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VI. — FERME>"T'S

Ces ferments se présentent dans presque tous les sucs digestifs, salive ferment salivairei, suc gastrique ipepsinei, etc.

APPENDICE. — CARACTÈRES ET RÉACTIONS DES PRINCIPALES SUR- STANCES ORGANIQUES CONSTITUANTES DU CORPS HUMAIN.

Acide acétique. — C"-H*0-. Cristaux transparents.feuilletes.se changeant à 17" C. en un fluide incolore, d'une odeur piquante caractéristique et d'une saveur très-acide ; volatil sans résidu. Ne précipite pas par le perchlorure de fer; raais si on sature l'acide par l'ammoniaque, la liqueur devient rouge foncé (acétate de fer). Précipité blanc cristallin par le protonilrate de mercure.

Acide benzoïque. — C'H'^0-. Aiguilles soyeuses, fusibles à 120°. se volatilisant à 150°; peu soluble dans l'eau froide; soluble daus ralcool et l'éther. (Sa présence dans les urines normales est douteuse.)

Acides l)iliaires. — Ils sont au nombre de deux : acides glycocliolique et taurocholique. (Voir ces noms.)

Reaction de Pettenkofer. — Ajouter au liquide quelques goutt'es d'une solution au '/^ de sucre de canne et quelques gouttes d'acide sulfurique concentré en maintenant la température à -h 70'' environ; il se produit une coloration rouge-cerise, puis pourpre. La présence de substances albuminoïdes empêche la réaction.

R. de Bogomoloff. — Évaporer à siccité la solution alcoolique des acides biliaires; étaler le résidu le plus possible et le mouiller avec une à trois gouttes d'acide sulfurique concentré, puis ajouter une goutte d'alcool; il se produit des zones de coloration jaunes, orangées, rouges, violettes et indigo, en allant du centre à la périphérie. Cette réaction serait plus sensible que la précédente.

R. de Slrassburg. — Tremper un morceau de papier à filtrer dans le liquide (urine, par ex.) mélang-é d'abord de sucre de canne; le laisser sécher; faire tomber dessus une goutte d'acide sulfurique concentré pur qu'on laisse couler; après V4 de minute, à la lumière transmise, on a une belle coloration violette.

Les sels alcalins des acides biliaires, tels qu'on les trouve dans la bile, dissolvent la cholestérine; ils détruisent les globules sanguins et ont la propriété de dissoudre et d'émulsionner les graisses. Acide butyrique. — C^H'O"-. Liquideincolore, d'odeur vinaigrée (de beurre rance, quand il est impur); soluble dans l'eau, l'alcool et l'étber; volatil à IGO". 11 précipite de ses solutions concentrées par le chlorure de calcium en g-outtes huileuses. Chauffé avec de l'alcool et de l'acide sulfurique, il donne dubutyrate d"éthyle (odeur de fraise).

Acide capriqiie. — G'°H"-*'0"-. Solide, d'odeur de sueur; fusible à + 70° ; un peu soluble dans l'eau ; miscible à l'alcool et à l'éther en toutes proportions; le caprate de baryte est à peu près insoluble dans l'eau froide.

Acide caproïque. — C^H'-O"-.^ Liquide incolore, huileux, d'odeur de sueur; volatil à 202°; presque insoluble dans l'eau; miscible à l'alcool et à lether en toutes proportions; le caproate de baryte se dissout dans 12 parties d'eau froide.

Acide capryBiciwe. — C'~H''^0"-. Liquide onctueux, d'odeur de sueur; cristallise à+ 12°; insoluble dans l'eau ; miscible à Talcool et à l'éther en toutes proportions; le caprylate de baryte est soluble dans 125 parties d'eau froide.

Acide carboliqiie. — Voir: Phénol.

Acide cérébrifiiie. — Voir: Cérébrine.

Acide cEiolalîqiie. — G-^H^^G'. Amorphe ou cristallise en prismesquadrangulaires (solution éthérée) ou en octaèdres ou tétraèdres (solution alcoolique). Chauffé à 190° à 200°, il se décompose eu dyslysine et en eau : G-'H-^O^ = C-'H^^O^ + 2H-0.

Acide clioléiqiie. — Voir: Acide taurocholique.

Acide clfioliqiie. — Voir : kcide glycocholique.

Acide clioloïdifiiie. — G"-''H"''0'. Serait un mélange d'acide cholalique, de dyslysine et d'acides biliaires. (Hoppe-Seyler.)

Acide cryplopliaiiiqiie. — G'^'H'^Vz-0"\ Acide faible, transparent, peu coloré, auquel Tudichum attribue l'acidité des urines.

Aci«le damalurlque. — G'H'"-0"-. Liquide huileux, plus dense que l'eau; insoluble dans ce liquide. (Sicedeler.)

Acide excréloléîqtie, — Substance granuleuse, de couleur olive, d'odeur de fécule; fond de 25° à 2G"; insoluble dans l'eau; soluble dans l'alcool chaud et l'éther; se dépose quand on abandonne audessous de 0° une solution alcoolique d'excrétine.

Acide foriuiqtie. — CH-0-. Liquide incolore, d'odeur forte et

PRINCIPES CONSTITUANTS DU CORPS HUMAIN

piquante; volatil à 100°, sans résidu ; ne précipite pas par le nitrate de mercure ; chauiïé avec de l'acide sulfurique concentré, il se décompose en eau et en oxyde de carbone : CH-0- = CO + H-0. Acide glycoclioliqiie. — C^H'^AzO''. Longues aiguilles minces, incolores, de saveur sucrée., presque insolubles dans l'eau froide et dans l'éllier, solubles dans l'eau chaude et l'alcool, et dans les solutions alcalines; dévie à droite la lumière polarisée. Par la baryte, il se décompose en acide cholalique et glycocolle : C-'^H'-^AzO'' + H-0--C-'ir"0"^ + C-HUzO"-. Par l'ébullition avec les acides sulfurique et nitrique étendus, il se décompose en acide clioloïdique cl glycocolle: C-'''E''^XzO'''— C-^H''*0'* 4- C"-HUz0-. 11 forme avec la soude un sel qui cristallise en aiguilles facilement recounaissables.

Fig. 4. — Acide hippurique.

Acide hippiariqiie. — C"IPAz0\ Gros cristaux, blancs, dnrs, prismatiques ifig. 4), à 4 pans. Inodore, d'un goût faiblement amer ;

5i CHIMIE PHYSIOLOGIQUE.

soluble dans Teau et l'alcool, surtout chaud; à peu près insoluble dans l'étlier. Par raction des acides, il se dédouble en acide benzoïque et glycocolle : C^H^AzO^ + H-0 = C'H«0- + C-H^AzO-. On l'obtient par synthèse avec le chlorure de benzoïle et la glycocolle zincique : C'H'ClO + G-H^ZnAzO- = C^'H^\zO^ -h ZnCl. (Dessaignes.) Réactif de Luc/ce. — Évaporer la substance à examiner avec un excès d'acide nitrique et chauffer le résidu ; il se dégage une odeur d'amandes amères ; cette réaction lui est commune avec lacide benzoïque

Acide înosiqiie. — C'H'^Az^O" (?). Liquide sirupeux, acide, d'odeur de bouillon; soluble dans Peau; solidifié par Palcool. Ses sels sont cristallisables, solubles dans Peau (sauf les sels métalliques), insolubles dans Palcool et Péther.

Acide lactique. — C^H*^0\ Liquide sirupeux, incolore, inodore, de saveur fortement acide; soluble dans Peau, Palcool et Péther. ChaufTé avec du carbonate de chaux ou de zinc, il donne des lactates de chaux et de zinc reconnaissables à leurs cristaux: cristaux prismaliques à 4 pans, avec facettes sur les angles (zinc); sphérulcs composées d'aiguilles très-fines (chaux).

Acide marg^arique. — Mélange d'acide palmitique et d'acide stéarique.

Acide oléiqiae. — C'H^'O-. Liquide huileux, jaunâtre, inodore, insipide, insoluble dans l'eau, soluble dans Palcool, Péther et le chloroforme ; fond à -f- 1 4° ; à 4- 4'' se prend en masse cristalline. L'oléate de plomb est soluble dans Péther (caractère distinctif des oléates et des stéarates^.

Acide oxalique. — C-H-0'. Cristaux blancs, de saveur aigre, solubles dans l'eau. Décomposé par l'acide sulfurique en acide carbonique et en oxyde de carbone : C-H-0* = CO- H-CO -f-H-O. L'oxalate de chaux cristallise en octaèdres téfragones et qui rappellent par leur forme une enveloppe de lettre {fig. 5, page 55).

