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AIE INSPIRÉ

Xous inspirons en moyenne un demi-litre ou 500 centimètres cubes d'air à chaque inspiration, ce qui donne par heure 360 litres environ et 9,000 en 24 heures. (Voir: Mécanique respiratoire.) Il est donc important d'étudier à ce point de vue la composition et les propriétés de l'air atmosphérique.

L'air atmosphérique contient, sur 100 parties:

Oxygène Azote. .

Rn volume.

En

. poids,

Il contient en outre des traces d'acide carbonique et de la vapeur d'eau.

La quantité d'acide carbonique varie de 4 à G dix-millièmes. Elle est plus forte dans les lieux habités et plus grande la nuit que le jour.

La vapeur cVeau contenue dans l'air s'y trouve à l'état de va-

peur invisible ou à l'état de vapeur vésiculaire. La quantité varie suivant la température, et celte quantité peut être d'autant plus considérable que la température est plus élevée; aussi en général est-plie plus grande en été qu'en hiver.

Vétat hygrométrique ou l'humidité de l'air ne dépend pas seulement de la proportion de vapeur d'eau qu'il contient, mais surtout de ce fait que cet air est plus ou moins près de son point de saturation ; aussi l'air est-il plus sec en été qu'en hiver, quoique la quantité absolue de vapeur d'eau y soit plus forte. Cet état " hygrométrique s'exprime par la fraction de saturation, c'est-àdire par la quantité de vapeur d'eau contenue dans l'air divisée par la quantité de vapeur d'eau que l'air peut contenir à saturation à la même température.

Indépendamment de ces substances, l'air contient des poussières minérales, des produits de décomposition des substances organiques, du carbonate d'ammoniaque, de l'hydrogène protocarboné, de l'acide azotique, de l'azotite d'ammoniaque (Schœnbein), de l'ozone, des principes volatils d'origine organique, des germes organiques, etc.

Deux conditions ont de l'influence sur la respiration, la température et la pression.

La température de l'air atmosphérique présente d'assez grandes variations. Quand l'air est dilaté par la chaleur, nous inspirons un air plus raréfié, autrement dit la quantité d'oxygène que nous inspirons est moindre. Chaque inspiration fait entrer dans les poumons environ un demi-litre d'air, et 0',lOi d'oxygène à la température de 0". A +40% ce demi-litre d'air ne contient plus que 0',0015 d'oxygène. En effet, le coefficient de dilatation de l'air est 0,003(37, et 100 volumes d'air à 0" occupent lU volumes à + 40". Aussi, quand la température s'élève d'une façon notable sommes-nous obligés, pour compenser cette dilatation de l'air inspiré et retrouver la quantité d'oxygène nécessaire, d'augmenter le nombre et la profondeur des respirations.

La pression de l'air atmosphérique est de 700 millimètres en moyenne au niveau de la mer, mais ce qui intéresse le physiologiste au point de vue de l'échange des gaz, c'est, non pas la pression barométrique totale, mais Impression partielle de chacun des gaz de l'air et spécialement de l'oxygène. Ces pressions

partielles sont proportionnelles aux quantités de gaz contenues dans l'air atmosphérique : Ainsi :

760X20,8 La pression de Toxygène. . . . = — — • = 158 millimètres.

760X79,2 La pression de 1 azote == — — = 601 millimètres.

760X0,0005 La pression de 1 acide carbonique = = 0,38 millimètres.

On verra plus loin que les pressions partielles ne sont plus tout à fait les mêmes dans l'intérieur des poumons.

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