I. — POULS
Procédés. — A. Hémautographie. Procédé hémautographique de Landois. — Lorsqu'on incise un vaisseau, le sang s'écoule de ce vaisseau et forme, si la pression sanguine est suffisante, un jet qui monte plus ou moins haut suivant la force de cette pression. Dans les artùres où la pression est très forte et s'accroît à chaque systole ventricuiaire, le jet est très élevé et saccadé; dans les petites artères, il est d'autant moins élevé qu'on s'éloigne plus du cœur, et il est uniforme; enfin, dans les veines où la pression est très faible, le sang sort en nappe, en bavant, à moins que, comme dans la saignée, on n'augmente la pression dans la veine par la compression de cette veine entre la piqûre et le cœur. On pourra donc mesurer la pression du sang en adaptant au vaisseau, comme le faisait Haies, un long tube vertical et en notant la hauteur à laquelle s'élève le sang dans son intérieur. Landois a proposé récemment, sous le nom A' hémautographie, de diriger sur le papier d'un appareil enregistreur le jet de sang qui sort d'une artère; on obtient ainsi des graphiques, tracés par le jet sanguin lui-même en dehors de toute complication instrumentale, graphiques qui ont par conséquent l'avantage de reproduire fidèlement tous les caractères de pression, de vitesse, de quantité que le courant sanguin subit à son passage à travers une artère. Les tracés du jet artériel ainsi obtenus par Landois sont presque identiques aux tracés du sphygmographe de Marey.
B. Sphygmographes à, levier. — 1" Sphyr/mographe de Vierordt. — Le sphygmographe de Vierordt a la construction suivante : un levier da troisième genre, /, tourne dans un plan vertical autour d'un axe horizontal. De ce levier descend une tige verticale courte terminée par une plaque 6, qui s'applicjue sur l'artère. Des poids, placés dans deux petites cupules que porte le levier /, permettent de graduer la pression de cette plaque sur l'artère. Les mouvements de dilatation de l'artère se traduisent par un
étendue. Cette conclusion ne peut guère être adoptée que pour l'aorte et peut-être les grosses branches qui en émanent.
Beaims. — Physiologie, S" édit. IL — 21)
— PHYSIOLOGIE SPÉCIALE
soulèvement du levier, soulèvement qui ?e trouve Irt-f^ auiplifir a l'extréiuité du levier 1. Mais comme cette extréuiité du levier décrirait uu arc de cercle, pour transformer ce mouvement d'arc de cercle en mouvement vertical, Vierordt emploie un deuxième levier
i^'ig. :{'Ji). — Spliijgmogmphe de Vieronll.
plus court, de longueur calculée, V ; ce second levier tourne dans un plan vertical autour d'un axe horizontal. Les extrémités des deux leviers sont articulées avec des barres transversales contenues dans un cadre quadrangulaire ;o, de l'extrémité inférieure duquel part une tige à laquelle s'attache le pinceau écrivant. Grâce au second levier et au cadre mobile, le mouvement de la tige s et du pinceau se fait suivant une ligne verticale et non plus en arc de cercle. Cet instrument a des inconvénients ; il est paresseux, ses
Fig. 391. — Tracé du sp/njgmograp/ie de Vierordt.
oscillations sont lentes. Le tracé de la pulsation obtenu (fig. 391) présente une période d'ascension égale à la période de descente, ce qui n'e.xiste pas en réalité. Le sphygmographe de Vierordt a été modifié par Aberle et Berti.
2» Spliygmogruphe de Longuet. — Ce sphygmographe a la disposition suivante : le bouton qui s'applique sur l'artère est rattaché à une tige verticale dont les mouvements d'ascension et de descente se transmettent par une roue cà une plume, et sont transformés là en un mouvement horizontal. Des ressorts abaissent la tige quand elle a été soulevée par la pulsation artérielle. Le tracé s'inscrit sur une bande de papier mise en mouvement par un mécanisme d'horlogerie. Ce sphygmographe est peu usité.
3° Angiograpfie de Landais. — Cet instrument est constitué aussi par une tigp qui appuie sur l'artère par une pelote. Cette tige soulève la grande branche d'un levier du premier genre, dont la courte branche est équilibrée par un poids. A l'extrémité de la longue branche du levier est fixée une petite tige à crémaillère qui s'engrène, comme dans le sphygmographe de Marey, avec une roue dentée. C'est l'axe de cette l'oue dentée qui fait mouvoir le stylet écrivant. La pression sur l'artère se gradue par des poids dont on charge la longue branche du levier.
4° Sphygmographe de Sommerbrodt. — Cet appareil n'est qu'une modification de Vangiogrrip/ie de Landois.
5° Appareil de Waldcnburg [Pulsuhr, horloge du pouls). — Cet appareil, pour la description duquel je renvoie à l'original, est représenté dans la figure 392, et les détails de construction de l'appareil sont indiqués dans la flgure 393. Ces deux figures suffisent pour comprendre lo mécanisme de l'appareil.
C. Sphygraographes à, ressort. — Sphygmographe de Marey. — Il se compose de deux parties réunies ensemble, un appareil transmetteur et un appareil enregistreur (voir fig. 395). L'appareil transmetteur comprend une partie fixe et une partie mobile. La partie fixe est un cadre métallique rectangulaire qui se place au-dessus de l'artère
radiale et c?t maintenu sur l'avant-bras par deux dcuii-goutlières latérales réunies par un lien. La partie mobile représente un système de leviers et de ressorts mis en mouvement par la pulsation de l'artère. Un ressort en acier (r, fip 39i). lixé par un de ses bouts à l'un des petits côtés du cadre, porte à son extrémité libre un bouton d"ivoire /, qui s'applique sur l'artère; une vis permet de irradiuT la pression du ressort sur l'artère. De la partie supérieure du bouton s'élève une petite tige qui s'engrène avec une roue den-
Fig. — Sp/n/r/mogriiphe de Waldenburg Fig. 39:$. — Détails de l'appareil de IV'rt/- (Ozanani). denbiirg (Ozanam).