L'acide oxalique peut être formé par Poxydation incomplète de Pallantoïne et de Pacide unique.

Acide oxaltiriqiie. — C'H'Az-0'. Cristaux fins en masse pulvérulente. L'oxalurate d'ammoniaque est peu soluble dans Peau froide, soluble dans Peau chaude; le nitrate d'argent en précipite des aiguilles soyeuses d'oxalurate d'argent, solubles dans Peau chaude et dans l'ammoniaque.

Acide palmitique. — C'*=H^-0"-. En masses cristallines, inodore, insipide; fusible à -t- 62°; insoluble dans Peau, soluble dans Palcool; très-soluble dans Palcool bouillant, Péther et le chloroforme.

Acide paralactique. — C^H'^O'. Isomère de Pacide lactique. H s'en distingue par la solubilité de ses sels qui contiennent m-oins d'eau de cristallisation; le paralactate de chaux est moins soluble que le lactate ; le paralactate de zinc, par contre, est plus soluble.

PRn'CIPES CONSTITUANTS DU CORPS IIU.MAIX.

Acide pliénique. — Voir : Phénol.

Acide pliOfspliog:lycérifiue. — G^IPPhO«. Liquide sirupeux, se décompose facilement par la chaleur en glycérine et acide plios-

Fig. 5. — Oxalale de chaux. (Voir page 54.)

phorique. Ses sels de baryte et de chaux sont solubles dans Tcau froide, insolubles dans lalcool absolu.

Acide piieuBiiique. — Mélange d'acide lactique et de taurine.

Aeifle propioiticiiie. — Cil ''G'-. Liquide incolore, d'une odeur analogue à l'acide acétique ; volatil à I4"2° ; soluble dans l'eau, dont le chlorure de calcium le précipite en gouttes huileuses. Traité par l'alcool et l'acide siilfurique, il dégage une odeur de fruit, due au propionate d'éthyle. Le propionate de sodium est bien plus soluble que l'acétate.

.-ûcide sarcoflactfciue. — Voir: Acide paralactique.

Acide stéarifiue. — C'^H^'^O-. En masse cristalline, blanche, inodore, insipide; fusible à G9'',2, insoluble dans l'eau, moins soluble dans l'alcool que l'acide palmitique, soluble dans l'alcool bouillant, l'élher et le chloroforme. Le stéarate de plomb est insoluble dans l'éther.

Acide fiiuccinîque* — C''H''0''. Cristallise en aiguilles à 6 pans on en tables hexagonales. Incolore; volatil à 120° avec production de A-'apcurs sutl'ocantes de saveur et d'odeur spéciales; fond à 180*; soluble dans 23 parties d'eau froide, plus soluble dans l'eau chaude; soluble dans l'alcool ; presque insoluble dans Péther. En présence des sels d'.urane, sa solution aqueuse, exposée aux rayons solaires, se décompose en acide propionique et acide carbonique.

Acide siiiirocyaiihydrique. — CÂzHS. Les sulfocyanurcs alcalins sont très-solubles dans l'eau et dans l'alcool. Ils donnent avec le perchlorure de fer une coloration rouge caractéristique, mais seulement dans les solutions acides.

R. de Bdttfjer. — Il bleuit un papier imprégné de teinture de gayac, puis trempé après dessiccation dans une solution de sulfate de cuivre au ^/looo-

Acide tauroeliolîqtic.— C-''H''AzSO'. Poudre blanche, amorphe, très-amère. soluble dans Peau et l'alcool, insoluble dans l'élher. Par Peau de baryte et la chaleur, il se dédouble en acide cholalique et taurine :C-«H'^AzSO" + H-0=:C-^H««0' + C-H^VzSO\ Par les acides il se décompose en acide choloïdique et taurine: C-*=H'UzSO^ = C-''H3«0'''-4-C-H"AzS0\ Les taurocholates alcalins sont neutres, d'une saveur sucrée, puis amère, solnblcs dans l'eau et dans Palcool.

Acifle taurylique. — C'H'O. Isomère de l'alcool benzilique. Se distingue du phénol par son puis haut point d'ébullition et parce qu'il se solidifie en masse cristalline par l'acide sulfurique concentré. (Stœdelcr.)

Aoirte iirîquo. — C'H''Az'*0\ Poudre cristalline; incolore quand il est pur, mais ordinairement coloré en jaune ou en brun. Cristaux microscopiques; tables rhomboédriques, prismes à 4 pans ou lames à 6 côtés [fig. G). Insipide, jnodorc; très-peu soluble dans Peau; insoluble dans l'alcool et dans Péther.

l'ig. 6. — Acide uiiqne précipité par l'acide acétique.

Transformations de l'acide vrique. — Par l'eau bromée il se transforme en urée et alloxane : G'H'*Az'0^ + Br- H- 2H-0 = CH'Az-O H- C'H-Az-0' -f- 2HBr lE. Hardyi; l'alloxane donne par Poxydation de Purée et de Pacide carbonique : G^H-Az-O' -f- 20 -+- H-0 = CH'Az-O -f- 3C0-. Bouilli avec de Peau et de l'oxyde de plomb, Pacide uriqiie donne de Pallantoïne et de l'acide carbonique : C^H-Az-'O^ -h H-0 + 0 = G*H«Az^0'^ ■\- C0-.

Dans de certaines conditions d'oxydation, il donne de Pacide oxalurique, C^H^\.z-0''. L'ozone le transforme directement en urée, acide carbonique et ammoniaque. (Gorup-Besanez.i

Les urates sont en général acides et peu solubles. Les acides

PRINCIPES COXSTITI'A.NTS DU CORPS HUMALV. 57

acétique et chlorhyJrique en précipitent l'acide urique sous forme cristalline.

L'y. rate acide de soude se trouve, dans les sédiments urinaires, en poudre amorphe et en petites sphères recouvertes de prismes aiguillés. Vurate acide d'ammoniaque est en poudre amorphe, foncée, grenue. L'urate acide de chaux constitue une poudre blanche, amorphe, difficilement soluble dans Teau.

Reactions de V acide urique. — T Mettre un peu de la substance à examiner dans un verre de montre, ajouter deux gouttes dacide nitrique, chauffer et évaporer à siccilé. Si la substance est de l'acide urique, elle se dissout dans l'acide nitrique et donne par l'évaporation un résidu jaune, puis rouge, qui devient rouge-pourpre si on y ajoute une goutte d'ammoniaque caustique, et bleu violet si on ajoute de la soude ou de la potasse.

2' Dissoudre la substance à examiner dans un peu de solution de soude, et ûltrer; ajouter au liquide du chlorhydrate d'ammoniaque en excès ; il se fait un précipité durate" d'ammoniaque qui. par l'addition d'acide chlorhydrique, laisse déposer des cristaux d'acide urique.

3^ Examen microscopique des cristaux.

Albuminale basiqne. — Desséché, se gonfle dans l'eau sans se dissoudre: mais se dissout dans l'acide acétique et les solutions alcalines. Précipité en flocons, il se dissout dans l'eau légèrement alcaline et donne les réactions delà caséine du lait. Sa solution précipite par l'acide carbonique et ne précipite pas par l'alcool. L'acide chlorhydrique étendu le transforme en syntonine. Il est probablement identique à la caséine.

Albumine acide. — Voir: Syntonine.

Albumine de l'ceuf. — Mêmes caractères que l'albumine du sérum ; mais se dissout à peine dans l'acide nitrique concentré ; dyalisée, elle ne précipite pas par 1 éther.

Albumine du sérum. — Desséchée, substance jaune clair, transparente, vitreuse, soluble dans l'eau ; la solution est un peu visqueuse, opalescente et légèrement fluorescente. A 70", la chaleur la coagule; à moins que la solution ne soit très-alcaline. Dans cette coagulation, il reste toujours dissoute une petite quantité d'albuminate alcalin, et le liquide même devient alcalin. D'après Mathieu et Urbain, l'acide carbonique dissous dans l'albumine se combine avec elle sous Tinfluence de la chaleur et serait la cause de la coagulation. Les solutions d'albumine, privées d'acide carbonique par le vide, deviendraient incongulablcs. L'alcool la précipite de ses solutions; les acides carbonique, acétique, tartrique, phosphorique, les acides étendus, ne la précipitent pas; les acides concentrés la précipitent, spécialement les acides azotique, métaphosphorique, picrique, le phénol et le tannin. Les alcalis la transforment

en albuminate basique. Elle se dissout dans l'acide nitrique concentré. La plupart des sels métalliques la précipitent. En la privant de tous ses sels par le dyaliseur, elle ne précipite plus par la chaleur et par l'alcool (Aronstein), mais elle précipite par l'étlier.

