‹ Nouveaux éléments de physiologie humaine (volume 4)Chapitre 240 sur 296 · SENSATIONS INTERNES · texte numérisé non relu

SENSATIONS INTERNES

nom de besoins. A un degré très-léger d'intensité, ces besoins ont quelquefois un caractère agréable (appétit, besoin sexuel), mais dès qu'ils atteignent une certaine force, ils deviennent rapidement désagréables, puis douloureux. Quelques-uns, comme la nausée, par exemple, sont toujours désagréables.

Une seconde catégorie de sensations internes correspond à l'exercice des fonctions ; ainsi quand, après avoir retenu notre respiration, nous respirons largement, la pénétration de l'air dans les voies aériennes s'accompagne d'une sensation de bienêtre, de courant d'air pur dans les poumons ; la satisfaction de la faim et de la soif, l'exercice musculaire, etc., nous offrent le môme genre de sensations qui peuvent atteindre une intensité très-grande, comme dans les sensations voluptueuses du coït. On peut les appeler sensations internes fonctionnelles.

Enfin la douleur, avec ses manifestations multiples, constitue un troisième groupe de sensations internes.

Nous allons passer rapidement en revue chacun de ces groupes de sensations internes.

1° Besoins.

La faim, quoique assez vaguement localisée, paraît avoir son siège dans la région épigastrique. Au début, la sensation de la faim est agréable (appétit), puis elle devient peu à peu douloureuse et même atroce (sensations de tiraillement, de torsion, de pincement de l'estomac). La faim est satisfaite par l'introduction des aliments dans l'estomac avant même que la résorption des produits de la digestion ait pu se faire ; l'introduction de substances non digestibles peut la suspendre pour quelque temps ; il en est de même de l'usage de l'alcool, du tabac, de l'opium. La sensation de la faim parait due en partie aux contractions des libres musculaires stomacales, en partie peut-être aussi aux nerfs sensitifs de la muqueuse ; en tout cas, la section des pneumogastriques, chez les chiens, n'aboht pas la sensation de la faim (Sédillot), ce qui semble indiquer, au moins dans certaines conditions, une origine centrale, sans qu'on puisse encore préciser le siège de ce centre nerveux. Il doit cependant être placé dans la moelle allongée, car les fœtus anencéphales tètent et ont, par conséquent, la sensation de la faim.

La 50/7 se localise dans le pharynx et dans la bouche, spécialement à la base de la langue et au palais, et la sécheresse qui la caractérise se fait surtout sentir quand ces organes se mettent au contact lun de l'autre. Cette sensation a pour conditions, soit une diminution de la quantité d'eau de tout l'organisme, comme à la suite de sueurs abondantes ou de diarrhée, soit une sécheresse de la muqueuse par causes purement locales, respiration par la bouche, arrêt de la salivation, etc. Les conditions nerveuses de la sensation de la soif sont encore peu connues. Elle n'est pas aboUe par la section des glosso-pharyngien, pneumogastrique, hngual (Longet, Schiff) ; peut-être doit-elle être rapportée à l'excitation de filets sympathiques. Schiff en fait une sensation générale, qu'il est impossible de rattacher à des nerfs particuliers.

11 n'y a pas lieu de donner ici une description spéciale des autres besoins.

2° Sensations internes fonctionnelles.

Je ne parlerai ici que des sensations voluptueuses qui accompagnent le coït. Ces sensations sont dues en partie aux nerfs sensitifs de l'appareil génital, en partie aux contractions des muscles striés et lisses du même appareil. Chez la femme, ces sensations tiennent à l'excitation mécanique des nerfs sensitifs du vagin, du clitoris et de la face interne des petites lèvres, et aux contractions musculaires du constricteur du vagin, de l'ischiocaverneux et des fibres lisses des organes génitaux. Chez l'homme, les mêmes conditions interviennent : excitation des nerfs de la peau du pénis et du gland, contractions des muscles du périnée et des fibres lisses du canal déférent, des vésicules séminales, de la prostate, etc. La preuve que l'excitation mécanique des nerfs sensitifs joue un rôle moins important que la sensibilité muscuculaire dans ces sensations, c'est que les rêves erotiques chez l'homme et chez la femme s'accompagnent des mêmes sensations voluptueuses quoique l'excitation mécanique des nerfs sensitifs soit absente. Au moment de l'éjaculatiou. la sensation voluptueuse, d'abord localisée à l'appareil génital, paraît se généraliser en même temps qu'elle augmente d'intensité, et il semble qu'une grande partie du système musculaire lisse de l'organisme y

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prenne part (appareil musculaire de l'utérus et des annexes, fibres lisses du mamelon, muscles lisses de la peau, etc.).

3" Douleur.

La douleur n'est pas la simple exagération d'une sensation normale ; elle apparaît bien, il est vrai, quand la sensation acquiert une intensilé trop forte, mais il y a quel([ue chose de nouveau, un élément particulier qui se surajoute à la sensation primitive.

