‹ Nouveaux éléments de physiologie humaine (volume 4)Chapitre 103 sur 296 · A. — PROPRIÉTÉS PHYSIQUES DES TISSUS CO.VXECTIFS · texte numérisé non relu

A. — PROPRIÉTÉS PHYSIQUES DES TISSUS CO.VXECTIFS

Le poids spécifique des tissus connectifs varie dans des limites assez étendues, dont la graisse et le tissu osseux représenlent les deux extrêmes. Aussi la graisse agit uon-seulement comme substance de remplissage, mais en outre, par sa faible densité, elle allège le poids total de l'organisme et par suite la masse à mouvoir, d'où dépense moindre de force -musculaire.

La consistance des tissus coniiectifs offre tous les degrés, depuis l'étal diilluent et semi-liquide, comme dans le corps vitré, jusqu'à la dureté considérable, telle qu'on le voit dans les os et les dents. Cette consistance est généralement en rapport avec la quantité d'eau contenue dans le tissu ; ainsi le corps vitré contient 98 p. 100 d'eau, l'os 5 p. 100 seulement. Leur cohésion est en général assez forte, sauf pour les tissus les plus mous, comme le corps vitré. Cette cohésion est la résultante de deux actions: r l'adhésion des molécules des éléments connectifs les unes pour les autres, par exemple d'une fibrille connective, ou cohésion moléculaire ; 2"" l'adhésion de ces éléments les uns avec les autres, ainsi l'union de deux fibrilles entre elles, cohésion élémentaire ou parcellaire. Ceci indique déjà que la cohésion des tissus connectifs ne sera presque jamais uniforme et que leur rupture se fera d'habitude plus facilement dans un sens que dans un autre; ainsi un cartilage costal se brisera plus facilement en travers que dans le sens de sa longueur; c'est encore plus marqué dans les tissus à structure fibreuse, comme les tendons et les ligaments; il est plus facile de dissocier les fibrilles que de les rorfipre.

Les forces qui agissent sur un tissu pour en détruire la cohésion, c'est-à-dire pour le rompre, peuvent s'exercer de quatre façons différentes : par traction, par pression, par flexion et par torsion, et, suivant chaque mode d'action, les divers tissus connectifs se comportent d'une façon différente.

La résistance à la traction est considérable pour certains tissus connectifs, en particulier pour les os et les tendons; le tendon d'un plantaire grêle supporte un poids de 15 kil. sans se rompre. Si l'on prend pour unité de diamètre le millimètre carré, on trouve que le coefficient de cohésion, c'est-à-dire le poids nécessaire pour rompre l'unité de diamètre des divers tissus connectifs est le suivant :

Os 7.7 6 Artères 0,16

Tendons 6.94 Veines 0,12

Cette résistance à la traction a un rôle essentiel dans la mécanique de l'organisme; c'est grâce à cette résistance des os, des tendons, des ligaments, que nous pouvons accomphr une certaine somme de travail mécanique extérieur, jusqu'à la limite indiquée par la limite même de cohésion de ces différents tissus. C'est dans la résistance à la distension des membranes connec-

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