Privée de ses sels volatils, et spécialement du carbonate d'ammoniaque, par le vide absolu, elle se transforme en une substance identique aux substances fibrinogène et fibrino-plastique. Maintenue plusieurs jours dans le vide à des températures de 40" à 60*^, elle abandonne des quantités considérables de gaz consistant surtout en acide carbonique, hydrogène, et une petite quantité d"azote. (^Gréhant ; fermentation butyrique ?)

Elle dévie à gauche la lumière polarisée. Albciniiiioïdes» (mafières). — Caractères généi-aux des matières albuminoides. — Elles contiennent toutes de l'azote et du soufre; leur constitution chimique oscille autour de la moyenne suivante: G^^H'Az"'0--S' p. 100. Amorphes; solubilité dans l'eau et les acides variable; ordinairement solublcs dans les alcalis ; insolubles presque foutes dans Falcool ; insolubles dans Péther. Les solutions aqueuses sont neutres. Elles sont fixes ; elles brûlent avec une odeur de corne brûlée en dégageant des produits ammoniacaux et laissent un résidu de cendres qui consiste surtout en phosphate de chaux. Abandonnées à elles-mêmes, elles se décomposent très-facilement. Calcinées avec la potasse ou bouillies avec l'acide sulfurique, elles faurnissent de la leucine et de la tyrosine. L'acide azotique concentré, à chaud, les transforme en un' corps jaune, acide xanthoprotéique. Traitées par les acides, les alcalis, ou par la décomposition putride, elles donnent les produits de décomposition suivants: acides gras volatils, acides oxalique, acétique, formique, valérianique, fnmarique, asparagique, Jeucine, tyrosine, ammoniaque, etc.; parles oxydants, acides formique, acétique, propionique, butyrique, valérique, caprique, benzoïque, les aldéhydes de ces acides, bases organiques volatiles, acétonitrile. valéronitrile et propionitrile.

Elles dévient à gauche la lumière polarisée.

Elles sont précipitées de leurs solutions par un excès d'acides minéraux forts, par Pacide acétique ou chlorhydrique et le ferrocyanure de potassium, l'acétate basique de plomb, le bichlorure de mercure, le tannin, le carbonate de potasse en poudre.

Réactions des matières albuminoides. — 1° Chauffer le liquide et ajouter de l'acide- nitrique jusqu'à réaction fortement acide; il se fait un précipité qui ne change pas par l'addition d'acide

2° Ajouter de Pacide acétique jusqu'à réaction fortement acide, mélanger avec un volume égal d'une solution concentrée de sulfate de soude et chauffer jusqu'à l'ébullilion; les albuminoides sont précipités.

PRINCIPES CONSTITUANTS DU CORPS HUMAIN. 59

Quand les quantités de substances albuminoïdes sont très-faibles, on peut employer les réactions suivantes :

l'' jR. de Piotrowski. — Le liquide se colore en violet si on le cliaufle avec une solution de soude ou de potasse avec addition de une ou deux gouttes de sulfate de cuivre.

2° En cliauffant avec l'acide nitrique concentré, le liquide prend une couleur jaune, qui passe au rouge-orange par l'action des alcalis {R. xanthoprotéiqué).

3° R. de MilloH. — On prépare le réactif de MlIIon en dissolvant à froid 1 de mercure dans son poids d'acide azotique concentré ; on achève la solution en chauffant légèrement; on ajoute 2 volumes d'eau distillée et on décante. Ce réactif doiuie avec les liquides albumineux une coloration rouge, plus prononcée si on chauffe jusqu'à 60° ou 70°.

Classification des matières albuminoïdes :

Albumine de l'œvf.

l'a. Coagulahles par la chaleur . . . .'Albumine du \ I sérum.

1° Albumines soin-) [Paralbumine.

blés dans Teau.u jncoagulables par la chaleur . . . Peptones.

\c. Décomposée par la chaleur .... Hémoglobine.

VitelUne.

fa. Soluhles dans le chlorure de ?>oàmm) Mijosine.

étendu iFibrinogène.

[Paraglobuline.

2° Albumines inso-! (Fibrine.

lubies dans reau.\ /aa. Insolubles dansL4/6j/m/«e coa-

l les acides éten-^ gulée.

Insolubles dansl ^"S \Substance

le chlorure dei l <^mloide.

sodium étendu. .,, ^ ? n j r>

\bb. boîubles dans Caserne.

Tacide chlorhy-^ Protéine.

drique .... [sijnlonine.

l Substance chondrigène et chondrine.

0° Dérivés des m?L-\substance collagène et gélatine.

tières a]bum]no\-.Mucine.

des jh'ératine.

^Éiastine.

4° Ferments solu-/ ^

Kl : Pepsine, ferment salivaire, etc.

Albuniinose. — Voir: Peptones.

Alcaploiie. — Corps nmorplie, jaune pâle, analogue à la glucose, soluble dans l'eau et dans ralcool ; réduit l'oxyde de cuivre; chauffé avec la cLaux sodée, dégage de l'ammoniaque.

Alcool. — C-H^O. Pour déceler des traces d'alcool dans un liquide, on le distille ; le produit est condensé dans un récipient refroidi et redistillé avec du carbonate de potasse sec. On fait alors avec qifeiques gouttes de produit les essais suivants :

1° On a une coloration verte par le bichromate de potasse et l'acide sulfurique.

2° On promène sur les parois du ballon condensateur 1 à 3 centimètres cubes d'acide sulfurique concentré et 2 à 3 gouttes d'acide butyrique ; il se dégage une odeur de fraise (bulyrate d'élhyle).

Allantoïne. — G'H*^Az^O^ Petits cristaux transparents, prismatiques, inodores, insipides; neutre; soluble dans l'eau froide (IGOparties); insoluble dans l'alcool froid et l'éther; soluble dans l'eau et dans Palcool bouillants et dans les carbonates alcalins. La solution ammoniacale de nitrate d'argent en précipite des flocons blancs (Combinaison d'oxyde d'argent et d'allantoïnei qui se transforment en grains par le repos; l'argent se réduit si on chauffe ce précipité à 100°. L'ozone transforme les solutions alcalines d'allantoïne en urée et acide urique. Sous l'influence des alcalis, l'allantoïne se dédouble en acide oxalique et ammoniaque: G^H^Az^O-^ + 5H-0 = 2G-H-0* H- 4AzH\ Chauffée avec l'eau acidulée, elle se transforme en uréectacideallanturique:G'H«Az'0^+H-0= CH^Az-O + C^H'Az-O^; l'acide allanlurique lui-même, en s'oxydant. donne de l'acide oxalique et de l'urée: C^HUz-O^-h H-0 + 0 = C-H-0' -{- CHUz-0.

Ammoiiiaque. — AzH^ Ses sels donnent avec le réactif de Nessier un précipité brun ou une coloration jaune. Le réactif de ^'essler se prépare de la façon suivante: On dissout 2 grammes d'iodure de potassium dans 50 centimètres cubes d'eau et on ajoute du biodure mcrcurique jusqu'à ce qu'il ne s'en dissolve plus; on laisse refroidir; on étend de 20 centimètres cubes d'eau; on mélange 2 parties de cette solution à 3 parties d'une solution concentrée de potasse et on Gltre.

Amyloïflc (oiatière). — C'^'^H'Az'^O-'S (?i. Amorphe, insoluble dans l'eau, l'alcool et l'éther. La teinture d'iode la colore en rongebrun foncé, ce qui la rapproche de la matière glycogène; mais elle s'en distingue parce qu'avec l'acide sulfurique et la chaleur, elle ne donne jamais de glucose. Par l'acide sulfurique concentré et l'iode elle donne une coloration violette. Elle appartient aux substances albuminoïdes et ne doit pas être confondue avec les corpuscules amyloïdes de la substance nerveuse qui sont analogues à l'amidon et bleuissent par 1 iode.

Bilifiisciiic. — C'«H-V.z-0'' Poudre brune, presque noire, brillante.

l'RIXGIPES COXSTITUA.XTS DU COUPS HUMAl.V. 61

à peine soluble dans Teau, Télher et le chloroforme; soluble dans ralcool avec une coloration brnne ; soluble dans les alcalis avec une coloration brun-roug-e. Sa solution alcaline est jorécipitée en briai par les acides.

Biliprasinc. — C^H-'-Âz-O''. Poudre verl foncé ; presque noire, brillante; insoluble dans l'eau, Téther, le chloroforme; soluble dans L'alcool avec une coloration verte qui devient brune par l'addition d'alcalis. Sa solution dans les alcalis est précipitée en vert par les acides. Elle se comporte avec l'acide azotique comme les autres matières colorantes de la bile (sauf la coloration verte).

