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G-H-Az

Méthylularaine.

C*H='Az^O-H-

Créatine.

= G''H^Az-0^-

Ac. n>+'tl)ylparabanique.

-4- AzH^ -+- ]

C^H'AzO-

Sarcosine.

Ac. glycoilique

' -h GH\Vz

Méthylamine.

G. Leucine et tyrosine. — La Icucine, G'^H'^AzO-, est un amide de l'acjde leucique ou oxycaproïque :

G^H'-O'-f-AzH--'

= G^H'^AzO-

Acide

Leucine.

leucique.

La tyrosine, G^H"AzO^ est un amide dont la nature est encore inconnue. Toutes les deux dérivent de matières albuminoïdcs et surtout de la glutine, de la chondrine et de la mucine; elles se forment aussi dans la digestion, spécialement dans la digestion pancréatique, et Hofmeister considère même les peploncs comme formées par un mélange de leucine, de tyrosine et de corps analogues aussi éloignés que ces sub-

DÉSASSIMILATIOX. 531

stances des albuminoïdes. La leiicinese rencontre surtout dans les g-landes ordinaires et dans les glandes vasculaires sanguines ; la tyrosine au contraire ne se forme qu'après la mort et n'existe guère pendant [la vie que dans le suc pancréatique.

Ces deux substances, comme la glycocolle, pourraient bien être, comme on l'a vu, une des sources de l'urée.

H. GuANixE , XANTHiNE ct SARCiNE. — Ces trois corps ont des relations très-intimes entre eux et avec l'acide urique (voir: Acide zirigue). La guanine donne par l'oxydation un corps isomère de la xantliine, l'isoxantliine: '

2G'H^Àz^0 -h 30 = 2C'H^Vz^0- -f- H-0 4- Az"

Guanine. Isoxanthine.

Elle donné encore, par l'oxydation, de l'acide parabanique, de laguanidine et de l'acide carbonique.

C'H'-Az'O H- H-0 + 30 = C'H-Az-O^ H- GH'Az^ -f- GO-

Guanine. Acide Guanidioe.

parabanique.

La sarcine ou hypoxanthine se transforme en xanthine par l'oxydation.

G^H^Az''0 -4- 0 = C'H^Az^O-

Sarcine. Xanthine.

I. LÉciTHiNE et NEURiNE. — La /ca^^i^^e, G'^H^''AzPhO^, pcut être Considérée comme une combinaison de l'acide pbosphoglycérique et de l'acide stéarique avec la neurine.

G^^H««AzPhO^ -+- 3H-0 = 2C'ni^«0- -+- C^H^PhO" -+- C^H'^AzO-

Lécithine. Ac. stéarique. Ac. pliospho- >'eurine.

glycérique.

La neurine ou choline , G'H'^VzO-, dérive du glycol et de la trimétliylamine :

G^H'^VzO- = C-H«0- -4- G^H^Vz

Neurine. Glycol. Triméthy-

lamine.

La neurine, qui se rencontre spécialement dans la bile, provient évidemment de la décomposition de la lécitliine, et c'est probablement cette neurine qui, par une décomposition plus avancée, donne naissance aux petites quantités de trimétliylamine qu'on a trouvées dans les produits de distillation de l'urine et du sang.

Vacide phosphoglycérique, C^iPPhO*', est constitué par l'union de

532 PHYSIOLOGIE FONCTIO.XXELLE.

l'acide pliosphorique et de la glycérine, en perdant les équivalents de

Te au :

ou :

C^H«PhO« =

Ac. phosphoglyc»rique.

: C^H'^O^ Glycérine,

-+- PhH^O^ — H-0

Ac. pliosphorique.

(H^O C^H- H-0 (phH^O^

Glycérine,

Ac. phosphoglycérique.

Les produits de décomposition de l'acide phosphoglycérique sont, d'une part, ceux de la glycérine et, de l'autre, des phosphates.

D'après Beneke, l'acide phosphoglycérique pourrait se former dans lïntestin aux dépens de l'acide phosphorique des phosphates alcalins ingérés avec ralimentation et décomposés par le suc gastrique, acide phosphorique qui se combinerait avec la glycérine mise en liberté dans le dédoublement des graisses par le suc pancréatique.

La façon dont se forme la lécithine et le lieu de sa formation sont encore très-obscurs. Ce qu'il y a de certain, c'est que la lécithine ne peut être considérée exclusivement comme un produit de désassimi- Jaticn des matières albuminoïdes ; elle a, comme le prouve sa présence dans l'œuf, le globule sangui-n, le tissu nerveux, etc., une signification plus haute et probablement une valeur histogénélique. Elle parait être essentielle à la constitution et au fonctionnement de certains tissus, et sous ce rapport son importance dépasse évidemment celle d'un simple produit de désassimilation, comme l'urée ou l'acide urique. Quant au mécanisme de sa formation, faut-il admettre qu'elle se produit par un processus inverse du processus de décomposition, et qu'elle se forme par la combinaison de la neurine, de l'acide phosphoglycérique et de l'acide stéarique ?