La sensation de douleur se montre surtout dans les organes qui sont doués de la sensibilité tactile ; mais on la rencontre aussi dans les muscles et dans les organes qui, à l'état normal, ne nous donnent aucune sensation, os, viscères, etc. Elle est moins accentuée et se présente moins fréquemment dans les nerfs des sens spéciaux, mais elle y existe cependant, quoique certains physiologistes prétendent le contraire; la fatigue rétinienne, par exemple, n'est qu'une forme de douleur. On peut donc dire dune façon générale que toutes les parties pourvues de nerfs peuvent devenir le siège de sensations douloureuses.

Au point de vue de la production de la douleur, les organes peuvent se comporter de deux façons: les uns, comme la peau, la cornée, etc., sont sensibles aux excitations provenant de l'extérieur; la piqûre, la section, etc., y déterminent de la douleur; les autres, au contraire, comme les muscles, peuvent être pi(|ués, coupés, dilacérés, sans qu'il y ait douleur : ils sont, comme on dit, insensibles, quoique cependant ils puissent être le siège de douleurs par cause interne, comme celles de la crampe, de la fatigue.

La localisation des sensations douloureuses se fait, en général, d'une façon peu précise. Quelquefois, il est vrai, elles se fixent dans un point déterminé ou suivent les ramifications nerveuses, mais le plus ordinairement et surtout quand elles occupent les organes profonds, elles sont diffuses et ne peuvent être exactement localisées.

L'intensité de la douleur dépend de l'intensité de l'excitation et de sa durée d'application, de l'excitabilité de l'individu et de celle de la partie impressionnée ; la quantité de fibres nerveuses excitées a aussi une très-grande importance. Si on plonge le doigt dans de l'eau à iO", on ne ressent aucune douleur; si on y plonge la main tout entière, on a une sensation de brûlure.

Beaunis, Pliys. 57

La douleur présente, suivant les régions, le mode d'excitation, etc., des différences de caractère que nous exprimons par les dénominations les plus variées; mais, jusqu'ici, uous ignorons tout à fait à quelles conditions organiques des nerfs correspondent ces variétés de la sensation-douleur, et il nous est impossible de dire pourquoi une douleur est aiguë, lancinante, térébrante, pongitive, etc.

La question de savoir s'il y a, pour les sensations de douleur, des nerfs spéciaux indépendants des autres nerfs sensitifs, n'est pas encore tranchée. Les faits pathologiques tendraient à le faire admettre ; on trouve, en effet, des cas dans lesquels la sensibihté tactile est conservée, la sensibilité à la douleur étant abolie, et inversement; autrement dit. il peut y avoir analgésie sans anes- Ihésie, et anesthésie sans analgésie. (Voir : Centres nerveux.)

ISiblio^i^i'apliie. — Lecat : Traité des sensations, 17fi7. — G. P. Tortual : Die Sinne des Menschen, 1827. — Pukkixje : Sinne im Ail gemeinen ; dans: Wagner's Handnœrtcrhuch, 18411. — Fechnkk : Elemente der Psychophysik, 1860- — FiCK : Lehrbuch der Anat, und Phys. der Sinnesorgane, 1SG4.

i" NERFS RACHIDIENS.

Procédés. — Mise a nu des racines rachidiexxes. — 1° Grenouille. On met à découvert les derniers arcs vertébraux par l'incision de la peau et la dissection des muscles des gouttières; on coupe ensuite de chaque côté, avec des ciseaux fins et assez forts, le dernier arc vertébral, puis les suivants en prenant bien garde de léser la moelle; les racines antérieures sont cachées parles postérieures; la neuvième est très-voUimineuse; la dixième est très-fine et accolée au fil terminal; les septième, huitième et neuvième forment fiscliiatique qui fournit le nerf sciatique et le nerf crural; on peut alors sectionner isolément chaque racine. — 2° Chien. Chez le chien, on peut opérer sur la deuxième paire cervicale sans ouvrir le canal vertébral; si on opère sur la région lombaire, il faut ouvrir le canal rachidien (voir Moelle). Après avoir laissé reposer l'animal, on explore la sensibilité des racines et on peut les sectionner isolément. Le procédé est le même chez le chat, le lapin, le cochon d'Inde, etc.

Section du grand nerf auriculaire (lapin). — Il se trouve en arrière de la face postérieure de l'apopliyse transverse de l'atlas, au côté interne et ensuite au côté postérieur du cleido-mastoïdien; il est recouvert immédiatement par l'aponévrose cervicale.

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Section du nerf phrénique {lapine — [''A son origine (voir Section des branches du plexus brachial). — 2° A la partie inférieure du cou. On incise la peau sur la ligne médiane ; le nerf se trouve en dehors des insertions du sterno-mastoïdien, au confluent de la veine jugulaire externe et de la sous-clavière.

