‹ Nouveaux éléments de physiologie humaineChapitre 133 sur 377 · MINIMUM · texte numérisé non relu

MINIMUM

MOYENNE

25 il 30 —

L'influence du sommeil sur la respiration a été étudiée par A. Mosso (voir : Types respiratoires).

Vétroitesse des voies respiratoires diminue la fréquence de la respiration qui augmente d'amplitude ; en même temps le rhythme respiratoire se modifie et l'inspiration gagne en longueur. Cette action ralentissante est bien plus marquée quand l'obstacle à la respiration se produit au moment de l'expiration (Langendorff et Seelig). La compression extérieure du tronc (ceintures, corsets) allonge aussi la durée de l'inspiration, mais elle diminue l'amplitude et augmente la fréquence des mouvements respiratoires (Marey).

A l'état normal, les mouvements du thorax et de l'abdomen sont parfaitement parallèles ; cependant, dans quelques cas, Luciani et plus tard A. Mosso ont observé un défaut de parallélisme entre le soulèvement de l'abdomen et la dilatation thoracique.

Mosso a montré qu'il n'y a pas toujours concordance entre l'activité respiratoire mécanique et l'intensité des oxydations. Il a constaté dans un certain nombre de conditions une respiration de luxe, superflue [Luxusathmung).

La température augmente la fréquence des mouvements respiratoires.

D'une façon générale, le nombre des mouvements respiratoires est en rapport inverse de la taille des animaux. Cependant Bert a montré que cela n'était vrai que dans un même groupe naturel, et que, pour des animaux de groupes difl"érents, il n'y a pas de rapport précis entre la taille et la respiration.

Dans certains cas pathologiques (urémie, affections cérébrales), on observe un mode particulier de respiration, respiration de Cheyne-Stoke; le phénomène consiste en pauses respiratoires alternant avec des séries de respirations, qui, d'abord très superficielles, augmentent peu à peu d'amplitude et deviennent de plus en plus profondes pour diminuer ensuite graduellement et aboutir à une nouvelle pause (1).

(I) La respiration ne peut être suspendue au delà de 4 à 5 minutes sans amener la mort. Les plongeurs de profession ne dépassent guère 2 minutes et demie. Dans quelques cas exceptionnels ils peuvent arriver à 4 minutes ; dans ce cas, d'après les recherches de Lacassagne, il y aurait très probablement continuation de la respiration aux dépens de Tair dégluti avant l'immersion et emmagasiné dans l'estomac.

PHYSIOLOGIE DU MOUVEMENT. 285 Respiration du nouveau-né et causes de la première respiration. — On

a souvent constaté chez le fœtus encore contenu dans les enveloppes de l'œuf des mouvements respiratoires (dilatation des narines, ouverture de la bouche, mouvements de soulèvement des parois thoraciques; Vésale, Béclard, etc.)- Ces mouvements respiratoires ne se présentent, comme la constaté Preyer, que quand les membres d'un fœtus réagissent aux excitations par des mouvements réflexes. Dans ces mouvements respiratoires, l'eau de l'amnios peut être aspirée et pénétrer dans les voies aériennes.

La cause de la première respiration après la naissance et la déchirure des enveloppes de l'œuf a été très controversée. Deux causes principales ont été et peuvent être invoquées ; 1° en premier lieu Vétut veineux du sang fœtal produit par l'interruption brusque de la circulation placentaire, état veineux qui excite les centres inspirateurs ; -l" en second lieu les excitations périphériques des divers nerfs sensitifs du nouveau-né, excitations qui ne peuvent manquer de se produire au moment de l'accouchement (excitations douloureuses, refroidissement, etc.). Il est probable que les deux ordres de causes interviennent; mais il faut faire aussi la part de l'excitabilité des centres inspirateurs chez le fœtus à terme. En tout cas le contact de l'air atmosphérique ne peut en être la cause exclusive, car le fœtus peut, comme on l'a vu plus haut présenter des mouvements respiratoires dans l'œuf et à l'abri de l'air.

Les premières respirations du nouveau-né sont très irrégulières, comme fréquence et comme profondeur. La fréquence des respirations est en général très considérable; mais ce qui caractérise surtout la respiration du nouveau-né, c'est une arythmie complète. Le type thoracique l'emporte aussi sur le type diaphragmatique (voir : Types respiratoires) et d'après Preyer, il n'y aurait pas entre les nouveau-nés des deux sexes, les différences de type qu'on a voulu rencontrer chez eux et qui correspondraient aux différences qu'on retrouve chez l'adulte (voir aussi Physiologie de Vembryon et du fœtm).

Bibliographie. — Marey : Sur les modifications des mouvements respiratoires par l'exercice musculaire (C. rendus, t. XCI, 1880). — Fr. Rennebaum : Die Athmungscurve des neu(]eborenen Menschen, Diss. leua, 1884. — A. Mosso : Periodische Athmung und LuxusathmiuiQ (Arch. f. Physiol. Suppl., 188G). — Id. : La respirazione periodica e la respivazione superflua o di lusso (Acad. di Liucei, 1885). — Laisgendorkf et A. Seelig : Ueôer die in Folle von Allimungshindeimissen eintretenden Sfôrungen der Respiration (A. de Ptl., t. XXXIX, 188G). — Adugco : l\ech. sur l'expiration active et l'inspiration active (Arch. ital. de biol., t. VIII, 1887) (1).

Respiration du nonvean-né. — Austin Flint : Cause of the fi,rst respiratory act after birlh, etc. (Auieric. Journ. of the Mcd. Se., 1880). — Geyl : Intrauterine Inspirationen (Arch. f. Gynàkol., t. XV, 1880). — W. Preyer : Die Ursac/ie der erstcn Alhcmbexoegunq (Ber. d. len. Ge?., 1880). — M. Ruisge : Ursache des ersten Athemzuges des Neugeborenen (Zeitsch. f. Geburtsh., t. VI, 1881). — \V. Preyer : Die erste Athembcwegung des Neugeborenen (id., t. VII).

Page 1