Bilirubine. — G'^H'^iz-O'. En poudre amorphe, orangée, ou en cristaux prismatiques, ou en tables rhomboédriques. Insoluble dans l'eau; très-peu soluble dans l'éther; un peu plus soluble dans 1 alcool; très-soluble dans le sulfure de carbone, le chloroforme, la benzine ; ses solutions sont jaune d'or. Pi. Maly l'a transformée artificiellement en urobiline.

R. de Gmelin. — L'acide azotique pur, renfermant des traces d'acide rutilant, ajouté avec ménagement, produit une succession de teintes dans l'ordre suivant : verte, bleue, violette, rouge et jaune; la teinte verte doit toujours se produire.

Bili verdi ne. — G'^H-'^Az-O'^ i?). Poudre amorphe, vert foncé, ou tables rhomboïdales vertes. Insoluble dans l'eau, l'éther et le chloroforme; soluble dans l'alcool avec une coloration vert bleuâtre; soluble dans les alcalis avec une teinte verte ; les acides précipitent de la solution des flocons verts. Elle donne la réaction de Gmehn.

Butaianine. — G'Il"AzO-. Homologue de la leucine et de laglycocoUe. Gristallise en prismes incolores peu solubles dans l'eau et l'alcool. Trouvée par Gorup-Besanez dans la rate elle pancréas du veau.

Cariiine. — C'H^Vz''0\ Grains cristallins, crayeux, peu solubles dans l'eau froide, insolubles dans l'alcool et l'élher. Saveur d'abord insignifiante, puis amère. Par l'eau bromée elle se transforme en sarcine. Théoriquement, elle peut être considérée comme constituée par la sarcine et l'acide acétique : G'H'Az^O^ = C'H'Az = 0-t-G-H'0-. Elle a été retirée par Weidel de l'extrait de viande.

Caséine. — Insoluble dans l'eau; soluble dans l'eau légèrement alcalinisée ; sa solution n'est pas coagulée par la chaleur; soluble dans Pacide chlorhydrique très-étendu ; moins dans l'acide acétique étendu. Ses solulions sont précipitées par l'alcool, le sulfate de magnési4m, Ip chlorure de calcium, les sels métalliques. Par une ébullition prolong-ée avec Peau, elle donne de l'acide lactique et de la créatinine. (Meissner.)

Céréiirine. — C'H^'AzO^ i?). Poudre blanche, hygroscopiquc, qui brunit quand on la chaufTe à 80°; se gonfle dans l'eau; insoluble dans l'alcool et réilier; soluble dans l'alcool bouillant. Xc se dé-

compose que très-lentement et incomplètement par la coction avec l'eau de baryte icaractère distlnctif d'avec la lécithinë).

Cérébrofe de Couerbe. Paraît être du protagon.

Cliolestérine. — G'-'^H'''*0 4-H-O. Cristallise en tables minces, rliomboédriques, nacrées, à bords souvent irrégulièrement èchancrés. IN'eutre, insipide, inodore; fond à 135°; insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool bouillant, l'éther et le chloroforme, non saponifîable par la potasse. Elle se colore en rouge par l'acide sulfarique et en bleu ou en violet par l'iode additionné d'acide sulfurique concentré.

Réactif. — Dissoudre dans le chloroforme ; ajouter un égal volume d'acide sulfurique concentré et agiter; le liquide prend une couleur rouge-sang, puis rouge-cerise pourpre qui persiste plusieurs jours.

Cbolétéline. — Produit ultime d'oxydation de la bilirubine. Probablement identique à l'urobiline.

Clioliiie. — C^H'\\zO-. Produit de décomposition des acides biliaires. Identique à la neurinc.

€hoiiclrig:ène (substauce). — C''^»H«^«Az''*'5S»"'0-'*''' "/o. Substance fondamentale des cartilages ; se gonfle dans l'eau ; par l'ébullition dans Teau se transforme en chondrine.

ClioïKlriue. — Même composition que la substance chondrigène. Soluble dans l'eau chaude ; se prend en gelée par le refroidissement; insoluble dans l'alcool et dans l'éther. Ses solutions précipitent par Talcool; elles précipitent aussi par les acides minéraux, l'acide acétique, l'alun, le perchlorure de fer, l'acétate de plomb, l'azotate d'argent; le précipité est soluble dans un excès de réactif. Le précipité par l'acide acétique est redissous par les sels alcalins, ce qui distingue la chondrine des matières albuminoïdes. L'acide chlorhydrique à chaud, le suc gastrique la décomposent en chondroglycose et une matière albuminoïde. Elle contient moins d'azote que les matières albuminoïdes et les substances collagènes.

Cliooclroglycose. — Produit de décomposition de la chondrine parrébullition avec l'acide chlorhydrique et la digestion par le suc gastrique. >'e cristallise pas; soluble dans l'eau et l'alcool; fermente facilement ; réduit l'oxyde de cuivre.

€ollag:ène (s>ulistauce). — Substance fondamentale des os et du tissu connectif. Elle est ramollie par l'eau froide, mais ne s'y gonfle pas. L'ébullition la transforme en gélatine. Elle se gonfle à froid dans les acides étendus. Elle est plus pauvre en carbone et plus riche en azote que les matières albuminoïdcfs.

Colloïdine. — C'H'^AzO^ (Gauthier). Se trouve dans les kystes de l'ovaire. Se dislingue de la tyrosine, C«H"Az0^ par 2H-0 -f- 0. Elle s'en rapproche par quelques-unes de ses réaclions.

Colorante de la toile (matière). — voir: Bilirubine. •

PRINCIPES CO.NSTITL'ANTS DU CORPS IIL'MALX. G3

Colorante de l'urine (matière). — Voir : Vrobiline.

Créatine. — C'H'Wz^O-. Prismes rhomboédriqucs, durs, incolores, de saveur amère, forte; soluble dans l'eau, presque insoluble dans l'alcool, insoluble dans l'éther ; neutre. Chauffée avec l'acide clilorhydrique étendu, elle se transforme en créatinine : C*HUz''0- = C'H'Az^OH-H"-0, Par l'ébullition avec la baryte , elle se transforme en urée et en sarcosine : C'H^Vz^O- + H-0 = GH'Az-0 + C'li"AzO-. Par son oxydation, elle donne des acides oxalique et carbonique et de la méthyluraraine: C-lFAz\

Créatinine. — C'H'Az'O. Prismes incolores, brillants, de saveur fortement alcaline; soluble dans l'eau et l'alcool, très-peu soluble dans l'éther; très-alcaline. Oxydée, elle donne de la méthyluramine: C"-irAz\

Si on ajoute à sa solution une solution concentrée non acide de chlorure de zinc, il se produit un précipité finement grenu ou bien en groupes d'aiguilles ou de prismes > chlorure double de zinc et de créatininei; ce chlorure, traité par le sulfure d'ammonium, reproduit la créatine en prenant uu équivalent d'eau : C^H'Az>0+H-0 = C'H^Az'O-.

Cystine. — C^H^\zSO-. Cristallise en lames rhomboédriqucs ou hexagonales incolores. Insoluble dans l'eau, l'alcool et l'éther, soluble dans l'ammoniaque i caractère distinctif d'avec l'acide urique^, les acides minéraux et l'acide oxalique. Chauffée avec un peu de soude sur une lame d'argent, elle donne une tache brune de sulfure d'argent. Chauffée à l'ébullition avec un mélange d'acétate de plomb et de potasse, elle donne une- coloration brune de sulfure de plomb; la solution doit être exempte de matières albuminoïdes et mucilagineuses contenant du soufre.

Dextrine. — C*^H'"0\ Poudre amorphe, transparente, soluble dans l'eau et l'alcool faible, insoluble dans l'alcool absolu et dans l'éther. Sa solution ne précipite pas par l'acétate de plomb. Elle donne une coloration rose avec la teinture d'iode. L'acide suifurique la transforme en glucose. Elle dévie à droite la lumière polarisée.

Dianiifle lactylique. — C'H'Az-0 (Baumsiarki. Cristaux peu solubles; sa solution aqueuse précipite par le sulfate mercurique; il donne des sels solnbles avec les acides. Par l'acide nitreux. il donne de l'acide paralactique. Il parait être un dérivé de l'acide paralactique.

Dyslysine. — C'-'Il^'^O^ Masse amorphe, presque incolore; insoluble dans l'eau et l'alcool; très-peu soluble dans l'éther; soluble dans l'acide cholalique et les cholalates. Produit de décomposition de l'acide cholalique ivoir cet acide . Par rébullition avec une solution alcoolique de potasse, elle reproduit l'acide cholalique : C-*H^''0^ + 2H"-0 = C-''H''00\

Dyspeptone. — Voir : digestion stomacale.