Section des nerfs d'origine du plexus brachial (lapin). — 1° Cinquième et sixième nerfs cervicaux gauches. Position dorsale; le membre supérieur est tiré en bas; la tète et le cou sont inclinés du côté opposé; l'incision cutanée tombe sur l'épine de l'omoplate ; on sectionne le releveur de l'omoplate et la partie supérieure du trapèze dans la direction de leurs libres; le cinquième nerf cervical se trouve en avant des scalènes antérieur et moyen ; on s'oriente sur les apophyses transverses des vertèbres cervicales. — 2" Euitième nerf cervical et premier dorsal [à droite). Position dorsale ; on incise la peau sur la ligne médiane; on détache les muscles pectoraux de leurs attaches au sternum ; on met à découvert la veine et l'artère sous-clavière qu'on récline en haut; le tronc provenant des deux nerfs cherchés se trouve au-dessus, en arrière et en avant du scaléue antérieur. (Voir Krause, Anat. des Kaninchens.)

Section du nerf médian (lapin). — On incise la peau à la parlie moyenne du bras, parallèlement au bord interne du biceps; le nerf est sous l'aponévrose en avant de l'artère humérale et du nerf cubifaL

Section du nerf crural. — Le nerf a les mêmes rapports que cliez l'homme.

Section du nerf sgiatique. — On le trouve à la parîie supérieure et moyenne de la cuisse, entre le biceps et le demi-membraneux. On peut aussi le découvrir plus haut en traversant les ûbres des muscles fessiers.

1° Ecicines des nerfs rachidiens.

r Racines postérieures. — Les racines postérieures sont sensitives. Après la section de ces racines, les parties qui reçoivent leurs nerfs des racines sectionnées sont insensibles; si on excite (électricité, piqûre, etc.) le bout périphérique, aucun phénomène ne se produit: si on excite le bout central, il y a des signes de douleur (cris, mouvements) ou simplement des mouvements réflexes. La transmission dans les racines postérieures est donc centripète. En outre, la section de ces racines n'abolit pas la molilité dans les parties correspondantes. En effet, si, après leur section, on pique la peau d'une autre région, des mouvements se produisent dans la région qui correspond aux racines sec-

tionnées. L'excitabilité des racines postérieures disparaît très-vite après la mort.

2° Racines antérieures. — Des expériences analogues montrent que ces racines sont motrices. Après leur section, les parties innervées par elles ont perdu leurs mouvements ; l'excitation du bout central ne produit rien, l'excitation du bout périphérique amène des contractions énergiques. Ces contractions peuvent se montrer dans les muscles lisses comme dans les muscles striés. D'après Steinmann, E. Cyon, etc., l'excitabilité des racines antérieures serait sous l'influence des racines postérieures ; celles-ci enverraient aux racines antérieures des excitations continuelles qui maintiendraient la tonicité musculaire, de sorte que, après leur section, la hauteur de contraction des muscles diminuerait. Si on adapte au myographe de Marey un muscle (gastrocnémien de grenouille) chargé d'un poids (de 20 à 30 grammes), dès qu'on coupe les racines postérieures, la courbe tracée indique un allongement du muscle (E. Cyon). Ces résultats ont été contredits par plusieurs observateurs. L'excitabilité des racines antérieures persiste assez longtemps après la mort.

Les racines antérieures contiennent en outre une partie des fibres vaso-motrices. (Voir Nerfs vaso-moteurs.)

Sensibilité récurrente. — MagendieetCl. Bernard ont constaté que les racines antérieures sont aussi sensibles; seulement cette sensibilité présente des caractères particuliers, elle disparaît après la section de la racine postérieure correspondante; il semble donc que cette sensibihté leur vienne de la racine posté-

Fig. 234. — Sensibilité récurrente. (Cl. Bernard.)

rieure; en outre, elle paraît leur venir de filets récurrents (A, fig. 234) qui partent du gangUon de la racine postérieure H et arri-

PHYSIOLOGIE DES >"ERFS. 901

vent à la racine antérieure Y par son bout périphérique: aussi si, la racine postérieure restant intacte, on coupe la racine antérieure, son hout périphérique reste sensible, tandis que son bout central est insensible. L'épuisement fait disparaître très-vite la sensibilité récurrente. Le lieu où se fait la récurrence du filet seusitif postérieur pour gagner la racine antérieure est encore indéterminé. D'après Cl. Bernard, la communication des deux racines se ferait à la périphérie, car la section des nerfs mixtes provenant de la jonction des deux racines abolit la sensibilité récurrente. A. Bouchard a constaté cependant chez quelques animaux, mouton, lapin, des filets récurrents se rendant directement de la racine postérieure à la racine antérieure.

D'après Brown-Sequard, les fibres nerveuses affectées à la sensibilité musculaire passeraient aussi par les racines antérieures ; chez la grenouille, les mouvements volontaires persisteraient avec leur précision habituelle après la section des racines postérieures: mais l'expérience n'a pas donné le même résultat à d'autres physiologistes.

