‹ Nouveaux éléments de physiologie humaine (volume 4)Chapitre 264 sur 296 · A. — INFLUENCES MÉTÉOROLOGIQUES · texte numérisé non relu

A. — INFLUENCES MÉTÉOROLOGIQUES

1° Température extérieure.

D'une façon générale, le froid active la nutrition, la chaleur la ralentit. Pendant Fhiver, toutes les fonctions digestivcs sont exaltées; le corps -a"-ne en poids, il est plus riche en graisse. L'urine est plus abondante, plus aqueuse, mais la quantité absolue d'urée et de principes fixes au'^mente. Les respirations sont plus fréquentes et plus profondes ; on ins°pire plus d'oxygène et on élimine plus d'acide carbonique. La température extér'ieure influence surtout les fonctions de la peau, circulalion sécrétion sudorale.pcrspiration cutanée (voir page 719). Quelle que <oit\a température extérieure, la chaleur propre du corps reste a peu près constante, à moins que le changement de température ne soit porté à l'extrême ; la peau seule subit rinfluence de ces variations ; ainsi en hiver la diflérence entre la température de la peau et celle des organes intérieurs est plus considérable.

En été, les mouvements volontaires sont moins énergiques, les mou-

veraents réflexes plus intenses ; l'excitabilité nerveuse est plus grande, le sommeil plus court et moins profond; les suicides, les crimes contre les personnes, les affections cérébrales sont plus fréquents, et cette fréquence démontre l'action de la chaleur sur les centres nerveux.

Les températures auxquelles fhomme peut être exposé varient dans des limites très-étendues : depuis — 56'',7 (au fort Reliance) jusqu'à H- 470,4 à l'ombre lÉgypte), ce qui suppose une chaleur bien pins intense au soleil; il y a entre les deux chiffres une différence de 104". Mais l'homme a pu supporter des températures bien plus considérables. Berg-er resta 7 minutes (entièrement nui dans une étuve sèche à 109^.4, et avec des vêtements Blagden a pu supporter des températures de 126° et 129°. Les expériences sur les animaux montrent que la température intérieure du corps ne monte que de très-peu de degrés; quand il a atteint 45° 1 mammifères), la mort arrive infailliblement dans le coma. L'action de la chaleur parait anéantir principalement les fonctions nerveuses et secondairement l'action du cœur.

Le refroidissement artificiel peut être porté beaucoup plus loin. On peut refroidir des lapins jusqu'à -i- 20°; à ce point, le cœur bat encore, mais il ne fait plus que 10 à 20 pulsations par minute ; à 15°, il s'arrête et l'animal ne peut plus se remettre. Quand le refroidissement intérieur a été porté à -H 20°, avec état de mort apparente, le réchauffement de l'animal ne suffit pas pour le rappeler à la vie si on n'y joint la respiration artificielle. Les animaux hibernants peuvent supporter un refroidissement encore plus considérable ; on a pu, dans un cas, abaisser la température à -f- 4° sans amener la mort de l'animal. Chez les animaux inférieurs (têtards, grenouilles, etc.), la congélation même peut avoir lieu sans que la vie soit éteinte.

2° Pression atmosphérique.

1° Diminution de pression. — A l'état ordinaire, les variations de pression atmosphérique sont trop peu prononcées pour produire, sauf dans certains cas pathologiques, des accidents d'une certaine intensité. Ces accidents ne se montrent que quand ces variations se produisent avec rapidité ou atteignent une intensité considérable ; telles sont les diminutions de pression observées sur les hautes montagnes et dans les ascensions aérostatiques et qui déterminent ce qu'on a appelé mal des montagnes ; ce mal des montagnes commence à se produire à une hauteur de 3,000 mètres dans les Alpes, à 4,000 mètres en ballon. Mais l'homme atteint des hauteurs bien plus considérables. Les sommets des Andes renferment un grand nombre de villes à plus de 3,000 mètres (La Paz, 3.72G. — Oruro. 3,796. — Puno, 3,923. — Potosi, 4.061. — Galamarca, 4,161. — Tacora, 4,173, etc.), et la ville de Daba, dans Plly-

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