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Fi%. 15T. — Tube de Haies.
(Voir page 680.)
Fiq. 158. — Hémodynamomètre de Poiseuille. (Voir page 082.)
sanguin lui-même en dehors de toute complication instrumentale, graphiques qui ont par conséquent l'avantage de reproduire fldèlement tous les caractères de pression, de vitesse, de quantité que le courant
sanguin subit à son passage à travers une artère. Les tracés du jet artériel ainsi obtenus par Landois sont presque identiques aux tracés du sphygmographe de Marey.
2" Manomètres a mercure. — Dans ces appareils, pour éviter la coagulation du sang, on interpose entre le sang du vaisseau et le mercure une solution de sulfate de soude ou de carbonate de soude qui empêche cette coagulation.
Hémodynamomèlre de Poiseuille {fig. 1 58, p. 68 1). — Poiseuille se servit d'un manomètre dont la branche horizontale A communiquait avec Tar-
Fig. 159. — Mariomèire compensateur de Marey. (Voir page 684.)
tère.Du mercure remplissait les deux branches verticales jusqu'au niveau GH ; l'intervalle KÂ était occupé par un liquide alcalin pour empê-
cher la coagulation. Le sang presse alors sur la ^^^^^^^^^^^f^^l-^^i^^^,^ et en fait baisser le niveau jusqu'à K, par exemple, dans la branche LG,
Fig. 160. - Manomètre différentiel de Cl. Bernard. (Voir page 684.)
fixer ule e
Fia 160 - Q tube recourbé à branches parallèles. - h, robinet. - a, pièce pour rafut'age T - c,' tube en gutta-percha. - d, pièce de cuivre sur laquelle se fue la can
^''r?!t;tÏfor::>^éè%7d;:rcanu.es soudées. Les tubes adossés rr sont nus en rapport avec les deux bouts d'une artère coupée. - Les canules ù s ajustent aux pièces di.
tandis que dans la branche ED le niveau monte jusqu'en I; la dififérence des deux niveaux ï K représente la hauteur de la pression sanguine, déduction faite de la petite colonne de mercure qui fait équilibre à la colonne sanguine BK.
Hémomètre de Magendie ou Cardiomètre de Claude Bertiard. — Dans cet instrument, la partie inférieure du manomètre est remplacée par une large cuvette remplie de mercure qui communique d'une part avec un tube rempli d'une solution alcaline et qui s'engage dans l'artère, et d'autre part avec un tube vertical dans lequel oscille le mercure. Les variations de la colonne mercurielle sont beaucoup plus sensibles que dans l'appareil précédent.
3Ianomètre compensateur de Marey (fig. 159, p. 682). — Marey a cherché à remédier aux inconvénients des manomètres ordinaires. Ces inconvénients sont de deux sortes: 1» les oscillations de la colonne mercurielle ont trop d'amplitude à cause de la vitesse acquise par la masse du liquide; 2° l'ascension de la colonne mercurielle est plus rapide que sa descente, de façon que la moyenne numérique entre le maximum et le minimum de hauteur d'une oscillation ne représente pas en réalité la pression moyenne (^en5io?2 dynamique de Marey). Marey interpose alors entre la cuvette sur laquelle s'exerce la pression sanguine et le tube vertical un tube capillaire qui. par sa résistance, diminue l'amplitude des oscillations et donne exactement la pression moyenne. Setschenow remplace le tube capillaire par un robinet qu'on ouvre plus ou moins.
Manomètre différentiel de Claude Bernard (fig. 160, p. 683 1. — Cet instrument se compose d'un tube recourbé^dont les branches parallèles communiquent chacune avec un ajutage et une canule; les deux canules s'introduisent dans deux artères différentes, ou dans les deux bouts d'une artère, ou dans une artère et une veine, et les différences de niveau des deux colonnes mercurielles indiquent les différences de pression des deux vaisseaux.
Kymographio7i de Ludwig (fig. 161, p. 685). — Le kymographion de Ludwig n'est pas autre chosequ'un hémodynamomètre auquel s'ajoute un appareil enregistreur. La branche 3 du manomètre se recourbe et est mise en communication avec l'artère en 9. Dans l'autre branche, 4, flotte sur le mercure un petit cylindre en ivoire qui monte et descend avec le niveau du liquide. A la partie supérieure, ce cylindre est surmonté d'une tige, 5, à laquelle s'attache un pinceau, 7 8, qui trace sur un cylindre enregistreur les mouvements de va et vient du cylindre d'ivoire et du mercure.
3" Kymographion de Figk (fig. 162, p. 686). — Fick a utilisé pourmesurerla pression sanguine un manomètre construit sur le principe du baromètre de Bourdon. Ce manomètre se compose d'un ressort métallique creux dont l'extrémité fixe communique par un ajutage et une canule avec le vaisseau dont on recherche la pression; l'autre extrémité du
ressort est mobile et rattachée à un système de leviers articulés qui mettent en mouvement une pointe écrivante dont les déplacements
Fig. 161. — Kymographion de Lodwig. (Voir page 684.)
verticaux enregistrent, en les amplifiant, les déplacements de Textrémité mobile du ressort.