6i CHIMIE PHYSIOLOGIQUE.

Élaslieine. — C''4F"'Az'«'0-»S °/o (?). Jaune, insoluble dans l'eau, l'ammoniaque, l'acide acétique, Talcool. Les solutions concentrées de potasse la dissolvent en la décomposant : la solution n'est pas précipitée par les acides; la solution neutralisée précipite par le tannin.

Klastiiie. — Voir : Élasticine.

Épiclermose. — Insoluble dans l'eau, l'alcool et Tétlier; se gonfle dans l'eau et surtout dans l'acide acétique; l'acide acétique concentré la dissout à chaud. GhaufTée avec de l'acide sulfurique étendu, elle donne de la leucine et de la tyrosine.

Excréfime. — G "'^H'^^SO- (Marcel). — G-^H^'^Oi P. Hinterbergen. Cristallise en aiguilles blanches soyeuses ; insoluble dans l'eau ; soluble à chaud dans l'alcool et dans Télher; neutre.

Ferment diaislaiique. — Constaté par V. Wittich dans le foie, la bile, les glandes salivaires, le pancréas, la muqueuse de l'estomac et du duodénum, le sérum sanguin, les reins, le cerveau. H transforme l'amidon en glucose ; n'est pas modifié par la chaleur entre 60«> et 80°; très-ditïusible; décompose l'eau oxygénée.

Fernieikt inversîf. — Existe dans le suc intestinal (CL Bernard). Transforme le saccharose en sucre yiterverti, c'est-à-dire en un mélange de glucose et de lévulose qui réduit la liqueur de BarreswilL

Feriueiit pepticiiie. — Existerait dans le suc gastrique (0. Hammarsten). Transforme le sucre de lait en acide lactique.

Ferment dn sang-» — Déterminerait la coagulation de la fibrine. (A. Schmidt.)

Ferments solubleis. — Existent dans la salive, le suc gastrique, le suc pancréatique, etc. Précipitent par l'alcool; le précipité est soluble dans l'eau et dans la glycérine.

Fibrine. — Filaments blancs, amorphes ; insoluble dans Peau, Palcool et les acides minéraux; se gonfle dans les acides étendus et dans les sels alcalins ; soluble dans les acides étendus (acides acétique, lactique, phosphoriquei, la potasse, les sels alcalins, le chlorure de sodium au */,o. Le ferrocyanure de potassium la précipite de ses solutions acides. Pacide acétique de ses solutions alcalines. La fibrine décompose Peau oxygénée en en dégageant Poxygéne et sans paraître subir de modifications (Thénard). Avec Peau oxygénée additionnée de quelques gouttes de teinture de gayac, elle donne une coloration bleue. iSchœnbein.)

En soumettant à la dyalise la fibrine salée (solution dans le chlorure de sodium au '/loi, on obtient une solution qui ressemble tout à fait à une solution d'albumine, sauf qu'elle ne précipite pas par le sulfate de cuivre et le chlorure d'argent; on y retrouve en outre une deuxième substance incoagulable par la chaleur et qui donne des cendres riches en phosphate de chaux et de magnésie (Gau-

l'RIXClPES CO.XSTITI'AMS DU COUTS HTMAIN. Gô

tliieri. Eiclnvald a obtenu la ûbrinc à l'état solublc; elle conserve du reste toutes ses propriétés.

Filirinogiènc (»iil>stan€e). — Solublc dans l'eau ; par l'acide carbonique donne un précipité poisseux qui se forme difllcilement; précipite par un mélange de 3 parties d'alcool et de I partie d'éther; précipite par le sulfate de cuivre ; le précipité est insoluble dans un excès de réactif.

Fibrinoplasiique (sabs»lance>. — Soluble dans l'eau aérée (Kiïline; non, d'après EichwalJ' ; précipite en flocons par l'acide carbonique; ne précipite pas par l'alcool. Elle précipite par les acides minéraux; le précipité est insoluble dans un excès de réactif; par les sels minéraux, le précipité est soluble dans un excès de réactif. Si on ajoute de la substance fibrinopiastique à une solution salée de fibrinogène, il se produit de la fibrine. (A. Scbmidt.» Ciélatine. — Blanc jaunâtre ; se gonfle dans l'eau froide; soluble dans l'eau bouillante et se prend en gelée par le refroidissement; soluble à froid dans les acides et les alcalis. Les solutions de gélatine sont précipitées par le tannin et le bicblorure de mercure; elles ne précipitent pas par les acides minéraux, les bases, î acide acétique et le ferrocyanure de potassium. Elle dévie à gauche la lumière polarisée.

Globiiliiie. — Matière albuminoïde insoluble dans l'eau, soluble dans une solution étendue de chlorure de sodium; sa solution coagule par la chaleur; elle est transformée en syntonine par l'acide chlorhydrique étendu. D'après Hoppe-Seyler, elle comprend la vitelline, la myosine. la substance fibrinogène et la substance fibrinopiastique.

Gliico«e. — Voir : Glycose.

Gliiliiie. — Voir: Gélatine.

C-lyeérin^. — CH'^O'. Liquide huileux, incolore, inodore, sucré; soluble dans l'eau et l'alcool, insoluble dans lélher. ChaiilTé dans un tube avec l'acide phosphorique anhydre ou avec le sulfate acide de potassium, il dégage l'odeur caraclérislique de racroléiue,C'H'(). Ses combinaisons avec les acides constituent les glycérides. Les graisses sont des combinaisons de la glycérine avec les acides gras. Ses solutions étendues, en contact avec la levure de bière, se décomposent de 20° à 30° et donnent lieu à la formation d'acide propionique.

Glycine. — Voir: Glycocolle.

Gl^'cocolle. — C"-H\VzO-. Cristaux durs, incolores, de forme rhomboèdrique ou prismatique quadrangulairé, de saveur sucrée; fusible à 170°; soluble dans l'eau froide; insoluble dans l'alcool froid et Téther. Ses solutions ont une réaction acide. Une solution bouillante de glycocolle donne, avec 1 hydrate d'oxyde de cuivre, une solution bleue qui abandonne par le refroidissement des aiguilles cristallines Be.vlnis. Plus. 5

66 ■ CHIMIE l'HYSIOLOGKJ LE.

bleu foncé. Évaporée avec de l'acide clilorliydrique. elle donne un composé crislallin, très-soluble dani l'eau et l'alcool. Par la chaleur, la glycocolle se décompose en méthylamine et acide carbonique : C-H^ÀzO- = CH^Vz + C0-.

€Jlyco£fèiie («Hl>«fancei. — C^Hk'O'. Araorplic, incolore, inodore ; soluble dans l'eau avec opalescence; insoluble dans l'alcool et dans l'éther. Chauiïée avec l'acide clilorliydrique étendu, elle se transforme en dextrine, C^H'"0\*puis en glycose, C^H'-O^ Elle est colorée en violet par l'iode. Elle dissout l'hydrafe d'oxyde de cuivre sans le réduire par la chaleur. Elle dévie à droite la lumière polarisée, ftlycose. — C'^H'-O^ Amorphe ou cristallisée ; incolore, de saveur sucrée, l'eu soluble dans l'eau; soluble dans l'alcool; insoluble dans l'éther. Avec la levure de bière, elle subit la fermentation alcoolique et produit de l'alcool et de l'acide carbonique : G*^H'-0^ = 2G"-H"^0 -1-2C0-.

Réactions j)rincipales de liquide à examiner doit être d'abord complètement débarrassé de substances albuminoïdes) :

1° jR. de Barresii^ll. — Pour préparer la liqueur de Barreswill, on dissout 34§'",65 de sulfate de cuivre dans 1 GO grammes d'eau, on dissout d'autre part 173 grammes de tartrate double de potasse et de soude dans 650 centimètres cubes d'une solution de soude de densité de 1,12; le mélange est versé dans un vase jaugé à un litre, et on ajoute de l'eau pour compléter le volume d'un litre. La glycose réduit à chaud la liqueur de Barreswill et donne un précipité rouge d'oxyde cuivreux; le précipité ne se produit que dans un milieu alcalin, la présence de matières colorantes entrave la réaction et nécessite quelquefois la décoloration préalable par le noir animal. On ne doit pas chauffer au delà de 70".

2" R. de Moore. — Ajouter au liquide une solution de potasse ou de soude caustique, jusqu'à réaction fortement alcaline et cliauffer jusqu'à ébullition; s'il contient de la glycose, lé liquide se colore en jaune, puis en brun-rouge, puis en brun foncé ou en noir.

