LIVRE OL'AÏKIÉME
— PHYSIOLOGIE SPÉCIALE
B. Phénomènes enloptiques iiilra-réliniens. — Les couches vasculaires de la rétine sout situées en avant do la membrane de Jacob, et les globules sanguins peuvent par conséquent, dans certaines conditions, porter leur ombre sur la membrane impressionnable rétinienne. On peut employer trois méthodes principales pour percevoir la circulation rétinienne sur soi-même :
1° On concentre la lumière solaire en un point de la surface externe de la sclérotique, le plus éloigné possible de la cornée, de manière à former, sur la sclérotique, une image petite et très éclairée de la source lumineuse. Si on regarde alors un fond obscur, le champ visuel parait éclairé par une lumière rouge jaunâtre diffuse sur laquelle se projette le réseau sombre dos vaisseaux rétiniens; si on fait mouvoir la source de lumière, le réseau vasculairo parait se mouvoir dans le même sens;
2° On dirige le regard vers un fond obscur et on place soit, à côté, soit au-dessus de l'œil, une lumière à laquelle on donne un mouvement de va-et-vient. Le réseau vasculaire ne tarde pas à apparaître sur un fond clair ;
3° On regarde le ciel à travers une ouverture étroite à laquelle on donne un rapide mouvement de va-et-vient. Le réseau vasculaire apparaît alors sur un fond clair et se meut dans !e môme sens que l'ouverture. L'étroitesse de l'ouverture a pour but de diminuer l'étendue de l'ombre portée par les vaisseaux et de lui donner par suite plus de netteté.
H. .Millier a mesuré par ces différents procédés la distance qui sépare les vaisseaux qui portent ombre de la couche rétinienne sensible, et est arrivé à trouver ainsi que la couche sensible est constituée par les cônes et les bâtonnets.
Vierordt a employé ce procédé pour mesurer la vitesse de la circulation dans les capillaires ; il l'a trouvée ainsi de 1/2 à 3/4 de millimètre par seconJe.
VII. — .\BSORPTION ET RÉFLEXION DES RAYONS LUMINEUX DANS l'cEIL.