Les lois suivantes régissent la distribution des fibres des racines rachidiennes :

r Les fibres fournies par une racine ne paraissent pas dépasser la ligne médiane :

2° Chaque muscle ou chaque région cutanée reçoit ses fibres nerveuses de plusieurs racines, de sorte qu'une section d'une seule racine n'amène pas une paralysie complète :

3° Les racines antérieures sont en rapport réflexe avec les racines postérieures correspondantes.

Les altérations qui succèdent à la section des racines rachidiennes ont été étudiées page 292.

2" Xerfs rachidiens.

Les nerfs rachidiens peuvent contenir : T' des filets provenant des racines postérieures ; 2° des filets provenant des racines antérieures: 3° des filets sympathiques, et leurs propriétés physiologiques dériveront nécessairement de la pro])ortiou de ces différents filets dans le nerf. On les distingue habituellement en sensitifs, moteurs et mixtes, mais il ne faut pas oublier que les nerfs sensitifs contiennent aussi des fibres vaso-motrices, et que

902 PHYSIOLOGIE FOCTIO.XNELLE.

les nerfri moteurs reDferment très-probablement des nerfs de sensibilité musculaire en outre des filets vaso-moteurs des muscles. Il n'y a donc pas lieu de traiter à part la physiologie des nerfs rachidiens, puisqu'elle se confond avec la physiologie des nerfs .sensitifs, moteurs et vasculaires.

2*" XERFS CRANIENS.

a. — Nerf olfactif.

Procédés. — Pour détruire les lobes olfactifs ou les nerfs olfactifs avant leur passage à travers la lame criblée, on applique une couronne de trépan sur le frontal et on peut arriver facilement sur les nerfs.

Le nerf olfactif est le nerf de l'odorat. Après sa destruction, l'animal ne peut plus percevoir les odeurs, mais il est encore sensible aux excitants tactiles, comme l'ammoniaque. Magendie, reprenant une opinion déjà émise par Diemerbrock et Méry, a prétendu que l'odorat survivait à la destruction des nerfs olfactifs; mais ses expériences ont été contredites par presque tous les physiologistes. (Voir à ce sujet Cl. Bernard : Leçons sur la phys. et la path. du système nerveux, t. II, p. 226 et suivantes.)

b. — Nerf optique.

Procédés. — Section du nerf optique. — i° Section dans le crâne (/«i)i«j. Le nenrotome est introduit comme pour la section du trijumeau (voir Trijumeau); Linstrument est porté en avant et en dedans, le long de la face postérieure de la grande aile du sphénoïde; l'opération réussit rarement. — 2'' Dajis ïorhite. On introduit le neurotome entre le globe de Tœil et la paupière supérieure, à la partie postérieure de Tapophyse orbitaire externe du frontal, on fait glisser l'instrument le long de la partie postérieure de l'orbite et on coupe le nerf en avant du trou optique.

Le nerf optique est le nerf de la vision. Sa section produit la cécité; son excitation mécanique, électrique, etc., s'accompagne de sensations lumineuses subjectives; la lumière, quand elle est portée directement sur ses fibres, ne détermine aucune sensation;

elle ne peut agir sur lui que par Tin terme diaire de la rétine. (Voir Vision.)

c. — Nerf moteur oculaire commun.

Procédés. — A. Section. — 1° Section intra-crdnienne [lapin] ;pr. de Valentin. On traverse le crâne avec un neurotome comme pour la section intra-crànienne du trijumeau, mais dès qu'on arrive sur le corps du sphénoïde, on abaisse le manche de l'instrument et, en poussant un peu le neurotome, on sectionne le nerf; la blessure de l'artère carotide interne dans le sinus caverneux est ditTicile à éviter et amène une hémorrhagie mortelle. — 2*' Section après ouverture du crâne. On enlève la voûte du crâne, les hémisphères ; on sectionne les lobes olfactifs et les nerfs optiques, et en soulevant le cerveau, on arrive facilement sur le moteur oculaire commun. On peut employer le même procédé sur les chiens et les oiseaux (pigeon). — 3" Section intra-orbitaire. On pénètre avec un crochet tranchant sur son bord concave par la paroi externe de l'orbite, et on saisit le nerf qui est libre sur l'extrémité antérieure du repli de la dure - mère qui vient s'insérer sur la selle turciqne.

B. AuRAGHEMENT. — ProcédédcCl. Bernard [lapin). — Même procédé que le précédent, seulement le nerf est saisi avec un crochet mousse.

C. ExcrTATiON DQ NERF. — [^ Excitûtion intra-crànienne. Le crâne est ouvert et le nerf mis à nu comme dans le procédé de section après ouverture du crâne. — 2° Excitation isolée des différentes branches du nerf.

