INFLUENCES MÉTÉOROLOGIQUES
malaya, est à 4,800, hauteur du Mont-Blanc. Les explorateurs et les aéronautes ont atteint des altitudes supérieures i ascension du Chiniborazo, 0,000 mètres, par lioussingault ; ascension de Tlbi-Ganim, 7,400 mètres, par V. Sclilagintweit ; ascension en ballon de Cox^vell à 11,000 mètres, etc.).
Les phénomènes qui accompagnent les diminutions rapides de pression sont les suivants : gontlement des vaisseaux cutanés et des veines superficielles ; hémorrhagies par le nez, la bouche, la muqueuse pulmonaire ; augmentation de la sueur et de la perspiration cutanée ; les respirations sont gênées, fréquentes. irrégulières; le nombre des pulsations s'accroit; la voix est moins intense et prend un autre timbre; les muscles, surtout ceux des extrémités inférieures, se fatiguent facilement ; le tympan se tend, et cette tension détermine des bourdonnements d'oreille et de la surdité; il y a des douleurs de tète, des veriiges et enfin perte de connaissance.
Les recherches de Bert ont montré que les accidents sont dus, dans ces cas, à la diminution de tension de l'oxygène et à la diminution consécutive de la quantité d'oxygène du sang [anoxyhémie de Jourdanet). et qu'ils peuvent être combattus avec succès par l'inspiration d'oxygène de façon à ramener la tension de ce gaz au degré convenable.
2** Augmentation de pression. — Les phénomènes de l'augmentatiou de pression (cloches à plongeurs, plongeurs, travail dans l'air comprimé! varient suivant la pression atmosphérique. Quand la pression n'augmente que de quelques atmosphères, les respirations sont irrégulières, moins fréquentes, plus profondes; l'expiration est plus coiirte, la pause expiratoire plus prononcée ; la peau pâlit ; les veines superficielles sont afTaissées ; le pouls diminue de fréquence ; les mouvements musculaires sont plus faciles, etc. Mais les accidents graves ne se montrent que vers cinq atmosphères, et non pas pendant le séjour dans l'air comprimé, mais au moment de la décompression; si cette décompression est brusque , les accidents sont dus, comme l'a montré Rameaux, au retour à l'état gazeux des gaz du sang et spécialement de l'azote et de l'acide carbonique (Bert), à l'obturation des capillaires par les bulles gazeuses, obturation qui détermine des lésions anatomiques de différents organes.
Bert a prouvé que les phénomènes qui se produisent dans l'air comprimé sont dus à Taiigmentation de tension de l'oxygène et à l'augmentation de proportion d'oxygène du sang. Quand la pression atmosphérique augmente jusqu'à vingt atmosphères, ce qui correspond à quatre atmosphères d'oxygène pur, les phénomènes prennent un caractère de gravité redoutable et la mort arrive avec des convulsions tétaniques et épileptiformes; cette action toxique de t'oxygène se produit quand la quantité d'oxygène du sang atteint 35 centimètres cubes pour 100 centimètres cubes de sang, c'est-à-dire est le double de la quantité normale ^18 à
20). Toutes les espèces animales, en présence de l'oxygène à ce degré de tension, subissent les mêmes effets. L'air comprimé à vingt atmosphères arrête de même la germination des graines, empêche la putréfaction et les fermentations en tuant les ferments, mais est sans action sur les ferments diastasiques, le suc pancréatique, la pepsine, etc. Bert).
En résumé, d'après Bert, dont j'emprunte textuellement les conclusions, les modiflcations dans la pression barométrique n'ont d'influence sur la vie animale et sur la vie végétale que par les changements qu'elles apportent dans la tension de l'oxygène ambiant, et les changements qui en résultent dans les processus chimiques de la nutrition; et comme résultat pratique, l'influence des modiflcations de pression peut être combattue par des modiflcations inverses dans la composition chimique de l'air, de sorte que la tension de l'oxygène ambiant reste à sa valeur normale i20.9j.
Billliographie. — Bert : Recherches expérimentales sur l'influence que les modifications dans la pression barométrique exercent sur tes phénomènes de la vie, 1874. — JouRDAXET : Influence de la pression de l'air sur la vie de l'homme, 1875.