Où se fait cette combinaison ? Deux des facteurs de la lécithine, l'acide phosphoglycérique et l'acide stéarique existent dans l'intestin et pourraient passer de là dans le sang; quant au troisième facteur, la neurine, on ne sait à peu près rien sur le lieu et le mode de sa formation ; mais elle parait avoir des relations avec la leucine qui se forme en grande quantité dans l'intestin, dans la digestion pancréatique; la neurine peut être en effet considérée comme constituée par la synthèse du glycol et de la triméthylamine (voir plus haut], et, d'autre part, le radical glycol se retrouve aussi dans la leucine et dans l'acide leucique ou oxycaproïque, qui concourt à la former et dont elle est l'amide. On aurait alors :

2C«H'\VzO- -f- 2H-0 -h 20 = 2Gnr\VzO- H- 2G0-

Leucine. Xeurine.

DESASSIMILATIOX. 533

Quoi qu'il en soit, l'endroit où s'unissent ces différentes substances pour constituer la lécithine (sang, organes) est encore indéterminé.

J. Gystine et Taurine. — Ces deux substances se distinguent des précédentes par la présence du soufre. Elles proviennent certainement de la désassimilation des matières albuminoïdes, et doivent être en relation intime l'une avec l'autre et avec la formation de l'acide laurocliolique (voir: Acides biliaires). La cystine, C^H'AzSO-, est très-voisine d'une substance, la serine, C^H'AzO^, qui se trouve dans la soie, et dont elle ne difTère que par le remplacement d'un atome d'oxygène par un atome de soufre. La serine elle-même peut être considérée comme un amide de l'acide glycérique ou oxylactique.

C^H^O' H- AzIF — H-Û = CHVkzO'

Ac. gly- Serine,

cérique.

La taurine, C-H'AzSO ', est un amide de l'acide isélbionique, isomère de l'acide sulfovinique ou éthylsulfurique.

G-ir^SO' -+- A7AV — H-0 = C-H"AzSO=

Ac. isé- Taurine,

tbioiiique.

Il est possible, sans qu'on en ait la démonstration, que la cystine soit un produit de désassimilation intermédiaire pour arriver à la taurine.

K. Ammoniaque. — L'ammoniaque, AzH'', est le dernier terme de décomposition des matières azotées. Mais, à l'état normal, il est rare que la désassimilation de ces substances aille jusqu'à la production d'ammoniaque et nous avons vu dans les paragrapbes précédents à quels produits intermédiaires s'arrête ordinairement cette désassimilation. On trouve cependant dans l'urine, dans l'air expiré et peut-être dans le sang, des traces d'ammoniaque, mais il est douteux que cette ammoniaque provienne de décompositions qui se passeraient dans le sang ou dans les tissus. Feltz et Uitter, dans leurs expériences, n'ont pas constaté de transformation de l'urée en carbonate d'ammoniaque après l'injection d'urée dans le sai^g, même en injectant du ferment ammoniacal. Cette ammoniaque pioviendrait-elle d'une décomposition dans le tube intestinal d'une petite quantité d'urée passée dans l'intestin avec les sécrétions digestives ?

Il est probable en outre, d'après les recherches de Scliultzen et iN'encki, qu'une partie de l'urée doit sa naissance à une combinaison de l'ammoniaque formée dans l'organisme avec un facteur azoté de la série cyanique.

CAzHO -+- AzH^ = CH'Az-0

Acide cyanique. Urée.

534 PHYSIOLOGIE FO.XCTIO.XNELLE.

W. y. Knieriem a vu en effet ringestion de chlorhydrate daaimoiiiaque augmenter la quantité d'urée.

2° Produits de désassimilation non azotés.

La plupart des produits de désassimilation non azotés peuvent provenir de deux sources: 1" des substances azotées (de l'organisme ou de ralLmentation); 2<' des matières non azotées, graisses^ hydrocarbonés, etc. II est donc difficile de dire à priori si tel produit doit être rattaché à Tune où a l'autre origine.

Les termes finaux de la décomposition des produits non azotés sont l'acide carbonique et Teau, comme l'ammoniaque est le terme de la désassimilation des principes azotés ; mais là encore la décomposition s'arrête souvent avant d'arriver à la production d'acide carbonique et d'eau et il en résulte un certain nombre de principes intermédiaires plus ou moins riches en carbone et eu hydrogène.

A. Acides gras volatils. — Les acides gras volatils, formique, acétique, propioLique, butyrique, etc., peuvent provenir, soit de la décomposition des graisses (glycérine et acides gras ; voir page 200), soit de la décomposition des hydrocarbonés, ou de l'acide lactique formé à leurs dépens.

Gylcose. Acide

lactique.

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