tée g, dont l'une supporte le levier enregistreur; ce levier est très léger et très long; la pulsation de l'artère soulève le bouton d'ivoire, et le soulèvement se transmet par l'engronago au levier écrivant. L'appareil enregistreur est constitué par une plaque, qui glisse en dix secondes dans une rainure par un mouvement d'horlogerie ; cette plaque, qu'on l'ecouvre d'une bande de papier, se meut parallèlement a la longueur du levier enregistreur. Le plus grand inconvénient du sphygmographe de Marey, r'cst que l'extrémité du levier enre- ;.;islrcur décrit des arcs de cercle, ce ((ui modifie un peu le graphique de la pulsation. Le sphygmographe de .Marey est le plus employé et le plus connu des instruments enregistreurs du pouls. La figure .396 donne lo tracé fluOn obtient avec cet appareil. Les modifications apportées par divers expérimentateurs au sphygmographe de Marey sont nombreuses; mais il reste encore un des meilleurs appareils de ce genre. — ■20 SphijgynograplH' de liéhier. Cet appareil (fig. 397) n'est qu'une modification de celui de Marey. Il a pour but de graduer la pression du ressort sur l'artère par l'adjonction d'une vis dont la pression peut être évaluée à l'aide d'un pelit dynamomètre, D. Dans l'application du sphygmographe sur l'artère, la pression doit être graduée de façon à obtenir le maximum d'amplitude du tracé. — 3° Sphugmographe de Mahomed. Ce sphygmographe, très employé en Angleterre, n'est qu'une modification de celui de Marey. — 4" Sphygmographe passif de Brondel. L'appareil de Brondel (fig. 398) ne ressemble que par sa forme générale au sphygmographe de .AKirey ; mais il repose sur
— PHYSIOLOGIE SPÉCIALE
un principe différent, qui le rangerait plutôt dans les sphygniographes à levier. En effet, le ressort artériel est remplacé par un simple levier en cuivre, rigide, inerte et très léger, qui, d'après l'auteur, suivrait passivement les mouvements de l'artère. Les avantages de cette disposition sont douteux. Le sphygmographe de Marey a aussi été modifié par
Burdon-Sanderson, Garrod, Baker, Forster, ThanholTer et beaucoup d'autres physiologistes. — 5° Sphygmographe de Dudgeon. Ce sphj'gmographe (fig. 399), très petit (6 centim. en tous sens) et très commode comme application, est très sensible et donne des tracés c{iii diffèrent un peu de ceux de Marey (fig. 400) et dans lesquels le dicrotisnie
Fig. 39G. — Graphique du pouls pris avec le sphygmographe direct.
est très accentué. Son mouvement d'horlogerie marche près de deux minutes et permet d'obtenir des tracés d'une assez grande longueur. Cet appareil est à recommander quand il s'agit d'appliquer le sphygmographe sur des malades indociles, des enfants, des aliénés. U. Sphygmographes à, transmission. — Sphygmographe à transmission de
Fig. 397. — Sphygmographe de Béhier (').
Marey. — Dans cet appareil (fig. 401), la vis verticale qui, reliée au ressort de pression, reçoit les mouvements du pouls, au lieu de s'engrener à la façon ordinaire avec l'axe du' levier inscripteur, s'engrène avec une pièce basculante qui actionne la membrane d'un tambour à air. Ce tambour est reiié par un tube à un tambour inscripteur. On peut obtenir ainsi des tracés d'une longueur indéfinie. Dans ces derniers temps Marey
(*) 1, vue d'ensemble de l'appareil. — A, ressort avec un bouton, B, qui presse sur l'artère. — C, vis dipression appliquant le ressort sur l'artère. — D, dynamomètre. — E, aiguille du dynamomètre (les divisions correspondent au gramme). — F, support.
2, coupe transversale de l'appareil appliqué. — B, bouton qui s'applique sur l'artèie. — F, support. — G, coupe do l'avant-bras.
PHYSIOLOGIE DU MOUVEMENT
a modin.'. son sphvgmogmpho à transmission et hii a donné la forme nouvcllo (fig. 402), qui l'ouruit des tracés ayant sensil)lement la même amplitude que ceux du sphygmo-
Fig. 398.
Sphijrjmographe passif de Brondel.
graphe direct. Sur une monture ordinaire de sphygmographe est disposé un tambour explorateur qui tourne librement autour d'une ctiarnière. Quand l'instrument est bien appliqué sur le poignet, on fait tourner le tambour de manière que la membrane soit dii'igée en bas du côté de l'artère explorée. Du centre de cette membrane pend une tige métallique légère T, laquelle s'articule avec le ressort qui comprime l'artère.
Polygi'aphe de Mathieu et Meurisse. — L'appareil se compose d'une plaque métallique qu'on applique sur l'artère et qui presse sur l'artère grâce à un ressort formant dynamomètre et dont on peut graduer la pression par une vis. Cette plaque, qui reçoit la pulsation, est surmontée d'une tige transmettant la pulsation à un tambour à air analogue à ceux de Marey ; ^ ce tambour est relié à un tambour inscripteur à levier par un tube de caoutchouc. La figure 40:} permet de comprendre facilement la disposition générale et la marche de l'appareil. Le sphy g mo graphe à air de Griinmach a la plus grande analogie avec l'appareil précédent. 11 en est de même du pansphygmograplie de Bi'ondgeest et du polygraphe de liothe. — Le sphygmographe de Zadek est construit sur le même principe que le cardiographe du même auteur. Dans cet appareil, au lieu d'air, c'est de l'eau qui remplit les deux tambours et le tube de transmission.
E. Appareils à capsule ou manométriques. Cet appareil se compo-sait d'un tube rempli de mercure et dont la partie inférieure, évasée et fermée par une membrane de parchemin s'appliquait sur l'artère. Le liquide
Fig. 399. — Sphygmographe de Dudgeon (Ozanam).
1" Sphygmomèlre d'Hérisson.
Fig. 400. — 7'/ 'ucd du pouls ])ris avec le sphyginograjihe de Dudgeoti.
du tube baissait et montait alternativement avec les pulsations artérielles. Naumann a transfoi-mé le sphygmomèlre d'Hérisson en appareil écrivant auquel il a donné le nnn'i impropre d'hémodynuinomèlre. Le manomètre à pulsations de Chélins a une construction analogue. — 2° Sphygmographe de Pond. Dans ce sphygmographe, très petit et très
— PHYSIOLOGIE SPÉCIALE
délicat, c'est l'eau qui remplace le mercure daus la capsule en entonnoir appliquée sur l'artère. L'u système de leviers transmet les mouvements de l'artère à une plaque horizontale. — 3° Spfnjgmocjrapite de Keilh. Cet appareil, représenté dans la figure 404, est constitué par deux sphygmographes et un chronographe, de façon à pouvoir recueillir simultanément deux tracés. Le liquide employé est l'alcool. — k'^' Sphygmographe d'Oza-
Fig. 401. — Sphy^mographe à transmission de Marey.
nam. Le sphygmographe d'Ozanam (flg. 405) se compose de trois élémenis : un moteur, un cylindre et; un sphygmoscope à| mercure. L'ampoule qui s'applique sur l'artère G communique par un tube en caoutchouc, B, avec un tube de verre, A, qui permet de voir les oscillations du mercure. Un flotteur est muni à sa partie supérieure d'une aiguille d'acier, H, qui inscrit le tracé sur un papier enroulé sur le cylindre, l u aimant verti-
Fig. 402. — Sphygmographe à transmissio7i {nouveau modèle de Marey).
(•al. G, soutenu par une pince, plonge dans le cylindre creux et attire à travers les parois l'aiguille d'acier qui s'applique ainsi sur le papier sans que sa mobilité soit gênée. (Pour les détails et le mode d'application, voir l'ouvrage de l'auteur : la Circulation et le P'iuls.)
F. Appareils construits sur d'autres principes. — Sphygmographe à miroir de Czerniak. Gzermak met en contact avec l'artère la petite extrémité d'un miroir
Fig. 404. — Sphygmograplie de Keilh
(*) B, bracelet fixant l'appareil sur l'avant-bras. — R, ressort dont la pression est graduée par la vis G et qui maintient appliquée contre l'artère une petite plaque surmontée d'une pointe. Cette pointe presse contre I l membrane du tambour T qui peut être abaissé ou élevé par la vis C. — t, tube de transmission. — T', tambour inscripteur. — r, bouton de déclanchemcnt. — p, poids mettant le mécanisme en mouvemeut. — r, bande do papier se déroulant (Fig. extr. d'U/.anam).