A. Action motrice. — Le nerf moteur oculaire commun est un nerf essentiellement moteur. Il innerve les muscles droits supérieur, inférieur et interne de l'œil, le petit oblique, le releveur de la paupière supérieure, le sphincter de la pupille et le muscle ciliaire [fig. 235, III).

r Action sur le releveur de la paupière supérieure. — Sa paralysie produit une chute de la paupière supérieure qui ne peut se relever, quoique l'œil puisse se fermer davantage par l'action de l'orbiculaire.

2" Action sur les mouvements du globe oculaire. — Ce nerf est l'agent des mouvements de l'œil en bas, en haut, en dedans, et des mouvemeats de rotation autour d'un axe antéro-postérieur. Après sa section et sa paralysie, le globe oculaire est dévié en dehors (strabisme divergent) par l'action combinée du droit

externe et du grand oblique, et les mouvements de rotation autour d'un axe antéro-postérieur sont partiellement abolis.

3" Action sur la pirpille. — Il innerve le constricteur de la pupille; son excitation ou sa galvanisation intra-crànienne pendant la vie ou immédiatement après la mort produisent un rétrécissement de la pupille ('qui n'a pu cependant être constaté par Cl. Bernard). Xuhn a observé le même fait sur un décapité. Après la section du nerf, la pupille est dilatée et ne se rétrécit plus sous l'influence de la lumière: cette dilatation est persistante. Cependant la pupille peut présenter encore des mouvements : ainsi elle peut se dilater encore par la galvanisation du grand sympathique, par l'action de l'atropine, et pourrait même, dans certains cas, diminuer de grandeur par la section du sympathique ou de l'ophthalmique de Willis (Cl. Bernard). Les mêmes phénomènes se présentent dans les cas de paralysie du nerf, sauf les cas de paralysie partielle où la dilatation pupillaire peut manquer. Une forte convergence des deux yeux suffit pour amener un rétrécissement de la pupille.

4" Action sur V accommodation. — L'action du nerf moteur oculaire commun sur l'accommodation est plus controversée, et les cas de paralysie ne tranchent pas complètement la question. En effet, dans certaines paralysies on a vu l'accommodation persister, mais alors les mouvements de l'iris n'étaient pas abolis non plus, et il est probable que la paralysie était incomplète. Les fibres d'accommodation paraissent avoir des rapports avec les fibres qui vont au releveur, car, tant que le releveur n'est pas paralysé, il n'y a pas de troubles de l'adaptation. Les expériences directes pourraient seules décider la question, mais elles sont très-délicates. Cependant V. Trautvetter, en excitant le tronc du nerf, a vu se produire des variations de l'image par réflexion de la face antérieure du cristallin, comme dans l'accommodation, mais il n'a pu les constater que chez les oiseaux et pas chez les mammifères. L'excitation directe des nerfs cihaires amène une saillie de la face antérieure du cristallin (Hensen et Vœlckers). L'influence du nerf moteur oculaire commun sur l'accommodation explique pourquoi la pupille se rétrécit dans la vision des objets rapprochés, se dilate dans la vision des objets éloignés ; on peut ainsi, par la volonté, quoique indirectement, rétrécir ou dilater sa pupille.

5° Action sur la situation du globe oculaire, — La contrac-

tion des droits et de l'oblique inférieur maintient l'œil en situation et s'oppose à ce qu'il soit refoulé en avant par la pression des parties molles post-oculaires; après sa section on remarque une saillie assez prononcée du globe oculaire.

6° Action sur la vision binoculaire. — Ce nerf, en maintenant la solidarité des deux axes optiques, assure la vision simple binoculaire; aussi, après sa paralysie, la diA'ergence de l'axe optique du côté paralysé produit la diplopie croisée.

B. Action sur la sensibilité. — Le nerf moteur commun n'est pas sensible à son origine (Longet, Arnold), et la sensibilité qu'il présente plus loin est due à son anastomose avec l'ophtlialmique. Cependant Yalentin et Adaimik croient qu'il contient, dès son origine, des fibres sensitives et disent avoir constaté des signes de douleur par son excitation intra-crànienne. D'après Cl. Bernard, son tronc , dans son trajet intra-crànien , présente des signes évidents de sensibilité récurrente due à l'oplithalmique.

G. Anastomoses. — 1° A. avec fophthalmiqne. — Elle lui fournit sa sensibilité ; cette anastomose a été niée par Arnold et BischoIT. — 2° A. avec le plexus carotidien. — Elle fournit probablement les filets vaso-moteurs des muscles. — 3° L'anastomose avec la sixième paire, admise par quelques auteurs, n'existe pas.

Bibliographie. — Fkaxcès : Essais sur la paralysie de la 3 paire, 1854.

d. — Nerf pathétique.

Procédés. — Section intra-crânienne et intra-orbitaire ; excitation. Mêmes procédés que pour le moteur oculaire commun, modiliés seulement d'après les rapports du nerf.

