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Rythme et nombre des mouvements respiratoires

Une respiration se compose de deux, stades successifs, une inspiration, une expiration. La plupart des physiologistes admettent cependant après l'expiration une troisième période, pause expiratoire, période d'équilibre pendant laquelle il y a repos absolu de toutes les puissances expiratrices et inspiratrices. Si on examine à ce point de vue les graphiques respiratoires, on voit que, dans les respirations très rapides, comme dans le graphique de la figure 298, prise en introduisant directement le tube du tambour enregistreur dans la trachée, la descente de la courbe (inspiration) succède immédiatement à l'ascension de la courbe (expiration); il n'y a donc pas là de pause expiratoire. Dans les respirations plus lentes, comme dans le graphique respiratoire de la tigure 295, l'expiration est suivie d'une sorte de pause indiquée par le plateau arrondi qui sépare la ligne ascendante de l'expiration de la ligne descendante de l'inspiration. On verra plus loin que, dans certaines conditions anormales, cette pause expiratoire devient très prononcée.

Ce qui dans bien des cas peut faire croire à une pause expiratoire, c'est le ralentissement de l'expiration quand elle tire vers sa fin, ralentissement qui se traduit sur les tracés par une tendance de la courbe expiratoire à se rapprocher de l'horizontale; c'est ce qu'on voit par exemple très bien, sur le tracé de la figure 295 (le hre de gauche à droite).

Cette pause expiratoire existe toujours dans les respirations très lentes et très profondes.

Quelques auteurs ont encore admis, entre l'inspiration et l'expiration, une pause, pause inspiratoire, mais qui n'existe en réalité que dans des conditions particulières et ne se rencontre pas à l'état normal.

Habituellement, il n'y a donc en réalité que deux périodes, inspiration, expiration. L'inspiration est en général plus brève que l'expiration, mais il est bien difficile d'en donner le rapport exact, et les évaluations numériques trouvées par les physiologistes sont loin de concorder. 11 n'y a du reste qu'à examiner les ditl'érents graphiques respiratoires pour voir qu'il est impossible d'arriver à une formule absolue. La durée de chacun de ces stades d'une respiration se mesure facilement par l'étendue de la ligne des abscisses occupée par les deux courbes de l'inspiration et de l'expiration.

L'inspection des tracés montre encore que la vitesse du mouvement, d'abord très rapide, décroit vers la fin; en effet, on voit la courbe respiratoire, d'abord presque verticale, s'arrondir à la fin de son ascension (expiration) ou de sa descente (inspiration).

La dime totale de la respiration (inspiration et expiration) est très variable. Cette durée peut être évaluée en moyenne à 4 secondes dans Tétat de repos complet, ce qui donnerait un chitlre de 15 respirations par minute. D'après Vierordt même, ce chilfre, dans l'état de repos absolu, ne serait que de 12 par minute. Par contre, la moindre cause suffit pour accélérer la respiration, ce qui explique les chiffres variables donnés par les différents observateurs pour la moyenne du nombre des respirations (lo à 24 par minute). Habituellement le rythme des respirations est très régulier, aussi régulier que celui des battements du cœur, mais nous pouvons

par la volonté ralentir, arrêter, accélérer, dans de certaines limites, tous les actes respiratoires. Tout ce qui augmente l'activité musculaire, la marche, la course, etc., accélère la respiration; il en est de môme des airections psychiques qui peuvent cependant aussi l'arrêter momentanément dans certains cas. L'attention, au lieu de le régulariser, trouble immédiatement le rythme respiratoire.

Pour l'influence de l'innervation sur la respiration, voir la Physiologie du pneumogastrique et de la moelle allongée.

L'âge fait varier la fréquence des respirations, comme le démontre le tableau suivant de Quételet :

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