(**) A, base. — FJ, tube élastique. — C, cran d'arrêt et de marcbc. — D.D, tubes latéraux. — cupule latérale. — F, tube transversal en croix. — (i, réservoir. — M, tube index. --J, jonction de l'index au tube eu croix. — K, disque vissé sur la cupule latérale. — L, aiguille dont la této est fixée au centre du disque et la pointe logée dans le cône creux. — M, côue creux. — N, levier traceur, mobile sur le pignon 0. — P, H. écrou pour l'ajustement horizontal et vertical du levier. — S, écrou pour l'ajustement horizontal du talon de l'aiguille. — r.H, appareil du mouvenionl. — V. glace', noircie pour inscrire le tracé. — W, X, colonnes de support. — Y, base de l'appareil (Fig. extr. d'U/.anam).
mobile autour d'un axe horizontal; un rayon de lumière, réfléchi par l'extrémité opposée du miroir, trace sur un écran ou sur un papier photographique les mouvements de cette extrémité et par conséquent le graphique de la pulsation artérielle.
Sphygmographe électrique de Czennak. — Pour mesurer exactement la durée de la systole et de la diastole artérielles, Czermak a adapté, soit au sphygmomètre d'Hérisson perfectionné, soit aux appareils de Vierordt et de .Marey, des dispositions (fermeture et
Fig. 405. — Sphygmographe (ÏOzanam (*).
interruption du courant) qui permettent d'enregistrer, avec exactitude, chacune de ces i:>hases (Czermak, Mittheilungen aus dem physiol. Privallaboratoriuni, 18G4).
Sphygmographe à gaz de Landais. — Les pulsations de l'artère se ti'ansmettent au gaz renfermé dans un appareil et qu'on allume à sa sortie et, comme dans l'appareil de Kœnig (fig. 32.^), les variations de la flamme sont isochrones aux battements du pouls. Ce procédé a été employé par Klemensiewicz et Gcrhardt.
Hsemarumascope de While. — Cet appareil se compose d'un tube fin recourbé en forme de trompette et libre à ses deux extrémités. L'extrémité évasée s'applique sur
(*) A, tube de verre. — B, tube de caoutchouc. — C, ampoule à mercure. — D. index dynamomètre. — K, cylindre. — F, bobine. — G, aimant. — II, aiguille. — I, ressort tenant le papier. — J, mouvement. — K, tige glissante pour l'aimant. — L, papier. — M, tracé.
PHYSIOLOGIE DU MOUVEMENT. ^93 ravtèrc; ua petit index, formé par une goutte d'alcool coloré en rouge, suit les oscilla-
G^Sphygmophones. - Sph.fjmop/.one de Stein. L'instrument se con.pose dAu. ressort métallique analogue à celui du sphygn.ographe, ressort [^posant pai /^^^^^^^^^^^ d'ivoire sur l'artère; à chaque battement, la pulsation soulevé e bouton et 1^ ^essor , celui-ci bute contre une vis et ferme le courant qui arrive dans e ressort ^^u P;^' vis; le téléphone, mis en rapport avec l'appareil, permet ^ entendre m^ttemc t^^^^ interruptions et les fermetures du courant. Ce sphygmophonc a été modifie et smipimc par Dumont; le bouton est fixé sur une petite bande de papier faisant fo"^^^^^^* sort. - Exploration micvophonique du pouls. Si on fixe sur le point de pulsation ae l'artère radiale une petite tige verticale qui vienne toucher le charbon d'un microphone, on entend distinctement à l'aide du téléphone un son correspuiidant à la pulsation et à son dicrotisme. Ladendorf a construit sur ce principe uu stéthoscope microphonique: mais jusqu'ici ces appareils n'ont pu être appliqués à la physiologie et à la clinique (voir Spillluaun et Dumout, loc. cit.). — Sp/iypmophone de Boudut. Cet appareil, destiné à l'exploration de l'artère radiale (tig. 406\ se compose d'uue plaque d'ébonite munie de deux ailettes, L, par lesquelles on fixe l'appareil au moyen d'un ruban. Un ressort métallique, E, porte à son extrémité libre le charbon inférieur d'un microphone. Le charbon supérieur, D, est suspendu à une vis, C, mobile entre les deux branches de la pièce B, qu'on peut élever ou abaisser le long de A à l'aide de la vis V. Le contact des deux charbons est assuré à l'aide d'un morceau de papier replié, L Une deuxième lame métallique, F, placée parallèlement au-dessous de la première, porte un bouton explorateur, K, qui presse sur l'artère; sa pression est réglée par une vis, G. Des bornes métalliques communiquant avec les charbons servent à fixer les extrémités d'un circuit dans lequel on intercale une pile et le téléphone récepteur. Chaque pulsation de l'artère se trouve ainsi transformée en uu bruit nettement perceptible.
H. Procédés pour mesurer et enregistrer le volume des membres ^Sphygmographie volumétrique). — A chaque systole vcntriculaire le sang affine eu plus grande quantité dans les artères (diastole artérielle ou pouls); celles-ci se dilatent, mais cette dilatation n'est pas limitée aux artères, elle s'étend jusqu'aux capillaires, de sorte que les organes périphériques recevant une quantité plus considérable de sang subissent une expansion et une augmentation de volume. Les appareils destinés à mesurer et à enregistrer ces changements de volume ont été très employés dans ces dernières années. — 1° Appareil de Piégu. Il engage un membre (jambe, main) dans une hoitc fermant hermétiquement et qu'il remplit d'eau tiède; sur cette boîte s'adapte un tube vertical étroit; on voit dans la colonne liquide du tube des oscillations correspondant aux mouvements respiratoires et aux pulsations du cœur. — 2" Appareil de Cliclius. Cet appareil, avec quelques modifications, n'est autre chose que l'appareil de Piégu. — 3° Appareil de Fick. Il en est de même de l'appareil de Fick; seulement ce dernier remplaça le tube vertical par un tube en V, et plaça dans la branche libre du tube en V un petit flotteur muni d'un levier inscripteur, comme dans le kymographion de Ludwig (fig. 438). Il put ainsi enregistrer les variations de volume de l'avant-bras et de la main. — 4" Appareil de François-Franck . Cet appareil se comp(»se (fig. 407) d'un récipient fermé par une membrane de caoutchouc soutenue par un disque épais de gutta-percha et qui présente une ouverture par la((uelle on introduit la main. Sur le trajet du tube vertical, qui fait communiquer l'appareil avec un tambour à levier, se trouve interposée une ampoule qui supprime les oscillations étrangères aux mouvements réels en éteignant les ell'ets de la vitesse acquise et, en p(;rmeltaiit au liquide de s'étaler on surface. La figure 408 représente le tracé des chaiigemenls de volume de la main, V; la ligne supé-
Fig. 40G. — Sphygmophone de Boudct.
