sont autre chose que des lacunes dans lesquelles circulent les sucs nourriciers et leurs dérivés; parmi ces lacunes, les unes constituent un système perfectionné de canaux dans lesquels le sang est contenu, c'est le système vasculaire; un second ordre de lacunes, moins bien délimité, mais formant encore un tout continu, est constitué par les vaisseaux lymphatiques; enfin, un ti-oisième et vaste système de lacunes, beaucoup plus irrégulier, Ijarcourt celte masse connective dans tous les sens et contient de la sérosité provenant soit des vaisseaux, soit des tissus; ces dernières lacunes, lacunes connectives proprement dites, se continuent avec les radicules lymphatiques et. par leur intermédiaire, avec l'appareil sanguin ; elles constituent en réalité de simples interstices de la substance connective et peuvent présenter toutes les dimensions, depuis les cavités séreuses qui n'en sont que des dilatations colossales jusqu'aux canalicules imperceptibles quii présentent les tendons. Toutes ces lacunes, sanguines, lymphatiques, connectives, offrent, dans leur intérieur, un élément ana-

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toniique caractùristique, le gloljule Jjlaiic ou leucocyte, . déjà étudié à propos du sang et de la lymphe, globule blanc dont le rôle formateur est considérable, comme on l'a vu pour les globules rouges, et, d'après certains auteurs, A. Yisconti entre autres, .s'étendrait à tous les éléments et à tous les tissus. Un autre caractère de ces lacunes, c'est que, dès qu'elles prennent une certaine importance et qu'elles se perfectionnent en se délimitant, elles se tapissent de lamelles aplaties analogues aux lamelles épithéliales; c'est là ce qui constitue Vendolhélium, rangé à tort à côté des épithéliums, mais qui, en réalité, appartient aux tissus connectifs. Le revêtement dit épilhélial des séreuses, celui des vaisseaux, les cellules de Ranvier des tendons, etc., appartienuent à l'endothélium. Les endolhéliums se distinguent des épithéliums parce qu'ils sont ordinairement simples (sauf dans les synoviales), qu'ils ne présentent jamais de glandes et enfin parce qu'ils proviennent tous du feuillet moyen du blastoderme, tandis que les épithéliums proviennent des deux autres feuillets.

Outre les globules blancs qui en constituent l'élément caractéristique, les tissus connectifs contiennent d'autres éléments cellulaires spéciaux à tel ou tel groupe de ces tissus; telles sont les cellules plasmatiques et pigmentaires, les cellules adipeuses, les cellules cartilagineuses, les cellules osseuses ; mais je renvoie pour leur description aux traités d'histologie.

Excepté pendant la période de développement embryonnaire (fiQ- 39iP^c^ ^^^)i ^^^ tissus connectifs ne sont jamais constitués par une agglomération pure et simple de cellules. 11 s'interpose toujours, entre les éléments cellulaires, une certaine quantité de substance fondamentale, amorphe ou fibrillaire, variable pour chaque groupe de tissu connectif. Sans entrer ici dans des d-étails histologiques qui sont décrits dans les ouvrages spéciaux, je me contenterai de donner le tableau résumé de ces diverses formes :

[° Tissus connectifs proprement dits :

a) Tissu muqueux; ex. : corps vitré.

b) Tissu réticulé; ex.: réticulum des gangUonslympathiques.

c) Tissu fibreux-; ex. : tendons, aponévroses, tissu cellulaire. cl) Tissu adipeux; ex. : graisse.

2° Tissu élastique.

3° Tissu cartilagineux :

a) Cartilage hyalin.

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