Fig. 162. — Kymographion de Fick. (Voir page 084.)
4° Appareils a transmission par l'air. — Cardiographe de Chauveau et Marerj. — Cet appareil, dont la première idée est due à Buisson, consiste en une ampoule élastique en caoutchouc qu'on introduit dans la cavité cardiaque dont on recherche la pression et qui, de l'autre côté, communique avec le tambour du polygraphe. La pression
du vaisseau comprime l'ampoule, et cette pression se transmet par l'air au tambour et au levier du polygraphe qui l'inscrit sur un cylindre enregistreur. C'est en introduisant ainsi des ampoules dans rorciliette et le ventricule que le tracé suivant a été obtenu, tracé qui donne la pression du sang dans les deux cavités pendant le temps d'une révolution du cœur (fig. 163). La ligne V représente le tracé de la pression dans le
Fig. 163. — Graphique du cardiographe sur le cheval. (Marey.)
ventricule, la ligne 0 celle de la pression dans l'oreillette. L'ascension de la ligne 0 correspond à la systole auriculaire (premier temps); celle de la ligne Y à la systole ventriculaire (deuxième temps) ; le troisième temps (diastole des deux cavités) est représenté par l'horizontalité plus ou moins parfaite des deux lignes.
Le Sphijgmoscope \fig. 169, 2) de Marey sert à enregistrer la pression dans les artères. Il se compose d'une ampoule en caoutchouc logée dans un manchon de verre; l'intérieur de l'ampoule communique par un tube avec l'artère dont on recherche la pression, et les mouvements de diastole et de systole de l'artère amènent des mouvements correspondants d'expansion et de retrait de l'ampoule, mouvements qui se transmettent à l'air du manchon et par un tube, 4, au tambour du polygraphe. La ligne P des figures 170 et 171 donne les graphiques de la pulsation de la carotide du cheval obtenus avec le sphygmoscope.
D'une façon générale, la pression sanguine diminue du cœur
aux capillaires et des capillaires au cœur ; elle atteint son maximum dans le ventricule au moment de la systole, son minimum dans l'oreillette au moment de la diastole, et peut même dans l'oreillelte et les grosses veines être négative, c'est-àdire tomber au-dessous de la pression atmosphérique. La courbe de la figure 164 représente les différences de pression dans les différents segments du système vasculaire.
Pression artérielle. — Chez l'homme, la pression dans la carotide peut être évaluée à 15 centimètres de mercure; elle est de 28 centimètres chez le cheval, de 15
chez le chien, de 5 à 9 chez ^^9- '64. — courbe des pressions dans le système
le lapin. Elle est plus faible
dans les petites artères plus éloignées du cœur, quoique Poiseuille, par suite de l'imperfection des instruments qu'il employait, l'ait trouvée égale partout. On apphque sur deux artères également distantes du cœur, les deux crurales, par exemple, le manomètre différentiel de Cl. Bernard; le mercure reste immobile en équilibre dans les deux branches; si on l'apphque sur des artères inégalement éloignées du cœur, le mercure baisse dans la branche correspondante à l'artère la plus rapprochée et monte dans l'autre. Ainsi, dans la figure 165, page 689, qui représente le tracé de la pulsation dans l'aorte et dans la faciale chez le cheval, la courbe de l'aorte (courbe supérieure) présente une bien plus forte tension que celle de la faciale (courbe inférieure). La pression artérielle en un point donné subit des variations périodiques qui se traduisent par des oscillations de la colonne
Fig. 164. — 1, ventricule. — 2, aitères. — 3, capillaires. — 4, veines, — 5, oreillette. — De A en C, ligne de pression dans les grosses artères; de G en D, dans les petites artères; de D en E, dans les capillaires; de E en B, dans les veines. Les ligues ponctuées a C, o'C, indiquent la pression au moment de la systole ventriculaire (o C) et de la diastole (a'C); à partir de C, la pression sanguine est uniforme jusque dans l'oreillette.
mercurielle et par une ascension de la courbe obtenue par les appareils enregistreurs. Cette pression augmente au moment de
Fig. 165. — Graphique de la pulsation de l'aorle et de la faciale. (Marey.)
la systole ventriculaire. baisse au moment de la diastole, et ces variations sont d'autant plus prQnoncées que les artères sont plus rapprochées du cœur. A une petite distance des capillaires, la pression reste constante en un point donné et la colonne mercurielle demeure immobile. Les oscillations périodiques de la pression artérielle, bien visibles aux redoublements saccadés que présente le jet sanguin d'une grosse artère, varient entre 5 et 10 millimètres de mercure, et la moyenne numérique du maximum et du minimum de pression donne la pression moyenne du sang artériel en un point donné, avec les réserves faites plus haut au sujet du manomètre compensateur de Marey. On peut l'obtenir encore au moyen des courbes graphiques par le procédé de Volkmann (voir : Laboratoire de physiologie).