rieure C donne les pulsations du cœur. — 5« Appareil de Mosso. Le plélhysmographe de Mosso se compose d'un cylindre en verre dans lequel s'engagent la main et l'avanl-bras; uu auueau en caoutchouc épais assure la fonnelure hermélique du cylindre en comprimant légèrement le bras près de rarticulation du coude. De l'autre extrémité du cylindre sort un tube horizontal qui se coude ensuite à angle droit et plonge dans une éprouyette. Cette éprouvette est équilibrée par une petite masse à laquelle elle est reliée par l'intermédiaire d'une poulie. L'éprouvette plonge dans l'eau alcoolisée et s'enfonce chaque fois que le volume du menibn" immergé dans le cylindre vient à augmenter : elle émerge
au contraire quand le volun)e du membre diminue, et ce double mouvement d'abaissement et d'élévation de l'éprouvette commande à son tour l'ascension et la descente d'un contre-poids mobile auquel est attachée une plume écrivante. — L'appareil de Mosso a été modifié par V. Basch cl IJowditch. — 6° llydrosplujgmoqraplie de Mosso. Cet appareil tient à la fois de l'appareil précédant de F. Franck et du pléthysmographe de Mosso. 11 ajoute à son cylindre en verre un tube vertical ([ui se rend à un taujbour à levier et fait aboutir le tube horizontal à un flacon, de façon à éviter des oscillations trop étendues du liquide dans le tube vertical; c'est là son appareil de compensation. Mosso a imaginé aussi récemment un pléthysmographe à air, dans lequel le membre est plongé dans l'air au lieu d'eau [pléthysmographe gazomé- Irique; voir : Application de la balance, etc.) Bowditch et Warren ont récemment décrit et figuré un procédé de pléthysmographie chez les animaux. [Journ. of physiol. 188G).
Sfjliygmographe totalisutenr de François-Franck. — On peut rattacher cet appareil à la sphygmographie volumétrique. Un levier amplificateur i^lig. 40!)) formant un système articulé, s'applique sur le dos d'une phalangette à l'aide d'une petite plaque et enregistre les pulsations des petits vaisïig.AO'i.— Appareil de François-Franck seaux avec la plus; grande facilité, comme le pour les changements de volume de montre le tracé placé au-dessous de la figure, N, F. la main. — D'après v. Krles, le tracé volumétrique (plé-
thysmographique) donnerait surtout le tracé de la vitesse du sang dans l'artère {Slrompuls), le tracé sphygmographique ordinaire, le tracé de la pression sanguine dans le vaisseau (Di-uckpuls).
1. Procédé de la balance de Mosso. — Mosso a employé récemment une sorte de balance à centre de gravité très bas, constituée par une planche sur laquelle se couche le sujet. La moindre variation de la quantité de sang d'une région du corps ou
PHYSIOLOGIE DU MOUVEMENT. 395 d'un inorabrc détcrmino des déplacomenls iiui s*onroi.'islrtMit grâce à une disposition
ronvoie pour les détails de l'appareil au travail original de l'auteur. Procédés photographiques. — 1» l>rocédé de C zermak. — Czomuik fait an'ive
er
édéchis
appropriée
K. Proc . . . ^ - .
un rayon lumineux pivs du point de pulsation de la radiale, et reçoit les rayons re sur un écran recouvert d'un papier sensibilisé; entre le point de réflexion et I écran photographique se trouve un deuxième écran percé d'une fente verticale, de sorte que
Kig. Ul'J. — Spinjrjmogvaphe tolalisaleur de Frani ois-Franck.
les rayons lumineux ne tracent qu'une ligne verticale sur le papier sensibilisé ; cette ligne est plus ou moins courte suivant le moment de la pulsation, le soulèvement de la pean par l'artère interceptant une portion du faisceau lumineux. — 2" Ozanam, Stein et Winternitz ont substitué aussi l'emploi de la photographie à l'inscription mécanique du levier sur une plaque enfumée. Je me contenterai de décrire le splnjguwcjraplic photo- (jraphique d'Ozanam. Cet appareil (fig. 410) est consti'uit sur le même principe que le sphygmographc du même auteur. Seulement la colonne mercurielle oscille devant un l)apier sensibilisé animé d'un mouvement de translation. Le tout est renfermé dans une chambre noire portative percée d'une fente qui correspond au tube dans lequel le mercure oscille. — 3" Procédé de J.-V. Kries [Gastac.hograplde). Cet auteur emploie le procédé suivant : sa main est placée dans un manchon comme dans les procédés volumétriques, et le manchon communique par un tube avec un brûleur à gaz, qui reçoit du gaz sous une pression constante. La flamme du gaz présente des oscillations isochrones aux variations de volume de la main, oscillations qui peuvent se photographier facilement.
L. Enregistrement de Tébranlement pulsatile du corps. — Hartshorne et (iordon remarquèrent que, quand un individu était placé sur une bascule, l'aiguille de la bascule faisait des mouvements isochrones au pouls, et Hartshorne imagina même nu instrument qui ne fut jamais construit, le baUographe. Gordon fut le premier qui i'uregistra ces mouvements. Landois a décrit et figuré un appareil qui permet de les enregistrer avec facilité {Le/irh. der Physiologie, 1888, p. 150), et les tracés obtenus par son procédé présentent de grandes analogies avec le tracé du pouls. Contrairement à Gordon, les tracés de Landois montrent que tout le corps, au moment de la systole veutriculaire, éprouve une forte poussée vers le bas.
.M. Sphygmomètres. — Un certain nombre des appareils précédents permettraient, <raprès les auteurs, de mesurer la résistance opposée par l'artère à la pression. Tels sont, par exemple, le sphygmographc de VValdenburg et tous les appareils à poids. Bloch a récemment présenté à la Société de biologie un appareil de ce genre {Sp/njgnio- //ii'lre de Itlorh) destiné à mesurer l'elTort nécessaire pour écraser les battements du pouls radial chez l'homme. 11 se compose d'un petit cylindre en cuivre contenant un ressort à boudin qu'actionne une tige centrale terminée, à une de ses extrémités, par un I)atiii perpendiculaire, au moyeu duquel s'exerce la pression sur le pouls. L'autre extrémité est soudée à une créuiaillère engrenant avec un pignon. Une aiguille fixée à ce pignon marque, sur un cadran circulaire, les déviations produites par les pressions exercées sur l'artère. L'instrument s'applique de la façon suivante : on place le pouce sur l'artère et de l'autre main on appuie le patin du symphomèlre sur l'ongle du pouce de façon à écraser le pouls radial par la seule action de l'instrument. On lit sur le cadran le nombre de grammes nécessaires pour faire disparaître le pouls de l'artère. Pour annihiler les battements de la radiale en amont et en aval du point comprinn», Bloch
— PHYSIOLOGIE SPÉCIALE
place le pouce dans une pièce de cuivre en forme d'U, qui recouvre les bords interne et externe de la phalange, et ne laisse à découvert que la partie médiane de la pulpe du doigt. On peut employer aussi un doigt de gant fenêtre.
N. Mesure du retard du pouls sur le cœur. — Pour mesurer le retard du pouls sur le cœur, il siiflit d'enregistrer simultanément par un des procédés indiqués plus haut, d'une part la pulsation du cœur, et d'autre part la pulsation des artères qu'on veut explorer; on enregistre en même temps les durées en fractions de seconde à l'aide d'un diapason chronographe ; il est facile alors de calculer de combien de fractions de secondele début de la courbe du pouls retarde sur le début delà courbe cardiographique.