3° Fei-mentation avec la levure de bière.

4° Examen microscopique des cristaux de glycose et de la combinaison de glycose et de chlorure de sodium dames rhomboédriques et pyramides cristallines à 4 et G pans).

5" Examen au polarimètre ou au polarisirobomètre. Graissest. — G'«'^ll'i>9i0"'^^°/o. Solides ou liquides à la température ordinaire; incolores; mais ordinairement colorées dans le corps humain par des matières colorantes dutéine?) qu'elles dissolvent facilement; insipides; neutres; insolubles dans l'eau et l'alcool froid; solubles dans l'alcool bouillant, l'éther, le chloroforme, les huiles volatiles, les solutions d'albumine et de gélatine, les acides biliaires. Sans action sur la lumière polarisée. Elles sont décomposées par la

PRLXCirES CO-NSTITI'AXTS DU COIII'S IIUMALV. G7

chaleur en acides gras et acroléiue, C^H'O, reconnaissable à son odeur. iVoir : Stéarine, Palmiline. O/c'ine \

Ciuanine. — C'H'Az'O. l'oudrc amorphe, blanche, insipide, inodoie; insoluble dans l'eau, l'alcool, l'élher et l'ammoniaque. Elle forme des combinaisons salines cristaliisablcs, chlorhydrate et nitrate de guanine. Si on l'évaporé sur une lame de platine avec de Tacide nitrique fumant, on a un résidu jaune qui se colore en rouge par la soude,, et par la chaleur prend une coloration pourpre. La guanine, sous linlluence de l'acide nitrique, se transforme en xauthine, C'H^Az'O-. Par l'oxydation elle donne de la xanthine^de lacide parabaninique, de l'acide oxaluriquc et de l'urée.

Hématine. — C^^Il'LVz'feO' (Hoppe-Seyieri. Poudre brun rougeàtre. d'aspect métallique; incristallisable; insoluble dans l'eau, l'alcool et le chloroforme; solublc dans Talcool acidulé et les alcalis. Par l'action de lacide sulfurique concentré, elle donne deux corps privés de fer, l'hématoporphyrinc et rbématoline (Hoppe-Seyler).

Elle forme avec Tàcidc chlorhydrique une combinaison'?', hémine de Tcichmann, qui cristallise en lames rhomboédriqucs brun foncé ifig. 7i, insolubles dans l'eau, à peine solubles dans Talcool chaud

Fig. ~. — C!i;tau5 d'iiémine,

cl l'élher. solubles dans la potasse. Pour voir ces cristaux, il sutf.t d'abandonner à ré\aporation spontanée, sur une lame de verre, quelques gouttes dcau rougies par le sang; on reprend le résidu par l'acide acétique cristallisable et on évapore à feu doux après avoir recouvert le tout dune lame de verre.

Caractères spectroscopiques. — Les solutions alcalines, en couches épaisses, paraissent rouges à la lumière transmise, vert-olive en couches minces; les solutions acides sont brunes. En solution alcaline étendue, elle donne une large bande d'absorption entre C et D ^fig. 8, ivi; traitée par les agents réducteurs, comme le sulfure d'ammonium, elle donne une bande d'absorption nette entre D et E et une plus pâle entre £ et b. Sa solution alcoolique acide donne une bande entre G et D et une plus large et plus pâle entre D et F.

Il4^nia1ocri$ttallînc> — Voir: Hémoglobine.

lli^uiato'ïdiiie. — Cristaux rouges, durs, se produisant dans les extravasations sanguines. Voir : Biliruiine.^

Hématoïiic. — Cristaux bruns, aiguillés, souvent réunis en étoiles, solublcs dans Facide sulfuriqne et la potasse; dépourvue de fer; extraite du sang traité par le chlore, puis par Télhylétlicr; présente quatre bandes d'absorption spectrale. iPreyer.i

Hématoliiie. — xMatiére dépourvue de fer. produite par l'action de l'acide sulfurique concentré sur la potasse 'Hoppe-Seylen ; insoluble dans l'acide sulfurique et la potasse.

Ilématoporpliyriiie, — Matière dépourvue de fer, obtenue par Faction de l'acide sulfurique concentré sur riiématine iHoppe-Sey- 1er ■; identique à rhénialo'ïne de Preyer.

Uéinine* — Voir : Hématine.

Ilénioglobiiie.— Formule empirique :C*'°°H3«°Az'^'FeS30' "(Preyer). Cristaux microscopiques rouges; losanges et prismes à 4 pans; soluble dans Feau en lui donnant une coloration rouge-sang; la chaleur, la présence des alcalis, augmentent sa solubilité; ses sohitions se troublent entre 70° et 80° ; elle est décomposée par tous les agents qui modifient les substances albuînino'ïdes ; ses produits de décomposition sont : de Fhématine, une matière albuminoïde coagulablc iglobuline?i; des acides formique, butyrique et autres acides gras volatils.

L'hémoglobine forme avec Foxygène une combinaison , Voxyhémoglohine; 1 gramme d'hémoglobine desséchée absorbe en moyenne 1 centimètre cube d'oxygène; cet oxygène peut en être chassé par Je vide, la chaleur, les agents réducteurs ^hémoglobine réduite]', Foxyhémoglobine cristallise plus facilement que l'hémoglobine réduite.

L'oxygène paraît être ozonisé par l'hémoglobine au moment de sa fixation ; si on place une goutte de solution concentrée d'hémoglobine sur du papier imprégné de teinture de gayac, la tache rouge s'entoure d'une auréole bleuâtre. Si on mélange de Fessence de térébenthine récemment distillée et agitée à l'air avec de la teinture de gayac, celle-ci conserve sa teinte jaunâtre; si on ajoute au mélange un peu d'oxyhémoglobine (Ou des globules rouges), on voit apparaître la coloration indigo caractéristique de l'ozone; la quinine empêche cette action. L'eau oxygénée décolore très-rapidement l'hémoglobine.

L'oxyde de carbone chasse Foxygène de sa combinaison avec Fhémoglobine et prend sa place volume à volume \hémoglohine oxijcarbonique)^ en la rendant incapable de se combiner de nouveau avec l'oxygène (Cl. Bernard). L'hémoglobine oxycarbonique a la même forme cristalline que Foxyhémoglobine; elle est plus stable, et n'est plus modifiée par les agents réducteurs. L'hémoglobine se combine encore avec le bioxyde d'azote, l'acétylène, l'acide cyanhydrique.

Caractères spectroscopiques. — Une solulion d'oxyhémoglobine

PRliVCIPES CONSTITUANTS DU COUPS IIUMAI.X,

(1 gramme pour 1 litre sous 1 centimètre d'épaisseur) donne deux bandes d'absorption entre D et E ^firj. 8, id; la plus rapprochée de D est étroite, nettement limitée; la seconde, plus rapprochée de E, est plus large et à bords moins nets. Sous Tintluence des agents réducteurs isulfure d'ammoniumi, ces deux bandes disparaissent et sont remplacées par une seule bande ^fig. 8, iir, bande de Stockes, large,

lî)

GO

ir

Fig. 8. — Spectres d'absorption de Ihémoglobine et de i'hématine.

à bords mal limités, et qui occupe l'intervalle des deux précédentes.

L'hémoglobine oxycarbonique donne deux bandes comme l'oxyhé-

moglobine, mais elles ne disparaissent pas par les agents réducteurs.

La cristallisation de l'hémoglobine ne se fait pas avec la môme

Fig. 8. — I, spectre folaite montrant la position des raies de Frauenliofer dans la première moitié du sf.ectie (jusqu'au bleu). — II. raies de roxyliêmoglobiiie. — 111. ia:es de 1 Lémoglobiiie réduite. — IV, raies de I'hématine en solution alcaline.

facililé chez les diverses espèces animales ; on peut les classer ainsi sous ce rapport : 1° cristallisation très-difficile : veau, porc, pig'eon, grenouille; 2° cristallisation difTicile : homme, singe^ lapin, mouton ; 3° cristallisation facile : chat, chien, souris, cheval; 4^ cristallisation très-facile : rat, cabiai. Il y a aussi des différences dans la forme même et dans la solubilité de ces divers cristaux (voir : W. Preyer, Die Blui/iff/stallel

Hydi'obilîrBiMiîe de Maly. — Voir : Vrobiline.