Il ne faut pas confondre cette pression moyenne en un point donné avec la pression moyenne du sang dans le système artériel. Celle-ci ne peut s'obtenir qu'en prenant la moyenne des pressions dans des artères ditférentes et inégalement distantes du civur, La pression artérielle moyenne dépend directement de la quantité de sang contenue dans les artères et, par suite, du calibre total du système artériel. Toute diminution de calibre, quelle que soit sa cause (obstacle mécanique, ligature d'un vaisseau, contraction musculaire des parois artérielles, etc.), fait hausser la pression artérielle moyenne ; toute augmentation de calibre a un effet inverse. Cette pression augmente avec l'énergie des battements du cœur.
Beaun'Is, Plïys. 44
L'influence de la pression artérielle sur la fréquence du pouls a été très-controversée ; Marey a prouvé cependant que la fréquence du pouls est en rapport inverse de la pression artérielle; si la pression artérielle augmente, le nombre des pulsations diminue. L'expérience de Marey consiste à prendre un cœur de tortue qui continue à battre, et à le mettre en rapport avec un système de tubes; quand on augmente la pression, en rétrécissant les tubes, le nombre des pulsations diminue ; de là cette conclusion : « qu'en l'absence de toute communication avec les (( centres nerveux, le cœur bat d'autant plus vite qu'il dépense « moins de travail à chacun de ses battements » .
Outre ces oscillations périodiques dues à l'action ventriculaire, il en est d'autres isochrones aux mouvements respiratoires et qui seront étudiées plus loin (voir : Rapports de la circulation et de la respiration).
Pression veineuse. — Les mesures des pressions veineuses sont beaucoup moins constantes que celles des pressions artérielles; cependant un résultat incontestable, c'est que la pression dans les veines voisines du cœur est le 10^ ou le 20^ de la pression dans les artères correspondantes, et que dans la diastole auriculaire elle peut même tomber au-dessous de 0 (pression négative). Jacobson a trouvé sur le mouton — 1 millimètre de mercure dans la veine innominée gauche, la jugulaire et la sousclavière gauche, + 0,2 dans la jugulaire droite, + 3 dans la veine faciale externe, + 5 dans la faciale interne, + 1 1 dans la veine crurale. La pression veineuse ne présente pas de variations périodiques isochrones aux changements de pression du cœur ; cependant il y a dans les gros troncs veineux du cou une trèslégère diminution de pression au moment de la diastole auriculaire, et une augmentation légère au moment de la systole. (Weyrich.)
La pression veineuse moyenne augmente par les mêmes causes que la pression artérielle ; seule l'action du cœur produit un effet inverse ; l'énergie des pulsations du cœur diminue la pression veineuse en amenant une déplétion plus rapide et plus complète du système veineux. •
Pression dans les capillaires. —La pression dans les capillaires ne peut être mesurée directement : elle doit être intermé-
diaire entre la pression artérielle et la pression veineuse, mais on ne peut lui assigner une valeur certaine. Cette pression sera donc sous la dépendance immédiate des tensions artérielle et veineuse, baissant quand ces tensions baissent, augmentant quand elles augmentent. C'est cette pression des capillaires qui règle la transsudation du plasma sanguin à travers les parois des capillaires et, par suite, la formation de la lymphe et les échanges du sang avec les tissus.
Pression cardiaque. — La pression du sang dans les cavités du cœur est celle qui présente les plus grandes inégalités (voir fig. 1 63, page 687), surtout dans les ventricules. Chauveau et Marey ont trouvé chez le cheval 128 millimètres dans le ventricule gauche, 25 millimètres dans le ventricule droit. 2'"'°,5dans l'oreillette droite. C'est qu'en effet la pression dans le système pulmonaire est beaucoup plus faible que dans la grande circulation. On l'a trouvée de 10 à 30 millimètres dans l'artère pulmonaire. (Ludwig.)
On a vu, au début du chapitre, que la quantité de sang est plus considérable que le calibre naturel de l'appareil vasculaire abandonné à son élasticité ; le sang distend donc les parois des vaisseaux et s'y trouverait par conséquent, môme en supposant le cœur immobile et la circulation arrêtée, à un certain degré de tension. On a cherché à évaluer cette tension en chloroformant un animal et produisant chez lui l'arrêt du cœ'ur par la galvanisation du pneumogastrique; on a vu alors la pression baisser dans les artères, hausser dans les veines et un équilibre général de tension s'établir, équivalent à peu près à 10 miUimètres de mercure (Brunner, Einbrodt). Cette tension, appelée par quelques auteurs pression moyenne, mais qu'il vaut mieux appeler pression de rèplétion du système vasculaire, baisse après la mort, et cet abaissement est dû à la diminution de la quantité de sang par transsudation du sérum et au relâchement des parois vasculaires.