Quand le sang a été chassé par le ventricule gauche dans l'aorte, il a dù
Fig. 410. — Sphij(jmographe j^hotographique d'Ozanam (*).
surmonter la pression du sang dans ce vaisseau. Il se passe alors deux phénomènes dans l'aorte : 1° un refoulement de la masse sanguine qu'elle contenait dans la direction des capillaires; 2" une dilatation de sa cavité, dilatation qui s'arrête dès que la force élastique de ses parois contre-balance la pression sanguine. Dès que le ventricule a cessé de se contracter, la pression sanguine diminue, et la force élastique des parois aortiques, étant supérieure, réagit sur le liquide et tend à le refouler, d'une part dans la direction des capillaires, de l'autre dans le ventricule. Mais de ce cùté le reflux est empêché par la présence des valvules sigmoïdes; ces valvules, loin d'être tout à fait accolées à la paroi aortique, en sont écartées par une certaine quantité de sang qui existe entre elles et les sinus de Valsalva; dés que le ventricule a cessé de se contracter, la pression du sang agit sur leur face artérielle, tandis que la pression sur leur face ventricu-
(*) «, fento (le la chambi-e noire qui i)eiit être rétrécie ou élargie ;i l'aide de la pièce b. La chambre uoire est représeulée relevée; elle s'abaisse en >•>• quand l'expérieuce commence. — /, ampoule artérielle. — î, tube de caoutchouc. — t, tube de verre. — v, plaque sensibili.sôe tendue dans les montants c,c. La flèche indique le sens de fon mouvement.
PHYSIOLOGIE UU MOUVEMENT. 397 laire est réduite à 0; elles s'abaissent immédiatement et, par l'accolement de leurs bords libres et des nodules d'Aranzy, ferment hermétiquement rorilîce aortiquc. La masse sanguine se trouve ainsi poussée dans la direction des capillaires et dilate le segment suivant de l'aorte et ainsi de suite. La transmission de ces dilatations successives, ou autrement dit de l'ondulation positive [forma materix progrediens), se fait avec une vitesse de 8™, 43 (artères des membres supérieurs) à 9°',43 par seconde (artères des membres inférieurs), et ne doit pas être confondue avec le mouvement de progression de la masse liquide {materia progrediens), dont la vitesse est incomparablement moindre (voir : ]'ilrsse du sang).
D "après Weber, Czermak, la vitesse de transmission de l'ondulation sanguine n'est pas uniforme dans tous les segments de l'arbre artériel; elle diminue progressivement du centre à la périphérie; elle augmente avec la résistance et l'épaisseur des parois artérielles; pour ce qui concerne la pression sanguine, les avis des physiologistes sont partagés; Weber admettait qu'elle dimimiait quand la pression augmente; c'est l'inverse pour Marey, tandis que Donders croit qu'il n'y a aucun changement. Griinmach a montré que ces différences tenaient aux différences des matières employées pour les tubes de transmission et a confirmé l'opinion de Marey pour les artères.
Quand on connaît la vitesse de l'ondulation, il est facile de connaître sa longueur; en effet, le début de l'ondulation a lieu dans l'aorte avec le début de la systole, la fin avec la fin de la systole; sa durée doit donc égaler la durée de la systole, soit un tiers de seconde ; elle aura donc une longueur 9'",2i0 : 3 = 3,080 millimètres, c'est-à-dire une longueur telle que, dans l'intervalle de deux systoles, il ne peut se former plus d'une onde dans les artères.
L'aorte présente donc deux étals comparables jusqu'à un certain point à la diastole et à la systole du cœur; il y a en effet une diastole artérielle isochrone à la systole ventriculaire et à laquelle succède une systole artérielle isochrone à la diastole ventriculaire ; mais cette systole, au lieu d'être due à la contractililé musculaire comme celle du ventricule, n'est qu'une rétraction élastique. Chaque segment de l'arbre artériel présente donc tour à tour ces deux périodes alternatives, diastole artérielle, systole artérielle.
Pouls. — Le pouls est constitué par la diastole artérielle. Dans les artères les plus rpprochées du cœur cette diastole est, comme on l'a vu plus haut, presque isochrone à la systole ventriculaire, mais, à mesure qu'on s'éloigne du cœur, il y a un léger retard sur cette diastole ; retard dû au temps nécessaire pour la transmission de l'ondulation (Buisson). D'après les recherches de Czermak et Waller, voici le retard (en fractions de seconde), que le pouls des artères suivantes a sur le cœur:
CZI-KMAK.
WALLKR.
O.U] ;'i 0,tO f'.îl à 0,'2't 0,Î7 à (t,-)8
La figure suivante (ûg. ill) représente, d'après Landois, le tracé, pris simultanément, dos pulsations de la carotide et de la tibiale postérieure.
w^fliwvwv/''^^ ..y^""^"w
Tih. post. I 1
Carot.
Kig. ill. — Tracé du pouls de la curolide et de lu liôiale postérieure {').
Marey et Gzermak ont constaté un léger retard de la diastole aorlique sur le choc du cœur; c'est qu'en effet le choc du cœur correspond au début de la systole ventriculaire et le maximum de diastole aortique à la fin de cette systole. J'ai remarqué que, dans la plupart des cas, il n'y a pas synchronisme parfait entre le pouls gauche et le pouls droit ; habituellement il y a un léger retard (l à 3 centièmes de seconde) du pouls gauche sur le droit.
Les phénomènes qui se constatent dans une artère au moment de sa diastole ou du pouls sont les suivants :
1° L'artère se dilate. Cette dilatation se fait dans les deux sens, en longueur et en largeur. L'élargissement de l'artère se constate directement par la A'ue et le toucher; il peut être mesuré si on entoure l'artère d'un manchon rigide rempli d'eau et surmonté d'un tube manométrique ; les oscillations du liquide indiquent les dilatations de l'artère (Poiseuille). L'allongement de l'artère est la cause des flexuosités qui se remarquent sur certaines artères du corps.
2° La pression sanguine augmente dans l'artère, et cette augmentation
se traduit par une sensation de dureté et par la résistance que l'artère oppose au doigt qui la comprime.
3° Le sang augmente de vitesse dans l'artère.
Caractères du pouls. — Les caractères de la pulsation artérielle peuvent être facilement étudiés sur les graphiques obtenus avec le sphygmographe.
Soit le tracé sphygmographique ((ig.
412); le tracé se lit de gauche à droite ; on y dislingue la ligne d'ascension AE, la ligne de descente EDC ; la longueur AC, prise sur la ligne des abscisses, mesure la durée totale du mouvement; la perpendiculaire EB abaissée du sommet de la courbe sur la ligne des abscisses mesure l'amplitude de la pulsation. Les faits principaux qui ressortent de l'élude des courbes sphygmographiques sont les suivants :
(*) Le trace a élé pris, avec \e pnnspln/(/mographe de Droinh/nesl. sur une |ilaque vibrante (Procédé de Landois: voir : Tec/iniijue physiologique). — Les tiéclies indiquent les moments simultanés des deux tracés. Chaque vibration correspond ù 0,01613 sec.
Kig. il 2.
Analyse du tracé sphygmograpliique.
1" En premier lieu, les durées totales des pulsations sont en général égales, et celte durée est en rapport inverse du nombre des pulsations dansl'unilé de temps. Le pouls est mre quand le nombre de pulsations est au-dessous de la moyenne
Fig. il;?. — l'oiiU rare {viciilard de 100 ans) (Ozanam).