Hyi>oxaii(Iiine.— C'H''Az''0. Cristaux microscopiques composés de très-fines aiguilles incolores; peu soluble dans Peau; insoluble dans Palcool et dans Péthcr. L'acide nitrique concentré la transforme en xanthine C^H'*Az^O-. Elle donne des combinaisons cristallisabîes. azotate et chlorhydrate d'hypoxanthine; ce dernier sel est plus soluble que le chlorhydrate de xanthine^

Indican. — G■-''H■''AzO'^ Liquide sirupeux, brun clair, de saveur amère et nauséeuse, soluble dans Peau, Palcool et Péther. Avec les liquides alcalins, il donne la réaction de la glycose. La chaleur le décompose en indicanine et en indiglucine : C-^'H^'AzO'' + H-O = C-''H-'AzO'- + G'=H"'0«. Par l'acide chlorhydrique concentré, \\ se décompose en indigo et en indiglucine : C-^H^'AzO'" + 2H'0 = C**H'Az0 4-3C"H"'0'^; Pindigo. à son tour, donne en s'hydratant, de la leucine et de l'acide formique : C'^HWzO + 5H-0 = G^H'^AzO- + CH-0- -h CO"-. L'indiglucine a un goût sucré et réduit l'oxyde de cuivre, mais ne donne pas la fermentation alcoolique.

Indol. — C'H'Az. Corps blanc, d'une odeur rappelant celle des excréments; fusible à 52"; soluble dans Peau bouillante, Palcool et Péther. Base très-faible.

Inosite. — C^H'-O^H-ÎH-O. Gros cristaux incolores, solubles dans Peau, insolubles dans Palcool et Péther; saveur sucrée; dissout Phydrate d oxyde de cuivre sans le réduire par la chaleur.

R. de Schérer. — Évaporer le liquide avec de l'acide nitrique sur une lame de platine, presque jusqu'à siccité; reprendre le résidu par l'ammoniaque et une goutte de solution de chlorure de calcium et évaporer doucement jusqu'à siccité; on a une coloration rosée.

Kératine. — Voir: Épîdermose.

I..actoprotéine. — Substance albuminoïde qui ne précipite ni par les acides, ni par la chaleur, ni par le bichlorure de mercure, mais seulement par le nitrate acide de mercure azoteux. (Existerait dans le lait [Millon et Commaille]; douteux.)

liactose. — C'-H--0''' 4-H-O. Cristaux durs, incolores, brillants, de saveur faiblement sucrée, solubles dans Peau, insolubles dans Palcool et dans Péther; il réduit Poxyde de cuivre comme la glucose. Il donne avec la levure de bière une fermentation alcoolique incomplète. Avec la craie et le fromage, il donne la fermentation lactique. Il dévie à droite la lumière polarisée.

l'IUXCU'ES CONSTITUANTS DU COUPS HUMAIN,

Lécilbiiie. — C'''ll'"'Az['liO'\ Masse cristalline, incolore, soliible dans l'alcool, surtout chaud; soluble dans Uéther, le cJiloi'oforiiie, le sulfure de carbone, le benzol, les builes grasses. Dans Ueau.. elle se gonfle comme de l'empois et donne des gouttelettes irrégulières {myéline). Chaufl'ée avec Ueau de baryte, elle se décompose en acide phosplioglycérique, ncurine et stéarate de baryte.

I^eucine. — CH'^VzO'-. Cristaux très-fins, blanc brillant, souvent réunis en sphères ou masses arrondies, réfringentes ifuj. 9, «i. Insipide, inodore ; soluble dans l'eau et un peu dans Ualcool, insoluble dans Uéther; neutre. Par l'oxydation, par le permanganate de potasse alcalin , elle se réduit en acides oxalique, valériquc, carbonique et ammoniaque.

R. de Schérer. — Évaporer une petite portion avec de l'acide nitrique sur une lame de platine; il reste un résidu incolore presque invisible qui, chaufTé avec quelques gouttes de solution de soude, se colore en jaune ou en jaune-brun et se rassemble ensuite en une goutte huileuse qui roule sur le platine.

Fig. 9. — Cristaux de leucine et de tyrosinc.

liiiK^iiie. — Cristaux rouges, microscopiques, insolubles dans Ueau, solublcs dans l'alcool, Uéther, le chloroforme, le benzol, les huiles grasses; avec l'acide nitrique elle devient verte, bleue, jaune, puis incolore. Identique à la matière colorante jaune de beaucoup de plantes. Identique à Uhématoïdine (?).

Hargarine. — Mélange de stéarine et de palmitine.

llélaiiiiie. — Granulations amorphes, noires, insolubles dans Ueau, Ualcool et les acides. Azotée, ne contient pas de fer.

llétagloliiiliiie. — Voir: Fibrinogène.

Uétapepf one. — Voir : Digestion stomacale.

Fig. 9. — a, cristaux de leiicine. d, phosphate amniouiaco-inugnésien.

ft, cristaux de tyrosine. — c, corps gras cristaUisés.

72 CHIMIE rHYSIOLOGinUE.

llétbémosrlobino. — Produit de décomposition intermédiaire de l'hémoglobine avant d'arriver à Thémaline. Bande d'absorption spectrale entre C et D.

llucine. — G^'''^H'^''Az**'''0'*^'^ (Eichwaldi. Se gonfle dans l'eau sans s'y dissoudre; sa solution précipite par l'alcool, par les acides étendus ipr. soluble dans un excès de réactifi, par l'acide acétique ipr. insoluble dans les sels alcalinsi; elle ne coagule pas par la clialeur. Les solutions neutres ou alcalines de mucine ne sont pas précipitées par le sulfate de cuivre, le bichlorure de mercure, le nitrate d'argent, le perclilorure de fer, etc. Par Tébullition avec les acides, elle donne de l'albumine acide et du sucre de raisin. lEicliwald.i

Myéline. — Voir : Lécithine

Myo«ine. — Soluble dans les solutions alcalines, spécialement le chlorure de sodium; transformée par les acides étendus en synfonine; sa solution saline coagule par la chaleur, comme l'albumine. L'alcool la précipite.

!\apbtylaiiiiiie. — G"^H-''Az. Aiguilles incolores, d'odeurdésagréable, de saveur amère; soluble dans Peau, l'alcool et l'éther.

Xeurine. — C^H''A/0-. Produit de dédoublement de la lécithine et du prolagon, sous l'influence des acides et des buses. Identique à la choline.

IVévriiie, — Voir : Neurine.

I\iicIéiiio. — Substance du noyau des cellules de pus; très-rapprochée de la mucine et de la matière amyloïde. (Miescher. i

Oléine. — C''H"'^0'' ou C^H^ (C'^H^^Oi-'O^ Liquide à la température ordinaire; incolore; facilement oxydable à l'air et se colore en jaune; soluble dans Palcool absolu ; dissout la palmitine et la stéarine. Représente la masse principale de la graisse du corps.

Osséine. — Voir: Collagène \substance\.

OxyliénioglolJine. — Voir: Hémoglobine.

Palmiline. — C'''H-"^0'= ou G>H^ C'^H-^'Oi^O^ Cristallise en flnes aiguilles, souvent radiées autour d'un centre ^fig. 9, c, page 71 1; soluble dans l'alcool bouillant et l'éther. Point de fusion frès-variable, de 46° a 63°.

Panci'éatine. — Voir : Suc pancréatique.

Para;i;lol)nline. — Voir: Flbrinoplaslique ^substance).

Paralliuoiine. — Se distinguerait de l'albumine du sérum par deux caractères : le précipité obtenu par l'alcool est soluble dans l'eau; elle se coagule incomplètement par la chaleur. (Scliérer.i

Parapeptone. — Identique à la syntonine.

Pepsine, ■ — Voir: Suc gastrique.

PepSones. — Se distinguent des autres substances albuminoïdcs par les caractères suivants : elles sont solubles dans Peau, insolubles dans l'alcool absolu et dans léllier. mais l'alcool les précipite difficilement de leur solution aqueuse; la chaleur ne les coa-

PRLXCU'ES CONSTITUANTS DU COUPS HUMAIN. 73

gulc pas; elles ne sont précipitées ni par les acides, ni par les alcalis, mais elles sont précipitées par le biclilornre de mercure ou l'acétate de plomb, on Uammoniaqne; le ferrocyannre de potassinni précipite les solutions acétiques. Elles sont très-diffusibles. Elles dévient à ganclie le plan de polarisation.

Pbéfiol. — C'H'O. Cristaux prismatiques incolores, d'une odeur pénétrante caracléristique et dune saveur brûlante, fusibles à+ 37*>.5 ; bout à 182°; peu soluble dans l'eau, soluble dans Talcool et l'élbcr. R. de Landolt. — Traiter 500 centimètres cubes du liquide à examiner (urine, par exemple) par l'eau bromée; il se fait nn précipité floconneux blanc jaunâtre qui, recueilli et traité par ramalgame de sodium, donne l'odeur caractéristique d'acide phénique.