A. Action motrice. — Le nerf pathétique innerve le grand oblique ; il détermine le mouvement de rotation de fœil par lequel la pupille est portée en bas et en dehors. Sa section ou sa paralysie abolissent ce mouvement et il en résulte, par l'action du moteur oculaire commun, que la pupille se porte un peu en haut et en dehors (action du petit obhque) ; les objets sont vus doubles, mais les images doubles, au lieu d'être croisées, sont homonymes; l'image de gauche correspond à l'œil gauche et celle de droite à l'œil droit.

B. Sensibilité. — Sa sensibilité est nulle. Cl. Bernard lui

attribue la sensibilité récurrente, mais il n"a pu la vérifier expérimentalement.

C. Anastomoses. — T L'anastomose avec Tophthalmique ne paraît être qu'un simple accolement de fibres. — 2° L'anastomose avec le plexus carotidien fournit probablement les fibres fines (vaso-motrices) qui se trouvent dans le tronc du nerf.

Biblios^raphie. — Szokalski : De VInJluence des muscles obliques sur la vision

et de leur paralysie, 1840.

e. — Nerf trijumeau.

Procédés. — A. Section. — 1° Section intra-crânie)i7ie sans ouverture du crâne ilapin). On se sert d'un neurotome à lame triangulaire ou d'un instrument en forme de canif. La tète étant solidement fixée, on enfonce l'instrument entre la saillie du conduit auditif externe en arrière et la saillie du condyle de la mâchoire inférieure en avant; on traverse ainsi l'écaillé du temporal et on dirige l'instrument horizontalement en dedans le long du rocher, le tranchant tourné en avant, jusqu'à ce que les cris de l'animal indiquent qu'on est arrivé sur le nerf; on tourne alors le tranchant en bas et on relève le manche de l'instrument de façon à couper le nerf; on retire l'instrument de la même façon en rasant l'os pour couper tout le tronc nerveux. Suivant qu'on est allé en avant ou en arrière, on coupe en avant ou en arriére du ganglion de Gasser ; suivant qu'on incline plus ou moins le tranchant en bas contre l'os, on coupe toutes les branches ou seulement les deux supérieures, ou l'ophfhalmique seule. Les accidents à crandre sont : la section de l'artère carotide interne, l'ouverture du sinus caverneux, la lésion du pédoncule cérébelleux moyen (reconnaissable aux mouvements de rotation du corps sur l'axe) ou celle du pédoncule cérébral (mouvement de manège*, la fracture du rocher avec lésion de l'acoustique ou du facial, etc. — 2" Section après l'ouverture du crâne. Môme procédé que pour les autres nerfs crâniens. Pour les branches diverses de ce nerf, les ganglions sphéno-palatin et optique, etc., consulter les mémoires spéciaux.

B. Excitation intra et extra-crdnie?me. Mêmes procédés.

1° Branche ophthalmique de Willis. (Fig. 235, V.)

A. Action sensitive. — La branche ophthalmique fournit la sensibilité (tactile, thermique, et sensibilité à la douleur) : T à la peau du front, du sourcil, de la paupière supérieure, de la racine

et du lobule du nez; 2" à la conjonctive palpébrale et oculaire, à la muqueuse des voies lacrymales, des sinus frontaux, à la partie antérieure de la muqueuse nasale; 3" à la cornée et à l'iris ; 4° au périoste et aux os des régions frontale, orbitaire et probablement nasale ; 5" elle fournit probablement la sensibilité musculaire

Fig, 23o. — Innervation oculaire. (Figure schématique.)

aux muscles intra-orbitaires (Sappey) et peut-être aussi aux muscles sourciller, frontal et orbiculaire des paupières. La section de l'ophttialmique abolit la sensibilité dans toutes ces parties.

D'après Cl. Bernard, les fllets ciliaires qui se rendent au globe oculaire sont de deux sortes, directs et indirects. Les filets directs \fig. 235, 5) provenant du nasal, vont à l'iris et à la conjonctive; les filets indirects (4) passant par le ganglion ophthalmique vont à l'iris et à la cornée. Il y aurait donc indépendance entre la sensibilité de la cornée et celle de la conjonctive; et, en effet, elles peuvent être abolies l'une

Fig. 235. — m. Xerf moteur oculaire commun. — IV, nerf pathétique. — V, nerf ophthalmique (Je WiUis. — VI, nerf moteur oculaire externe. — C, carotide et plexus caroiidien. — 1, ganglion ophthalmique. — 2, sa racine motrice. — 3, sa racine sympathique. — 4, &a racine sensitive. — 5, filet ciliaire direct. — 6, muscle ciiiaire. — 7, iris. — 8, cornée. — 9, conjonctive. — 10, glande lacrymale. — il, nerf frontal. — 12, nerf nasal. — 13, filet récurrent. Dans cette figure schématique, comme dans les suivantes, les nerfs moteurs sont figurés par des lignes épaisses; les nerfs sensitifs, par des lignes pointillées ; les nerfs sympathiques ou vaso-moteurs par des lignes fines continues ; les nerfs glandulaires par des traits interrompus.