(63 à 75 par minute), fréquent quand il est au-dessus. Les figures 413 et H4 représentent ces deux types pris aux deux extrêmes de la vie.
Fig. 41 i. — l'uitls l'râi lient {nouveau-né) (Ozanaui).
2° Dans les tracés normaux il n'y a pas de repos de l'artère; la systole et la diastole succèdent immédiateintMU et sans interruption l'une à l'autre (fig. 396); l'angle formé par le passage de la ligne d'ascension à la ligne de descente et de la ligne de descente à la ligne d'ascension est toujours un angle aigu; ces caractères disparaissent cependant quand la pression du sang dans l'artère devient très forle (fig. 417).
3° Les durées de la diastole et de la systole artérielle seront étudiées plus loin à propos de l'analyse du pouls.
4° La ligne d'ascension AE se rapproche delà verlicale ; elle est régulière, presque
Fig. 415.
Pouls vile.
droite; autrement dit la diastole est brève, rapide, presque instantanée; c'est ce qui constitue le pouls vite (fig. 415), dans le pouls knl l'ascension est au contraire lente à se faire (fig. 410).
Fig. 41().
l'oitls le/il.
5° La ligne de descente EC, au contraire, est beaucoup plus inclinée et, au lieu d'ôire rectiligne, elle présente toujours un ou plusieurs soulèvements D, plus ou moins prononcés avant d'atteindre son point maximum d'abaissement {dicvoti^me ou polijcrotisme du pouls).
6° L'amplitude de la pulsation, mesurée par la hauteur Ei^, correspond, la part faite à l'amplification due au levier, au maximum de dilatation artérielle : cette amplitude est en général en rapport inverse delà pression du sang dans l'artère; elle diminue quand cette pression augmente. Les termes de pouls dur et mou indiquent l'état de tension de l'artère et la pression du sang dans son intérieur. La
figure 417 donne les caractères du pouls à forle (A) et à faible tension (B). Ces termes'sont souvenls confondus avec ceux de pouls fort ou faible. La foixe du pouls se mesure par le poids (ou la pression) que peut soulever l'artère ou par le poids
Fig. 417. — Tracé du poufs à forte (A) et à faible (B) tension.
qui écrase le pouls et le fait disparaître. I/état de durcli: et de mollesse s'appliquerait plutôt à la sensation donnée au doigt par l'artère au moment de sa rétraction.
7° Le pouls est grand ou petit suivant le volume de l'artère, volume qui est, en grande partie, en rapport avec la quantité de sang lancée par le ventricule.
8° Les termes de pouls plein et vide s'appliquent à l'artère indépendamment de son calibre et correspondent à son élal do rt-plélion par le sang.
Analyse du tracé du pouls (Sphygmogramme). — Soulèvements et inflexions du sphygmogramme. — Quand on examine un tracé du pouls, on y trouve presque toujours un certain nombre de soulèvements et d'inflexions qui lui donnent un caractère plus ou moins irrégulier. Ces soulèvements se trouvent ordinairement sur la ligne de descente mais on en trouve aussi quelquefois sur la ligne d'ascension. Ils peuvent aussi, au lieu d'être sur la ligne d'ascension ou do descente, précéder la première de ces lignes ou suivre la seconde. On a donné le nom de soulèvements anacrotiques [anacrotisme] à ceux qui correspondent à la ligne d'ascension, celui de soulèvements catacrotiques {catacrotisme) à ceux qui correspondent à la ligne de descente. Je les étudierai successivement.
A. Soiilvvemcnts dr la ligne d'ascension [anacrotisme). — Ces soulèvements sont les
plus rares. Ils se présentent sous deux formes : 1" lantôt le soulèvement précède la ligne d'ascension, comme dans la figure 418, tantôt il se trouve sur le trajet de celle ligne, comme dans la figure 419. Dans le premier cas, il peut tenir à ce qu'une onde provenant de l'oreillette se fait sentir avant l'onde ventriculaire comme dans le cas d'insuffisance des valvules aortiques; mais en général il indique une durée allongée du passage du sang du ventricule gauche dans l'aorte; ainsi quand une forte pression dans l'aorte coïncide avec un état de faiblesse du
Fig. 418. — Pouls anacrole présystoliquc.
Fig. 4iy.
Pouls (inacrote systolique.
cœur et que le ventricule ne peut se vider d'un seul coup. A l'état normal, l'anacrotisme ne se rencontre guère que dans le pouls aortique.
B. Soulèvements de la ligne de descente [catacrotisme). — 1° Dicrotisme. Ce soulèvement est le plus fréquent et le plus important de tous. Il peut pi'ésenler de grandes variations comme degré et comme situation, variations dont les figures 420 à 42b
PHYSIOLOGIE DU MOUVEMENT
peuvent donner une idée, sans qu'il soit nécessaire d'entrer dans plus de détails. Avant d'essayer l'interprétation du dicrotisme il importe de faire remarquer que
Fig. 420. — Pouls souti jiresiiun modérée (Loruin).
son intensité dépend beaucoup du mode dapplication de l'appareil et du degré de pression exercé par l'appareil sur l'artère. C'est ce qui se voit bien sur les traces
FiiT. 421. — Pouls après injerlion de pilocarpine (Broudclj.
de la figure 426 empruntés à Brondel, dans lesquels on voit l'amplitude décroître et le dicrotisme disparaître à mesure qu'on augmente la pression exercée sur l'artère.
Fie.
— Pouls, le bras horizontal (Loraini.
T,a significalion du dicrotisme a été très controversée. Vierordt, qui ne le rencontrait pas sur ses tracés, l'attribuait à l'imperfection de l'instrument de Marey.
Fig. 423. — Pouls normal.
Mais aujourd'hui on s'accorde à considérer ce dicrotisme comme un caractère normal du pouls. La preuve qu'il n'est pas dû aux oscillations du levier enregistreur,
Fig. 424. — Pouls de péricardile (Loraiii).
c'est que les courbes de la contraction musculaire obtenues avecle spliygmographe ne présentent pas de dicrotisme, et d'un autre côté le dicrotisme existe dans les Beaunis. — Physiologie, 3" édition. II. — 26
tracés obtenus par le procédé hcmautographique de Landois (voir page 385), dans lesquels la courbe est formée par le jet sanguin qui sort de l'artère et sans l'intervention d'aucun appareil. A l'état normal, cedicrolisme ■■■■■■■^■■■1 est trop faible pour être senti par le doigtqui palpe fAWAWlilWlBiiWl ''artère; mais, dès qu'il s'exagère, comme dans cer- HMHHMÉMIÉB tains cas pathologiques, il devient très appréciable, et ^^^^^^^^^^^^M on sent distinctement la pulsation artérielle se dédou- Fig. 43Ô. — l'ouls à dicrotimne bler.
inlcnnédiau-e. Le dicrotisme est plus marqué sur les artères moyen-
nes que sur les gros troncs.
