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L'HOMME DANS LA NATURE

pode dépourvu de pseudopodies. Bientôt une partie de ces cellules se différencie des autres; trois feuillets se forment qui donneront naissance à tous les organes, et chacune des étapes parcourues par l'homme dans son déyeloppement rappelle un être inférieur. L'analogie est encore plus frappante si, au lieu de comparer les divers stades de développement de l'homme aux animaux complètement développés, on les compare aux divers stades de développement des animaux; ce n'est même plus de l'analogie, c'est presque de l'identité.

Bibliographie. — Théod. de Saussure : Recherches chimiques sur la végétation, ls04. — Gaukeau : Annales des sciences natur., 1851. XV. — BorssixGAULT : Comptes rendus del'Acad. dessciences, 1864. — ,T. Sachs : Physiologie végétale; trad. par MiCHELT, 18(J8. — Cl. Bernard : les Phénomènes de la vie communs aux animaux et aux végétaux (Revue scientifique, 1873). — Corexwisdke : la véritable Respiration des végétaux (Revue scientifique, 1874).

PLACE DE l'homme DANS LA NATURE.

Si l'on suit pour l'homme les principes qui guident les naturalistes dans leurs classifications, il ne peut y avoir de doute .sur la place qu'il faut lui assigner dans la série animale. .Ajaatomiquement et physiolagiquement, l'homme appartient à l'ordre des primates (') dont il constitue la première famille, et même les caractères sur lesquels on se hase pour le séparer des singes anthropomorphes sont loin, au point de vue zoologique, de justifier cette séparation, car il y a certainement entre les anthropomorphes et les singes inférieurs des caractères différentiels plus importants que ceux qui existent entre les anthropomorphes et l'homme. Il suffira pour le prouver de passer rapidement en revue les caractères communs à ces deux groupes et les caractères qui les distinguent. *

(') L'ordre des primates est ainsi compose' :

ire famille : homme.

2e famille : singes anthropomorphes ; quatre genres : gorille, chimpanzé, orang, gibbon.

3e famille: catarrhiniens ou singes de Tancien continent: genres : semnopithèque, colobe, cercopithèque, macaque, magot, cynocéphale.

4e famille : platyrrhinicns ou singes du nouveau continent: genres : nlouate, atèle, ériode, lagotriche, sajou, nyctipithèque, saki, saïmiri (callitlirix), ouistiti.

5e famille : lémuriens; genres : maki, lori, indri, tarsier, galago, galéopithèque, semnocèbe.

Beaunis, Phys. 3

Caractères communs. — Is on- seulement l'organisation des singes anthropomorphes est construite sur le plan général de l'organisation humaine, mais les ressemblances se continuent jusque dans les plus petits détails; aussi pour ne pas tomber dans une énumération inutile, je me contenterai de rappeler, parmi les caractères communs, ceux seulement dont sont dépourvus les singes inférieurs.

La colonne vertébrale du gorille et du chimpanzé possède le même nombre de vertèbres que celle de l'homme ; on a admis, il est vrai, chez le gorille, treize vertèbres dorsales; mais, en réalité, la vertèbre comptée comme treizième dorsale est simplement la première lombaire dont l'apophyse costiforme s'est détachée de façon à former une côte surnuméraire, anomalie qui n'est pas très-rare chez l'homme. Le bassin, quoique plus étroit et plus allongé, a la forme générale du bassin humain, tandis que chez les autres singes, il se rapproche du bassin des quadrupèdes. La torsion de fhumérus est, comme chez l'homme, de 180 degrés, et l'olécrane est aplati d'avant en arrière, au lieu de l'être transversalement, comme chez tous les autres mammifères (Martins). La ressemblance se retrouve encore dans le squelette de la main et du pied, malgré le nom si mal justifié de quadrumanes donné aux singes par BufTon et Cuvier, et Huxley a prouvé, d'une façon irréfutable, qu'en réalité les singes sont, comme nous, bipèdes et bimanes.

Le cerveau de l'homme et des anthropomorphes présente les quatre caractères suivants qui n'existent que chez eux et font défaut chez tous les autres mammifères : 1° lobe olfactif rudimentaire ; 2° lobe postérieur recouvrant complètement le cervelet; 3" existence d'une scissure de Sylvius bien dessinée; 4" présence d'une corne postérieure dans le ventricule latéral.

Le système musculaire, sauf une ou deux exceptions qui seront mentionnées plus loin, offre la même disposition dans les deux groupes, et ce qu'il y a de significatif, c'est qu'un muscle, le muscle acromio-basilaire, qui existe chez la plupart des singes non anthropomorphes, manque chez le gorille comme chez l'homme.

Les callosités des fesses manquent chez les anthropomorphes; les ongles ont la forme de l'ongle humain; les organes des sens ont la même structure.

Il en est de même des organes contenus dans les deux cavités

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