sans l'autre. Dans la mort par la section du bulbe, la cornée reste sensible quand la conjonctive est déjà insensible; c'est l'inverse dans la mort par la strycbnine; l'extirpation du ganglion ophthalmique abolit immédiatement la sensibilité de la cornée. Demaux (tlièse, 1843) cite un cas de paralysie du trijumeau, dans lequel l'œil était insensible, à l'exception de la cornée. Barwinkel a prétendu récemment, en se basant sur des faits pathologiques, que la cornée devait sa sensibilité au sympathique.

• B. Action sécrétoire. — La sécrétion de la glande lacrymale est sous l'influence .de l'oplithalmique. Cette influence, d'après Herzenstein et Volferz, s'exerce de deux façons :

r Le nerf lacrymal agit directement sur la glande ; si on excite son bout périphérique (lapin, chien, mouton), on obtient une sécrétion abondante ; sa section est suivie, au bout d'un certain temps, d'une sécrétion continuelle (paralytique?) ;

2° L'excitation des fdets sensitifs de la première (et de la deuxième) branche du trijumeau produit une sécrétion de larmes du côté correspondant; cette action réflexe ne se produit plus après la section du nerf lacrymal.

G. Action nutritive ou trophique. — Après la section du trijumeau, Magendie et après lui tous les physiologistes ont signalé des altérations spéciales du globe oculaire qui surviennent au bout de quelques heures chez le chien, plus lentement chez la grenouillé. La cornée se trouble et s'opacifie et devient le siège d'une véritable kératite qui peut aboutir à une ulcération et à une perforation delà cornée; la conjonctive rougit et s'enflamme, et il en est de même de l'iris [fig. 236, p. 909). Ces altérations s'accompagneraient en même temps d'une diminution de tension du globe oculaire (Kocher), et, en effet, von Hippel et Griinhagen ont vu une augmentation de tension du bulbe succéder à l'excitation du trijumeau. Ces troubles de nutrition ont été aussi observés dans plusieurs cas de paralysie du nerf.

La cause de ces altérations a été très-controversée. Pour Snellen, elles reconnaissent une cause mécanique et sont dues aux chocs des corps étrangers dont l'animal ne peut se garantir, n'en ayant pas conscience à cause de l'insensibilité de la cornée; en couvrant l'œil avec l'oreille correspondante (restée sensible après la section du nerf), les altérations ne se produiraient pas.

Ou les a attribuées encore au dessèchement de la cornée par l'air, soit par diminution de la sécrétion lacrymale (qui a été observée en

PHYSIOLOGIE DES ^"ERFS.

effet), soit par absence de clignement; mais ces explications sont peu satisfaisantes, car ces^altérations ne se produisent pas quand on extirpe

Ftg. 236. — Allérations de l'œil après la seciion du trijumeau. (Cl. Bernard.)

la glande lacrymale ou quand on abolit le clignement par la section du facial.

Un fait remarquable, c'est que les altérations de sensibilité de l'œil et les altérations de nutrition paraissent jusqu'à un certain point indépendantes les unes des autres.Magendie avait déjà remarqué que si on coupait le nerf avant son passage sur le rocher, les altérations de nutrition étaient moins prononcées, tandis qu'elles étaient plus graves si on le coupait après le ganglion de Gasser, et le fait a été confirmé par Longet et Carnochan. Meissner, qui a étudié le phénomène de plus près, a vu que, chez le lapin, quand la seciion intra-crânienne respecte le bord interne du nerf, la conjonctive et la cornée sont insensibles, mais ne présentent pas trace d'inflammation, tandis que si la partie supérieure et interne est seule coupée, la conjonctive et la cornée restent sensibles, mais sont atteintes par rinflammation. Les fibres sensitives et les fibres trophiques ne suivraient donc pas la même voie.

Fig. 236. — I. OEil normal du côté non opéré; il y a à peine quelques vaisseaux grêles en a. — b, convexité normale de la cornée du cdlé sain. — II. OEil du côté opéré. — a' injection marquée delà conjonctive. — c, convexité de la cornée du côté opéré.

910 PHYSIOLOGIE FONCTIO>;>^ELLE.

Maintenant une autre question se présente. Ces fibres appartiennentelles au trijumeau ou lui viennent-elles du grand sympathique, comme le croyait Magendie? Magendie se basait sur ce fait que, après l'ablation du ganglion cervical supérieur, on observe des altérations de nutrition de l'œil correspondant. Mais Cl. Bernard a montré qu'il n'en était pas ainsi et que cette inflammation de la conjonctive ne se produisait que chez les animaux malades; au contraire, chez les animaux sains, il a vu une sorte d'antagonisme entre la cinquième paire et le grand sympathique; ainsi la section de la cinquième paire produit l'abaissement de température du côté correspondant de la tête, et l'ablation du ganglion cervical supérieur lui a paru, chez les animaux opérés du trijumeau, retarder l'apparition des phénomènes oculaires.