La cause du dicrotisme est encore très obscure. On l'a attribué d'abord à la réflexion de l'onde sanguine à la périphérie, soit aux capillaires, soit aux éperons de bifurcation des vaisseaux, soit aux globules entassés dans les capillaires (Oni-
Fig. 426. — Vai'ialions du tracé sous l'influence de pressions croissantes (Bi-ondel;.
mus et Viry). D'après Rive, il serait dû à une deuxième réflexion par les valvules semi-lunaires de l'onde réfléchie une première fois à la périphérie. Cette opinion d'une réflexion périphérique est aujourd'hui abandonnée par la plupart des physiologistes. Rey admet une contraction active de l'artère, qui suit sa dilatation ; mais on peut objecter que le dicrotisme existe aussi sur les schémas qui ne sont pas contractiles. Dans une autre théorie (Landois, Galabin, Fleming, etc.), il est causé par la pression exercée, après la systole, par les parois élastiques des artères sur la masse de sang qu'elles contiennent; une partie du sang reflue vers les valvules semi-lunaires, d'où part une onde secondaire positive. D'après Landois, cette onde secondaire suit la même marche et a les mêmes caractères que l'onde primaire, et il en serait de même, d'après lui, des ondulations tertiaires qui peuvent se présenter sur l'artère. Marey attribue aussi le dicrotisme à une onde sanguine secondaire, qui se porte vers la périphérie, mais dont le mécanisme de formation est difl"érenl. Toutes les fois qu'un liquide est projeté avec vitesse à l'intérieur d'un tube élastique, il se produit à la suite de l'onde primitive une série d'ondes secondaires successives qui marchent à la suite les unes des autres. Moens explique le dicrotisme d'une autre façon. Toutes les fois qu'il y a dans un tube élastique ouvert un afflux intermittent de liquide, il se forme ce qu'il appelle des ondes secondaires de fermeture. Au moment où se fait l'occlusion des valvules aortiques, le liquide, sous l'influence de la vitesse acquise et de l'élasticité de l'aorte, continue à se mouvoir dans la direction de la périphérie, le canal aorlique se rétrécit, mais il tend à reprendre bientôt sa forme naturelle et, en se dilatant, aspire une certaine quantité de liquide qui reflue et la dilate, d'où production d'une onde secondaire partant de l'origine de l'aorte. Les mêmes explications ont été données pour le pouls Iricrote ou polycrote.Le dicrotisme est d'autant plus marqué en général que l'élévation primaire est plus brève et plus forte et que la tension artérielle est plus faible.
Le dicrotisme retarde d'autant plus sur le début de la pulsation et sa hauteur est d'autant plus faible que Tarière est plus éloif,'née du cœur. Il est plus marqué en gt'néral dans le tracé volumétrique (pléthysgmograpliique) que dans le trace spbygmographique ordinaire.
2° Soulèvement prMicrotique. — On peut donner ce nom à un petit soulèvement (1) dont on retrouve la trace, plus ou moins accentuée, dans )a plupart des
Fig. 427. — l'ouls iiurnud [homme fort) (Broudol).
tracés. Dans quelques cas (fig. 427) il peut même être plus marqué que le soulèvement dicrolique. Pour les uns, il est dù à l'occlusion des valvules sigmoïdes, pour les autres à l'élaslicilé artérielle et aux oscillations qu'elle détermine.
3° Soulèvements post-dicrotiqîies. — On rencontre aussi assez souvent, après le soulèvement dicrotique, un ou plusieurs soulèvements plus ou moins apparents {pouls polycrote; soulèvements d'élasticité de Landois). Ils sont d'autant plus marqués que l'artère est plus éloignée du cœur; ils augmentent avec la tension de la paroi artérielle; ils peuvent manquer quand la tension artérielle est très abaissée ou quand l'élasticité de la paroi artérielle est altérée (Landois).
G. Sommet de la puhatioyi. — Le sommet de la pulsation forme en général un angle aiiïu (fig. 422), c'est-à-dire que 'a ligne d'ascension se continue sans inter-
Fig. 428. — Pouls à plateau arrondi.
ruplion avec la ligne de descente. Mais il est des cas, soit à l'état normal, soit à l'état pathologique et sous l'influence de conditions diverses, dans lesquels cette forme change ; il peut alors être arrondi (fig. 428) ou présenter un plateau rarement horizontal, plus souvent ascendant (fig. 429).
Fig. 429. — Pouls à plateau ascendant.
La figure 430, empruntée a. Marey, montre les différences de la ligne d'ascension, de la ligne descendante et du plateau dans les principales formes du pouls (la période d'ascension est représentée par une ligne pleine).
(1) Ce soulèvement est souvent marqué s sur les tracés.
Interprétation du tracé du pouls. — 1° Signification des divers soulèvements. — L'essentiel est de préciser dans le tracé du pouls, à quel stade de la pulsation cardiaque correspondent les divers soulèvements. Sur ce point, le plus important ce-
Fiir. 430. — Formes diverses du pouls (Marey).
pendant, les auteurs ne sont pas d'accord. Je donnerai d'abord l'opinion de Marey, qui me paraît la plus conforme à la réalité et qui est adoptée par la généralité des physiologistes. Soit (fig. 431) le tracé agrandi d'une pulsation. Le point a indique le moment où le ventricule commence à lancer son contenu dans l'aorle. Le soulèvement dicrotique e correspond à l'occlusion des valvules semi-lunaires de l'aorte ; par conséquent le ventricule continue à se vider jusqu'en d. Le premier soulèvement de la pointe du tracé 6, doit correspondre dans ce cas à l'occlusion des valvules auriculo-venlriculaires. D'après Landois, au contraire, le soulèvement prédicrotique correspondrait à l'occlusion des valvules semi-lunaires. On voit combien la durée relative de la systole et de la diastole varie dans les deux théories. La figure suivante présente, d'après Marey, la phase systolique (partie teintée en hachures, A,B,C) pour trois formes différentes de pulsation. Dans l'hypothèse de Landois, au contraire, la phase systolique serait beaucoup plus courte. 2° Concordance des cardiogrammes et des sphygniogrammes. — La comparaison des
Fig. 431.
— Sphygnwgranime agrandi.
Fig. 432. — Phase systolique du pouls (Marey).
figures .381, 382 (page 375) et 384 (page 376; avec les tracés sphygmographiques permet de se rendre compte du synchronisme des diverses phases de la pulsation artérielle et de la pulsation cardiaque. Naturellement dans celte comparaison il faut tenir compte du retard du pouls sur le cœur. Malheureusement, en raison des incertitudes qui régnent encore sur la signification réelle des divers soulèvements des tracés, il est impossible, malgré les travaux nombreux sur la question, d'arriver à une concordance absolue entre les deux espèces de tracés.
En résumé, les caractères de la pulsation artérielle dépendent de trois facteurs principaux : l'action ventriculaire (énergie cardiaque), le sang (quantité et pression) et la paroi artérielle (élasticité et contraclilité), et ces trois facteurs inter-
PHYSIOLOGIE DU MOUVEMENT. '
viennent chacun pour modifier dans un sens ou dans l'aulre les caractères de la pulsation.
Il importe de revenir sur quelques-uns des points précédents. Fréquence du pouls. — La fréquence des pulsations cardiaques est, chez 1 adulte, de 65 à 75 par minute. A âge égal elle est en rapport avec la taille (Volkraann, Rameaux) et diminue à mesure que la taille augmente. Elle diminue du matin à midi, et remonte ensuite (même lorsqu'on est à jeun) ; elle augmente, après les repas, par l'exercice musculaire, quelque faible qu'il soit, ainsi par le simple passage du décubitus horizontal à la station debout, par l'activité psychique, par l'alimentation, par la chaleur, etc. Pour les variations d'âge et de sexe, voir : Age et Sexe. Pour l'uitluence de la pression, voir : Pression sanguine.