R. de Salliowski. — Ajouter au liquide un quart d'animoniaque, puis quelques gouttes de solution de chlorure de calcium ^l : 20i, et chaulfer doucement; le liquide prend une belle couleur bleue qui passe au rouge par l'acidification.

Plasminc de Denis. — Masse molle, blanche, amorphe, précipitée du plasma sanguin par l'addition de sel marin ; se dédoublerait dans la coagulation en fiù?nne concrète ou fibrine ordinaire et fibrine soluble qui reste dissoute dans le plasma salé.

Protas;oii. — Substance neutre, insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool bouillant et dans les graisses, insoluble dans Téther, Chauffé avec l'eau de baryte, il donne, entre autres produits, de la glycose, de l'acide phosphoglycérique et un corps presque identique à la neurine, mais qui en diffère par H-0 en moins et a pour formule : C'H'^VzO (Baeyeri ; ce corps reproduit la neurine par la simple action de l'eau sur ses sels (Wurtzi. Pour Hoppe-Seyler, c'est un mélange de lécithine et de cérébrine; Baeyer le considère comme un glucoside.

Protéine. — Voir: Albuminate basique.

Ptyaliiie. — Voir : Salive.

Pyiiie. — Substance trouvée dans le pus et analogue à lamucine.

Pareille. — Voir : Unpoxanthine.

Siarcoisiiio. — C 'H'AzO-. Homologue supérieur de la glycocolle ou méthylglycocolle. Se forme en traitant à chaud la créaline par l'eau de baryte ivoir: Créatine^. Cristallise en colonnes rhomboé-r driqucs incolores, très-solubles dans l'eau, peu solubles dans l'alcool, insolubles dans l'éther.

serine de Denis. — Voir: Albumine du sérum. Lii serine pure do Denis est la substance fibrinoplastique. La serine ne doit pas èlre confondue avec la serine de la soie, CMl'AzO'.

S»éroliiie de Boudet. — Mélange de cholestérine et de lécithine.

Kértiuic'a»iéiiie. — Voir : Caséine.

Sipernialiiio. — Probablement identique à la mucine. Ses solutions ne précipitent pas par la chaleur; le précipité par l'acide acétique estioluble dans un excès de réactif. iVoir: Liquide spermatïque.)

74 CHÎMIE PHYSIOLOGIQUE.

Stéarine, C''H"00'^ ou CH^C'-^H^^Oi^O^. Moins soluble que losautres graisses dans l'alcool bouillant et dans Tétlier; cristallise en tables rectang-ulaires , plus rarement en prismes rhomboédriques. Point de fusion vers 60".

Sfercoriaie. — Identique à la séroline.

Sucres. — Voir: Aicaptone, Chondroglijcose, Glycose, Inosite, Lactose, Sacre viusculaire.

îSBicre «Bc géBaiiiic. — Voir : GîycocoUe.

SiEcre «le laît. — Voir: Lactose.

Saccrc ïMcasealaire. — Cristaux peu nets, solubles dans Teau, moins solubles dans l'alcool que la glycose ; réduit l'oxyde de cuivre en solution alcaline. Dévie à droite la lumière polarisée,

SBBcre «3e rasslEî. — Voir: G'ajcose.

Sailfoc'yiaaieare «Se poSa^ïstiaiau. — Voir: Acide s^djocyanliydrique.

SyastoifiiRse. — Elle se distingue de l'albumine basique parce que sa solution dans les alcalis étendus et dans les carbonates alcalins est précipitée par la neutralisation «même en présence des phosphates alcalins). Elle a deux autres l'éactions principales : 1° sa solution dans l'eau de chaux est coagulée en partie par la chaleur; 2° la même solution précipilc à chaud par le chlorure de calcium, le* sulfate de magnésie et le chlorure de sodium.

TaiariflBe. — C-H'AzSO^ Cristaux prismatiques, incolores, solubles dans l'eau, surtout chaude, insolubles dans l'alcool absolu et dans l'éther, solubles dans l'esprit de vin chaud; neutre; elle ne précipite pas par l'azotate de baryum.

'fi'rîi>eEiytaiiiBiBe. — C'^'H^'Az. Isomère avec la propylamine; trèssoluble dans Tcau.

TrioîéflBïe. — Voir: Oléine.

TrlpaSBBaîeîaae. — Voir : Palmîtine.

TrisléariBîe. — Voir: Stéarine.

Tyrosiiie. — C^II"Az0\ Cristallise en aiguilles microscopiques soyeuses, incolores '.%. 9, b. page 71 1: insipide, inodore ; peu soluble dans feau froide ; insoluble dans Talcool et dans l'éther. Brûle en donnant l'odeur de corne brûlée. Par l'oxydation, par le bichromate de potasse et l'acide sulfurique, elle donne de l'essence d'amandes amères, de l'acide cyanhydrique, de l'acide benzoïque, formique, acétique, carbonique.

R. de Piria. — ChaufTcr la substance avec quelques gouttes d'acide sulfurique concentré dans un verre de montre ; quand la solution est refroidie, on y ajoute un peu d'eau et de carbonate de chaux, tant qu'il y a une effervescence; on filtre, on évapore à un petit volume et on ajoute deux gouttes de solution neuire de chlorure de fer. S'il y a de la lyrosine, on a une coloration violette.

R.d' Hoffmann. — .Mettre la substance dans un verre avec un peu d'eair; ajouter quelques gouttes d'une solution neutre d'azotate de

PRn'CIPES CONSTITUANTS DU CORPS IIUMAI.X. 75

Fig. 10. — Ui

mercure ; chauffer et maintenir quelque temps à Uèbullition ; il se produit une coloration rose et un précipité rouge. Urée» — CU'Az-O. Cristaux prismatiques, allongés, à quatre côtés, terminés par une ou deux surfaces obliques {firj. lOi. Inodore, de saveur fraîche et amère; soluble dans Peau et Palcool; insoluble dans Pélher. Elle n'est pas précipitée par l'acétate ni le sous-acétate de plomb; elle précipite pnr l'azotate mercurique. Le réactif de Millon, Peau chlorée, Pliypochlorite et l'hypobromite de sodium la décomposent en azote et acide carbonique. Elle est facilement décomposable en acide carbonique et ammoniaque i chaleur, fermentation de Purine, acides, etc.»; en effet, elle représente du carbonate d'ammonium, moins deux molécules d'eau.

L'acide azotique précipite Purée en cristaux octaédriques et en tables losangiques et hexagonales d'azotate d'urée ; Pacide oxalique donne des cristaux lamelleux ou prismatiques d'oxalate d'urée, Urolïiline. — C^"-H^°Az*0'. Croûtes jaunes, amorphes, solubles dans Peau et dans Pélher, peu solubles dans Palcool. Fluorescente; produit l'absorption spectrale entre b et F. Elle ne donne pas la réaction de Gmelin iJafféi. Identique à Phydrobilirubine de Maly. UrocBironio. — Identique à Purobiline. iTudichnm.i Urog'laucine. — C'H'AzO. Identique à l'indigo. Dérivé de Pindican. Poudre bleue formée d'aiguilles microscopiques insolubles dans Peau, peu solubles dans Palcool, solubles dans Pacide sulfurique, (Méhu.) Urrliodine. — Isomère de Puroglaucinc. Dérivé de Pindican. Pres- {/ue noire; rouge en couches minces; insoluble dans Peau ; soluble dans Palcool, Pélher, le chloroforme, Peau ammoniacale, Pacide sulfurique. iMéhu.) l^'iteSliiK^. — Se distingue de la myosine parce que Peau la précipite plus facilement de ses solutions salines; elle ne précipite pas par l'introduction de fragments de chlorure de sodium dans sa solution saline. Elle est transformée aussi en syntouine par Pacide chlorhydrique étendu.

Xaiitliine.— C^H''Az'0-. Poudre amorphe, blanc jaunâtre, ou lamelles cristallines; très-peu soluble dans Peau, insoluble dans Palcool et dans Pélher, soluble dans l'ammoniaque caustique. Chauff( e avec Pacide nitrique, elle donne un résidu jaune, qui. par la soude, se colore en rouge et devient pourpre par la chaleur. Elle forme des sels crisfallisables, chlorhydrate et nitrate de xanthine ; le chlorhydrate est peu soluble.

Zoaiii;^'liiie. — Voir: Glycogène {matière).

Ilibliosrn|iliie. — Dexis : Nouvelles Études sur les substances alhv.minoïcles, ].sr)(j. (Ses premiers travaux datent de IJSo.S.l — E. Eichwald jun. : Beitrcige zur Chemie der geivelbildenden Subslanzen, 1873. — W. Prêter : Die Blutkr y stalle, 1871.

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