SchifT et V. Bezold croyaient que ces altérations provenaient de la dilatation paralytique des vaisseaux sanguins par suite de la section des filets vaso-moteurs provenant de la moelle allongée; d'après des expériences récentes de Cl. Bernard, au contraire, elles seraient dues à la section des fibres vaso-dilatatrices qui arriveraient au nerf entre le cerveau et le ganglion; en efTet, la section du nerf à ce niveau amène des troubles de l'œil sans que les fibres soient dégénérées, ce qui empêche de rattacher ces lésions à des nerfs trophiques.

On voit que la question de l'origine et de la nature (trophique ou vasculaire) de ces fibres nerveuses du trijumeau n'est pas encore définitivement tranchée.

D. Action sur l'iris et la pupille. — La section du ganglion de Gasser ou de l'ophthalmiquerétrécitfortement la pupille (Magendie) ; l'excitation du ganglion de Gasser amène une dilatation de la pupille.

Budge, se basant uniquement sur les faits de section, croyait que le rétrécissement pupillaire était dû à l'excitation de fibres propres allant au sphincter de Tiris, et citait à l'appui ce fait que, après la section de l'oculo-moteur commun, la section du trijumeau produit encore le rétrécissement pupillaire. L'expérience est exacte; mais le rétrécissement serait, dans ce cas, temporaire et non permanent, comme il l'est en réalité; du reste la meilleure objection est que l'excitation du ganglion de Gasser produit la dilatation de la pupille.

On ne peut penser non plus à une action réflexe du trijumeau sur l'oculo-moteur, d'autant plus que si la section est faite avajiûlegdiUgVion de Gasser, il n'y a plus de rétrécissement pupillaire. On est donc conduit à admettre dans l'ophthalmique et dans le ganglion de Gasser des fibres dont l'excitation produit la dilatation pupillaire. Mais de quelle nature sont ces fibres? Sont-ce des fibres motrices allant au muscle dilatateur de l'iris, ou bien, ce qui est plus probable, des fibres vaso-

motrices? Dans ce cas, l'effet sur la pupille ne serait que secondaire et dû à l'état même des vaisseaux. Ceci s'accorderait avec l'observation de Schiff, qui a vu la dilatation des vaisseaux de l'iris succéder toujours à la section du trijumeau.

Ces fibres dilatatrices iriennes paraissent d'abord dans le ganglion de Casser, car la section du trijumeau avant le ganglion ne produit pas de constriction de la pupille ('j; elles ne proviennent pas non plus du sympathique, car après l'ablation du ganglion cervical supérieur, l'excitation du ganglion de Casser dilate encore la pupille. Ces fibres naîtraient donc dans le ganglion de Casser même, et de là se rendraient dans la branche ophthalmiqne.

E. Ganglion ophthalmique. — L'ablation du ganglion ophthalmique produit immédiatement l'insensibilité de la cornée ; cependant, par lui-même, le ganglion, au moins chez le lapin, est insensible (CI. Bernard) ; les nerfs ciliaires qui en partent, au contraire, sont sensibles; la section de ces nerfs, sauf cliez le lapin, amène une dilatation de la pupille.

La courte racine du ganglion, venant du moteur oculaire commun, fournit des filets au sphincter de l'iris ; la racine sympathique, les filets dilatateurs de l'iris ; la longue racine, les filets sensitifs de l'iris et de la cornée. Les filets ciliaires directs, venant du nasal et s'accolant aux nerfs ciliaires, iraient, d'après Cl. Bernard, à l'iris et à la conjonctive. Hensen et Yœlkers ont vu l'excitation directe des nerfs ciliaires amener une saillie de la face antérieure du cristallin.

F. Anastomoses. — Les anastomoses de l'ophthalmique avec les nerfs moteur oculaire commun et externe et avec le pathétique (?) fournissent probablement aux muscles innervés par ces nerfs la sensibilité musculaire. L'anastomose avec le plexus carotidien contient sans doute une partie des fibres vaso-motrices de l'ophthalmique.

2» Nerf maxillaire supérieur, (Fig. 237.)

A. Action sensitive. — Le nerf maxillaire supérieur fournit la sensibilité : T à la peau de la paupière inférieure, de la pommette, de l'aile du nez, de la lèvre supérieure ; S'' à la muqueuse

(') Balogh croit cependant avoir vu une dilatation de la pupille par l'excitation du trijumeau avant le ganglion (lapin).

des régions nasale, pharyngienne, palatine, au sinus maxillaire, aux gencives, à la lè^Te supérieure ; 3" à la dure-mère, au pé-

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