Il y a un rapport déterminé entre la quantité de sang en circulation et la fréquence des battements du cœur. Ainsi, dans la série animale, à mesure que les battements augmentent de fréquence, la (juantité de sang qui traverse en une minute 1 kilogramme de poids de l'animal augmente aussi, comme le montre le tableau suivant, dù à Vierordt.
QUANTITÉ DE SA.NG par minute et par kilogr.
iNOMBRE DE PULSATIONS par minute.
Clieval
Chien
Influences agissant sur la forme du pouls. — La chaleur augmente l'amplitude du pouls qui devient dicrote et augmente en même temps de fréquence. — Les heures de là journée ont aussi une certaine influence; au réveil il est lent, sa courbe a une forme arrondie, surbaissée; mais il devient bientôt vite, dicrote, plus ample. — L'exercice musculaire produit le même effet sur le tracé du pouls. L'influence de Yactivité cérébrale a été étudiée par Mosso, Thanhoffer et par Gley dans mon laboratoire; l'amplitude du tracé diminue, le dicrotisme est plus accentué, le soulèvement prédicrotique est plus saillant et se rapproche du sommet de la courbe, dont le niveau général est plus élevé; ces variations de forme coïncident avec une augmentation de fréquence (voir : Circulation cérébrale). Vattitude modifie la forme du tracé du pouls; par le décubilus horizontal, il diminue d'amplitude et la courbe est plus arrondie. Quand le bras est élevé, l'amplitude du tracé augmente et le dicrotisme s'accentue ; il disparaît au contraire en même temps que l'amplitude diminue, dès qu'on maintient le bras abaissé. La compression d'artères importantes, des fémorales par exemple, en augmentant la tension sanguine, produit le même résultai. — Le travail de la digestion augmente l'amplitude de la pulsation ainsi que sa fréquence ; le dicrotisme et le soulèvement prédicrotique sont plus prononcés. La pression exercée sur l'artère ou la charge modifie notablement la forme du pouls ; quand la charge est faible, la courbe est élevée, le dicrotisme assez prononcé; à mesure que la charge augmente, l'amplitude du tracé diminue et le dicrotisme devient de moins en moins marqué; bientôt le soulèvement prédicrotique se prononce et la partie descendante do la courbe augmente de durée. — La /"ré^/wence du pouls s'accompagne en général d"une diminution d'amplitude; mais cette diminution d'amplitude se fait aux dépens de la partie de la
courbe sous-jacente au dicrolisme, puis le dicrotisme lui-môme disparaît. L'augmentation de pression sanguine diminue l'amplitude de la pulsation, cojnme le voit, dans la figure 417, page 400; en même temps le niveau générai delà courbe s'élève. D'après Landois, le soulèvement prédicrotique serait plus marqué, tandis que le dicrotisme, au contraire, disparaît.
L'influence de la. respiration sur la forme du pouls diffère suivant qu'on étudie la respiration calme el la respiration forcée. Dans la respiration calme superficielle, les tracés ne présentent pas de différence dans l'inspiration et dans l'expiration. Si les mouvements respiratoires sont plus amples, sans que la respiration soit gênée el la bouclie restant ouverte, la ligne d'ensemble des pulsations s'élève dans l'inspiration, s'abaisse dans l'expiration ; c'est le contraire s'il y a des obstacles à la respiration, si par exemple on respire la bouche fermée et en bouchant une narine. En outre, pendant l'expiration le pouls est moins fréquent, la courbe a plus d'amplitude, les oscillations d'élasticité et le soulèvement prédicrotique sont plus prononcés, le dicrotisme est moins marqué. C'est l'inverse dans l'inspiration. Dans Veffort, ou quand, après avoir fait une profonde inspiration, on ferme la bouche et le nez et qu'on fasse une expiration forcée (Recherche de Valsalva), le niveau général de la courbe s'élève, le tracé présente les caractères de la forte tension ; puis, si l'effort continue, la tension diminue peu à peu, le dicrotisme reparaît; enfin, à la cessation de l'effort, la ligne de niveau baisse brusquement avec la tension, et les pulsations sont à peine sensibles d'abord, pour revenir ensuite à leur forme normale. Si, après avoir fermé le nez et la bouche, on fait une inspiration profonde (Recherche de Miiller), le pouls donne le tracé de la faible tension, le dicrotisme est plus marqué; mais les effets sont toujours moins accentués que dans la recherche de Valsalva. Dans certains cas pathologiques, le pouls est très petit et peut même faire défaut à l'inspiration {pouls paradoxal).
Pouls des différentes artères. — Le pouls des différentes artères présente des caractères particuliers dus surtout à la distance de ces artères au cœur. Mais les recherches sont encore insuffisantes pour déterminer d'une façon précise les caractères delà pulsation pour chaque artère. Landois, dans sa Physiologie, donne les tracés des principales artères, pris avec son angiograpbe.
Autres phénomènes pulsatiles correspondant avec le pouls. — Avec les phénomènes du pouls coïncident un certain nombre de phénomènes dus à la même cause et dont le plus important est l'augmentation de volume des organes périphériques, dont il sera parlé tout à l'heure. On peut ranger dans cette catégorie de phénomènes le pouls des artères des cavités nasales et buccales, qui peut être enregistré par la méthode cardio-pneumatique (voir p. 358), les contractions^ de l'orbiculaire des paupières, isochrones à chaque pulsation artérielle, les soulèvements rythmiques du pied quand on croise les jambes l'une sur l'autre (1), les pulsations de la région épigastrique, les obscurcissements et les éclaircissements pulsatiles du champ visuel (Landois), les ébranlements en totalité du corps, qu'on peut enregistrer par les procédés indiqués page 393, etc. Les pulsations cérébrales seront étudiées avec la circulation cérébrale.
Changements de volume des membres. — Les tracés des changements de volume des membres reproduisent exactement les tracés du pouls; à chaque systole ventriculaire la courbe s'élève comme dans le tracé du pouls radial (voir:
(f) Si l'on prend à l'aide de deux tambours conjugués le graphique du mouvement du pied, on obtient un tracé analogue au tracé normal du pouls, mais dans lequel le dicrotisme et le tricrotisme sont bien plus marqués que dans le tracé normal. J'ai déjà mentionné ce fait eu 1881 dans ma deuxième édition.
PHYSIOLOGIE DU MOUVEMENT. 407
fifî. 408) et le relard sur le cœur est le même pour les deux. On y retrouve aussi le dicrotisme du pouls. La plupart des influences qui agissent sur le pouls radial agissent dans le même sens sur le volume de la main et donnent des traces comparables. Outre les variations rapides de volume coïncidant avec les diverses phases de la pulsation artérielle on observe aussi des variations lentes dues a d'autres influences. C'est ainsi que le volume des membres diminue dans l'inspiration, par des excitations psychiques l'aibles (Mosso), pendant le sommeil (V. Basch), par le froid, parles courants induits, etc.; il augmente au conlraire dans les conditions inverses (voir sur ce sujet les mémoires de Mosso et de François-Franck).
Bibliogrraphie. — A. T. Keyt : The compound sphygmograph (Laiicot, 1880). — B. W.
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