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on examine à ce point de vue les graphiques respiratoires, on voit que, dans les respirations très-rapides, comme dans le graphique de la figure 100, pris en introduisant directement le tube

Fig. 100. ^— Graphique respiratoire (lapin).

du tambour enregistreur dans la trachée, la descente de la courbe (inspiration) succède immédiatement à l'ascension de la courbe (expiration) ; il n'y a donc pas là de pause expiratoire. Dans les

Jig. 1(»I. — Graphique respiratoire (femme).

respirations plus lentes, comme dans le graphique respiratoire de la figure 101, l'expiration est suivie d'une sorte de pause indi-

Fig. «00. — Le tracé se lit de droite à gauche. la croix indique le début du tracé. Fig. 101. — Le tracé se lit de droite à gauche.

PI 1 Y S 1 0 L 0 G I E F 0 .\ C ï 1 0 X .\ E L L E .

quée par le plateau arrondi qui sépare la ligue ascendante de l'expiration de la ligne descendante de l'inspiration. On verra plus loin que, dans certaines conditions anormales, celte pause expiratoire devient très-prononcée.

Ce qui dans Lien des cas peut faire croire à une pause expiratoire, c'est le ralentissement de l'expiration quand elle tire vers sa fin. raientissemeîit qui se traduit sur les tracés par une tendance de la courbe expiratoire à se rapprocher de l'horizontale; c'est ce qu'on voit par exemple très-hien sur le tracé de la figure 102 (le lire de gauche à droite).

fig. 102. — Graphique respiratoire (homme; d'après Marey.

Cette pause expiratoire existe toujours dans les respirations très-lentes et très-profondes.

Quelques auteurs ont encore admis, entre l'inspiration et l'expiration, une pause, pause iuspiratoire , mais qui n'existe en réalité que dans des conditions particulières et ne se rencontre pas à l'état normal (').

Habituellement, il n'y a donc en réalité que deux périodes, inspiration, expiration. L'inspiration est en général plus brève que l'expiration, mais il est bien difficile d'en donner le rapport exact, et les évaluations numériques trouvées par les physiologistes sont loin de concorder. Il n'y a du reste qu'à examiner les

(') Pour l't'tude de ces stades respiratoires, la méthode graphique peut seule doneer des indications pre'cises, et encore ne peut-on utiliser que les graphiques donnant les mouvements de totalité du thorax (ampliation circonlerentielle) , du diaphragme ou de l'air intrapulmonaire. Les autres ne pourraient fournir de résultats précis, tel point de la paroi thoracique pouvant rester immobile ou se déplacer très-peu relativement à d'autres points du thorax.

MÉCAMOUE RESPIRATOIRE. 571

différents graphiques respiratoires pour voir qu'il est impossible d'arriver à une formule absolue. La durée de chacun de ces stades d'une respiration se mesure facilement par l'étendue de la ligne des abscisses occupée par les deux courbes de l'inspiration et de l'expiration.

L'inspection des tracés montre encore que la vitesse du mouvement, d'abord très-rapide, décroît vers la fin ; en. effet, on voit la courbe respiratoire, d'abord presque verticale, s'arrondir à la fin de son ascension (expiration) ou de sa descente (inspiration).

La durée totale d'une respiration (inspiration et expiration) est très-variable. Cette durée peut être évaluée en moyenne à 'i secondes dans l'état de repos complet, ce qui donnerait un chiffre de 15 respirations par minute. D'après Yierordt même, ce chiffre, dans l'état de repos absolu, ne serait que de 12 par minute. Par contre, la moindre cause suffit pour accélérer la respiration, ce qui explique les chiffres variables donnés par les différents observateurs pour la moyenne du nombre des respirations (15 à 2i par minute;. Habituellement le rhylbme des respirations est très-régulier, aussi régulier que celui des battements du cœur, mais nous pouvons par la volonté ralentir, arrêter, accélérer, dans de certaines limites, tous les actes respiratoires. Tout ce qui augmente l'activité musculaire, la marche, la course, etc.. accélère la respiration; il en est de même des affections psychiques qui peuvent cependant aussi l'arrêter momentanément dans certains cas. L'attention, au lieu de le régulariser, trouble immédiatement le rhythme respiratoire.

Pour l'infiuence de l'innervation sur la respiration, voir la Physiologie du. pneumogastrique et de la moelle allongée.

L'âge fait varier la fréquence des respirations, comme le démontre le tableau suivant de Quételet :

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