D. — DE L'ACCOUCHEMENT
Je renvoie aux traités d'obstétrique pour tout ce qui concerne le mécanisme même de l'accouchement, et me contenterai d'étudier ici les contractions utérines.
La cause qui met en jeu les contractions utérines et détermine l'accouchement est encore inconnue. On sait seulement que l'utérus gravide a une très-grande excitabilité, et comme le col est très-riche en nerfs, il est possible que la dilatation mécanique du col, qui se produit dans les derniers jours de la grossesse, soit la cause déterminante de ces contractions utérines. Cependant, même dans les cas de grossesse extra-utérine, il y a des contractions de l'utérus au moment de l'accouchement.
Ces contractions ont le caractère des contractions des muscles lisses ; elles sont involontaires ; elles se font avec une certaine lenteur, mais présentent une très-grande énergie quand elles ont atteint leur maximum; elles sont rhythmiques et se reproduisent périodiquement par accès en partant (chez la femme) du fond de l'utérus, comme on peut s'en assurer, par la palpation, au durcissement de l'organe.
Le centre des contractions utérines se trouve dans la moelle lombaire. Goltz a pu faire couvrir une chienne dont la moelle avait été complètement sectionnée à la partie inférieure de la région dorsale ; la fécondation, la grossesse, le développement fœtal, l'accouchement, l'allaitement s'accomplirent chez elle comme chez une chienne intacte, et ce qu'il y eut de plus remar- , quable, c'est que tous les instincts maternels existaient chez elle,
malgré la section de la moelle ; les seules voies de communication entre le centre médullaire lombaire et les centres cérébraux instinctifs ne pouvaient être que le sang ou le grand sympathique. (Goltz : ArcJuv fïir Physiologie, 187 5.) L'excitation du cervelet, de la moelle allongée, du grand sympathique lombaire et sacré, l'excitation du mamelon, le sang chargé d'acide carbonique, l'anémie (compression de l'aorte), certaines substances (emménagogues, ergot de seigle) déterminent des contractions utérines ; il en est de môme des excitations directes portées sur l'utérus, et surtout sur le col (corps étrangers, actions mécaniques, etc.).
L'expulsion du placenta (délivrance) se l'ait par le même mécanisme que l'expulsion du fœtus.
Pour les phénomènes qui suivent l'accouchement, pour tout ce qui concerne la lactation, voir les traités d'obstétrique.
Quand la femme n'allaite pas, l'ovulation et la menstruation reparaissent, en général, dans la sixième semaine après l'accouchement. Quand la femme allaite, la menstruation ne se montre qu'à la fin de la période de lactation, c'est-à-dire vers le dixième mois.
Des naissances. — En France, on compte une naissance pour 34,81 habitants, et 100 naissances pour 84 décès.
Les naissances se répartissent de la façon suivante pour les diversmoitde l'année (pour 12,000 naissances) :