O. DE LA CIRCULATION DANS LES VAISSEAUX
Les bifurcations d'un vaisseau ont, sauf de très-rares exceptions, un calibre supérieur à celui du vaisseau qui leur a donné naissance. Aussi, si l'on fait abstraction des parois vasculaires et qu'on réunisse par la p.ensée toutes les bifurcations correspondantes [fig. 149), le système artériel pourra être représenté par un cône dont le sommet tronqué se trouverait à l'origine de l'aorte, et la base, très-large, aux capillaires. Un cône pareil, dont le
MÉCAMOl'E DE LA ClUCrLATION. GG5
sommet aboutirait à l'oreillelte. représenterait le système veineux et les capillaires pourraient iHre figurés par un cylindre très-
Fig. 149. — Schéma d'un lùne vasciilaiie. (Kiiss.)
Fig. 150. — Schéma des cônes artériel et veineux avec interposition des capillaires. (Kùss.)
Fig .151 . — Schéma de la grande et de la petite circulation. (Kûss.)
court (c, fig. 150), intermédiaire aux hases des cônes artériel et veineux. Dans ce cas, l'ensemble du système circulatoire pourrait être rendu schèmatiquement par la figure 151.
Le calibre respectif des cônes artériel et veineux et du cylindre qui représente l'ensemble des capillaires est impossible à évaluer d'une façon précise. D'après Vierordt, l'aire des capillaires serait à l'aire de l'aorte comme 800 : 1 , et à l'aire des veines caves comme 400 : 1.